Ringo Starr et His All-Starr Band — étude discographique Extended Versions (2003)

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Yellow-Sub.net · Dossier historique · 30e anniversaire · 2019

Sommaire

Ringo Starr et le All-Starr Band en 2019 : 34 concerts, du Japon au Greek Theatre, trente ans de scène

À lire dans le dossier : La formation du trentième anniversaire et le film de Joe Thomas figurent dans la nouvelle synthèse sur 40 études All-Starr.

21 mars–1er septembre 2019. De Valley Center au Japon, puis de Windsor au Greek Theatre, Ringo Starr célèbre les trente ans de son All-Starr Band avec une quatorzième formation emmenée notamment par Hamish Stuart. Cette étude en 30 sections distingue les 34 concerts joués, la mention incertaine de Shanghai et les 44 dates reportées de 2020–2021 conservées dans le même index. Les 79 fiches datées sont reliées dans le calendrier critique.

Repères de recherche : 1 concert en Californie, 11 au Japon et 22 en Amérique du Nord ; dernier concert au Greek Theatre le 1er septembre 2019. Un communiqué de 2022 mentionne le 2 septembre : cette divergence est signalée sans créer une seconde représentation. Le film live paraît en 2022.
Sommaire de l’étude — 30 sections
  1. 2019 : trente ans après Dallas, le All-Starr Band refuse la photographie de famille
  2. Trente-quatre concerts, trente-cinq fiches de 2019 et quarante-quatre reports ultérieurs
  3. L’annonce du 28 janvier : le trentième anniversaire raconté par Ringo
  4. Sept titulaires pour une quatorzième formation, pas un défilé permanent d’invités
  5. Ringo à soixante-dix-neuf ans : une présence, une voix et deux batteries
  6. Hamish Stuart : un retour qui modifie vraiment le répertoire
  7. Pick Up the Pieces, Cut the Cake, Work to Do : trois histoires, un même chanteur
  8. Steve Lukather : Toto dans une conversation bien plus large
  9. Colin Hay : les chansons de Men at Work retrouvent le premier plan
  10. Gregg Rolie : Santana, Journey et les chansons qui ont plusieurs vies
  11. Warren Ham et Gregg Bissonette : la charpente d’un spectacle à voix multiples
  12. La part de Ringo dans le programme : des Shirelles à Don’t Pass Me By
  13. Un programme commun, des variantes datées : pourquoi aucune setlist n’est universelle
  14. Valley Center, 21 mars : la quatorzième formation prend la route
  15. Shanghai, 25 mars : la valeur d’une mention et la limite de la preuve
  16. Fukuoka, Hiroshima, Sendai et Kōriyama : les quatre premières étapes japonaises
  17. Tokyo, 3 puis 5, 6 et 7 avril : deux salles, quatre représentations
  18. Nagoya, Amagasaki, Osaka : les trois dernières scènes japonaises
  19. Le 7 juillet à Los Angeles : Peace & Love hors du calendrier de concert
  20. Windsor, 1er août, puis Ravinia : le groupe repart en Amérique du Nord
  21. Durham et les deux soirs du Ryman : Nashville, 7 et 8 août
  22. Du 10 au 18 août : Virginie, Philadelphie, Woodstock et New York
  23. Du 20 au 26 août : Champaign, Prior Lake, Council Bluffs, Santa Fe et Phoenix
  24. Du 29 août au 1er septembre : la Californie ramène le groupe au Greek Theatre
  25. Le Greek Theatre du 1er septembre : une réunion d’anciens All-Starrs
  26. 1er ou 2 septembre ? Quand deux communiqués officiels se contredisent
  27. Du concert de 2019 au live de 2022 : deux histoires sur un même disque
  28. 2020–2021 : les calendriers qui n’ont pas eu lieu et la fin d’un cycle
  29. Le calendrier critique : 79 fiches pour 34 concerts réellement joués
  30. Sources commentées, études liées et incertitudes à conserver

1. 2019 : trente ans après Dallas, le All-Starr Band refuse la photographie de famille

Le 23 juillet 1989, Ringo Starr inaugurait à Dallas une formule à laquelle on ne donnait sans doute pas trente ans d’avenir. Il invitait des personnalités du rock, de la soul et de la chanson américaine à devenir, à tour de rôle, solistes et accompagnateurs. En 2019, le groupe fête cet anniversaire avec une quatorzième formation qui n’a presque plus rien de commun avec la première affiche. Et c’est précisément ce qui fait sa fidélité à l’idée d’origine : le All-Starr Band est une méthode pour jouer ensemble, pas un monument immobile consacré à un personnel définitif.

La nouvelle tournée compte 34 concerts retenus, du 21 mars au 1er septembre 2019. Une première soirée en Californie prépare onze représentations japonaises ; après plusieurs mois de pause, vingt-deux concerts en Amérique du Nord conduisent Ringo jusqu’au Greek Theatre de Los Angeles. Là, une réunion d’anciens partenaires transforme le final en une histoire vivante du projet. La symbolique est forte : le premier groupe avait déjà enregistré au Greek Theatre, les 3 et 4 septembre 1989, avant de poursuivre sa route au Japon. Trente ans plus tard, le lieu relie les générations sans effacer les différences.

Cette étude ne se limite donc ni à l’hommage ni à la liste des dates. Elle reconstitue le renouvellement musical apporté par Hamish Stuart, le programme des sept titulaires, les itinéraires, les invités et les versions de chansons. Elle distingue aussi les archives de 2020 et 2021, rattachées à la même rubrique mais reportées, et une mention incertaine à Shanghai. Pour un dossier d’histoire musicale, la précision n’est pas un luxe : elle seule permet de faire surgir le récit sans confondre ce qui fut annoncé avec ce qui eut réellement lieu.

2. Trente-quatre concerts, trente-cinq fiches de 2019 et quarante-quatre reports ultérieurs

Le calcul de 2019 exige une convention lisible. Dans la rubrique de cette tournée figurent 35 fiches datées de 2019 : 34 concerts joués et une mention de Shanghai le 25 mars, dont le lieu exact et la prestation restent à documenter. La même rubrique conserve également 25 dates annoncées pour 2020 et 19 pour 2021, toutes signalées comme reportées. L’ensemble constitue donc 79 fiches de calendrier, mais certainement pas soixante-dix-neuf concerts de la tournée du trentième anniversaire.

Les 34 prestations retenues se répartissent ainsi : une en Californie en mars, onze au Japon du 27 mars au 11 avril et vingt-deux au Canada et aux États-Unis du 1er août au 1er septembre. Le nombre reflète un parcours vérifiable à partir des annonces de l’artiste et de la concertographie indépendante. Les archives ne sont pas toutes parfaites, mais elles concordent sur les principales bornes de l’itinéraire. À l’inverse, la mention de Shanghai ne bénéficie pas encore du même niveau de preuve : la supprimer effacerait un indice, l’ajouter au total inventerait un spectacle.

Pourquoi lier les reports de 2020–2021 à cette étude ? Parce que les calendriers envisagés dans la continuité de la quatorzième formation furent bouleversés par la pandémie. Ils ont laissé des traces publiques authentiques : salles annoncées, dates, billets et communiqués. Leur intérêt historique est réel, mais leur statut est différent. Le calendrier final les présente dans des tableaux séparés, avec l’indication « date reportée ». Cette séparation protège à la fois la mémoire de la période et la rigueur du dossier. Les fiches existent pour être lues ; elles ne servent pas à gonfler les statistiques.

