Linda Eastman, devenue Linda McCartney, photographe américaine et portrait d'artiste

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Linda McCartney

Photographe, musicienne des Wings et militante : l’œuvre et la vie de Linda Eastman-McCartney au-delà de sa relation avec Paul.

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Linda McCartney, née Linda Louise Eastman le 24 septembre 1941 à Scarsdale, dans l’État de New York, et morte le 17 avril 1998 près de Tucson, en Arizona, est une photographe, musicienne, autrice culinaire, entrepreneuse et militante américaine. Première femme photographe à signer une couverture du magazine Rolling Stone en 1968, elle épouse Paul McCartney le 12 mars 1969, avec qui elle a trois enfants, Mary, Stella et James, et qui adopte sa fille Heather. Claviériste et choriste de Wings de 1971 à 1981, puis des tournées de Paul jusqu’en 1993, elle est l’autrice de Seaside Woman, dont le court métrage d’animation a remporté la Palme d’or du court métrage à Cannes en 1980, et de l’album posthume Wide Prairie (1998). Végétarienne depuis 1975, elle fonde en 1991 la marque Linda McCartney Foods. Cette page en est la fiche de référence : biographie, famille, photographie, musique avec le détail des séances de Wide Prairie, cuisine, engagements, maladie, hommages, chronologie et questions fréquentes, avec les correctifs nécessaires sur les nombreuses erreurs qui circulent à son sujet.

En bref

  • Nom de naissance : Linda Louise Eastman
  • Naissance : 24 septembre 1941, Scarsdale (New York)
  • Mort : 17 avril 1998, au ranch familial de Tanque Verde, près de Tucson (Arizona), à 56 ans
  • Mariages : Joseph Melville See Jr. (1962-1965) ; Paul McCartney (1969-1998)
  • Enfants : Heather (1962), Mary (1969), Stella (1971), James (1977)
  • Photographie : première femme photographe en couverture de Rolling Stone (Eric Clapton, 11 mai 1968) ; environ 200 000 images
  • Musique : Wings (1971-1981) ; Seaside Woman ; album posthume Wide Prairie (26 octobre 1998)
  • Cuisine : Linda McCartney’s Home Cooking (1989) ; Linda McCartney Foods (1991)
  • Distinction : nomination à l’Oscar de la meilleure chanson pour Live and Let Die, avec Paul
  • Actualité 2026 : rétrospective au Fenimore Art Museum de Cooperstown (mai-septembre) ; cinq timbres de l’USPS dévoilés au MoMA le 25 septembre

Qui est Linda McCartney ? Fiche d’identité

Linda McCartney a longtemps été présentée comme “la femme de Paul”. Elle était pourtant une photographe reconnue avant de le rencontrer, et son œuvre, ses disques, ses livres et son entreprise lui ont survécu. Le site lui a consacré deux grands portraits : une biographie narrative, Il y a 28 ans disparaissait Linda McCartney, et un portrait de l’artiste hors du cadre de Paul, Linda McCartney aurait eu 85 ans. Cette fiche rassemble les données de référence.

Nom de naissance Linda Louise Eastman
Naissance 24 septembre 1941, Scarsdale, New York (États-Unis)
Mort 17 avril 1998, ranch de Tanque Verde, près de Tucson (Arizona), d’un cancer du sein
Parents Lee Eastman (né Leopold Vail Epstein), avocat ; Louise Sara Lindner Eastman
Fratrie John, Laura et Louise Eastman
Études Scarsdale High School (1959) ; Vermont College (diplôme d’études supérieures courtes, 1961) ; université d’Arizona, beaux-arts et histoire de l’art
Professeure de photographie Hazel Larsen Archer, ancienne du Black Mountain College
Conjoints Joseph Melville See Jr. (1962-1965) ; Paul McCartney (1969-1998)
Enfants Heather (31 décembre 1962), Mary (28 août 1969), Stella (13 septembre 1971), James (12 septembre 1977)
Instruments Claviers (piano, orgue, synthétiseur Moog), chœurs, chant
Groupe Wings (1971-1981)
Entreprise Linda McCartney Foods, fondée en 1991
Engagements Végétarisme, PETA, League Against Cruel Sports, Friends of the Earth, Campaign to Protect Rural England

Linda McCartney en dix dates

  1. 24 septembre 1941 : naissance à Scarsdale, dans la banlieue de New York.
  2. 1er mars 1962 : sa mère meurt dans l’accident du vol American Airlines 1.
  3. Juin 1966 : elle photographie les Rolling Stones sur un yacht de l’Hudson ; début de sa carrière.
  4. 15 mai 1967 : rencontre avec Paul McCartney au Bag O’Nails, à Londres.
  5. 11 mai 1968 : sa photo d’Eric Clapton fait la couverture de Rolling Stone.
  6. 12 mars 1969 : mariage avec Paul McCartney à Marylebone.
  7. 1971 : naissance de Wings ; elle en est la claviériste.
  8. Mai 1980 : le film Seaside Woman, sur sa chanson, remporte la Palme d’or du court métrage à Cannes.
  9. 1991 : lancement de Linda McCartney Foods.
  10. 17 avril 1998 : mort près de Tucson, trois ans après le diagnostic d’un cancer du sein.

Les origines : la famille Eastman

Lee Eastman, l’avocat des artistes

Le père de Linda, Lee Eastman, est né Leopold Vail Epstein, fils d’immigrés juifs originaires de Gomel, en Biélorussie. Il change de nom dans sa jeunesse et devient l’un des avocats les plus en vue de New York dans le domaine du spectacle et de la propriété artistique. Collectionneur d’art moderne, il conseille des peintres comme Willem de Kooning. À la fin des années 1960, avec son fils John, il deviendra l’avocat de Paul McCartney dans le conflit qui l’oppose à Allen Klein au moment de la séparation des Beatles. Lee Eastman meurt à New York le 30 juillet 1991.

Louise Lindner et le vol American Airlines 1

Sa mère, Louise Sara Lindner, issue d’une famille juive allemande aisée de Cleveland, meurt le 1er mars 1962 dans l’accident du vol American Airlines 1, qui s’écrase dans la baie de Jamaica peu après son décollage de l’aéroport d’Idlewild, à New York. Linda a vingt ans. Ce deuil précoce est un point commun avec Paul, qui avait perdu sa mère à quatorze ans, en 1956 ; plusieurs biographes y voient l’une des sources de leur complicité.

Correctif factuel : vingt ans, pas dix-huit, et aucun lien avec Kodak

D’anciennes notices, y compris en français, écrivent que Linda a perdu sa mère “à l’âge de 18 ans”. Louise Eastman est morte le 1er mars 1962 : Linda, née en septembre 1941, avait vingt ans. Par ailleurs, la famille de Linda n’a aucun lien avec George Eastman, fondateur de Kodak, malgré une confusion tenace nourrie par la coïncidence entre ce nom et la carrière de photographe de Linda. Eastman est un nom choisi par son père, né Epstein.

