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Le Claypool Lennon Delirium : le Delirium rallume l’alarme avec “WAP” : nouveau single et concerts !!

The Claypool Lennon Delirium revient avec le single “WAP (What A Predicament)” et une tournée Claypool Gold 2026 qui mêle Primus, Frog Brigade et Delirium. Thèmes IA, psyché, concept-album : découvrez ce que Sean Ono Lennon ajoute au chaos. Cliquez pour tout savoir.

Ils ne reviennent pas en ouvrant doucement la porte : ils la claquent, rient dans le couloir et te laissent un goût de psychédélisme sur la langue. The Claypool Lennon Delirium sort de son hibernation avec un single au titre volontairement piégé, “WAP (What A Predicament)”, et l’idée derrière le clin d’œil est plus acide qu’il n’y paraît : morale, IA, optimisation sans empathie, époque qui patine et machines qui accélèrent. Surtout, ce retour sert de détonateur à Claypool Gold, une tournée 2026 pensée comme un mini-festival ambulant où Primus, Les Claypool’s Fearless Flying Frog Brigade et le Delirium se croisent, se contaminent, et promettent des setlists mouvantes plutôt qu’un show sous cloche. Au centre, Les Claypool, metteur en scène du groove bizarre, et Sean Ono Lennon, héritier qui a choisi le détour : pas la nostalgie, mais l’atelier, la texture, l’étrangeté qui respire. Le tout annonce déjà plus grand qu’un simple single : un opéra techno-psyché-rock en gestation, un disque-concept qui veut parler du présent sans renoncer au délire. Dates, enjeux, et pourquoi ce chaos pourrait être exactement ce qu’il nous fallait : on fait le point.

Les Beatles fantômes : quand McCartney continue la phrase après 1970

Paul McCartney après 1970 : Maybe I’m Amazed, Coming Up, Calico Skies… Trois chansons solo qui portent l’ADN des Beatles, comme des pièces manquantes d’un univers parallèle. Analyse, uchronie et pistes d’écoute : plongez et (re)découvrez-les.

Après 1970, le rêve Beatles ne s’est pas éteint : il s’est déplacé. Le groupe se dissout, mais la grammaire qu’il a inventée continue de circuler, comme une lumière qui change de pièce. Et Paul McCartney devient alors un cas presque irritant pour la critique : trop doué, trop mélodique, trop “évident” pour être jugé dangereux. Sauf que l’évidence, chez lui, est une architecture camouflée : des modulations qui glissent sans prévenir, des ponts qui ouvrent des portes secrètes, une émotion tenue à bout de bras sans jamais verser dans la grimace. Certaines de ses meilleures chansons solo donnent même un vertige particulier : elles semblent bâties pour quatre, avec des harmonies fantômes et des espaces où l’on imagine la guitare de George, la frappe de Ringo, l’aiguillon de John, l’oreille de Martin derrière la vitre. Dans cet article, on suit trois jalons qui dessinent une uchronie crédible — Maybe I’m Amazed, Coming Up, Calico Skies — trois décennies, trois humeurs, une même preuve : le génie mélodique de McCartney n’a pas pris fin en 1970, il a simplement continué sans ses trois complices. Et c’est précisément cette solitude qui rend ces morceaux si bouleversants : ils sonnent comme des portes entrouvertes sur un monde qui n’a jamais eu lieu.

Olympia, trois sets, huit chansons : le 19 janvier 1964, les Beatles tiennent Paris

Beatles Olympia Paris 19 janvier 1964 : trois passages, huit chansons, un public qui écoute, Vartan en coulisses, Musicorama sur Europe 1, et le George V en forteresse. Plongez dans le quatrième soir où Paris devient un sas avant l’Amérique. À lire sur Yellow-Sub.net.