3. L’annonce du 28 janvier : le trentième anniversaire raconté par Ringo

Le 28 janvier 2019, une communication officielle annonce des dates supplémentaires pour les trente ans du All-Starr Band. Le texte revient au Park Central Amphitheatre de Dallas, où Ringo avait joué avec la première formation le 23 juillet 1989. Il présente la quatorzième équipe : Steve Lukather, Colin Hay, Gregg Rolie, Warren Ham, Gregg Bissonette et le retour de Hamish Stuart. La soirée de Valley Center, le 21 mars, doit précéder le Japon ; l’Amérique du Nord commence à Windsor le 1er août et se termine au Greek Theatre le 1er septembre.

Un communiqué anniversaire cherche naturellement à construire une continuité simple. Celui-ci rapproche le Greek Theatre de 2019 du final californien de 1989, mais la première saison ne se résume pas aux deux soirées de septembre à Los Angeles : sept concerts japonais ont encore lieu entre octobre et novembre 1989. L’historien doit pouvoir saluer la puissance d’une image sans répéter un raccourci chronologique. Il convient aussi de distinguer la tournée de la trentième année de l’idée, et non trente années ininterrompues de concerts avec un même groupe.

Cette première source officielle a une autre valeur : elle fournit l’état du calendrier au moment où les concerts sont annoncés. Les ajouts et changements ultérieurs ne rendent pas le document faux ; ils montrent que la tournée est un objet mouvant. Par exemple, des dates du mois d’août s’ajouteront ou changeront de jour. Les fiches dédiées permettent de suivre ces corrections sans transformer chaque version de l’affiche en un nouvel événement. Le trentième anniversaire possède ainsi une dimension presque méthodologique : une histoire longue se raconte mieux lorsqu’on sépare la mémoire construite pour la célébration des documents produits pendant le parcours.

4. Sept titulaires pour une quatorzième formation, pas un défilé permanent d’invités

La quatorzième formation annoncée rassemble Ringo Starr au chant et à la batterie, Steve Lukather aux guitares et au chant, Colin Hay à la guitare et au chant, Gregg Rolie aux claviers et au chant, Hamish Stuart à la basse, à la guitare et au chant, Warren Ham aux vents, claviers et percussions, ainsi que Gregg Bissonette à la batterie. Les sept musiciens portent un spectacle dans lequel plusieurs d’entre eux prennent successivement le rôle de chanteur principal.

Cette architecture n’est pas l’addition d’un orchestre d’accompagnement et de six vedettes invitées. Elle repose sur un pacte de scène : chacun doit accepter de servir les chansons des autres. Le rôle de Lukather change lorsque Stuart reprend Pick Up the Pieces ; celui de Rolie n’est pas le même sur Oye Como Va que sur Photograph. Bissonette et Ham donnent à l’ensemble une continuité indispensable, notamment quand Ringo avance au micro ou lorsque la tessiture d’un morceau exige de changer les couleurs instrumentales.

Le dossier conserve un crédit de direction musicale associé à Mark Rivera. Ce crédit n’en fait pas automatiquement un huitième titulaire sur scène. Rivera intervient en invité sur une date new-yorkaise, mais l’effectif régulier reste celui de l’annonce officielle. De même, les musiciens conviés à Los Angeles le 1er septembre constituent une réunion exceptionnelle et non une modification permanente de la formation. En 2019, cette différence est fondamentale pour compter les participants, comprendre les arrangements et ne pas transformer le concert final en une affiche fictive qui aurait sillonné toute l’Amérique.

5. Ringo à soixante-dix-neuf ans : une présence, une voix et deux batteries

Au printemps 2019, Ringo Starr approche de ses soixante-dix-neuf ans, qu’il fête le 7 juillet. À cet âge, certains artistes préfèrent l’album de souvenirs ; lui multiplie les voyages et accepte de partager la scène avec six collègues capables de prendre le relais. Il ne s’agit pas de faire de chaque concert un exploit physique annoncé comme exceptionnel, mais de mesurer la singularité d’une longévité artistique : l’ancien batteur des Beatles ne s’est pas enfermé dans la reproduction de ses premiers succès.

Le spectacle maintient un équilibre délicat entre le chanteur et le batteur. Ringo ouvre régulièrement avec Matchbox et It Don’t Come Easy, puis le programme fait place aux partenaires. Lorsque vient le tour des chansons de Toto, de Santana ou de l’Average White Band, il rejoint la batterie, laissant Gregg Bissonette assurer avec lui un travail rythmique à deux voix. Le dispositif évite d’opposer le personnage public au musicien : c’est en participant au groupe qu’il donne sa pleine signification au mot All-Starr.

Le retour périodique à Boys, Don’t Pass Me By, Yellow Submarine, Photograph ou Act Naturally construit une sorte d’autobiographie par chansons. Mais une autobiographie musicale n’est jamais une liste d’œuvres dont l’interprète serait automatiquement l’auteur : Matchbox vient de Carl Perkins, Boys des Shirelles et Act Naturally du répertoire country antérieur aux Beatles. Le plaisir du public n’a pas besoin qu’on réécrive les crédits pour comprendre le lien affectif entre ces titres et Ringo.

6. Hamish Stuart : un retour qui modifie vraiment le répertoire

Le changement le plus important entre 2018 et 2019 tient au bassiste-chanteur. Graham Gouldman représentait 10cc, avec I’m Not in Love, Dreadlock Holiday et The Things We Do for Love. En 2019, c’est Hamish Stuart qui rejoint le groupe. Il a déjà appartenu à l’aventure All-Starr, et sa carrière relie le funk de l’Average White Band aux grandes tournées de Paul McCartney. Sa présence introduit une autre mémoire musicale au sein d’un orchestre dont les six autres membres demeurent familiers au public.

Le changement s’entend immédiatement : Pick Up the Pieces, Cut the Cake et Work to Do remplacent les chansons de 10cc dans les enchaînements. Une formation presque identique peut donc changer sensiblement de couleur sans modifier sa batterie ni sa guitare principale. Les pièces de funk mettent à contribution la souplesse de Gregg Bissonette, le jeu de basse de Stuart, les instruments de Warren Ham et les réponses des claviers de Gregg Rolie. L’équilibre reste celui d’une revue de succès, mais une revue qui s’accorde désormais une respiration plus rythmique.

Il est tentant de résumer cette transition par la formule « 10cc cède sa place à Average White Band ». Elle est juste comme raccourci d’affiche, mais insuffisante pour un historien. Work to Do n’est pas une composition originelle d’AWB, mais une chanson des Isley Brothers reprise par le groupe écossais. Le rôle de Stuart doit être raconté en séparant la création, l’interprétation rendue célèbre et la version produite chez Ringo. La recherche dédiée à Hamish Stuart met précisément en évidence cette différence.

7. Pick Up the Pieces, Cut the Cake, Work to Do : trois histoires, un même chanteur

Pick Up the Pieces est l’une des pièces maîtresses du répertoire de l’Average White Band : une construction presque instrumentale, immédiatement reconnaissable par sa poussée rythmique et ses riffs de cuivres. Dans le All-Starr Band, il ne s’agit pas de convoquer magiquement l’intégralité de l’orchestration originale. La formation de sept musiciens traduit l’essentiel de sa pulsation en utilisant les ressources disponibles. Warren Ham doit notamment évoquer une écriture de cuivres qui n’a pas été pensée, à l’origine, pour un effectif aussi réduit.