Frères et sœurs

Linda a un frère, John Eastman, avocat qui conseillera durablement les affaires de Paul McCartney, et deux sœurs, Laura et Louise. Sa tante, Rose Frisch, était une scientifique reconnue pour ses travaux sur la fertilité féminine. Pour les liens de la famille Eastman avec l’histoire juridique des Beatles, voir notre article ce que Paul a vraiment demandé aux juges en 1971.

Formation : Scarsdale, le Vermont et l’Arizona

Linda grandit à Scarsdale, banlieue aisée au nord de New York, et passe une partie de son temps à Manhattan, où vit la famille. Elle obtient son diplôme de la Scarsdale High School en 1959, puis un diplôme d’études supérieures courtes au Vermont College de Montpelier en 1961. Elle s’inscrit ensuite à l’université d’Arizona, à Tucson, en beaux-arts et en histoire de l’art, qu’elle quitte sans diplôme. Le choix de l’Arizona est d’abord sentimental : elle y suit Joseph Melville See Jr., étudiant en géologie.

C’est à Tucson qu’elle fait la rencontre décisive de sa formation : la photographe Hazel Larsen Archer, formée au Black Mountain College de Caroline du Nord, foyer de l’avant-garde américaine où ont enseigné Josef Albers, John Cage et Merce Cunningham. Atteinte de poliomyélite, Archer enseigne depuis un fauteuil roulant ; elle apprend à Linda à regarder avant de photographier, et notamment à photographier les chevaux, passion qui l’accompagnera toute sa vie. L’Arizona restera pour Linda un lieu de liberté : c’est là que le couple McCartney achètera un ranch en 1979, et là qu’elle mourra.

Le premier mariage et la naissance de Heather

Le 18 juin 1962, Linda épouse Joseph Melville See Jr. Leur fille, Heather, naît le 31 décembre 1962. Le couple se sépare rapidement ; le divorce est prononcé en juin 1965, et Linda reprend son nom de jeune fille. Elle s’installe à New York avec sa fille, et doit gagner sa vie : c’est le point de départ de sa carrière de photographe. Pour le parcours de Heather, voir la fiche Heather McCartney.

Correctif factuel : le premier mariage n’a pas duré “un an”

On lit que Linda a épousé Joseph Melville See “en 1963” pour un mariage qui “ne durera qu’un an”, et que Heather serait née le 31 décembre 1963. Le mariage date du 18 juin 1962, Heather est née le 31 décembre 1962, et le divorce a été prononcé en juin 1965, trois ans plus tard.

La photographe de New York (1965-1968)

Town & Country

À New York, Linda trouve un emploi de réceptionniste et d’assistante éditoriale au magazine Town & Country, revue de la bonne société américaine. À la même époque, sa relation avec le photographe David Dalton, futur chroniqueur de la culture rock, lui permet d’observer le métier de près. Elle achète son premier appareil et commence à photographier.

Le yacht des Rolling Stones, juin 1966

En juin 1966, Town & Country reçoit une invitation pour une opération promotionnelle des Rolling Stones à bord d’un yacht, le Sea Panther, sur l’Hudson. Personne à la rédaction ne veut y aller ; Linda se porte volontaire. Elle est la seule photographe autorisée à bord. Les images de cette journée lancent sa carrière : elle découvre, raconte-t-elle, que photographier est une merveilleuse manière de vivre. Sur le groupe, voir notre page les Rolling Stones.

Les Beatles au Shea Stadium

Le 23 août 1966, Linda obtient un accès au Shea Stadium de New York, où les Beatles jouent lors de leur dernière tournée américaine. Elle y est en tant que photographe.

Correctif factuel : Shea Stadium, 1966 plutôt que 1965

Les récits la placent souvent au célèbre concert du 15 août 1965 au Shea Stadium, et certains ajoutent qu’elle y serait tombée amoureuse de John Lennon. Sa présence en 1965 reste incertaine, comme nous l’avons montré dans notre enquête sur le concert de 1965 ; son accès documenté aux coulisses date du concert de 1966. Quant au “coup de foudre” pour Lennon, il relève de l’anecdote rapportée, non d’un fait établi.

Le Fillmore East et la couverture de Rolling Stone

À partir de 1968, Linda devient la photographe officieuse du Fillmore East, la salle que Bill Graham ouvre en mars dans l’East Village. Elle y photographie Jimi Hendrix, Janis Joplin, Aretha Franklin, les Doors, les Who, Grace Slick, Simon & Garfunkel, Eric Clapton, Bob Dylan, Neil Young. Le 11 mai 1968, sa photographie d’Eric Clapton fait la couverture de Rolling Stone. Le 31 janvier 1974, elle signera une autre couverture du magazine, sur laquelle elle figure elle-même avec Paul : elle reste à ce jour la seule personne à avoir été à la fois sujet et photographe d’une couverture de Rolling Stone.

Correctif factuel : première femme photographe, pas première femme en couverture

On lit parfois que Linda fut “la première femme en couverture de Rolling Stone”. La distinction est différente : elle est la première femme photographe dont l’image a fait la couverture du magazine, avec le portrait d’Eric Clapton du 11 mai 1968. Des femmes avaient déjà figuré en couverture comme sujets.

Le regard de Linda : une photographe de l’intimité

Lumière naturelle et proximité

Ce qui distingue les photographies de Linda Eastman des images de presse de la même époque tient en peu de mots : elle ne cherche pas l’instant spectaculaire, elle cherche la personne. Elle travaille le plus souvent en lumière naturelle, sans flash, avec un appareil léger, et se place à la distance de quelqu’un qui fait partie de la pièce plutôt que de quelqu’un qui vient la documenter. Les musiciens qu’elle photographie la connaissent, ou finissent par la connaître ; ils se détendent devant elle. Les portraits qui en résultent montrent des visages fatigués, amusés, ailleurs, rarement des poses. C’est cette qualité que les conservateurs mettent en avant depuis les rétrospectives des années 2010 : une photographe qui, avant l’ère des attachés de presse et des séances encadrées, a pu saisir les stars du rock comme des gens ordinaires.

Elle a souvent expliqué qu’elle n’avait aucune formation technique poussée, qu’elle développait peu elle-même au début et qu’elle comptait sur son instinct. Hazel Larsen Archer lui avait appris l’essentiel : attendre, regarder, ne pas déclencher trop tôt. Cette patience se retrouve dans toute son œuvre, des coulisses du Fillmore East aux natures mortes de ses dernières années.

Les grands portraits des années 1960

Entre 1966 et 1968, Linda photographie à peu près toute la scène rock anglo-américaine. Quelques ensembles sont devenus célèbres :

  • Les Rolling Stones (1966) : la série du Sea Panther, où l’on voit Mick Jagger, Keith Richards et Brian Jones détendus sur le pont du yacht, au-dessus de Manhattan. Brian Jones, en particulier, apparaît dans plusieurs portraits restés parmi les plus fins qu’on ait de lui.
  • Jimi Hendrix (1967-1968) : des portraits en studio et en coulisses, dont une série où il joue avec un chaton, et des images de scène au Fillmore East.
  • Janis Joplin (1968) : portraits en coulisses, riants et sans fard, à l’époque de Big Brother and the Holding Company.
  • Les Doors (1967-1968) : Jim Morrison photographié à New York, au moment où le groupe devient une vedette nationale.
  • Aretha Franklin (1968) : l’une des images d’Aretha les plus reproduites, prise en concert au Fillmore East.
  • Les Who, Simon & Garfunkel, Jackson Browne, Neil Young, Frank Zappa, Bob Dylan, Otis Redding, The Grateful Dead : autant de séries qui forment aujourd’hui le cœur du livre Linda McCartney’s Sixties (1992).
  • Les Beatles (1967-1969) : la présentation de Sgt. Pepper le 19 mai 1967, où John et Paul se serrent la main en riant ; puis, à partir de 1968, des images de travail et de vie quotidienne, en studio et à Cavendish Avenue.

