On répète depuis cinquante ans que le premier album des Wings a été bâclé en trois jours. Les relevés de séance disent autre chose : du 24 juillet au 16 octobre 1971, orchestration comprise. Enquête complète sur la méthode empruntée à Dylan, le pseudonyme « Sam Browne », la naissance de Stella qui a donné son nom au groupe, « Dear Friend » adressée à Lennon — et sept idées reçues corrigées, à commencer par les classements, systématiquement inversés.
Il existe, quelque part dans la mémoire d’un homme de quatre-vingt-six ans installé au pied de la Sierra Nevada espagnole puis en Californie, le souvenir d’une feuille de papier. Sur cette feuille, dictée par John Lennon dans une maison géorgienne du Berkshire, figuraient les titres de toutes les chansons des Beatles. En face de chaque titre, il fallait écrire un nom : le sien, ou celui de Paul McCartney. Cette liste n’a jamais été retrouvée.
Le 8 décembre 1980, John Lennon mixait « Walking on Thin Ice » au Record Plant. Reconstitution heure par heure de cette soirée — et examen critique de ce que les récits populaires en racontent de travers, du mythe de la prémonition aux horaires inventés.
Les deux Höfner 500/1 de Paul McCartney : achat à Hambourg en 1961, cadeau de 1963, vol de 1972, retour en 2024 et sauvetage de la marque en 2026.
Il existe une accusation qui poursuit Paul McCartney depuis un demi-siècle, et il a eu l’élégance de la transformer en numéro un mondial : celle d’écrire des chansons d’amour idiotes. L’accusation est fausse pour une raison très simple, que ce classement voudrait démontrer pas à pas — non pas parce que les chansons seraient plus profondes qu’on ne le dit, mais parce qu’elles sont techniquement plus difficiles qu’on ne le croit. Écrire « Yesterday » est un accident biographique. Écrire, à trente ans de distance, « Things We Said Today », « Maybe I’m Amazed », « Calico Skies » et « My Valentine » relève d’un métier — un métier dont on peut décrire les outils, dater les acquisitions et mesurer les échecs.
Paul McCartney salue la mémoire de Dolly Parton, morte à 80 ans, et revient sur leur rencontre de 1974 et leur reprise de « Let It Be » avec Ringo Starr.
En bref — Le 5 janvier 1967, entre 19 h et 0 h 15, dans le Studio Two d’Abbey Road, les quatre Beatles enregistrent une pièce de 13 minutes et 48 secondes sans mélodie, sans paroles et sans rythme, sous le titre provisoire Untitled. Elle sera jouée deux fois en public, au Roundhouse de Chalk Farm, les 28 janvier et 4 février 1967, dans le cadre d’un événement baptisé The Million Volt Light and Sound Rave — aussi annoncé sous le nom de Carnival of Light Rave. Puis plus rien. Soixante ans plus tard, la bande n’a jamais été publiée, jamais piratée, jamais entendue en dehors d’un cercle de moins de vingt personnes.
Le logo des Beatles n’a jamais été conçu comme un logo. En avril 1963, un marchand de batteries de Shaftesbury Avenue griffonne un lettrage pour résoudre un problème d’encombrement sur une peau de grosse caisse. Soixante-trois ans plus tard, ce croquis vaut des millions et sert d’identité visuelle au groupe le plus célèbre de l’histoire. Enquête complète : la transaction Drum City, les sept peaux, la controverse typographique Goudy/Caslon, et la vente Christie’s de mars 2026.
Harrison absent de Sgt. Pepper pour construire une piscine ? Enquête sur un faux souvenir de McCartney : séances, « Only a Northern Song » et Within You Without You.
Cincinnati à midi, Saint-Louis sous la pluie le soir : le récit heure par heure du 21 août 1966, la journée qui a convaincu Paul McCartney d’arrêter les tournées.












