De « Maybe I’m Amazed » à « Home to Us » avec Ringo Starr : vingt titres solo et Wings, en cinq actes, pour découvrir la carrière post-Beatles de Paul McCartney.
Il y a des poignées de main qui résument une ville entière. Ce mardi 21 juillet 2026, sur la scène de la Liverpool Institute for Performing Arts — la LIPA pour les intimes —, Paul McCartney, 84 ans, ancien élève des lieux devenu le musicien le plus célèbre de la planète, serre la main de […]
Paul McCartney a créé la surprise il y a quelques jours, en se promenant en voiture dans Liverpool.
Le 8 mai 1970, quand Let It Be arrive enfin dans les bacs britanniques, les Beatles ne sont déjà plus vraiment les Beatles. Paul McCartney a publiquement acté la séparation, John Lennon a quitté le navire en silence depuis des mois, George Harrison rêve d’un espace où ses chansons ne seraient plus traitées comme des notes de bas de page, et Ringo Starr, fidèle à lui-même, semble encore essayer de maintenir un peu de chaleur au milieu des décombres. Pourtant, ce disque que l’on a longtemps décrit comme un album mineur, mal ficelé, mal produit, mal aimé, n’a rien d’un simple appendice posthume. C’est au contraire l’un des objets les plus fascinants de toute la discographie beatlesienne : un album commencé comme un retour aux sources, filmé comme une séance de psychanalyse collective, abandonné à Glyn Johns, repris par Phil Spector, contesté par McCartney, réécrit en 2003, restauré par Peter Jackson et remixé en 2021. Un disque qui existe en plusieurs versions, aucune tout à fait définitive, chacune révélant une autre vérité. Let It Be n’est peut-être pas le grand testament artistique des Beatles — Abbey Road garde ce privilège —, mais il demeure leur testament humain : celui d’un groupe épuisé, fissuré, parfois cruel, mais encore capable, entre deux silences embarrassés, d’arracher au chaos quelques chansons immortelles.
Paul McCartney signe un tournant avec Off The Ground, enregistré entre novembre 1991 et octobre 1992. L’album, réalisé en live in the studio avec son groupe de tournée à Hog Hill Mill, capte une énergie brute et authentique. Entre performances spontanées et textes engagés sur des thèmes sociaux et politiques, il marque une réinvention du rock live et confirme la volonté de l’ex-Beatle de renouer avec ses racines.
En 1993, Paul McCartney publie Off the Ground, un album marqué par l’engagement écologique et pacifiste. S’appuyant sur son groupe de tournée et une production épurée, McCartney y livre un message d’espoir à travers des chansons simples, sincères et souvent sous-estimées.
En 1992, Paul McCartney surprend avec Big Boys Bickering, face B du single Hope Of Deliverance. Dans cette chanson contestataire, il dénonce l’inaction des dirigeants face aux crises environnementales, notamment après le Sommet de la Terre de Rio. Rare protest song de sa carrière, elle choque par son langage direct et reste peu diffusée à cause d’un juron inhabituel chez McCartney. Pourtant, son message demeure actuel, témoignant d’un artiste engagé et prêt à briser son image pour défendre ses convictions.
Face B du single « Hope Of Deliverance », « Long Leather Coat » est une pépite méconnue de Paul et Linda McCartney. Derrière son rythme entraînant et sa production incisive se cache une critique sociale acerbe sur la superficialité et l’exploitation animale. Entre rock énergique et engagement militant, cette chanson dévoile une facette combative du couple McCartney, faisant écho à leur engagement pour les droits des animaux et leur vision du monde.
Paul McCartney s’aventure dans le monde du jeu vidéo avec Hope For The Future, un titre spécialement composé pour accompagner la fin du jeu Destiny. Ce projet innovant témoigne de sa volonté de fusionner tradition et modernité, en alliant l’émotion intemporelle du rock à l’immersion interactive des jeux vidéo. Enregistré dans des studios légendaires comme Abbey Road, le morceau reflète la capacité du Beatle à s’adapter aux évolutions technologiques et à explorer de nouveaux horizons artistiques.
Face B de Hope of Deliverance, Kicked Around No More est un bijou caché de Paul McCartney, révélant une facette plus introspective et mélancolique de l’artiste. Enregistré entre 1991 et 1992, ce morceau minimaliste se distingue par son émotion brute et son message de résilience. Avec une production épurée et des paroles poignantes, il illustre la quête d’authenticité de McCartney à une époque où il cherchait à moderniser son son sans renier son héritage.