Une photographe femme dans un milieu d’hommes

À la fin des années 1960, la photographie rock est un milieu presque entièrement masculin. Linda y est souvent soupçonnée d’obtenir ses accès grâce à son charme plutôt qu’à son talent, et la réputation de “groupie” la poursuivra longtemps, jusque dans la presse britannique qui l’accueille avec hostilité en 1969. Les historiens de la photographie ont largement révisé ce jugement : ses planches-contacts montrent un travail régulier, professionnel, payé par des magazines, et son nom figure dans les crédits de publications importantes bien avant son mariage. Sa couverture de Rolling Stone de mai 1968 a été obtenue en tant que photographe, non en tant que compagne d’une vedette.

Les pochettes de disques

Après son mariage, Linda devient aussi la photographe de la carrière solo de Paul. On lui doit notamment les photographies de la pochette de McCartney (1970), avec les cerises renversées sur la face avant et, au dos, l’image de Paul portant la petite Mary dans son manteau, ainsi que la photo de couverture de Ram (1971), où Paul tient un bélier par les cornes. De nombreuses images intérieures, livrets et affiches de Wings sont signés d’elle. Le tout premier album de Paul est disponible ici : Paul McCartney, McCartney.

Les Polaroids et les procédés anciens

À partir des années 1970, la photographie de Linda change de sujet. Elle photographie moins les autres musiciens et davantage sa vie : ses enfants, ses chevaux, ses chiens, la cuisine, les paysages d’Écosse, du Sussex et d’Arizona, les routes des tournées. Elle utilise abondamment le Polaroid, dont l’instantanéité convient à son goût de l’improvisation ; ces images, longtemps restées dans des boîtes, ont été publiées en 2019 dans The Polaroid Diaries. Dans les années 1980, elle s’intéresse aux procédés photographiques du XIXe siècle. Avec l’aide de spécialistes, elle réalise des cyanotypes, tirages d’un bleu profond obtenus par exposition au soleil, et des tirages au platine ; les Sun Prints exposés au Victoria and Albert Museum en 1988 en sont le résultat. C’est cette seconde partie de son œuvre, intime et expérimentale, que les rétrospectives récentes ont remise en valeur.

La rencontre avec Paul McCartney (1967-1969)

15 mai 1967, au Bag O’Nails

Au printemps 1967, Linda se rend à Londres pour préparer un livre sur les musiciens du Swinging London. Le 15 mai 1967, au Bag O’Nails, club de Soho où joue Georgie Fame, elle rencontre Paul McCartney, qui l’invite à poursuivre la soirée au Speakeasy. Quatre jours plus tard, le 19 mai, elle est l’une des rares photographes conviés par Brian Epstein, dans sa maison de Chapel Street, à la présentation à la presse de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band. Ses photos de Paul et John ce jour-là comptent parmi les plus célèbres de l’époque. Voir aussi l’éphéméride Londres, 15 mai 1967 : la rencontre de Paul et Linda.

Correctif factuel : le Bag O’Nails

Le club de la rencontre est parfois orthographié “Bang O’Neil” ou “Bag O’Neils” dans des textes anciens. Il s’agit du Bag O’Nails, au 9 Kingly Street, dans le quartier de Soho, club de musiciens très fréquenté par les Beatles et les Animals. La rencontre a eu lieu le 15 mai 1967 ; la présentation de Sgt. Pepper chez Epstein, le 19 mai, n’était pas la première rencontre mais la deuxième.

1968 : New York, puis Londres

Linda rentre à New York et reprend son travail. Elle revoit Paul en mai 1968, quand il vient à New York avec John Lennon pour lancer Apple, puis en juin à Los Angeles. En juillet 1968, Paul rompt avec Jane Asher, comme nous l’avons raconté dans la rupture avec Jane Asher. À l’automne, Paul invite Linda à Londres ; elle s’installe avec Heather dans la maison de Cavendish Avenue. Elle est présente pendant les dernières séances de l’Album blanc et les séances de Get Back de janvier 1969, et photographie le groupe à de nombreuses reprises.

12 mars 1969 : le mariage de Marylebone

Paul McCartney et Linda Eastman se marient le 12 mars 1969 à la mairie de Marylebone, à Londres, lors d’une cérémonie civile très simple, sans les autres Beatles. Linda est enceinte de Mary. L’annonce provoque la tristesse de milliers de fans, et une partie de la presse et du public ne pardonnera jamais tout à fait à l’Américaine d’avoir “pris” le dernier Beatle célibataire. Le 22 août 1969, Linda fait partie des photographes de la dernière séance photo des quatre Beatles à Tittenhurst Park. Sur cette période, voir notre éphéméride du 24 septembre, jour de son anniversaire.

Linda et la fin des Beatles (1969-1970)

Eastman contre Klein

Le mariage de Paul et Linda intervient au pire moment de l’histoire des Beatles. Au début de 1969, le groupe cherche un gestionnaire pour remettre de l’ordre dans les finances d’Apple. John, George et Ringo choisissent Allen Klein, l’ancien manager des Rolling Stones ; Paul veut confier ses intérêts à Lee et John Eastman, le père et le frère de Linda. Le conflit qui en découle n’est pas seulement juridique : pour une partie de l’entourage du groupe, et longtemps pour une partie des fans, Linda devient le symbole de l’influence extérieure qui aurait éloigné Paul des trois autres, comme Yoko Ono l’était pour John. Les historiens des Beatles jugent aujourd’hui cette lecture très insuffisante : la séparation résulte de tensions musicales, financières et personnelles qui précèdent largement l’arrivée des deux femmes.

L’Écosse et la dépression de Paul

À l’automne 1969, alors que John a annoncé en privé son départ du groupe, Paul se replie avec Linda, Heather et la petite Mary dans la ferme de High Park, en Écosse. Il a souvent décrit cette période comme une dépression : il boit, reste au lit, ne sait plus ce qu’il est s’il n’est plus un Beatle. Il attribue à Linda le mérite de l’en avoir sorti, en l’encourageant à reprendre la musique pour lui-même, à la maison, sans ambition commerciale. Les premières chansons de l’album McCartney, enregistré pour l’essentiel à Cavendish Avenue sur un magnétophone quatre pistes pendant l’hiver 1969-1970, naissent de ce moment. Maybe I’m Amazed, qui en est le sommet, est explicitement une chanson de gratitude envers Linda.