Le 19 janvier 1964, les Beatles vivent à Paris leur quatrième soir à l’Olympia, et ce n’est déjà plus une simple escale : c’est une charnière. Dans la cathédrale du music-hall français, ils apprennent à tenir debout dans un système qui ne leur appartient pas : une affiche de revue, des entractes, des hiérarchies, un public qui écoute autant qu’il crie. Ce jour-là, ils remettent l’ouvrage sur le métier trois fois, huit chansons à chaque passage, en rafales courtes où tout doit frapper juste : les harmonies, les hurlements, le rock’n’roll ramassé comme un combat. Entre deux montées sur scène, Paris se dilate et se referme : les coulisses où l’on croise Sylvie Vartan, la radio (Musicorama/Europe 1) qui agrandit la salle, et le George V où l’on se cache, où l’on rit, où l’on compose pour rester maître du vertige. Juste avant l’Amérique, ce quatrième soir raconte le dernier moment où l’on peut encore voir les Beatles travailler — et sentir, dans les détails, le temps hésiter avant d’accélérer pour de bon.

Dear John : la nuit où McCartney rend Lennon vivant (Rock Hall 1994)

John Lennon Rock & Roll Hall of Fame 1994 : Paul McCartney lit “Dear John” devant Yoko et Sean. Souvenirs, coulisses et cassettes “for Paul” : la nuit où l’icône redevient un ami. À lire sur Yellow-Sub.net.

Le 19 janvier 1994, à New York, la Rock & Roll Hall of Fame sort le smoking pour introniser John Lennon en solo. Sauf que l’homme manque sur scène, et que le rock, né pour bousculer les cérémonials, se retrouve à nouveau empaqueté dans les honneurs. Alors Paul McCartney s’avance. Pas pour un hommage de circonstance, ni pour valider la légende, mais pour faire quelque chose de plus risqué : parler à John comme à un ami. Il lit une lettre, “Dear John”, et le protocole se fissure. Woolton avant The Beatles, le Typhoo tea fumé en cachette, Julia et son ukulélé, le Cavern joué “en faux blues”, les nuits glacées de Hambourg, les idoles croisées dans les couloirs, les regards complices en studio, et puis, plus tard, les coups de fil, le pain qui cuit, Sean qui grandit. Avec Yoko Ono et Sean dans la salle, l’intronisation devient transmission, et même carrefour : en coulisses, ces cassettes “for Paul” qui rallument l’électricité et préparent un futur inattendu. Retour sur une soirée où Lennon est honoré, mais surtout, l’espace d’une lettre, redevient vivant.

Les Beatles au tribunal des ondes : quand la censure fabrique la légende

Censure des Beatles : de la BBC à la pochette butcher cover, découvrez les chansons bannies, les clips refusés et les polémiques (A Day in the Life, Walrus, Come Together…). Pourquoi ces interdits ? Plongez dans l’envers des sixties et lisez l’enquête.

On aime raconter les Beatles comme une ligne droite : quatre garçons, des refrains parfaits, une conquête mondiale. Mais l’histoire réelle est pleine de barrières, de tampons administratifs et de petites paniques morales. À mesure que Lennon, McCartney, Harrison et Starr poussent la pop vers la psyché, le collage et l’ambiguïté, la machine se frotte à ceux qui veulent tenir la jeunesse par la main : la BBC et sa pop sous surveillance, des radios qui bégayent dès qu’un mot ressemble à une allusion, des règles absurdes sur les marques, le sacré ou le playback. Résultat : des chansons bannies ou “déconseillées” (A Day in the Life, I Am the Walrus, Come Together…), un clip de Hello, Goodbye coincé dans la guerre du miming, des censures tardives dictées par l’actualité, et même une pochette — le fameux butcher cover — retirée en urgence par Capitol. Sans oublier les interdits géographiques et les crises diplomatiques, des Philippines à “plus populaires que Jésus”. Ce panorama n’est pas un musée du scandale : c’est un miroir. Car ce qu’on a voulu interdire révèle surtout ce que l’époque redoutait. Et chez les Beatles, l’ironie est magnifique : chaque “non” a souvent fabriqué plus de désir, plus de mythe, plus de légende. Plongez dans ces zones de friction où la pop rencontre le pouvoir, et où l’interdit éclaire, au lieu d’éteindre.

