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Yoko Ono ressort « It’s Alright (I See Rainbows) » : l’album où Sean réveille sa mère revient enfin en vinyle

Secretly Canadian réédite le 18 septembre 2026 It’s Alright (I See Rainbows) de Yoko Ono : premier vinyle depuis 1982, deux bonus, et l’histoire du disque.

Les enfants de Paul McCartney : tout savoir sur ses 5 enfants

Heather, Mary, Stella, James, Beatrice : biographies détaillées, chronologie 1938-2026, petits-enfants et héritage familial de Paul McCartney.

Hello, Goodbye : quand les Beatles filmaient leurs adieux au music-hall dans le théâtre fantôme de Brian Epstein

Le 10 novembre 1967, les Beatles investissent la scène vide du Saville Theatre pour tourner, en une seule journée, trois films promotionnels de “Hello, Goodbye”. À première vue, l’affaire ressemble à une formalité : quelques costumes, une bande en playback, des danseuses hawaïennes et Paul McCartney derrière la caméra. Mais rien, cette année-là, n’est jamais tout à fait simple autour du groupe. Le théâtre appartient encore à NEMS, la société de Brian Epstein, mort moins de trois mois plus tôt, et chaque plan semble porter la trace de cette absence. Dans ce lieu où Jimi Hendrix avait rendu un hommage fulgurant à “Sgt. Pepper”, les Beatles filment ainsi un curieux adieu au music-hall, à leur ancienne image et peut-être déjà à une certaine idée du groupe. Le tournage débouche pourtant sur un imbroglio très britannique : à cause des règles de la Musicians’ Union, la BBC refuse de diffuser le clip dans “Top of the Pops”, malgré un mixage spécial réalisé par George Martin. Pendant que le Royaume-Uni se contente d’images de fortune, le film fait le tour du monde et accompagne un nouveau triomphe au sommet des classements. Entre deuil, bricolage, censure syndicale et premiers pas hésitants de McCartney réalisateur, l’histoire de ces trois clips raconte bien davantage qu’une simple opération de promotion : elle saisit les Beatles exactement au moment où leur monde commence à basculer.

Paul McCartney aide Stephen Colbert à dire adieu au Late Show : quand un Beatle éteint la lumière de l’Amérique

Il y a des soirs où la télévision américaine cesse d’être seulement un décor, un flux de blagues et de fauteuils bien éclairés, pour redevenir ce qu’elle fut parfois à son âge d’or : un théâtre collectif, traversé par des fantômes et des chansons plus grandes que le programme qui les accueille. Le dernier Late Show with Stephen Colbert appartenait à cette catégorie rare. Pour refermer onze années d’antenne et une histoire commencée bien avant lui avec David Letterman, Colbert a reçu l’invité qui pouvait, mieux que n’importe qui, donner à cet adieu une profondeur historique : Paul McCartney. Le choix n’avait rien d’un simple coup de prestige. En revenant à l’Ed Sullivan Theater, là même où les Beatles avaient fait basculer l’Amérique en 1964, McCartney ne venait pas seulement chanter Hello, Goodbye. Il venait relier deux époques, deux mythologies, deux manières de croire encore à la puissance d’un moment partagé devant un écran. Entre la fin d’une institution du late-night, le souvenir incandescent de la Beatlemania et l’étrange douceur d’un Beatle chargé d’éteindre la lumière, cette dernière émission ressemblait moins à une sortie de scène qu’à une boucle pop parfaitement refermée.

Pet Sounds, soixante ans après : anatomie d’un dialogue artistique entre Brian Wilson et les Beatles