Avril 1970

Le 10 avril 1970, l’annonce par Paul de son départ, faite à travers un questionnaire glissé dans les exemplaires de presse de McCartney, provoque un tollé. Linda, qui a photographié la pochette et dont le nom figure dans les remerciements, est associée à la décision. Le couple se retire de nouveau en Écosse. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre la double ambition de Ram puis de Wings : prouver que Paul peut exister sans les Beatles, et le faire avec sa femme, contre tous ceux qui voyaient en elle une intruse. Notre page sur Allen Klein détaille le volet juridique de cette période.

Linda et les animaux

Les chevaux

La passion la plus constante de Linda, avant même la photographie, est celle des chevaux. Enfant, elle monte à cheval à Scarsdale ; étudiante, elle découvre en Arizona les grands espaces et les chevaux de ranch ; adulte, elle possède plusieurs chevaux, dont des Appaloosas, race américaine à robe tachetée à laquelle elle consacre l’une de ses dernières chansons. Paul, qui ne montait pas avant de la connaître, apprend à monter pour l’accompagner. Les promenades à cheval dans le Sussex et dans le désert de l’Arizona ont tenu une place essentielle dans la vie du couple, et Paul a raconté qu’il avait monté avec elle peu de temps avant sa mort, alors qu’elle était déjà très affaiblie. Les chevaux sont aussi l’un des sujets récurrents de ses photographies : l’un des cinq timbres américains de 2026 reproduit un cheval photographié par elle.

Une maison pleine d’animaux

Les enfants McCartney grandissent au milieu des chiens, des chevaux, des moutons de High Park et des animaux recueillis. Cette proximité est l’une des clés du végétarisme familial : quand on vit avec des agneaux, expliquait Linda, on ne peut plus les manger. Elle refuse aussi la chasse, très pratiquée dans la campagne anglaise, et soutient la League Against Cruel Sports, qui milite contre la chasse au renard ; le Royaume-Uni l’interdira en 2004, six ans après sa mort.

L’expérimentation animale

Linda s’engage enfin contre l’expérimentation animale, sujet de The White Coated Man. Cet engagement se retrouve jusque dans le don fait par Paul en 2000 à la recherche contre le cancer, assorti de la condition qu’aucun animal ne soit utilisé dans les travaux financés : une manière de rester fidèle à Linda jusque dans la lutte contre la maladie qui l’avait emportée.

La famille

Quatre enfants

Paul adopte Heather peu après le mariage. Le couple a ensuite trois enfants : Mary, née le 28 août 1969, photographe et réalisatrice ; Stella, née le 13 septembre 1971, créatrice de mode ; et James, né le 12 septembre 1977, musicien. Pour une vue d’ensemble, voir Les enfants de Paul McCartney.

Correctif factuel : les dates de naissance des enfants

D’anciennes biographies donnent le 29 août 1969 pour Mary et le 17 septembre 1977 pour James. Les dates exactes sont le 28 août 1969 pour Mary, née à 1 h 30 du matin à l’Avenue Clinic de St John’s Wood, et le 12 septembre 1977 pour James, né dans la même clinique.

High Park, le Sussex et l’Arizona

Les McCartney partagent leur vie entre la ferme de High Park, dans la péninsule de Kintyre, en Écosse, refuge des premières années ; Londres ; puis, à partir de la fin des années 1970, une propriété près de Peasmarsh, dans l’East Sussex, où Paul installe son studio de Hog Hill Mill ; et, à partir de 1979, un ranch d’environ soixante hectares dans le secteur de Tanque Verde, près de Tucson. Les enfants fréquentent les écoles publiques locales. Le couple refuse de confier les enfants à des gouvernantes pendant les tournées : ils voyagent avec Wings.

Un couple à part dans le rock

Le couple a la réputation d’avoir été l’un des plus stables de l’histoire du rock. Paul a souvent répété qu’ils n’avaient presque jamais passé une nuit séparés en vingt-neuf ans de mariage.

Correctif factuel : les nuits séparées

La légende veut que Paul et Linda n’aient passé que “deux nuits” séparés. La formule la plus souvent attribuée à Paul parle d’une dizaine de nuits, et elle correspond à un épisode précis : son arrestation à l’aéroport de Tokyo le 16 janvier 1980 pour détention de cannabis, suivie de neuf nuits en détention avant son expulsion du Japon le 25 janvier. Le reste du temps, en effet, Linda voyageait avec lui, y compris en tournée.

La musicienne : Ram, Wings et la suite

Apprendre le clavier, en public

Linda n’était pas musicienne lorsqu’elle rencontre Paul. Après la fin des Beatles, il lui apprend les rudiments du clavier et l’associe à ses projets. Le premier disque qui porte son nom est Ram, publié en mai 1971 sous le nom de Paul et Linda McCartney, où elle chante les harmonies : Paul & Linda McCartney, Ram. Voir notre article The Back Seat of My Car et l’album Ram.

L’affaire Another Day

En 1971, Paul publie son premier single solo, Another Day, crédité à Paul et Linda McCartney. Northern Songs et Maclen Music, éditeurs du catalogue Lennon-McCartney, l’attaquent en justice : selon eux, Paul, lié par contrat, a enfreint ses obligations en cosignant avec sa femme, ce qui détournait la moitié des droits vers sa propre société. L’affaire, qui sous-entend que Linda est incapable d’écrire, est réglée à l’amiable en juin 1972. C’est en réaction à ce procès que Linda écrit sa première chanson seule, Seaside Woman.

Wings (1971-1981)

En août 1971, Paul fonde Wings avec Linda aux claviers et aux chœurs, le batteur Denny Seiwell et le guitariste Denny Laine ; voir la naissance du groupe il y a cinquante-cinq ans et notre rubrique Wings. Linda essuie pendant des années les moqueries de la presse sur sa voix et son jeu ; elle reste pourtant sur scène pendant toute l’existence du groupe, jusqu’à sa dissolution en avril 1981.

Année Album Rôle de Linda
1971 Ram (Paul et Linda McCartney) Chœurs, coautrice créditée
1971 Wild Life Claviers, chœurs ; voir l’enquête sur Wild Life
1973 Red Rose Speedway Claviers, chœurs ; voir Red Rose Speedway
1973 Live and Let Die (single) Coautrice créditée ; nomination à l’Oscar
1973 Band on the Run Claviers, chœurs ; enregistré à Lagos en trio avec Paul et Denny Laine
1975 Venus and Mars Claviers, chœurs
1976 Wings at the Speed of Sound Chant principal sur Cook of the House
1976 Wings over America Claviers, chœurs sur la tournée mondiale
1978 London Town Claviers, chœurs
1979 Back to the Egg Claviers, chœurs

Live and Let Die et l’Oscar

La chanson Live and Let Die, écrite pour le film de James Bond de 1973, est créditée à Paul et Linda McCartney. À ce titre, le couple partage une nomination à l’Oscar de la meilleure chanson originale, et assiste à la cérémonie en avril 1974. On peut discuter de la part exacte de Linda dans l’écriture ; l’Académie a inscrit son nom dans ses registres.