Ringo Starr : deux chansons-refuges pour survivre aux Beatles

Ringo Starr révèle ses deux chansons Beatles comme des refuges : Don’t Pass Me By, peur d’être laissé derrière, et Octopus’s Garden, rêve d’un abri sous la mer. Une lecture intime de la fin des Beatles, entre fuite, douceur et survie.

On a longtemps raconté Ringo Starr comme une parenthèse souriante au milieu des génies. Pourtant, ses deux chansons Beatles – Don’t Pass Me By et Octopus’s Garden – ressemblent moins à des récréations qu’à des messages de survie envoyés depuis un navire qui prend l’eau. L’une supplie qu’on ne le laisse pas sur le bord de la route, l’autre invente un refuge sous-marin où l’on respire enfin, loin des réunions, des egos et des tempêtes. Entre l’anecdote des œufs-frites, la fuite en Sardaigne et le coup de main fraternel de George Harrison, se dessine un Ringo inattendu : pas le “quatrième Beatle”, mais le ciment émotionnel, l’homme du tempo intérieur, celui qui choisit la douceur comme arme et la simplicité comme courage. Revenir sur ces deux titres, c’est réapprendre à écouter ce que Ringo disait sans hausser la voix : j’ai besoin d’air, j’ai besoin d’un endroit sûr, j’ai besoin qu’on arrête de confondre discrétion et faiblesse. Et si, finalement, la plus belle façon de survivre au génie, c’était de construire un jardin secret au fond de la mer ?

Some Time in New York City : Lennon en mode tract, et la légende qui se fissure

Some Time in New York City : Lennon se juge, se contredit et transforme le rock en tract avec Yoko Ono. Pourquoi cet album militant a divisé, daté… et reste un document clé de l’après-Beatles. Lisez l’analyse.

Chez John Lennon, le génie n’a jamais été un point final : plutôt une cible mouvante, qu’il prenait un malin plaisir à tirer lui-même en plein vol. Capable d’écrire des chansons qui semblent tomber du ciel, il pouvait, dans la foulée, les regarder comme des brouillons imparfaits, des occasions manquées, des mythes trop lourds à porter. Cette sévérité n’est pas une coquetterie : c’est une manière de rester vivant, de refuser la statue, de saboter l’encens avant qu’il ne se solidifie. Et c’est précisément ce qui rend Some Time in New York City si fascinant. Ce disque n’essaie pas d’être intemporel : il veut être utile, immédiat, urgent. Un album qui ressemble à un mur de slogans, à un carnet militant, à une affiche collée à la hâte dans une ville nerveuse. Lennon et Yoko Ono y avancent sans filtre, avec l’envie d’intervenir, quitte à perdre le mystère, la nuance, parfois même la musique. Résultat : un objet daté, controversé, souvent rejeté… mais terriblement révélateur. Parce qu’on y entend, à nu, le moment où Lennon veut changer le monde avec des mots trop directs, et découvre que le rock, quand il se fait tract, peut se retourner contre son propre mythe.

George Harrison, “The Quiet One” qui tranche : le jour où il a détruit les Hollies

George Harrison démonte la reprise des Hollies de If I Needed Someone (1965) : “poubelle”, ego, rivalités British Invasion et enjeu d’auteur sur Rubber Soul. Plongez dans l’épisode et ses conséquences.