Cut the Cake possède une énergie plus vocale, et son placement dans la setlist permet à Stuart de prendre un premier plan plus affirmé. Work to Do, de son côté, vient des Isley Brothers avant d’être intégré au répertoire d’AWB. Le rapprochement de ces trois titres rappelle que la carrière d’un musicien n’est pas un catalogue de propriétés exclusives. Il peut porter des chansons qu’il a composées, interprétées, adaptées ou contribué à faire connaître. Chez Ringo, ces statuts convergent dans un programme sans devenir équivalents sur le plan des droits d’auteur.

Le nouvel équilibre musical se lit dans la circulation des chansons. Après un départ avec Ringo, Gregg Rolie apporte Santana, Steve Lukather Toto, puis Hamish Stuart entre avec Pick Up the Pieces. Colin Hay réintroduit Men at Work, et le retour au répertoire beatle joue le rôle d’un refrain collectif. Le spectateur n’a pas besoin de connaître les crédits précis pour prendre plaisir au mouvement. Le lecteur de Yellow-Sub.net, lui, doit pouvoir les retrouver. C’est toute la différence entre une chronique de soirée et une étude historique qui conserve sa valeur après la disparition de l’affiche.

8. Steve Lukather : Toto dans une conversation bien plus large

Il serait injuste de réduire Steve Lukather à trois refrains de Toto, même si Rosanna, Africa et Hold the Line attirent aussitôt une partie du public. Lukather est aussi un guitariste de studio et un musicien d’accompagnement hors pair, et c’est cette double compétence qui le rend si précieux auprès de Ringo. Il sait occuper l’espace lorsqu’arrive son tour, mais aussi se retirer pendant les chansons de Colin Hay ou de Hamish Stuart. La virtuosité ne sert pas à montrer qu’il pourrait jouer plus de notes que les autres ; elle lui permet de choisir lesquelles ne pas jouer.

La précision des crédits demeure essentielle. Rosanna est une composition de David Paich ; Africa associe Paich à Jeff Porcaro. La présence de Lukather sur scène signifie qu’il est un interprète majeur de l’univers de Toto, non le propriétaire d’une œuvre collective. Dans l’orchestre de Ringo, son approche de la guitare doit se mêler aux claviers de Gregg Rolie, aux vents de Warren Ham et à une section rythmique habituée à accompagner plusieurs chanteurs successifs.

Cette multiplicité rend le spectacle intéressant pour qui ne connaît pas les discographies individuelles. Les morceaux ressemblent à une carte du rock populaire des années 1970 et 1980, mais la formation les joue avec une expérience accumulée pendant plusieurs décennies. Lukather se situe au croisement de ces mondes : il représente une histoire familière tout en contribuant à la cohésion de l’ensemble. En 2019, les couleurs plus funk apportées par Hamish Stuart ouvrent encore son champ de jeu, sans remettre en cause la place de Toto dans le programme.

9. Colin Hay : les chansons de Men at Work retrouvent le premier plan

Colin Hay reste l’un des chanteurs les plus immédiatement identifiables de la quatorzième formation. Sa voix porte Down Under et Who Can It Be Now?, deux succès associés au phénomène Men at Work, mais Overkill donne à son passage un relief particulier. Ce titre porte une inquiétude et une mélancolie que la dynamique festive du All-Starr Band pourrait facilement écraser. La meilleure manière de le servir consiste au contraire à lui ménager de l’espace.

Le retour de Hay en 2018 a déjà changé la composition du groupe ; en 2019, il s’inscrit dans une continuité qui autorise des arrangements éprouvés. Le saxophone de Warren Ham rappelle les couleurs de certaines versions originales sans imposer une reproduction servile des studios des années 1980. Les guitares, les claviers et les batteries doivent soutenir le chanteur avec assez de discipline pour laisser vivre une voix au grain irrégulier, parfois ironique, parfois presque inquiet.

Dans certaines listes du printemps japonais et de l’été américain, Overkill précède Africa. Le changement de soliste est alors révélateur : l’intimité tourmentée de Hay laisse place à l’ampleur mélodique de Toto. Une programmation peut raconter cette transition sans paroles explicatives. Ce n’est pas une juxtaposition de titres tirés au hasard d’une compilation radiophonique, mais un montage musical dont l’effet naît de la différence entre les artistes. Pour l’historien, cela exige une lecture datée des programmes : si des versions plus courtes circulent pour Ravinia ou Bethel, on ne peut leur ajouter automatiquement un morceau en se fondant sur la setlist complète du Greek Theatre.

10. Gregg Rolie : Santana, Journey et les chansons qui ont plusieurs vies

Gregg Rolie appartient à une génération de musiciens dont la carrière traverse plusieurs groupes majeurs. Son histoire avec Santana et Journey est connue, mais, chez Ringo en 2019, ce sont surtout les premières couleurs de Santana qui structurent son intervention. Evil Ways, Black Magic Woman et Oye Como Va introduisent les claviers, des pulsations latines et un autre type de dialogue instrumental.

Les crédits d’œuvre ne sont pas des détails. Black Magic Woman fut écrite par Peter Green avant d’être popularisée dans l’univers de Santana ; Oye Como Va vient de Tito Puente. Le fait que Rolie chante ou joue ces morceaux dans un All-Starr Band ne change pas leur origine. Il faut aussi examiner la manière dont les listes nomment le passage de Black Magic Woman / Gypsy Queen. Certaines sources le présentent comme un medley, d’autres isolent les deux éléments. La différence concerne le comptage des plages, non nécessairement l’existence d’une chanson supplémentaire interprétée intégralement.

Le rôle de Rolie ne se limite pourtant pas à son bloc de chansons. Ses claviers peuvent relier la pop de Ringo, les guitares de Lukather et le funk d’Hamish Stuart. C’est l’une des forces de la quatorzième formation : un musicien marqué par la fin des années 1960 accompagne des œuvres sorties dans les années 1980 sans que l’orchestre paraisse se couper en plusieurs groupes. La mémoire du rock n’y est pas racontée dans l’ordre ; elle est recomposée par des interprètes qui connaissent leurs différences et savent les utiliser.

11. Warren Ham et Gregg Bissonette : la charpente d’un spectacle à voix multiples

Les chansons de Toto, de Santana, de Men at Work et de l’Average White Band ont été façonnées dans des studios et par des ensembles très différents. Pour qu’elles cohabitent sur scène avec les Beatles, il faut des musiciens capables de résoudre une multitude de problèmes pratiques. Warren Ham fournit des couleurs de saxophone, d’harmonica, de flûte, de claviers et de percussions ; Gregg Bissonette maintient une assise rythmique souple auprès de Ringo. Leur travail est la colle du spectacle.

Bissonette possède assez de précision pour reprendre la pulsation lorsque Ringo chante debout, et assez d’écoute pour que le duo de batteries ne devienne pas une démonstration envahissante. Ham, pour sa part, peut évoquer une section de cuivres réduite, une ligne mélodique de saxophone ou un timbre de clavier dans un programme qui change très vite de style. Il ne reproduit pas toutes les couches des enregistrements originaux ; il choisit les éléments qui permettront à l’auditeur de reconnaître la chanson tout en découvrant une interprétation vivante.

Cette polyvalence a une dimension historique. Depuis la première formation de 1989, le All-Starr Band fonctionne mieux lorsque les musiciens acceptent de devenir, l’espace d’un morceau, les accompagnateurs du chanteur suivant. La recherche spécifique sur Ham et Bissonette décrit cette discipline collective. Elle rappelle qu’un ensemble de vedettes a aussi besoin de partenaires qui ne réclament pas sans cesse le centre de la scène. Sans eux, le programme serait une succession de performances séparées ; avec eux, il devient véritablement un concert de groupe.