Seaside Woman et Suzy and the Red Stripes

Écrite en Jamaïque en 1971, Seaside Woman est la première chanson de Linda seule, d’inspiration reggae. Wings la joue dès la tournée des universités de février 1972 et l’enregistre le 27 novembre 1972 aux studios AIR de Londres. Elle ne sort qu’en 1977, sur Epic aux États-Unis, sous le pseudonyme de Suzy and the Red Stripes : Suzy était le surnom de Linda en Jamaïque, Red Stripe la bière de l’île. La face B s’intitule B-Side to Seaside. Le single atteint la 59e place aux États-Unis. Voir la fiche Seaside Woman.

Cannes, mai 1980

Linda confie la chanson à l’animateur d’origine argentine Oscar Grillo, installé à Londres, qui en tire un court métrage d’animation d’environ cinq minutes : une journée dans un village de pêcheurs des Caraïbes. En mai 1980, le film est sélectionné en compétition au Festival de Cannes et remporte la Palme d’or du court métrage. Une chanson qu’un éditeur avait jugée impossible sous sa signature se retrouve au palmarès de Cannes.

Correctif factuel : la Palme d’or va au film d’Oscar Grillo

On lit que Linda “a remporté la Palme d’or”. La Palme d’or du court métrage 1980 récompense le film Seaside Woman, réalisé par Oscar Grillo. Linda en a écrit et chanté la chanson, a porté le projet et signé les photographies du générique. C’est considérable, mais ce n’est pas la même chose. De même, Seaside Woman n’a pas paru comme single de Wings, mais de Suzy and the Red Stripes.

Après Wings : les tournées de 1989-1990 et de 1993

Après la fin de Wings, Linda continue de chanter sur les albums de Paul et apparaît dans ses films, dont Give My Regards to Broad Street (1984). Elle reprend la route aux claviers et aux chœurs pour la grande tournée mondiale de 1989-1990, celle de Flowers in the Dirt, puis pour le New World Tour de 1993, celle d’Off the Ground, sa dernière tournée. Sur les groupes de scène de Paul, voir l’histoire des musiciens de scène de Paul après les Beatles.

Linda sur scène : les tournées de Wings et de Paul McCartney

On résume souvent la carrière musicale de Linda à ses disques. Elle a pourtant passé une part considérable de sa vie d’adulte sur scène : environ un quart de siècle, entre les premiers concerts improvisés de Wings en 1972 et la fin du New World Tour en 1993. Voici les grandes étapes, du point de vue de celle qui tenait les claviers.

Février 1972 : la tournée des universités

La première tournée de Wings n’a rien d’une opération commerciale. En février 1972, le groupe prend la route en Angleterre à bord d’une camionnette, avec enfants et chiens, et s’arrête dans des universités sans réservation préalable pour proposer un concert le soir même. Le premier a lieu le 9 février 1972 à l’université de Nottingham. Pour Linda, qui n’a jamais joué en public, c’est un baptême du feu dans des conditions volontairement modestes : Paul veut que le groupe apprenne son métier loin des stades et des critiques. Seaside Woman figure déjà au programme.

Été 1972 : Wings Over Europe

De juillet à août 1972, Wings parcourt l’Europe dans un bus à impériale décoré, de la France à la Scandinavie, en passant par l’Allemagne, la Suisse et les Pays-Bas. La tournée est marquée par une arrestation à Göteborg, en Suède, pour possession de cannabis envoyé par la poste. Linda, qui se plaindra plus tard de l’angoisse de la scène, tient le rôle de claviériste dans un groupe qui joue désormais devant des salles pleines.

1973 : la tournée britannique

Au printemps 1973, Wings fait sa première vraie tournée au Royaume-Uni, pour la sortie de Red Rose Speedway ; le groupe compte alors Henry McCullough et Denny Seiwell, qui le quitteront à la veille de l’enregistrement de Band on the Run. Le court métrage d’Ian Emes sur Oriental Nightfish sera plus tard projeté en ouverture de concerts.

1975-1976 : Wings Over the World

La grande tournée mondiale de Wings commence en septembre 1975 en Grande-Bretagne, passe par l’Australie en novembre, l’Europe au printemps 1976, puis les États-Unis et le Canada de mai à juin 1976. C’est le sommet commercial du groupe et le moment où Linda est la plus exposée : le 10 juin 1976, au Kingdome de Seattle, Wings joue devant environ 67 000 personnes. La tournée se prolonge à l’automne par un concert sur la place Saint-Marc de Venise, le 25 septembre 1976, au profit de la sauvegarde de la ville, et par trois soirs à l’Empire Pool de Wembley en octobre. L’album triple Wings over America, publié en décembre 1976, en garde la trace ; Linda y chante le couplet de Cook of the House.

1979 : la dernière tournée de Wings

Après la naissance de James en 1977 et l’enregistrement de London Town et de Back to the Egg, Wings repart en tournée au Royaume-Uni en novembre et décembre 1979. Le 29 décembre 1979, le groupe clôt les Concerts for the People of Kampuchea à l’Hammersmith Odeon de Londres, sommet d’une série organisée au profit des victimes du Cambodge. Ce sera le dernier concert de Wings : la tournée japonaise prévue en janvier 1980 est annulée après l’arrestation de Paul à l’aéroport de Tokyo, et le groupe ne remontera jamais sur scène.

1989-1990 : le retour

Pendant presque dix ans, Paul ne fait plus de tournée. Quand il repart, en septembre 1989, pour la tournée mondiale de Flowers in the Dirt, Linda est de nouveau aux claviers, dans un groupe qui compte notamment Hamish Stuart, Robbie McIntosh, Paul “Wix” Wickens et Chris Whitten. La tournée dure jusqu’en juillet 1990 et bat des records : le 21 avril 1990, au stade Maracanã de Rio de Janeiro, Paul joue devant environ 184 000 spectateurs payants. Linda profite des étapes pour mener campagne en faveur du végétarisme et de la protection animale ; les programmes de la tournée font une large place aux associations qu’elle soutient.

1993 : le New World Tour

La dernière tournée de Linda est le New World Tour de 1993, pour l’album Off the Ground : Australie, Nouvelle-Zélande, Amérique du Nord, Europe, Amérique du Sud. Elle y apparaît une dernière fois aux claviers et aux chœurs, et ses photographies des coulisses et des routes de cette période nourriront le livre Roadworks (1996). Deux ans plus tard, le diagnostic de son cancer met fin à toute perspective de nouvelle tournée.

Le procès en incompétence : la réputation musicale de Linda

Les moqueries des années 1970

Peu de musiciennes ont été aussi moquées que Linda McCartney. La presse musicale britannique des années 1970 lui reproche tout : de ne pas savoir jouer, de chanter faux, d’occuper sur scène une place qu’un musicien professionnel aurait mieux tenue, de devoir son rôle à son mariage. Les critiques de Wild Life et de Red Rose Speedway lui font porter une partie de la faiblesse supposée des disques. Des membres de Wings eux-mêmes ont parfois laissé entendre, après leur départ, que sa présence compliquait le travail du groupe.

