Dès 1964, les Beatles découvrent Bob Dylan à Paris avec The Freewheelin’ et s’ouvrent à une écriture plus personnelle. Le 28 août 1964, la rencontre au Delmonico Hotel à New York scelle un dialogue d’influences : I’m a Loser, You’ve Got to Hide Your Love Away et Rubber Soul portent l’ombre dylanienne, tandis que Fourth Time Around répondrait à Norwegian Wood. McCartney rêve d’un duo, mais pointe les obstacles : méthodes opposées, studio vs prise à vif, agendas et tournées. Après des rumeurs et des pistes avortées (2009, 2020), il avoue en 2023 que rien n’est garanti. Dylan loue le génie mélodique de Paul. Avec George Harrison, il coécrit I’d Have You Anytime, joue au Concert for Bangladesh et fonde les Traveling Wilburys. Sans single commun, leur conversation artistique façonne encore la pop.
En 1974, John Lennon traverse une année-charnière où tout vacille et se réorganise : séparation d’avec Yoko Ono, fin d’un cycle d’albums engagés, besoin de se recentrer. De cette tension naît l’idée de Rock ’N’ Roll (1975), disque de reprises pensé autant comme contrainte juridique (affaire “Come Together”/Morris Levy) que comme retour intime aux racines. Après le chaos des sessions avec Phil Spector à Los Angeles, Lennon reprend la main à New York et enregistre un album sec, frontal, efficace. “Slippin’ And Slidin’”, lié à Little Richard et à la culture des faces B, devient une passerelle entre la fièvre des années 50 et le Lennon des années 70 : un morceau pour initiés, presque “single fantôme”, qui révèle surtout un musicien revenant à l’énergie brute du rock.
Sean Ono Lennon, fils de John Lennon et Yoko Ono, a su naviguer entre l’héritage colossal de ses parents et sa propre quête artistique. Musicien, producteur, et engagé dans des causes politiques et écologiques, il a su se forger une identité propre, marquée par des collaborations musicales variées et des explorations créatives. Cet article retrace son parcours, entre ombre et lumière, et l’impact qu’il continue d’avoir sur la scène musicale contemporaine.
Le Musée Granet d’Aix-en-Provence accueille, pour la première fois en France, l’exposition « Paul McCartney Photographe 1963-64 : Eyes of the Storm », du 4 juillet au 1er novembre 2026. Plus de 250 clichés inédits, pris par McCartney lui-même au cœur de la Beatlemania, offrent un regard intime sur l’épopée des Beatles entre l’Europe et les États-Unis. L’exposition s’inscrit dans les célébrations des 200 ans de la photographie, et place Aix au centre d’un parcours muséal international.
Le 15 décembre 1969, John Lennon et George Harrison partagent la scène au Lyceum Ballroom de Londres pour un concert caritatif exceptionnel au profit de l’UNICEF. Entourés d’un Plastic Ono Band surdimensionné incluant Eric Clapton, Billy Preston et Yoko Ono, ils livrent une performance audacieuse entre rock, expérimentation sonore et message pacifiste. Ce concert historique marque la dernière apparition scénique de Lennon au Royaume-Uni et révèle l’esprit libre de la scène post-Beatles.
Julian Lennon, fils de John Lennon, a su forger sa propre voie artistique en dépit de l’ombre de son père. Avec des albums à succès, une carrière photographique et un engagement philanthropique à travers The White Feather Foundation, il est devenu un artiste à part entière. Cet article explore son parcours, ses débuts, ses influences, ses projets, et son rapport complexe à l’héritage familial.
Le 9 février 1964, les Beatles apparaissent au Ed Sullivan Show devant 73 millions de téléspectateurs. Cette performance mythique marque un tournant dans leur carrière et dans l’histoire de la pop. Leur passage à la télévision américaine transforme un groupe britannique en phénomène mondial, modifiant à jamais les codes du spectacle et de la musique populaire.
Le concert des Beatles au Shea Stadium le 15 août 1965 reste, pour Paul McCartney, l’instant le plus marquant de sa carrière. Devant 55 000 fans en délire, les Fab Four inaugurent le rock de stade malgré des moyens techniques limités. Ce moment d’hystérie joyeuse devient un jalon historique qui redéfinit les contours du spectacle musical moderne.
À travers « Gimme Some Truth », John Lennon se transforme en figure politique radicale. De la fin des Beatles à son engagement pour la paix, il utilise la musique comme outil de vérité, de dénonciation et de communication directe. Ce morceau emblématique, à la fois acerbe et lucide, cristallise sa quête d’honnêteté face à la langue de bois des pouvoirs en place.
Sortie en 1983 en face B de Say Say Say, Ode To A Koala Bear est une ballade douce et enfantine de Paul McCartney. Enregistrée le 8 décembre 1980, jour de l’assassinat de John Lennon, cette chanson minimaliste au piano prend une résonance particulière. Restée dans l’ombre du tube avec Michael Jackson, elle témoigne pourtant de la sensibilité musicale de McCartney et capture un instant figé entre légèreté et tragédie.