12. La part de Ringo dans le programme : des Shirelles à Don’t Pass Me By

Un spectateur venu pour les Beatles trouve en 2019 plusieurs points d’ancrage : Matchbox, What Goes On, Boys, Don’t Pass Me By, Yellow Submarine, I Wanna Be Your Man et With a Little Help from My Friends. Les succès solo, It Don’t Come Easy, You’re Sixteen ou Photograph, traversent d’autres étapes de la carrière de Ringo. La variété est importante : il n’est pas question de raconter sa vie comme si tout s’était arrêté à la séparation des Beatles.

Boys vient du répertoire des Shirelles, Matchbox de Carl Perkins, et You’re Sixteen fut enregistrée par Johnny Burnette avant Ringo. À l’inverse, Don’t Pass Me By marque son entrée dans l’écriture publiée des Beatles. What Goes On, au crédit Lennon–McCartney–Starkey, donne un autre exemple de sa participation à une chanson de groupe. Dans une étude historique, ces nuances ne sont pas de la pédanterie : elles permettent de reconnaître sa place d’interprète, de batteur et d’auteur selon les morceaux.

Le programme du Greek Theatre illustre cette autobiographie dispersée. Ringo ouvre, revient au milieu du spectacle, partage les refrains finaux, puis laisse chacun de ses partenaires défendre une part de sa propre histoire. C’est probablement là que la formule atteint sa forme la plus lisible : la célébrité du nom Starr attire le public, mais la générosité de la programmation lui donne l’occasion de repartir avec plusieurs discographies à explorer. La séquence Boys–Don’t Pass Me By–Yellow Submarine a d’ailleurs été étudiée comme un petit récit de la jeunesse musicale de Ringo.

13. Un programme commun, des variantes datées : pourquoi aucune setlist n’est universelle

Le Greek Theatre, 1er septembre 2019, fournit une référence particulièrement riche : Matchbox ouvre, suivi d’It Don’t Come Easy et de What Goes On, avant que les solistes se partagent Toto, Santana, Men at Work et l’Average White Band. Le final avec With a Little Help from My Friends réunit une partie de l’histoire du All-Starr Band. Le programme est assez précisément documenté pour qu’on y analyse les changements de voix et la progression dramatique. Mais il ne doit pas se transformer en modèle imposé à toutes les dates précédentes.

Les relevés du Ravinia Festival, ceux de Bethel et les fiches de certains concerts d’août présentent parfois des listes plus courtes. What Goes On, Cut the Cake, Overkill ou Africa n’y figurent pas toujours. Cela peut traduire un programme effectivement abrégé, une variation propre au lieu ou une documentation incomplète. Pour décider, il faut consulter les traces de chaque soirée. La fiche de Farmingville, le lendemain de Bethel, montre que plusieurs titres réapparaissent dans le relevé, ce qui invite à la prudence lorsqu’on prétend reconstituer un concert à partir du précédent.

Les citations musicales soulèvent une autre difficulté : une amorce de Day Tripper avant Yellow Submarine peut être mentionnée par un témoin sans devenir automatiquement une chanson complète supplémentaire. La coda Give Peace a Chance peut aussi être intégrée au final ou comptée à part. Notre registre privilégie donc les chansons principales et décrit séparément medleys, citations et reprises. Cette méthode est moins brillante qu’un total gonflé, mais elle permet de comparer réellement les concerts.

14. Valley Center, 21 mars : la quatorzième formation prend la route

La première soirée retenue de l’année se déroule le 21 mars 2019 au Harrah’s Resort Southern California de Valley Center. L’annonce officielle la présente comme un rendez-vous américain avant le départ vers le Japon. Elle sert de charnière entre la formation renouvelée en 2018 et la tournée anniversaire de 2019 : six partenaires familiers entourent à nouveau Ringo, mais le retour d’Hamish Stuart impose de nouveaux morceaux et de nouvelles transitions.

Le théâtre d’un casino n’est ni le Budokan ni le Greek Theatre. Pourtant, une première date de cette nature peut être décisive : il faut faire fonctionner le programme devant le public, éprouver les liaisons entre chanteurs et vérifier la circulation des instruments. Le fait que les artistes soient chevronnés n’efface pas ce travail. Une chanson de l’Average White Band ne se substitue pas à un titre de 10cc en appuyant sur un bouton ; elle appelle une autre répartition du chant, des vents, de la basse et de la batterie.

Cette soirée possède son entrée dans l’index de 2019. La fiche évite de décrire Valley Center comme la première date d’une tournée exclusivement japonaise ou de compter l’étape en Amérique du Nord en août une seconde fois. Elle est la première des 34 représentations régulières. À l’échelle du trentième anniversaire, elle fonctionne comme un prologue : l’affiche est annoncée, les instruments sont en place, mais le long récit reste à écrire. Quelques jours plus tard, le groupe entre au Japon par Fukuoka, et les onze dates asiatiques donneront à cette première partie une identité géographique distincte.

15. Shanghai, 25 mars : la valeur d’une mention et la limite de la preuve

Entre la Californie et le Japon, une fiche évoque Shanghai le 25 mars 2019. C’est une information intéressante parce qu’elle ne possède pas le même statut que les concerts de Valley Center ou de Fukuoka. Le lieu précis n’est pas identifié dans le dossier transmis, et la date de la prestation éventuelle reste à confirmer. Une allusion à un événement musical en Asie, même lorsqu’elle vient d’un participant connu, ne suffit pas à établir une représentation complète de Ringo Starr & His All-Starr Band dans une ville et à un jour déterminés.

La tentation serait double. On pourrait supprimer Shanghai pour simplifier le calendrier, au risque de faire disparaître une piste de recherche. On pourrait aussi l’intégrer sans précaution dans les statistiques, fabriquant un trente-cinquième concert qui n’est pas corroboré par les annonces officielles et les sources comparées. Nous préférons une troisième voie : conserver la fiche, afficher son statut et la laisser hors des trente-quatre concerts retenus. L’incertitude ne devient pas un trou gênant à combler ; elle fait partie de l’état du savoir.

Cette convention est particulièrement utile pour les lecteurs spécialistes, habitués aux listes de concerts reproduites par des sites de fans. Une date peut se diffuser pendant des années par copies successives et finir par paraître établie uniquement parce qu’elle se retrouve partout. La fiche de Shanghai indique explicitement ce qui manque : une salle, une date corroborée et une preuve suffisante du spectacle. Le dossier ne prétend pas résoudre par une phrase un problème que les archives laissent ouvert. Il pose la question, ce qui est la meilleure manière d’éviter de tromper les lecteurs.

16. Fukuoka, Hiroshima, Sendai et Kōriyama : les quatre premières étapes japonaises

La tournée japonaise commence à Fukuoka le 27 mars, se poursuit à Hiroshima le 29, puis à Sendai le 1er avril et Kōriyama le 2. Quatre concerts, quatre contextes de salle, et déjà une belle leçon de géographie pour qui reconstitue un itinéraire à partir d’affiches parfois traduites. Le nom commercial Tokyo Electron Hall Miyagi ne signifie pas que le concert du 1er avril se tient à Tokyo : la salle est située à Sendai. La distinction pourrait sembler secondaire, mais elle est décisive pour identifier correctement les photographies et les témoignages.

Le All-Starr Band arrive dans ce pays avec une histoire ancienne. Les Beatles y avaient joué en 1966, et Ringo avait retrouvé les scènes japonaises dès la première tournée du collectif en 1989. Mais 2019 n’est pas une reconstitution de l’un ou l’autre de ces voyages. La formation joue désormais un panorama de succès liés à Toto, Santana, Men at Work et l’Average White Band, avec les chansons de Ringo comme points de ralliement. La mémoire des Beatles demeure très présente ; le son du spectacle raconte trente ans de renouvellements.