L’enregistrement isolé de 1990

Ce procès a connu une suite à l’ère d’Internet. Un enregistrement de la piste de chœurs de Linda, isolée du reste du mixage et attribué à un concert de 1990, a circulé largement, censé prouver qu’elle chantait faux. Les musiciens et ingénieurs du son qui l’ont commenté rappellent qu’une voix isolée, sans retours de scène ni accompagnement, sonne presque toujours mal, quel que soit le chanteur, et que l’enregistrement ne dit rien de ce que le public entendait. L’épisode illustre surtout la persistance de l’hostilité qu’elle a suscitée.

Ce que Paul en disait

Paul a toujours défendu la place de Linda dans ses groupes. Il expliquait qu’il voulait sa femme à ses côtés, sur scène comme ailleurs, que les harmonies du couple faisaient partie du son de Wings et que les critiques visaient moins sa musique que son statut d’intruse américaine dans l’histoire des Beatles. Linda elle-même reconnaissait sans difficulté ses limites techniques et racontait la peur qui la saisissait avant de monter sur scène, au point de ne pas savoir, certains soirs, si elle pourrait jouer.

Une réévaluation

Depuis les rééditions de Ram, de Band on the Run et des albums de Wings dans la collection Archive de Paul, la place de Linda dans ces disques est jugée plus sereinement. Les harmonies de Ram, en particulier, sont aujourd’hui considérées comme une composante essentielle d’un album longtemps méprisé puis réhabilité comme l’un des meilleurs de Paul. Les historiens du rock soulignent aussi qu’une femme instrumentiste dans un groupe de stades, au milieu des années 1970, était une rareté, et que Linda a tenu cette place pendant dix ans sous un feu de critiques que peu de musiciens auraient supporté. Le documentaire Wingspan (2001), réalisé par le gendre de Paul, Alistair Donald, et consacré à l’histoire du groupe, fait d’elle l’un de ses personnages centraux.

Wide Prairie : l’album posthume, séance par séance

Linda n’a jamais publié d’album solo de son vivant. Wide Prairie paraît le 26 octobre 1998 chez Parlophone, six mois après sa mort. Paul l’a compilé à partir d’enregistrements réalisés entre 1972 et 1998. L’album atteint la 127e place au Royaume-Uni ; le single Wide Prairie se classe 74e en novembre 1998, et The Light Comes from Within, publié en janvier 1999, 56e. Le disque est disponible en CD : Linda McCartney, Wide Prairie. Voici les données de séance des seize titres, d’après les notes de l’album et les chronologies de référence.

Wide Prairie

  • Enregistrement : novembre 1973, studios EMI Pathé-Marconi de Boulogne-Billancourt, près de Paris ; cuivres et cordes ajoutés à Nashville à l’été 1974.
  • Ingénieurs : Geoff Emerick ; Ernie Winfrey à Nashville.
  • Musiciens : Linda McCartney, Paul McCartney, Davy Lutton, Jimmy McCulloch, Denny Laine, et à Nashville Vassar Clements, Johnny Gimble et des musiciens de session locaux.

I Got Up

  • Enregistrement : novembre 1973, EMI Pathé-Marconi, Paris ; compléments en mars et juillet 1998 à Hog Hill Mill, Sussex.
  • Ingénieur : Geoff Emerick.
  • Musiciens : Linda McCartney, Paul McCartney, Jimmy McCulloch, Denny Laine, Davy Lutton.

Oriental Nightfish

  • Enregistrement : 15 octobre 1973, studios AIR, Londres.
  • Ingénieurs : Geoff Emerick, Peter Swettenham.
  • Musiciens : Linda McCartney, Paul McCartney, Denny Laine. Un court métrage d’animation d’Ian Emes, tiré du morceau, a été présenté en première partie de concerts de Wings.

Seaside Woman et B-Side to Seaside

  • Enregistrement : 27 novembre 1972, studios AIR, Londres, pour Seaside Woman ; 16 mars 1977, Abbey Road, pour B-Side to Seaside.
  • Ingénieurs : Bill Price ; Mark Vigars.
  • Musiciens : Linda McCartney, Paul McCartney, Denny Laine, Henry McCullough, Denny Seiwell (1972) ; Linda et Paul (1977).

New Orleans

  • Enregistrement : février 1975, Sea-Saint Studios, La Nouvelle-Orléans, pendant les séances de Venus and Mars.
  • Ingénieurs : Alan O’Duffy, Doug Hopkins.
  • Musiciens : Linda McCartney, Paul McCartney, Denny Laine, Joe English.

Cook of the House

  • Enregistrement : janvier 1976, Abbey Road, Londres ; publié d’abord sur Wings at the Speed of Sound.
  • Ingénieurs : Peter Henderson, Mark Vigars.
  • Musiciens : Linda McCartney, Paul McCartney, Joe English, Denny Laine. Voir la fiche Cook of the House.

Mister Sandman et Sugartime

  • Enregistrement : 1977, studio Black Ark de Lee “Scratch” Perry, à Kingston (Jamaïque) ; compléments en juillet 1998 à Hog Hill Mill.
  • Ingénieurs : Lee Perry, Paul McCartney ; Geoff Emerick en 1998.
  • Musiciens : Linda McCartney, Paul McCartney, Lee Perry et des musiciens jamaïcains. Deux reprises de standards des années 1950, dans un style reggae.

Love’s Full Glory

  • Enregistrement : juillet 1980, studios Super Bear de Berre-les-Alpes, dans l’arrière-pays niçois ; compléments en octobre 1980 dans le Sussex.
  • Ingénieurs : Peter Henderson, Steve Lipson, Geoff Emerick, Eddie Klein.
  • Musiciens : Linda McCartney, Paul McCartney, Lloyd Green (pedal steel), Laurence Juber.

Endless Days et Poison Ivy

  • Enregistrement : octobre 1987, studios Positive Earth, Londres.
  • Ingénieur : Ian Maidman.
  • Musiciens : Linda McCartney, Mick Bolton, Ian Maidman, Geoffrey Richardson, et Steve Fletcher sur Poison Ivy, reprise des Coasters.

The White Coated Man

  • Enregistrement : mars 1988, Hog Hill Mill, Sussex ; compléments en juillet 1989 en Californie.
  • Ingénieurs : Eddie Klein, John Hammel, Alvin Clark.
  • Musiciens : Linda McCartney, Paul McCartney, Carla Lane, Robbie McIntosh, Steve Johnson. Une chanson contre l’expérimentation animale, coécrite avec la scénariste Carla Lane.

Cow

  • Enregistrement : avril 1988, Hog Hill Mill, Sussex.
  • Ingénieur : Peter Henderson.
  • Musiciens : Linda McCartney, Paul McCartney, Carla Lane.

The Light Comes from Within

  • Enregistrement : mars 1998, Hog Hill Mill, Sussex : la dernière séance de Linda, un mois avant sa mort.
  • Ingénieurs : Geoff Emerick, Keith Smith.
  • Musiciens : Linda McCartney, Paul McCartney, James McCartney à la guitare. Voir la fiche The Light Comes from Within.

