Vingt-six albums studio en cinquante-six ans, plus cinq œuvres classiques, quatre disques électroniques et deux publications sous pseudonyme : la discographie solo complète de Paul McCartney, dans l’ordre, avec les classements, les correctifs et les dossiers associés.
De Mary Hopkin à Beyoncé, de Steve Miller aux Rolling Stones : enquête complète sur les collaborations de Paul McCartney après les Beatles — dates, studios, crédits, citations et correctifs factuels.
Il existe une accusation qui poursuit Paul McCartney depuis un demi-siècle, et il a eu l’élégance de la transformer en numéro un mondial : celle d’écrire des chansons d’amour idiotes. L’accusation est fausse pour une raison très simple, que ce classement voudrait démontrer pas à pas — non pas parce que les chansons seraient plus […]
Il y a des chansons tardives qui sentent la naphtaline, et d’autres qui donnent l’impression d’ouvrir une fenêtre. « My Valentine » appartient à cette seconde espèce : une ballade jazz signée Paul McCartney à plus de soixante-dix ans, qui ne cherche ni l’exploit vocal ni le clin d’œil nostalgique, mais l’évidence. Née sous la pluie d’un séjour au Maroc, écrite sur un piano d’hôtel comme on griffonne une lettre qu’on n’osait plus envoyer, elle raconte un pacte minuscule et immense : si le monde se gâte, on s’en fiche, tant qu’on traverse ensemble. Sur Kisses On The Bottom, disque de salon loin des amplis, la chanson se glisse parmi les standards avec une élégance insolente, portée par la production feutrée de Tommy LiPuma, le toucher de Diana Krall, une orchestration qui respire — et la guitare d’Eric Clapton, revenu à Abbey Road comme on revient dans une pièce hantée mais apaisée. Des clips noir et blanc avec Natalie Portman et Johnny Depp jusqu’au duo de 2025 avec Barbra Streisand, « My Valentine » a pris une drôle de route : celle d’un standard moderne. Voici pourquoi cette tendresse-là, chez un ex-Beatle, est encore un geste rock.
Après s’être offert une parenthèse de velours avec Kisses on the Bottom, Paul McCartney revient en 2013 avec un mot qui sonne comme un défi lancé à la nostalgie : New. Trois lettres pour rappeler qu’il préfère le chantier à la vitrine, le présent au patrimoine, le risque du faux pas à la tournée-mémoire au kilomètre. À 71 ans, Macca s’entoure de quatre producteurs (Mark Ronson, Paul Epworth, Ethan Johns, Giles Martin) et transforme le studio en terrain de jeu : pop solaire et immédiate sur la chanson titre, rock qui mord sur Save Us et Queenie Eye, souvenirs sans emphase sur Early Days, dépouillement quasi embarrassant de sincérité sur Hosanna et la confession cachée de Scared. Le miracle, c’est que cette diversité ne tourne jamais au patchwork : tout tient par le songwriting, par ce goût intact de l’évidence mélodique, et par cette joie têtue de se mettre en danger. New n’est pas un “disque de plus” dans une discographie tentaculaire : c’est une méthode, une façon de rester vivant quand le monde voudrait vous transformer en statue.
Paul McCartney revisite le standard It’s Only A Paper Moon sur son album Kisses On The Bottom, offrant une interprétation délicate et raffinée. Entouré de musiciens de renom comme Diana Krall et John Pizzarelli, il insuffle une touche de modernité à ce classique du Great American Songbook. Enregistrée aux légendaires Capitol Studios, cette version mêle respect des traditions et approche intime, faisant de cette reprise un hommage vibrant à l’élégance intemporelle du jazz.
Dans son album Kisses On The Bottom (2012), Paul McCartney revisite le classique « Get Yourself Another Fool », popularisé par Sam Cooke. Accompagné d’Eric Clapton et Diana Krall, il en propose une version intime et raffinée, mêlant jazz et blues. Avec une interprétation émotive et des arrangements soignés, McCartney rend hommage à la tradition musicale qui l’a influencé tout en y apportant sa touche personnelle.
En 2012, Paul McCartney surprend avec Kisses on the Bottom, un album hommage aux standards de son enfance. Parmi eux, The Glory of Love, chanson emblématique de 1936, se distingue par une interprétation intimiste et touchante. Grâce à une suggestion de Diana Krall, McCartney choisit une approche minimaliste, mettant en valeur la sincérité de sa voix. Accompagné par des musiciens de talent, il insuffle à ce classique une nouvelle vie, prouvant une fois de plus son amour pour la musique intemporelle.
Sur Kisses On The Bottom (2012), Paul McCartney reprend More I Cannot Wish You, une chanson de la comédie musicale Guys And Dolls. Ce morceau, empreint de tendresse, exprime un vœu universel : souhaiter à un être cher l’amour véritable plutôt que des richesses matérielles. McCartney l’interprète avec une sensibilité poignante, accompagné d’une orchestration délicate. Son approche intimiste donne à cette chanson méconnue une nouvelle profondeur, touchant directement au cœur de l’auditeur.
En 2012, Paul McCartney revisite The Inch Worm, un standard de Frank Loesser popularisé par Danny Kaye en 1952. Enregistrée aux Capitol Studios avec Diana Krall et un chœur d’enfants, cette version issue de Kisses on the Bottom allie douceur nostalgique et sophistication jazzy. À travers cette interprétation délicate, McCartney met en lumière la dualité entre rigueur mathématique et poésie enfantine, offrant un hommage respectueux et une réinterprétation pleine d’émotion.