Les relevés japonais permettent de suivre la nouvelle distribution des voix, notamment les séquences de Hamish Stuart. Ils demandent toutefois une critique de source : il ne suffit pas de prendre une setlist détaillée à Tokyo et de l’appliquer rétrospectivement à Fukuoka. Les recherches sur l’ensemble de la tournée japonaise et celles consacrées à Sendai et Kōriyama préservent cette autonomie des concerts. L’itinéraire n’est pas seulement une ligne entre six villes : c’est une série de représentations que l’historien doit pouvoir distinguer une par une.

17. Tokyo, 3 puis 5, 6 et 7 avril : deux salles, quatre représentations

Tokyo occupe une place considérable dans la partie japonaise de 2019, mais la chronologie exige une précision que les résumés rapides gomment volontiers. Le 3 avril, Ringo se produit au Hitomi Kinen Kōdō. Les 5, 6 et 7 avril, trois autres concerts se tiennent au Tokyo Dome City Hall. Quatre soirées dans la même métropole ne signifient donc ni une résidence intégrale dans une seule salle ni un unique événement décliné sur plusieurs dates.

Le reportage de Tomoyuki Yamazaki publié par BARKS, accompagné de photographies de Masanori Doi, est un exemple de ce qu’une source contemporaine peut apporter au-delà d’une setlist. Il décrit Ringo lorsqu’il chante au premier plan puis retrouve sa batterie, ainsi que les échanges avec les partenaires. Le compte rendu fixe l’expérience d’une soirée précise ; il ne doit pas être présenté sans précaution comme la chronique des trois dates suivantes dans une autre salle.

La distinction entre les deux lieux aide également les collectionneurs. Un billet marqué Tokyo Dome City Hall ne documente pas la représentation du 3 avril ; une photographie non datée de Tokyo ne prouve pas automatiquement la présence d’un invité ou d’un morceau à chacune des quatre soirées. La bonne méthode consiste à relier les sources à leur événement avant de comparer les titres. Le détail importe d’autant plus que le All-Starr Band emploie un programme relativement stable : des chansons semblables peuvent encourager les confusions. C’est en respectant les lieux et les jours qu’on évite d’effacer les différences réelles.

18. Nagoya, Amagasaki, Osaka : les trois dernières scènes japonaises

Après Tokyo, le groupe se produit à Nagoya le 9 avril, à Amagasaki le 10 et à Osaka le 11. Ces trois concerts achèvent la série japonaise. L’ordre est important : Amagasaki appartient à l’aire urbaine d’Osaka, mais possède sa propre commune et sa propre salle, l’Amashin Archaic Hall. Le concert suivant se tient au Orix Theatre d’Osaka. Une annonce régionale peut rapprocher les deux lieux ; une concertographie ne doit pas les fusionner.

Les trois étapes confirment que le Japon de 2019 constitue une partie complète de la tournée, et non une simple apparition promotionnelle entre des engagements américains. Les onze représentations totalisées entre Fukuoka et Osaka ont leur propre logique de déplacement, leurs programmes datés et leur place dans la réception internationale du groupe. Ringo y défend le même principe d’alternance des voix que dans les salles des États-Unis, mais les documents locaux doivent être étudiés pour eux-mêmes.

La comparaison détaillée d’Amagasaki et d’Osaka montre comment deux soirées voisines peuvent se ressembler sans devenir une seule ligne de calendrier. La question est simple : que savons-nous de chaque date, et qu’est-ce qui provient d’une autre ? Elle est particulièrement précieuse pour les répertoires partagés, où le succès mondial des chansons de Toto ou de Men at Work peut donner l’impression que toutes les représentations étaient interchangeables. Le 11 avril clôt une séquence de onze concerts ; les prochaines dates régulières n’auront lieu que le 1er août au Canada.

19. Le 7 juillet à Los Angeles : Peace & Love hors du calendrier de concert

Entre le Japon du printemps et le retour sur les routes en août, Ringo fête son 79e anniversaire le 7 juillet 2019 à la Capitol Records Tower de Los Angeles. Le rassemblement annuel Peace & Love invite les fans du monde entier à penser, dire ou partager ce message à midi, selon leur heure locale. Des artistes proches de Ringo y participent, et le site officiel documente l’organisation de cette journée. Mais l’événement ne se confond pas avec un concert régulier du quatorzième All-Starr Band.

Cette distinction n’a rien d’hostile à la tradition. Le geste d’anniversaire est une composante authentique de la personnalité publique de Ringo, installée depuis 2008 et célébrée à Nice en 2018. Il participe à la même volonté de réunion que le All-Starr Band, mais utilise un autre format : rassemblement, interventions, hommage musical et moment symbolique. L’ajouter aux trente-quatre représentations de tournée serait mélanger deux catégories de faits. On peut raconter ce lien culturel sans faire entrer l’événement dans une colonne de salles de concert.

Le choix de la Capitol Tower possède également une résonance particulière pour l’histoire des Beatles et pour la discographie de Ringo aux États-Unis. Encore faut-il ne pas transformer cette proximité symbolique en affirmation sur des chansons ou des invités dont nous ne disposerions pas de la liste complète. Ce que l’annonce prouve, ce sont le lieu, la date, l’heure et l’intention du rassemblement. C’est amplement suffisant pour comprendre pourquoi l’année du trentième anniversaire ne se résume pas à ses trente-quatre soirées payantes : la vie de Ringo se prolonge aussi dans ces rituels collectifs.

20. Windsor, 1er août, puis Ravinia : le groupe repart en Amérique du Nord

La reprise de l’été commence à Windsor, dans l’Ontario, le 1er août, puis se poursuit au Ravinia Festival de Highland Park les 3 et 4 août. Trois dates rapprochées, mais deux contextes de scène différents. Le passage canadien ouvre le circuit nord-américain après plusieurs mois de pause ; les deux soirées du festival réunissent le groupe dans un cadre de plein air qui possède ses propres traditions musicales.

Les programmes méritent une lecture attentive. La fiche de Windsor a été enrichie d’un relevé daté qui précise notamment le refrain de Give Peace a Chance. Celles de Ravinia présentent des listes plus courtes, et certaines chansons figurant ailleurs en 2019 n’y sont pas indiquées. Il serait inexact d’en déduire mécaniquement que tous les spectateurs de l’Illinois ont entendu le programme complet du Greek Theatre ; il serait tout aussi imprudent de déclarer absents des titres simplement parce qu’une liste partielle les omet. La critique des sources doit préserver cette incertitude.

Le dossier consacré à Ravinia développe la répartition des voix et les différences de séquence. L’enjeu dépasse le simple inventaire. Depuis 1989, le All-Starr Band existe pour que chacun apporte sa musique et l’offre au groupe. À Ravinia, comme à Windsor, cette convention reste lisible malgré l’évolution du personnel : Ringo ouvre et relie, Rolie et Lukather ramènent Santana et Toto, Stuart introduit le funk, Hay retrouve Men at Work. Ce fonctionnement est le vrai fil conducteur des trente ans du projet, beaucoup plus que l’identité toujours changeante des salles.

21. Durham et les deux soirs du Ryman : Nashville, 7 et 8 août

Le parcours reprend à Durham le 6 août, puis gagne Nashville pour deux représentations au Ryman Auditorium les 7 et 8 août. Le Ryman possède une charge historique considérable dans la musique américaine : c’est un lieu où la tradition country et ses prolongements populaires ont trouvé une scène emblématique. Voir Ringo y interpréter les Beatles, ses succès solo et les œuvres de musiciens associés au rock FM ou au funk apporte une belle illustration de la circulation des genres.