Appaloosa

  • Enregistrement : mars 1998, Hog Hill Mill, Sussex.
  • Ingénieurs : Geoff Emerick, Keith Smith.
  • Musiciens : Linda McCartney, Paul McCartney. Une chanson sur la race de chevaux tachetés qu’elle aimait. Voir la fiche Appaloosa.

Correctif factuel : Nashville 1974, Black Ark et Paris

Les données de séance de Wide Prairie circulent avec plusieurs erreurs. Les compléments de Nashville datent de l’été 1974, lors du séjour de Wings dans le Tennessee (voir Sally G et le séjour à Nashville), et non de juin 1975. Le studio jamaïcain de Lee Perry s’appelle Black Ark, et non “Black Art”. La séance parisienne de novembre 1973 s’est tenue aux studios EMI Pathé-Marconi de Boulogne-Billancourt ; les sources divergent sur le jour exact, entre le 15 et le 26 novembre. Enfin, la date d’Appaloosa parfois donnée sous la forme “17/30/98” est une coquille : la chanson a été enregistrée en mars 1998.

Le court métrage Wide Prairie

En août 1998, le Festival international du film d’Édimbourg présente un court métrage d’animation de six minutes tiré de Wide Prairie, réalisé à nouveau avec Oscar Grillo, dix-huit ans après Seaside Woman. Linda y avait travaillé avant sa mort.

La photographe : livres et expositions

Une œuvre de 200 000 images

Linda McCartney n’a jamais cessé de photographier : des musiciens dans les années 1960, puis sa famille, les tournées, les animaux, la campagne, les natures mortes. À partir des années 1970, elle produit des milliers de Polaroids ; dans les années 1980, elle se passionne pour les procédés anciens, cyanotypes et tirages au platine. En 2014, la responsable des archives de la famille évaluait son fonds à environ 200 000 images. En 2018, Paul fait don au Victoria and Albert Museum de 63 de ses œuvres, couvrant quatre décennies.

Livres de photographie

Année Titre Contenu
1976 Linda’s Pictures Premier recueil, années 1960 et début des années 1970
1982 Photographs Recueil accompagnant ses expositions de Liverpool et Bath
1988 Sun Prints Cyanotypes et procédés anciens ; exposition au V&A
1992 Linda McCartney’s Sixties: Portrait of an Era Ses photographies de musiciens des années 1960
1996 Roadworks Routes, villes et paysages traversés en tournée
1999 Wide Open Recueil posthume
2011 Life in Photographs Taschen ; le volume de référence
2019 The Polaroid Diaries Taschen ; sélection de ses Polaroids

Les principales expositions

Année Exposition Lieu
1977 Linda’s Pictures, première exposition personnelle Los Angeles
1982 Photographs Open Eye Gallery, Liverpool
1987 Linda McCartney Royal Photographic Society, Bath
1988 Sun Prints Victoria and Albert Museum, Londres
1992-1995 Sixties, itinérance Los Angeles, Bath, San Diego, Londres, Mannheim, Kiel
1996 Roadworks National Museum of Photography, Bradford ; International Center of Photography, New York
2013 Rétrospective Kunst Haus Wien, Vienne
2014 Rétrospective 1965-1997 Pavillon Populaire, Montpellier ; Daelim, Séoul
2015 Mother Daughter, avec Mary McCartney Gagosian, New York
2015 Total Records Rencontres de la photographie, Arles
2016 You Say You Want a Revolution Victoria and Albert Museum, Londres
2018 Mother Daughter ; The Land We Live In Fotografiska, Stockholm ; Hauser & Wirth Somerset
2019 Rétrospective ; The Polaroid Diaries Kelvingrove, Glasgow ; Osaka
2020 Rétrospective ; The Polaroid Diaries Walker Art Gallery, Liverpool ; C/O Berlin
2021 Rétrospective Biennale photographique de Ballarat, Australie
2023 Rétrospective, première nord-américaine Center for Creative Photography, Tucson
2026 The Linda McCartney Retrospective: From the Light Fenimore Art Museum, Cooperstown (New York), 23 mai – 7 septembre

Montpellier 2014 : la première rétrospective française

Du 21 février au 4 mai 2014, le Pavillon Populaire de Montpellier présente Linda McCartney, Rétrospective 1965-1997, sous la direction de Gilles Mora : environ 220 tirages, dont plusieurs inédits. Paul McCartney se déplace pour le vernissage. Plus de 16 000 visiteurs sont comptés dès la mi-mars. C’est la première grande exposition de Linda en France.

2026 : Cooperstown et les timbres de l’USPS

Du 23 mai au 7 septembre 2026, le Fenimore Art Museum de Cooperstown, dans l’État de New York, présente The Linda McCartney Retrospective: From the Light : portraits des Rolling Stones, de Jimi Hendrix, d’Aretha Franklin et des Beatles, images de famille dont certaines prises par Paul, et une place importante faite à la nature, aux animaux et au végétarisme. Le 25 septembre 2026, au lendemain de ce qui aurait été son 85e anniversaire, le service postal américain dévoile au Museum of Modern Art de New York cinq timbres reproduisant ses photographies : quatre natures mortes et un cheval. Voir notre article Linda McCartney honorée par l’USPS. Sa fille Mary perpétue aujourd’hui ce regard ; voir Mary McCartney photographe.

La cuisine végétarienne et Linda McCartney Foods

1975 : le choix du végétarisme

En 1975, à la ferme de High Park, Paul et Linda renoncent à la viande. Le récit familial tient en une image : un gigot dans l’assiette, des agneaux dans le pré derrière la fenêtre. Les enfants sont élevés végétariens. Linda devient l’une des voix les plus connues du végétarisme au Royaume-Uni, avec une approche fondée sur le plaisir plutôt que sur la privation.

Les livres de cuisine

En 1989, elle publie Linda McCartney’s Home Cooking, avec la collaboration de l’auteur Peter Cox, l’un des livres de cuisine végétarienne les plus vendus de l’histoire britannique. Suit en 1995 Linda’s Kitchen: Simple and Inspiring Recipes for Meals Without Meat, nommé en 1996 aux James Beard Awards, les prix les plus prestigieux de la gastronomie américaine. En 2021, Paul, Mary et Stella publient Linda McCartney’s Family Kitchen, qui actualise ses recettes en version entièrement végétale : Linda McCartney’s Family Kitchen, disponible en français sous le titre La Cuisine familiale de Linda McCartney.

1991 : Linda McCartney Foods

En 1991, Linda lance au Royaume-Uni une gamme de plats préparés végétariens surgelés : saucisses, tourtes, burgers sans viande, produits dans une usine de Fakenham, dans le Norfolk. La stratégie, proposer des équivalents des plats carnés que les familles connaissent, est aujourd’hui la norme de l’industrie ; en 1991, elle est pionnière. Après sa mort, la marque est rachetée par Heinz, puis l’activité surgelée par Hain Celestial ; elle reste commercialisée sous son nom, et sa fille Mary en est consultante.