Il y a des anniversaires qui ressemblent moins à des commémorations qu’à des vertiges. Le 16 mai 2026, Pet Sounds fête ses soixante ans, et l’on mesure à nouveau l’étrangeté de ce disque paru sous le nom des Beach Boys mais rêvé, assemblé et presque porté seul par Brian Wilson. Soixante ans plus tard, l’affaire n’a rien perdu de sa charge : treize chansons, à peine plus d’une demi-heure, et pourtant l’impression persistante d’entendre la pop basculer d’un monde à l’autre. Car Pet Sounds n’est pas seulement le grand disque mélancolique d’un jeune Californien épuisé par les tournées et fasciné par Rubber Soul ; c’est aussi l’une des pièces centrales du dialogue le plus fécond de l’histoire du rock, cette conversation à distance entre Los Angeles et Londres qui mènera bientôt les Beatles vers Sgt. Pepper’s. En 1966, Brian Wilson voulait répondre aux Beatles. Un an plus tard, Paul McCartney reconnaîtrait que les Beatles avaient tenté, à leur tour, d’atteindre la hauteur de Pet Sounds. Entre ces deux gestes, il y a des chiens qui aboient, des basses qui chantent, des clavecins, des prières, des bandes magnétiques et l’effondrement annoncé de SMiLE. Soixante ans après, et quelques mois après la mort de Wilson, Pet Sounds demeure ce miracle fragile : le moment où la pop adolescente devint un art adulte sans perdre son tremblement.

Et si Magical Mystery Tour était tout simplement le plus grand album des Beatles ?

Magical Mystery Tour est-il le meilleur album des Beatles

On a souvent tendance à traiter Magical Mystery Tour comme un cas à part dans la discographie des Beatles : un disque né de travers, bricolé entre un téléfilm bancal, un double EP britannique et une version américaine devenue canon presque par accident. C’est justement ce qui le rend si passionnant. Car derrière cette généalogie tordue se cache peut-être le disque où John, Paul, George et Ringo atteignent l’un de leurs points de fusion les plus rares. On y retrouve tout ce qui fait la grandeur du groupe en 1967 : l’audace de studio, l’élan psychédélique, la science mélodique, l’étrangeté lennonienne, la nostalgie lumineuse de McCartney, le mysticisme trouble de Harrison et cette capacité proprement inouïe à rester populaire en devenant de plus en plus bizarre. De Magical Mystery Tour à I Am the Walrus, de Strawberry Fields Forever à Penny Lane, le disque aligne des sommets avec une insolence presque indécente. Faux album sur le papier, vrai chef-d’œuvre dans les faits, il capture les Beatles au moment exact où tout semble encore possible, comme si leur imagination n’avait plus la moindre barrière.

Apple Records, l’utopie musicale des Beatles

En mai 1968, à New York, Paul McCartney lâche une phrase qui ressemble à un manifeste : Apple sera ce « communisme occidental » où, pour une fois, les patrons ne courent pas après l’argent. Derrière le slogan, il y a un vertige : quelques mois après la mort de Brian Epstein, les Beatles se retrouvent seuls aux commandes et décident de transformer leur gloire en rampe de lancement pour les autres. Au 3 Savile Row, la pomme verte devient un passeport : Mary Hopkin passe de l’anonymat au triomphe mondial, Badfinger hérite d’un tube signé McCartney, George Harrison ouvre les portes à Billy Preston, Ravi Shankar ou au Radha Krishna Temple, tandis que Lennon pousse l’expérience jusqu’aux frontières de l’avant-garde avec Zapple. Mais l’utopie a son revers : dépenses folles, employés opportunistes, rêves trop grands pour une comptabilité. L’arrivée d’Allen Klein, la séparation du groupe, puis l’extinction progressive du label achèvent le tableau. Entre coups de génie, destins brisés et mythologie pop, Apple Records raconte la dernière grande aventure collective des Fab Four. Plongez dans cette histoire où une simple étiquette sur un vinyle suffit encore à faire briller les yeux.

Yoko Ono rouvre la plaie : Season of Glass revient pour son 45e anniversaire, et rien n’a vraiment cicatrisé

Season of Glass revient pour ses 45 ans : Yoko Ono ressort l’album le plus frontal de son œuvre (CD augmenté, digital, vinyles noir et blanc). Bonus dont “Walking on Thin Ice”. Plongez dans notre lecture de ce disque qui refuse de cicatriser.