La deuxième soirée de Nashville est particulièrement intéressante pour la présence signalée d’Emmylou Harris au final With a Little Help from My Friends. Cette participation appartient au 8 août et ne doit pas être transférée automatiquement à la veille. Le dossier distingue donc les invités propres à chaque soir de la composition régulière des sept musiciens. Une apparition éphémère peut compter énormément dans le souvenir d’un spectateur ; elle ne modifie pas pour autant l’effectif officiel de la tournée.

Les deux fiches du Ryman, reliées dans le calendrier final, permettent de préserver cette différence. Il est tentant de raconter « Ringo à Nashville » en une seule page et d’ajouter les éléments les plus séduisants des deux concerts. Mais cela fabriquerait une soirée imaginaire. La précision n’interdit pas le récit ; au contraire, elle permet de reconnaître ce qui rend une représentation particulière. Le All-Starr Band a été inventé pour accueillir les rencontres musicales. En 2019, le Ryman offre un cadre où cette philosophie prend un sens presque évident : des répertoires nés sur des routes différentes trouvent, pour quelques chansons, un espace commun.

22. Du 10 au 18 août : Virginie, Philadelphie, Woodstock et New York

La tournée traverse ensuite une partie de l’Est américain : Wolf Trap les 10 et 11 août, Roanoke le 13, Philadelphie le 14, Bethel le 16, Farmingville le 17 et New York le 18. Ces sept concerts ont chacun leur salle et leur public, même lorsque deux dates voisines utilisent une même affiche. Les deux soirées de Wolf Trap sont une bonne illustration du danger des récapitulatifs rapides : une liste de chansons d’un soir ne devient pas automatiquement celle du lendemain.

Bethel occupe une place particulière dans l’imaginaire du rock. Le site est associé à la mémoire de Woodstock, dont 2019 marque également le cinquantenaire. Il serait toutefois abusif d’en conclure que le All-Starr Band y a organisé un hommage officiel à toute l’histoire du festival sans document à l’appui. Le simple fait de se produire à Bethel donne au voyage une charge symbolique ; l’interprétation de cette charge doit rester distincte des intentions établies de Ringo et de ses partenaires.

La représentation du 18 août au Rooftop at Pier 17, à New York, réunit la formation régulière avec des participations invitées, notamment celle de Mark Rivera, crédité sur Work to Do et au final dans le dossier, ainsi que Billy Amendola aux percussions finales. Il est essentiel de ne pas généraliser ces apparitions à toute la tournée. La seconde moitié d’août démontre au contraire combien la formule est souple : le cœur du groupe reste stable, mais quelques invités viennent ponctuellement inscrire des relations personnelles dans l’architecture collective. Chaque apparition est un événement, pas une ligne permanente de personnel.

23. Du 20 au 26 août : Champaign, Prior Lake, Council Bluffs, Santa Fe et Phoenix

À partir du 20 août, la route prend la direction de l’Ouest : Champaign dans l’Illinois le 20, Prior Lake dans le Minnesota le 22, Council Bluffs dans l’Iowa le 23, puis Santa Fe le 25 et Phoenix le 26. Cinq concerts en sept jours représentent une suite soutenue, mais les musiciens ont désormais un programme éprouvé depuis le printemps. Les longues distances ne rendent pas tous les concerts identiques : le type de salle, la scène, les conditions de son et les attentes du public changent avec le paysage.

Le All-Starr Band est particulièrement adapté à ce circuit d’amphithéâtres, de théâtres et de complexes de divertissement. Les spectateurs peuvent y venir avec des préférences très différentes, de Santana à Toto, de Men at Work aux Beatles. Le pari consiste à faire de cette diversité un spectacle cohérent. Ringo apporte les retours familiers de Photograph et de Yellow Submarine ; Hamish Stuart transforme la couleur du répertoire avec l’Average White Band ; Steve Lukather et Gregg Rolie assurent des moments de rock électrique et d’orgue immédiatement reconnaissables.

Pour reconstituer cette semaine, le journaliste doit se méfier des variantes de noms de salles. Un casino, un complexe et une scène de plein air peuvent apparaître sous des libellés différents dans les agendas. La fiche de Council Bluffs conserve le nom retenu par le dossier, tandis que d’autres sources peuvent employer une désignation commerciale de l’espace de concert. Ce qui compte, ce n’est pas de choisir arbitrairement le titre le plus familier, mais de conserver la ville et la date afin d’éviter la création de doublons. La tournée progresse vers les quatre dernières scènes de Californie.

24. Du 29 août au 1er septembre : la Californie ramène le groupe au Greek Theatre

Après Phoenix, le groupe se produit à Oakland le 29 août, Lincoln le 30, Paso Robles le 31 et enfin au Greek Theatre de Los Angeles le 1er septembre. Quatre soirées en quatre jours ferment la saison. L’annonce initiale avait placé Oakland à un autre jour ; la concertographie retenue reflète la représentation finalement documentée. Cette différence entre le calendrier publicitaire et le calendrier joué n’est pas un incident mineur : elle montre pourquoi le dernier mot revient aux sources datées de l’événement.

Le Greek Theatre occupe une place particulière dans l’histoire de Ringo et de ses All-Starrs. La première génération y avait joué en septembre 1989, et bien d’autres formations y sont revenues depuis. La salle fait office de point de ralliement, presque de repère musical entre des générations de collaborateurs. Pourtant, personne ne doit imaginer une continuité sans rupture : l’équipe de 2019 ne joue ni le même programme ni avec les mêmes musiciens que celle de 1989.

Ce retour offre une conclusion parfaite sur le plan dramaturgique. Les chansons de l’Average White Band, de Toto, de Men at Work et de Santana ont désormais traversé le Japon, le Canada et une large partie des États-Unis avec Ringo. La présence d’anciens partenaires au final donnera à cette dernière soirée un caractère exceptionnel. La recherche de fond consacrée aux vingt-deux concerts nord-américains examine les étapes de la campagne américaine, les ajouts de dates et les écarts de programmes. Le calendrier général retient le 1er septembre à Los Angeles, conformément aux annonces contemporaines et aux témoignages du concert.

25. Le Greek Theatre du 1er septembre : une réunion d’anciens All-Starrs

Le 1er septembre 2019, le concert final dépasse le cadre ordinaire de la tournée. Pour With a Little Help from My Friends, Ringo accueille plusieurs anciens membres et proches du All-Starr Band : Joe Walsh, Nils Lofgren, Jim Keltner, Edgar Winter, Richard Page, Eric Carmen et Wally Palmar figurent parmi les participants cités dans les témoignages et les relevés. Chacun renvoie à une autre période du projet, parfois à ses toutes premières années.

Il serait tentant d’en faire une simple photo de groupe. Or le symbole est plus fort quand on l’écoute : des musiciens qui ont porté des répertoires très différents reviennent sur une scène où le partage des voix est la règle depuis trois décennies. Le final emprunte aux Beatles, mais fonctionne aussi comme une déclaration de fidélité à l’idée de 1989. Ringo réunit ses amis autour d’une chanson qui demande, littéralement, un peu d’aide. La formule est presque trop parfaite pour être inventée ; c’est précisément pourquoi elle appelle un récit factuel plutôt qu’une amplification romantique.

