Dans la discographie solo de John Lennon, il y a les chansons que tout le monde connaît, celles qu’on a placées très tôt au rang des monuments, et puis il y a les autres, plus secrètes, moins commentées, qui finissent pourtant par révéler des pans entiers de l’homme et de l’œuvre. Out the Blue, glissée en 1973 sur Mind Games, appartient à cette famille discrète. Lennon lui-même la traitait d’un revers de main, comme une simple chanson d’amour, « nothing special ». C’est peut-être justement là que commence son mystère. Car cette ballade adressée à Yoko Ono surgit au moment exact où le couple vacille, au seuil du fameux Lost Weekend, quand l’amour n’est déjà plus une évidence mais pas encore un souvenir. En moins de quatre minutes, Lennon y fait tenir une vie entière : la douleur ancienne, l’irruption miraculeuse de Yoko, la gratitude, la peur de perdre, et cette certitude presque déraisonnable d’être né pour la rencontrer. Derrière ses airs de morceau mineur, Out the Blue condense tout ce qui fait la grandeur du Lennon solo : la nudité du Plastic Ono Band, la sophistication pop héritée des Beatles, les élans orchestraux de Mind Games et cette façon unique de transformer une crise intime en prière profane. Longtemps sous-estimée, réhabilitée par les rééditions et les lectures critiques, la chanson mérite aujourd’hui qu’on la regarde pour ce qu’elle est : non pas une parenthèse, mais l’une des plus belles déclarations d’amour jamais écrites par John Lennon.
À la fin de 1974, John Lennon sort Walls And Bridges, un album majeur après les échecs de Some Time In New York City et Mind Games. En pleine tourmente personnelle durant le « Lost Weekend », séparé d’Ono et lié à May Pang, Lennon impose une discipline rigoureuse en studio. Entouré de musiciens talentueux et avec la participation d’Elton John, il enregistre des titres oscillant entre détresse, humour et renouveau. L’album, marqué par des tubes comme « Whatever Gets You Thru The Night », reflète un Lennon à la fois vulnérable et résilient.
Enregistré durant sa séparation d’avec Yoko Ono, Walls and Bridges marque un moment charnière dans la carrière de John Lennon. Ce disque, né du « Lost Weekend », allie rigueur en studio, songwriting inspiré et richesse sonore avec cuivres et claviers en dialogue. Porté par deux hits majeurs, dont un n°1 avec Elton John, l’album incarne une période d’instabilité transformée en force musicale.
Dans Walls and Bridges (1974), John Lennon exprime son amour et sa nostalgie pour Yoko Ono à travers des morceaux comme Bless You. Cette ballade intime, née de la séparation du couple, témoigne d’une sagesse nouvelle chez Lennon. Il adresse même une bénédiction à l’homme avec qui Yoko Ono partage alors sa vie. Musicalement influencée par le jazz et la soul, la chanson reflète l’évolution artistique de Lennon, loin des colères passées. Moins célèbre que ses autres hits, elle demeure un bijou discret de sa discographie.
John Lennon a reconnu que Miss You des Rolling Stones s’inspirait de sa propre chanson Bless You, tout en saluant le résultat avec une rare humilité. Un hommage implicite et élégant, qui révèle un respect mutuel entre deux géants du rock.
Les chansons de John Lennon s’inspiraient de nombreuses sources différentes, y compris Ludwig van Beethoven, Elvis Presley, Le Livre des Morts Tibétain, et … la télévision. Il a une fois essayé d’intégrer une ligne d’une annonce de service public dans une chanson à succès. Au lieu de cela, il a utilisé la ligne comme titre […]
Le 15 Octobre dernier, Yoko Ono était à la faculté d’Oxford où elle a rencontré des étudiants pour parler d’art. Nous vous livrons ci-après le discours qu’elle a prononcé : « GIVE PEACE A CHANCE yoko ono Oct. 15th 2002 My esteemed sisters and brothers: I’ve come here today across the Atlantic to say « Give Peace […]