On croyait la porte refermée, scellée au fond d’une discographie où l’histoire et la douleur se confondent. Et pourtant, Yoko Ono la rouvre : Season of Glass revient cet été pour son 45e anniversaire, en CD augmenté, en digital, et en vinyle — noir, plus un pressage blanc limité, comme un rappel que certains objets ne se collectionnent pas, ils se portent. Derrière l’annonce, il y a un disque impossible à rendre “nostalgique”. Publié sept mois après l’assassinat de John Lennon devant le Dakota Building, Season of Glass n’embaume rien : il expose. Une voix qui craque, des chansons écrites au ras de la plaie, et une pochette devenue preuve — ces lunettes maculées de sang qui empêchent le regard de fuir. Cette réédition promet remaster et bonus (dont Walking on Thin Ice, enfin disponible en streaming, une démo de I Don’t Know Why et un mix Phil Spector de Dogtown), mais l’essentiel est ailleurs : réécouter, en 2026, ce document intime qui refuse la morale et préfère la vérité brute. Pourquoi l’album le plus “classé” de Yoko reste aussi le plus inconfortable ? Parce qu’il ne raconte pas le deuil : il le met en scène, minute après minute. Suivez-nous dans cette traversée.

Les Beatles au tribunal des ondes : quand la censure fabrique la légende

Censure des Beatles : de la BBC à la pochette butcher cover, découvrez les chansons bannies, les clips refusés et les polémiques (A Day in the Life, Walrus, Come Together…). Pourquoi ces interdits ? Plongez dans l’envers des sixties et lisez l’enquête.

On aime raconter les Beatles comme une ligne droite : quatre garçons, des refrains parfaits, une conquête mondiale. Mais l’histoire réelle est pleine de barrières, de tampons administratifs et de petites paniques morales. À mesure que Lennon, McCartney, Harrison et Starr poussent la pop vers la psyché, le collage et l’ambiguïté, la machine se frotte à ceux qui veulent tenir la jeunesse par la main : la BBC et sa pop sous surveillance, des radios qui bégayent dès qu’un mot ressemble à une allusion, des règles absurdes sur les marques, le sacré ou le playback. Résultat : des chansons bannies ou “déconseillées” (A Day in the Life, I Am the Walrus, Come Together…), un clip de Hello, Goodbye coincé dans la guerre du miming, des censures tardives dictées par l’actualité, et même une pochette — le fameux butcher cover — retirée en urgence par Capitol. Sans oublier les interdits géographiques et les crises diplomatiques, des Philippines à “plus populaires que Jésus”. Ce panorama n’est pas un musée du scandale : c’est un miroir. Car ce qu’on a voulu interdire révèle surtout ce que l’époque redoutait. Et chez les Beatles, l’ironie est magnifique : chaque “non” a souvent fabriqué plus de désir, plus de mythe, plus de légende. Plongez dans ces zones de friction où la pop rencontre le pouvoir, et où l’interdit éclaire, au lieu d’éteindre.

I Am the Walrus : la prophétie des cent ans et le carnaval de Lennon

I Am the Walrus : Lennon promettait un morceau capable de tenir cent ans. Entre non-sens, orchestration baroque, chœurs, et radio diffusant King Lear, découvrez pourquoi cette face B reste un vertige de studio. Lisez l’analyse et réécoutez au casque.

Lennon avait ce talent rare : dynamiter ses propres monuments. Il pouvait traiter un classique comme un meuble encombrant, le regarder de travers et le descendre en flammes, juste pour rappeler que la légende n’était jamais qu’un bricolage de studio et d’ego. Et pourtant, au milieu de ses autodafés, il a lâché une phrase qui sonne comme une prophétie : I Am the Walrus contiendrait « assez de petites choses » pour intriguer encore dans cent ans. Pourquoi ce morceau-là, face B acide d’un single dominé par la pop impeccable de Hello Goodbye ? Parce qu’ici Lennon se moque du besoin de “sens” tout en construisant un labyrinthe : images absurdes, comptines détraquées, sarcasme et vulnérabilité sous le maquillage. Et parce que George Martin habille cette démence d’une élégance baroque : cordes, chœurs, vents, couches qui se heurtent comme dans un carnaval en smoking. Le coup de génie final — l’irruption d’une radio, Shakespeare (King Lear) qui parasite le mix — transforme la chanson en objet inépuisable, où chaque réécoute révèle un détail, une couture, un petit frisson. Retour sur 1967, sur le vide d’après Pepper, sur la liberté des faces B et sur ce morceau qui refuse d’être “compris” pour mieux être habité. Un Walrus qui rit des professeurs… et qui, déjà, leur survit.

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