Les invités sont ceux de cette soirée, pas des titulaires de l’ensemble du circuit. Le groupe régulier demeure composé de sept musiciens, et les noms du final doivent être reliés au concert de Los Angeles. Les témoignages indépendants et les sources discographiques permettent de recouper l’événement. L’enquête consacrée aux caméras du Greek Theatre rappelle également que la captation publiée plus tard relève d’un choix éditorial : elle fixe une version de cette soirée, non l’expérience intégrale de chaque spectateur.

26. 1er ou 2 septembre ? Quand deux communiqués officiels se contredisent

Le Greek Theatre 2019 présente une difficulté que l’on ne devrait pas cacher : les annonces publiées au moment de la tournée et les chroniques de septembre 2019 situent le concert au dimanche 1er septembre. Une communication accompagnant l’édition commerciale de 2022 écrit pourtant 2 septembre 2019. Il serait trop commode de choisir la dernière source par réflexe, au motif qu’elle provient également de l’entourage officiel. Les documents ont des fonctions et des dates différentes.

La source de janvier 2019 indique le 1er septembre comme conclusion prévue ; les relevés de concerts, des reportages datés et l’historique des représentations corroborent cette journée. La note de 2022 porte sur la diffusion du film et comporte vraisemblablement une erreur de datation. Cette dernière appréciation est une inférence documentaire, non une information directement déclarée par l’artiste. À ce jour, elle ne justifie pas la création d’une deuxième fiche de concert au 2 septembre.

Le dossier conserve donc les deux mentions, les explique et retient le 1er septembre 2019 pour le spectacle. La règle est plus générale : un communiqué officiel peut être fiable sur l’existence d’un disque et ses supports, tout en étant moins précis sur une date d’événement antérieur. On ne discrédite pas toute la source pour une erreur, et l’on ne transforme pas une erreur en réalité parce qu’elle figure sur un document prestigieux. C’est cette critique mesurée qui permet de raconter l’histoire du rock avec la même exigence que les archives d’une période bien plus ancienne.

27. Du concert de 2019 au live de 2022 : deux histoires sur un même disque

Le spectacle final de 2019 devient ensuite un objet discographique : Live at the Greek Theater 2019, publié sur plusieurs supports le 25 novembre 2022, avec une diffusion numérique annoncée pendant la même semaine. Le titre rappelle l’année de la captation, mais la parution intervient plus de trois ans après. Cette distinction est essentielle lorsqu’on consulte des catalogues : l’année d’enregistrement, celle de l’édition et celle d’une éventuelle réédition ne sont pas interchangeables.

Le projet paraît en CD, DVD, Blu-ray et double vinyle jaune selon l’annonce officielle. Les listes de titres et les crédits présentent des différences de format ; Work to Do est notamment signalé dans certaines éditions et pas dans toutes. Le disque n’est donc pas une transcription neutre du déroulement complet : c’est une édition de spectacle, construite pour des supports dont les contraintes et le montage diffèrent. Le choix des plans, la durée des transitions et l’ordre des chansons demandent une comparaison attentive.

Cette parution donne toutefois au trentième anniversaire une seconde vie. Elle rend audible et visible la quatorzième formation, ses six partenaires réguliers, les chansons de l’Average White Band et le final entouré d’anciens All-Starrs. La recherche sur la captation et ses éditions suit ce trajet entre la scène et les supports commerciaux. Pour un collectionneur, il est important de ne pas assimiler le « live 2019 » au « disque publié en 2019 ». Pour un lecteur moins spécialiste, cette séparation offre un repère simple : 2019, le concert ; 2022, l’édition.

28. 2020–2021 : les calendriers qui n’ont pas eu lieu et la fin d’un cycle

Une dernière partie de la rubrique 2019 paraît, à première vue, désorientante : plusieurs dizaines de fiches portent les dates de 2020 et 2021. Elles correspondent à des engagements annoncés puis reportés pendant la pandémie de COVID-19. Les conserver sous le même ensemble historique a du sens, puisqu’elles prolongent la logique de programmation du groupe actif à la fin de 2019. Mais elles ne doivent jamais augmenter le total de 34 concerts joués en 2019.

Dans l’état de l’index, 25 fiches de 2020 et 19 fiches de 2021 sont identifiées comme des dates reportées. Certaines annonces de 2020 ont été corrigées, notamment pour les villes canadiennes et les concerts de la côte Est. Le fait qu’un calendrier officiel ait été imprimé ne suffit pas à établir que les artistes sont montés sur scène ; en l’occurrence, la suspension des tournées a précisément interrompu cette possibilité. Les plans de reprise se succèdent avant le retour effectif des concerts en 2022.

Leur conservation appartient pleinement au travail de l’historien. Les annulations et reports disent quelque chose des contraintes de l’industrie musicale, des relations entre artistes et salles, des billets vendus et des attentes du public. Ils documentent un temps où la scène s’est interrompue sans que la mémoire des tournées cesse de se construire. Le calendrier critique présente donc ces quarante-quatre notices dans des sections distinctes, avec un statut clair. Cette méthode évite une erreur qui serait spectaculaire sur le papier : faire du groupe de 2019 une formation ayant joué soixante-dix-huit concerts en trois ans, alors que les archives attestent un programme bouleversé et différé.

29. Le calendrier critique : 79 fiches pour 34 concerts réellement joués

Le calendrier ci-dessous conserve 79 fiches datées associées à cette période : 34 concerts documentés en 2019, une mention non confirmée pour Shanghai et 44 dates annoncées pour 2020–2021 puis reportées. Ces catégories ne sont pas équivalentes. Les liens ouvrent les fiches individuelles et leurs notices de méthode.

Mars et avril 2019 — Californie, onze concerts japonais et une mention incertaine

Date et lieu Statut critique
21 mars 2019 — Harrah’s Resort Southern California, Valley Center, Californie, États-Unis Concert retenu en 2019
25 mars 2019 — lieu non précisé, Shanghai, Chine — date à documenter Shanghai : date et salle non confirmées
27 mars 2019 — Sun Palace Hall, Fukuoka, Japon Concert retenu en 2019
29 mars 2019 — Ueno Gakuen, Hiroshima, Japon Concert retenu en 2019
1er avril 2019 — Tokyo Electron Hall Miyagi, Sendai, Japon Concert retenu en 2019
2 avril 2019 — Shimin Center, Koriyama, Japon Concert retenu en 2019
3 avril 2019 — Hitomi Kinen Kodo, Tokyo, Japon Concert retenu en 2019
5 avril 2019 — Tokyo Dome City Hall, Tokyo, Japon Concert retenu en 2019
6 avril 2019 — Tokyo Dome City Hall, Tokyo, Japon Concert retenu en 2019
7 avril 2019 — Tokyo Dome City Hall, Tokyo, Japon Concert retenu en 2019
9 avril 2019 — Zepp, Nagoya, Japon Concert retenu en 2019
10 avril 2019 — Amashin Archaic Hall, Amagasaki, Japon Concert retenu en 2019
11 avril 2019 — Orix Theatre, Osaka, Japon Concert retenu en 2019

