Avant de devenir le quatrième Beatle, Ringo Starr avait déjà un nom, un public et plusieurs années de métier derrière lui. Entre 1959 et 1962, Richard Starkey fut le batteur de Rory Storm and The Hurricanes, l’un des groupes les plus populaires de Liverpool, longtemps mieux payé et mieux placé à l’affiche que les Beatles eux-mêmes. C’est au sein des Hurricanes qu’il adopte son pseudonyme, obtient son propre numéro vocal avec le « Starr Time », se forge une endurance de professionnel à Butlin’s et apprend, dans les nuits de Hambourg, à tenir un groupe malgré la fatigue, le bruit et les imprévus. L’histoire est pourtant souvent réduite à une simple transition : en août 1962, Ringo quitte Rory Storm pour remplacer Pete Best. Mais ce changement de groupe raconte bien davantage. Il éclaire la naissance du musicien que John Lennon, Paul McCartney et George Harrison connaissaient déjà, admiraient et avaient testé sur scène avant de l’engager. Retour sur l’ascension des Hurricanes, leur rivalité avec les Beatles, les mythes qui entourent leurs enregistrements et les raisons pour lesquelles ce groupe essentiel du Merseybeat resta dans l’ombre de celui auquel il avait donné son batteur.
Le 10 août 1968, les Beatles et Stanley Gortikov signent les contrats Apple dans une suite du Royal Lancaster. Disques gravés à la main, pomme de cristal manquante, concert improvisé : le récit complet.
Il y a des disques qui appartiennent à l’histoire parce qu’ils ont tout changé dans le fracas, et d’autres parce qu’ils ont déplacé le centre de gravité presque sans faire de bruit. Rubber Soul est de ceux-là. Enregistré dans l’urgence de l’automne 1965, entre les tournées, la fatigue, la Beatlemania devenue prison dorée et l’obligation industrielle de livrer un album pour Noël, il marque pourtant l’instant précis où les Beatles cessent d’être seulement le plus grand groupe pop du monde pour devenir autre chose : des architectes de studio, des écrivains de chansons intérieures, des explorateurs d’un territoire que Revolver et Sgt. Pepper feront ensuite exploser en pleine lumière. La réédition 2026 de Rubber Soul, annoncée pour le 2 octobre, n’est donc pas un simple coffret patrimonial de plus destiné à faire briller les étagères des collectionneurs. Avec son nouveau mixage stéréo signé Giles Martin et Sam Okell, ses versions mono et Capitol, ses prises alternatives, ses maquettes et la promesse d’inédits capables de réveiller les plus vieux fantasmes beatlesiens, elle rouvre l’un des moments les plus fragiles et les plus décisifs de leur histoire : celui où quatre garçons de Liverpool, encore reliés à la scène mais déjà aspirés par Abbey Road, ont inventé sans le proclamer une nouvelle manière d’être un groupe.
Les Beatles dépassent 26 milliards d’écoutes sur Spotify. Classement des chansons, succès de George Harrison, effet « Hey Jude » et nouveau canon numérique.
Il y a des entretiens qui s’apparentent à des exercices de promotion, et d’autres qui ressemblent à des confessions. Celui que Julian Lennon a accordé récemment à un podcast européen, à l’occasion de la sortie de son somptueux livre de photographies « Life’s Fragile Moments », appartient sans conteste à la seconde catégorie. Pendant plus d’une heure, le fils aîné de John Lennon — né le 8 avril 1963 à Liverpool, quelques mois avant que la Beatlemania n’emporte tout sur son passage — s’y livre avec une franchise désarmante, un humour très britannique et cette élégance un peu mélancolique qui est devenue sa marque de fabrique. Pour les lecteurs de yellow-sub.net, l’exercice est doublement précieux.
Le 5 décembre 1965, les Beatles jouaient pour la dernière fois à Liverpool, à l’Empire Theatre. Récit d’un adieu doux-amer à leur ville natale.
300 000 personnes accueillaient les Beatles à Adélaïde — la plus grande foule de leur carrière. Récit d’une journée devenue légende.
« Yesterday », chanson emblématique des Beatles, a été composée par Paul McCartney après un rêve, avec des paroles initialement nommées « Scrambled Eggs ». Enregistrée en solo par McCartney avec un quatuor à cordes, elle marque une rupture dans le processus créatif des Beatles. Bien qu’elle n’ait pas été publiée en single au Royaume-Uni, elle devint un immense succès mondial, atteignant la première place des charts aux États-Unis et devenant la chanson la plus reprise de l’histoire.
De l’escabeau d’Iain Macmillan au vendeur de Floride oublié dans le cadre : tout ce que la pochette la plus étudiée du XXe siècle continue de révéler, cinquante-sept ans après le déclic