On a longtemps rangé George Harrison dans la case pratique du “Quiet One” : le discret, le poli, celui qui laisse Lennon et McCartney faire du bruit pendant qu’il tisse des riffs dans l’ombre. Sauf que le silence, chez George, n’a jamais signifié la douceur. Il avait cette manière de frapper sans hausser le ton, d’être glacial sans jouer la provocation, et ses phrases devenaient d’autant plus violentes qu’on ne les voyait pas venir. En 1965, au moment où Rubber Soul marque un tournant, Harrison signe l’une de ses premières vraies victoires d’auteur : If I Needed Someone, chanson d’amour nerveuse, retenue, presque conditionnelle. Et voilà qu’une reprise des Hollies paraît quasi en même temps, comme si sa conquête lui échappait avant même d’être installée. La réaction est un claquement de porte : Harrison parle de “poubelle”, accuse le groupe d’avoir “gâché” le titre, concède que c’est “bien joué”… mais sans âme, comme des musiciens réunis en studio sans se connaître. La querelle enfle, Graham Nash réplique, et l’épisode révèle un autre Beatles : jeunes, susceptibles, déjà prisonniers de leur statut, et un George prêt à défendre son territoire créatif à coups de lames sèches.

15 janvier 1964 : Paris, Versailles et la seconde où la planète bascule Beatles

Beatles 15 janvier 1964 : Lennon et McCartney au George V, Ringo rejoint Paris, concert au Cyrano de Versailles, France encore hésitante… tandis que l’Amérique s’embrase. Récit d’une journée-charnière avant l’explosion mondiale.

Le 15 janvier 1964, les Beatles sont à l’endroit le plus étrange qui soit : au cœur du cyclone, mais avant l’explosion finale. L’Angleterre est déjà conquise, les charts ressemblent à un bulletin de victoire, tandis que l’Amérique chauffe comme une mèche qu’on n’a pas encore allumée. Et Paris, elle, hésite : curiosité, élégance, scepticisme, puis ce frisson qui monte quand on comprend que ces quatre “ye-ye” ne sont pas un caprice britannique. La journée a la texture d’un film : Lennon et McCartney dorment derrière les rideaux du George V, Harrison raconte la ville comme un carnet de route, Ringo manque puis réapparaît, et la capitale offre aux Beatles une respiration presque impossible ailleurs. Le soir, c’est Versailles, le Cyrano, un concert d’échauffement qui ressemble à un avertissement : moins de cris, plus de garçons, la musique enfin audible — et l’impression que la France est en train de céder, doucement, à sa manière. Pendant ce temps, New York s’impatiente déjà. Ce jeudi-là n’est pas un “grand moment” officiel : c’est pire (ou mieux). C’est le jour où tout est en place, où la légende est encore à hauteur d’homme, juste avant que le monde ne devienne définitivement fou.

De l’ashram à l’aveu : comment Lennon a retourné “Child of Nature” en “Jealous Guy”

Jealous Guy : née à Rishikesh comme “Child of Nature”, la chanson devient en 1971 une confession sur Imagine. Origines Maharishi, Esher demo, et destin public : single UK #65 en 1985, reprise Roxy Music #1 en 1981.

Il y a des chansons qui ne naissent pas, elles muent. “Jealous Guy” appartient à cette espèce rare : une ballade qu’on croit douce, presque inoffensive, alors qu’elle cache une mèche longue, allumée bien plus tôt, en Inde. En 1968, à Rishikesh, Lennon écrit “Child of Nature”, inspiré par une conférence du Maharishi sur la nature — le même élan qui poussera McCartney vers “Mother Nature’s Son”. La mélodie est là, lumineuse, portée par l’idée d’une purification possible, d’un ego à dissoudre. Puis les années passent, les Beatles explosent, et Lennon revient à cette musique avec un autre visage : plus nu, plus nerveux, plus conscient de ses ombres. En 1971, sur Imagine, “Child of Nature” est retournée comme un gant : la contemplation devient confession, la nature devient jalousie, et l’excuse — “I didn’t mean to hurt you” — sonne comme une tentative de réparer ce que l’amour, parfois, abîme quand il veut posséder. De l’Esher demo au classique repris (jusqu’au n°1 de Roxy Music au Royaume-Uni), c’est le même trajet : une mélodie d’ashram devenue miroir impitoyable.

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