Août et septembre 2019 — vingt-deux concerts nord-américains

Date et lieu Statut critique
1er août 2019 — Caesar’s in Windsor, Windsor, Ontario, Canada Concert retenu en 2019
3 août 2019 — Ravinia Festival (Pavilion), Highland Park, Illinois, États-Unis Concert retenu en 2019
4 août 2019 — Ravinia Festival (Pavilion), Highland Park, Illinois, États-Unis Concert retenu en 2019
6 août 2019 — DPAC, Durham, Caroline du Nord, États-Unis Concert retenu en 2019
8 août 2019 — The Ryman, Nashville, Tennessee, États-Unis Concert retenu en 2019
10 août 2019 — Wolf Trap, Vienna, Virginie, États-Unis Concert retenu en 2019
11 août 2019 — Wolf Trap, Vienna, Virginie, États-Unis Concert retenu en 2019
13 août 2019 — Berglund Center Coliseum, Roanoke, Virginie, États-Unis Concert retenu en 2019
14 août 2019 — The Met Philadelphia, Philadelphia, Pennsylvanie, États-Unis Concert retenu en 2019
16 août 2019 — Bethel Woods Center For The Arts, Bethel, État de New York, États-Unis Concert retenu en 2019
17 août 2019 — Long Island Community Hospital Amphitheater, Farmingville, État de New York, États-Unis Concert retenu en 2019
18 août 2019 — The Rooftop at Pier 17, New York, État de New York, États-Unis Concert retenu en 2019
20 août 2019 — State Farm Center, Champaign, Illinois, États-Unis Concert retenu en 2019
22 août 2019 — Mystic Lake Casino, Prior Lake, Minnesota, États-Unis Concert retenu en 2019
23 août 2019 — Harrah’s Council Bluffs Casino, Council Bluffs, Iowa, États-Unis Concert retenu en 2019
25 août 2019 — Santa Fe Opera House, Santa Fe, Nouveau-Mexique, États-Unis Concert retenu en 2019
26 août 2019 — Celebrity Theatre, Phoenix, Arizona, États-Unis Concert retenu en 2019
29 août 2019 — Paramount Theatre, Oakland, Californie, États-Unis Concert retenu en 2019
30 août 2019 — Thunder Valley Casino Resort, Lincoln, Californie, États-Unis Concert retenu en 2019
31 août 2019 — Vina Robles Amphitheatre, Paso Robles, Californie, États-Unis Concert retenu en 2019
1er septembre 2019 — The Greek Theater, Los Angeles, Californie, États-Unis Concert retenu en 2019
7 août 2019 — Ryman Auditorium, Nashville, Tennessee, États-Unis Concert retenu en 2019

Archives de 2020 — vingt-cinq dates reportées, hors concerts joués

Date et lieu Statut critique
29 mai 2020 — Casino Rama Resort, Rama, Ontario, Canada — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
30 mai 2020 — Casino Rama Resort, Rama, Ontario, Canada — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
2 juin 2020 — Beacon Theatre, New York, État de New York, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
3 juin 2020 — Beacon Theatre, New York, État de New York, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
5 juin 2020 — Beacon Theatre, New York, État de New York, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
6 juin 2020 — State Theatre, Easton, Pennsylvanie, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
7 juin 2020 — Count Basie Theatre, Red Bank, New Jersey, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
9 juin 2020 — Cross Insurance Center, Bangor, Maine, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
10 juin 2020 — Boch Center Wang Theatre, Boston, Massachusetts, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
11 juin 2020 — Bank of New Hampshire Pavilion, Gilford, New Hampshire, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
13 juin 2020 — Providence Performing Arts Center, Providence, Rhode Island, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
14 juin 2020 — Paramount Theatre, Asbury Park, New Jersey, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
15 juin 2020 — The Modell Lyric, Baltimore, Maryland, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
16 juin 2020 — The Modell Lyric, Baltimore, Maryland, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
17 juin 2020 — The Modell Lyric, Baltimore, Maryland, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
19 juin 2020 — Tanglewood, Lenox, Massachusetts, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
20 juin 2020 — PPG Paints Arena, Pittsburgh, Pennsylvanie, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
21 juin 2020 — Metropolitan Opera House, Philadelphia, Pennsylvanie, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
22 juin 2020 — Mystic Lake Casino, Prior Lake, Minnesota, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
23 juin 2020 — Cobb Energy Performing Arts Centre, Atlanta, Géorgie, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
24 juin 2020 — Cobb Energy Performing Arts Centre, Atlanta, Géorgie, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
26 juin 2020 — The St. Augustine Amphitheatre, St Augustine, Floride, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
27 juin 2020 — Hard Rock Casino, Hollywood, Floride, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
28 juin 2020 — Ruth Eckerd Hall, Clearwater, Floride, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
20 octobre 2020 — Auditorio Nacional, Mexico City, Mexico — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée

Archives de 2021 — dix-neuf dates reportées, hors concerts joués

Date et lieu Statut critique
1er juin 2021 — Paramount Theatre, Asbury Park, New Jersey, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
3 juin 2021 — Boch Center Wang Theatre, Boston, Massachusetts, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
5 juin 2021 — Bank of New Hampshire Pavilion, Gilford, New Hampshire, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
7 juin 2021 — State Theatre, Easton, Pennsylvanie, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
8 juin 2021 — Beacon Theatre, New York, État de New York, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
9 juin 2021 — Beacon Theatre, New York, État de New York, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
11 juin 2021 — Beacon Theatre, New York, État de New York, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
12 juin 2021 — Count Basie Theatre, Red Bank, New Jersey, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
13 juin 2021 — Providence Performing Arts Center, Providence, Rhode Island, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
15 juin 2021 — Modell Lyric Theatre, Baltimore, Maryland, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
16 juin 2021 — Modell Lyric Theatre, Baltimore, Maryland, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
18 juin 2021 — PPG Paints Arena, Pittsburgh, Pennsylvanie, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
19 juin 2021 — Tanglewood, Lenox, Massachusetts, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
20 juin 2021 — Metropolitan Opera House, Philadelphia, Pennsylvanie, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
22 juin 2021 — Cobb Energy Centre, Atlanta, Géorgie, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
23 juin 2021 — Cobb Energy Centre, Atlanta, Géorgie, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
25 juin 2021 — St. Augustine Amphitheatre, St. Augustine, Floride, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
26 juin 2021 — Hard Rock Casino, Hollywood, Floride, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée
27 juin 2021 — Ruth Eckerd Hall, Clearwater, Floride, États-Unis — date reportée Date annoncée puis reportée — non jouée

30. Sources commentées, études liées et incertitudes à conserver

L’enquête croise annonces officielles, inventaires de concerts, comptes rendus contemporains et études musicales du site. Les sources n’ont pas toutes la même fonction : un calendrier d’annonce prouve l’intention, un compte rendu daté documente une représentation, une édition discographique établit l’existence d’un produit commercial. Les divergences, notamment au Greek Theatre, doivent rester visibles.

Documents et sources externes

Études connexes de Yellow-Sub.net

État de la recherche : Shanghai, 25 mars 2019, demeure une mention à documenter. Le concert final de Los Angeles est retenu au 1er septembre, malgré la datation divergente d’un communiqué de 2022. Les archives 2020 et 2021 restent classées « dates reportées » et ne sont pas des spectacles de 2019.

Mise au point historique et documentaire

La communication du 28 janvier 2019 annonce les trente ans du projet et une équipe comprenant Steve Lukather, Colin Hay, Gregg Rolie, Warren Ham, Gregg Bissonette et Hamish Stuart. Elle présente un parcours japonais du 27 mars à Fukuoka au 11 avril à Osaka et des dates américaines jusqu’au Greek Theatre. La source promotionnelle établit un calendrier proposé, non une concertographie exhaustive : les trente-quatre spectacles retenus ici et leurs set-lists doivent être étayés par des pièces propres à chaque représentation. Le Greek Theatre de 2019 doit être distingué des concerts enregistrés en 1989.

Corpus : Ringo Starr, historique officiel ; The Beatles, 30 ans du All-Starr Band ; Ringo Starr, tournée automnale 2026. Le programme de chaque soirée exige une source propre à cette date.

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