Ringo Starr : encyclopédie des collaborations artistiques et musicales sur Yellow-Sub.net

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Yellow-Sub.net · Discographie physique · Apple Records 1973–1995

Ringo 1973 : les pressages de France, d’Allemagne, du Japon, du Royaume-Uni et des États-Unis

Références Apple, différences de livret, cartouches 8 pistes et version longue de Six O’Clock : identifier les vrais objets sans confondre les masters.

Un album international, un seul programme de dix chansons

L’album « Ringo », produit par Richard Perry et publié par Apple en 1973, circule dans de nombreux pays : États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Japon et d’autres marchés. La référence de catalogue change au gré de la filiale EMI, des règles nationales de numérotation et des pressages. Cette diversité ne doit pas créer artificiellement autant de performances musicales. Le programme original comporte dix chansons réparties en deux faces ; leurs auteurs et leurs interprètes sont liés aux bandes enregistrées en 1973. L’histoire des pressages constitue un second registre, indispensable aux collectionneurs mais distinct de la sessionographie instrumentale.

États-Unis : Apple SWAL-3413

Le LP original américain est identifié par la référence Apple/Capitol « SWAL-3413 ». Son édition de 1973 se reconnaît notamment au grand format, à la présentation avec pochette dépliante et au livret illustré. La date américaine de sortie est le 2 novembre 1973, après le single « Photograph ». Une notice de pressage doit consigner la société indiquée sur l’étiquette, la position des logos, les textes légaux, les inscriptions dans la cire de sortie et l’éventuel code d’usine. La seule mention SWAL-3413 ne suffit pas à identifier une usine particulière ni à prouver qu’un exemplaire appartient au premier tirage. Plusieurs usines et variantes peuvent utiliser la même référence commerciale.

Royaume-Uni : Apple PCTC 252

La référence britannique est « PCTC 252 ». Les listes spécialisées et la chronologie de l’album situent sa sortie au 23 novembre 1973 ; certaines synthèses générales ont publié d’autres dates du même mois. La notice d’événement doit conserver le 23 novembre lorsqu’elle se fonde sur les catalogues d’époque, tout en permettant le recoupement avec la presse musicale du Royaume-Uni. Les éditions britanniques comportent une pochette dépliante et un livret, mais les différences de fabrication entre tirages doivent être documentées physiquement. L’Official Charts Company confirme la référence PCTC 252 et l’entrée de l’album au classement en décembre 1973.

France : EMI / Pathé Marconi 2 C 068-05492

Les bases de collectionneurs identifient un pressage français de 1973 sous le numéro « 2 C 068-05492 », distribué par EMI / Pathé Marconi. Cette référence doit être conservée exactement dans le champ « numéro de catalogue », en préservant les espaces et tirets rencontrés dans la documentation. Elle ne doit pas être utilisée comme code de master sonore. Les illustrations, crédits de pochette, légendes françaises éventuelles, marquages de dépôt légal et matrices peuvent être examinés pour distinguer plusieurs états nationaux. L’absence de photographie des deux étiquettes d’un exemplaire précis interdit de fixer ici un code d’usine ou une variante de matrice.

Allemagne : les références 1C 062 et 1C 064 à examiner

Les inventaires de disques allemands donnent plusieurs variantes de référence proches, notamment « 1C 064-05 492 » pour certains LP et « 1C 062 05 492 » dans des discographies historiques. Il faut distinguer la transcription de référence, la variante éventuelle d’édition et les usages divergents des bases numériques. Une comparaison des scans d’étiquettes EMI Electrola, des inscriptions des sillons et des mentions de pochette serait nécessaire pour établir une chronologie complète des tirages. La présente notice conserve les deux libellés comme pistes de recherche plutôt que de les fusionner à tort en un numéro unique présenté comme indiscutable. Le territoire allemand est prioritaire pour une étude des pressages physiques.

Japon : Apple EAP-9037X

La première édition japonaise est répertoriée sous « EAP-9037X ». Le marché japonais se distingue généralement par ses inserts imprimés et ses accessoires de présentation locaux, notamment les bandes de prix ou « obi » selon les tirages. Il serait cependant abusif d’affirmer qu’un type précis d’obi ou une couleur donnée se rencontre sur tous les exemplaires sans photographies de première génération. La référence EAP-9037X est un point de départ sûr ; les exemplaires doivent ensuite être distingués par la présence des inserts, la transcription des crédits, l’état du livret et les matrices. Les rééditions japonaises portent d’autres références et ne doivent pas être prises pour le premier pressage.

Les supports cassette et cartouche 8 pistes

Les éditions sur cassette et cartouche 8 pistes appartiennent à l’histoire de la diffusion initiale de l’album. Elles ont une importance particulière en raison de « Six O’Clock », dont une version longue conservant une coda supplémentaire a circulé sur certains de ces supports. La durée annoncée de cinq minutes vingt-six ne suffit pas à identifier un état sonore ; certains LP portent aussi ce minutage sur l’étiquette tout en contenant un montage plus court. Un inventaire complet doit conserver le format, le pays, la référence de cartouche ou de cassette, l’ordre de lecture et la durée constatée à l’écoute.

L’enquête sur Six O’Clock : 4 min 06 ou 5 min 26 ?

La version courante de « Six O’Clock » se situe autour de quatre minutes et six secondes. Le montage étendu atteint environ cinq minutes vingt-six. Il comporte une conclusion supplémentaire et peut être présent sur des copies promotionnelles du vinyle ou des supports magnétiques de la première époque. En 1992, une réédition CD de « Goodnight Vienna » rend ce montage long plus accessible. Cette histoire illustre la frontière entre « variante d’édition » et « autre enregistrement » : deux minutages peuvent résulter d’une coupe dans le même master, sans ajouter un musicien, une journée ni une œuvre distincte. Les matrices et les bandes restent décisives pour déterminer l’étendue exacte des variantes.

Le livret et les illustrations : Tim Bruckner, Klaus Voormann

La pochette de « Ringo » participe de l’esthétique de spectacle qui anime le programme. Les illustrations principales sont attribuées à Tim Bruckner, et les lithographies intérieures à Klaus Voormann. Ce dernier intervient aussi musicalement à la basse sur de nombreux titres. Le catalogue des collaborations doit distinguer ces deux champs : interprète instrumental et contribution graphique. Le livret fournit en outre des informations musicales capitales, notamment des identités de musiciens que les métadonnées numériques réduisent parfois à une liste générale. Conserver les fascicules et les scans de leur texte est donc aussi important que collectionner la pochette avant.

1980–1991 : éditions économiques et bonus CD

Le Royaume-Uni voit la réédition de « Ringo » par Music For Pleasure en 1980, sous le numéro fréquemment documenté « MFP 50508 ». Une édition CD élargie est commercialisée en 1991, notamment sous référence Capitol « CDP 7 95637 ». Le programme ajoute « Down and Out », « It Don’t Come Easy » et « Early 1970 », qui n’étaient pas les dix plages du LP original. Ce changement de programme peut provoquer une erreur de catalogue : la présence de « Down and Out » en 1991 ne signifie pas que l’enregistrement est né cette année-là. Les trois bonus doivent conserver leur date d’origine, leur personnel et leur premier support commercial.

Japon 1995 et rééditions ultérieures

Un CD japonais de 1995 est catalogué sous « TOCP-3167 » et reprend le principe du programme augmenté. Des rééditions vinyle et des pressages spéciaux apparaissent ultérieurement. Ces objets intéressent le collectionneur, mais il serait méthodologiquement erroné d’ajouter une nouvelle collaboration Lennon–Ringo ou McCartney–Ringo pour chaque réédition d’un même titre. Les rubriques de support, de mastering et de format restent autonomes. Lorsqu’un bonus est un véritable réenregistrement ou une prise de travail, il faut ouvrir une fiche audio spécifique ; une nouvelle couleur de vinyle, en revanche, ne change pas le personnel du master.

Un protocole de contrôle pour l’exhaustivité des pressages

Chaque exemplaire devrait être décrit par le pays, l’année d’édition, le label exact, le numéro figurant sur la pochette et celui de l’étiquette, les matrices de la face A et B, la société de fabrication, la présence des inserts, les éventuelles corrections de crédits et le minutage réel de « Six O’Clock ». Le cas de « Have You Seen My Baby » est important : des premiers exemplaires ont imprimé « Hold On » à tort pour la deuxième plage. Cette erreur doit être recensée comme état du texte imprimé. Elle ne crée pas une chanson Lennon sur le disque. Le travail d’archive ne s’arrête donc pas à une liste de pays : il décrit des objets matériels qu’un chercheur peut reconnaître.

Sources discographiques et éditions à recouper

Apple Records, éditions originales du LP SWAL-3413 et PCTC 252, livrets et étiquettes ; The Paul McCartney Project, fiche de l’album et références de pressages ; Official Charts, fiche « Ringo » avec numéro britannique PCTC 252 ; JPGR, discographie des LP Apple et de Ringo Starr ; Music Sammler, relevés de pressages français, allemands, japonais et américains ; Dave Connolly, « Ringo », inventaire de LP, cassettes, 8 pistes et CD ; The Beatles Bible, présentation de l’album et dossier « Six O’Clock ». Les variantes de matrices, d’obi et de minutages restent soumises au contrôle de chaque exemplaire.