Correctif factuel : les rachats de la marque

On lit souvent que Linda McCartney Foods a été vendue à Hain Celestial “en 2007”. Le communiqué du groupe annonçant l’acquisition de l’activité surgelée, usine de Fakenham comprise, est daté du 13 juin 2006 ; 2007 correspond à l’exercice fiscal concerné. Le rachat par Heinz est daté tantôt de 1999, tantôt de 2000 ; la presse professionnelle en rend compte en février 2000. Quant au chiffre de “50 millions de dollars” parfois avancé pour la valeur de l’entreprise du vivant de Linda, il n’est pas documenté.

La militante

Linda soutient PETA, la League Against Cruel Sports, Friends of the Earth et la Campaign to Protect Rural England. Elle se lie d’amitié avec la scénariste de Liverpool Carla Lane, autrice des séries The Liver Birds et Bread, militante de la cause animale, avec qui elle écrit The White Coated Man contre l’expérimentation animale, et avec la chanteuse des Pretenders, Chrissie Hynde. Le 15 octobre 1995, Paul et Linda apparaissent dans l’épisode des Simpson intitulé Lisa the Vegetarian, à condition, ont-ils exigé, que Lisa reste végétarienne pour le reste de la série. Sur l’engagement du couple, voir Paul McCartney, cinquante ans d’engagement et, pour l’actualité, la Semaine nationale végétarienne 2026.

Correctif factuel : ni bouddhiste, ni seule autrice de la phrase des murs de verre

D’anciennes notices présentent Linda comme “adepte du bouddhisme” : aucune source sérieuse ne l’établit ; issue d’une famille juive, elle n’a revendiqué aucune appartenance religieuse. Par ailleurs, la phrase célèbre selon laquelle si les abattoirs avaient des murs de verre, tout le monde serait végétarien, lui est souvent attribuée ; elle a circulé dans la bouche de Paul comme dans la sienne, et aucune première occurrence datée n’a été établie de façon indiscutable.

Les chansons de Paul McCartney pour Linda

Linda a inspiré à Paul plusieurs de ses plus belles chansons, dont certaines figurent dans notre classement des dix plus belles chansons d’amour de Paul McCartney.

  • Two of Us (1969) : Paul a rattaché la chanson aux virées en voiture avec Linda, sans destination, dans la campagne anglaise.
  • The Lovely Linda (1970) : quarante secondes en ouverture de McCartney, enregistrées à la maison. Voir la fiche The Lovely Linda.
  • Maybe I’m Amazed (1970) : la déclaration d’un homme sauvé par une femme pendant la crise de la fin des Beatles.
  • Long Haired Lady (1971) : sur Ram, en duo avec elle.
  • My Love (1973) : premier grand succès de Wings, n°1 aux États-Unis.
  • Magic (2001) : sur Driving Rain, le souvenir de leur rencontre au Bag O’Nails.

Voici My Love, l’une des chansons les plus associées au couple :

Après sa mort, Paul a écrit et dédié à sa mémoire de nombreuses œuvres, analysées dans Here Today et les chansons du deuil de Paul McCartney.

Linda McCartney à l’écran

Linda n’a jamais été actrice, mais elle apparaît dans de nombreux films et documentaires, qui permettent aujourd’hui de la voir et de l’entendre au travail.

  • Let It Be (1970) et The Beatles: Get Back (2021) : Linda et sa fille Heather apparaissent pendant les séances de janvier 1969. La série de Peter Jackson, tirée des mêmes rushes, leur fait une place bien plus large : on y voit Linda photographier le groupe, et Heather, six ans, tourner autour des musiciens. Ces images ont contribué à corriger l’idée d’une présence importune.
  • One Hand Clapping (tourné en 1974) : film de Wings en studio à Abbey Road, en août 1974, longtemps resté inédit en version officielle ; l’album tiré de la bande-son est paru en 2024. Linda y joue avec la formation de l’époque.
  • Rockshow (1980) : film de concert de la tournée américaine de 1976, qui montre Linda aux claviers au sommet de la carrière de Wings.
  • Give My Regards to Broad Street (1984) : le long métrage écrit par Paul, où elle fait une apparition.
  • Les Simpson (1995) : l’épisode Lisa the Vegetarian, où le couple prête sa voix à ses propres personnages.
  • Wingspan (2001) : le documentaire d’Alistair Donald sur l’histoire de Wings, fondé sur les films et photographies de la famille, où Linda est omniprésente.

À l’inverse, le téléfilm The Linda McCartney Story (2000), avec Elizabeth Mitchell, a été réalisé sans le concours de la famille ; il est considéré comme peu fiable. Pour les autres films de la famille, voir la fiche de Mary McCartney, réalisatrice.

Maladie et mort (1995-1998)

Le diagnostic

En 1995, Linda apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein ; elle est opérée et suit des traitements, en partie à New York auprès de l’oncologue Larry Norton, en partie à Tucson. Elle continue de travailler, publie Roadworks en 1996 et enregistre ses derniers titres en mars 1998 à Hog Hill Mill avec Paul et James. En octobre 1997, elle assiste à Paris au premier défilé de sa fille Stella pour la maison Chloé. Le cancer s’étend au foie.

17 avril 1998

Linda McCartney meurt le vendredi 17 avril 1998, au petit matin, au ranch familial de Tanque Verde, près de Tucson, entourée de Paul et de ses quatre enfants. Elle a 56 ans. Sa mort n’est annoncée que le dimanche 19 avril, une fois la famille rentrée en Angleterre. Dans son communiqué, Paul demande aux admirateurs de ne pas envoyer de fleurs mais de faire des dons à la recherche contre le cancer ou à des associations de protection animale. Elle est incinérée à Tucson ; ses cendres sont dispersées dans la propriété familiale du Sussex.

Correctif factuel : Tucson, pas Santa Barbara, et une incinération

Les dépêches du 19 avril 1998 annonçaient la mort de Linda “dans une clinique de Santa Barbara”, en Californie. L’information, venue du porte-parole de la famille, Geoff Baker, était volontairement fausse : en Californie, les actes de décès sont publics, et le bureau du shérif de Santa Barbara, ne trouvant aucun acte, ouvrit une enquête. Le 23 avril, Geoff Baker reconnut avoir induit la presse en erreur pour protéger l’intimité de la famille. Linda est morte au ranch de Tanque Verde, en Arizona. Contrairement à ce qu’affirment d’anciens textes, elle n’a pas été “inhumée” dans le Sussex : elle a été incinérée, et ses cendres dispersées dans la propriété familiale.

Hommages et mémoire

Les services commémoratifs de 1998

Le 8 juin 1998, un service commémoratif est célébré à l’église St Martin-in-the-Fields, sur Trafalgar Square, à Londres, devant environ sept cents personnes, dont George Harrison, Ringo Starr, Elton John, Billy Joel, David Gilmour et Peter Gabriel. C’est l’une des rares occasions de la décennie où les trois Beatles survivants apparaissent ensemble en public. Un second service se tient fin juin à la Riverside Church de Manhattan.

Correctif factuel : les Beatles n’ont pas joué Let It Be

D’anciennes notices affirment que Paul, George et Ringo “ont interprété Let It Be” lors de la cérémonie de juin 1998. Les trois anciens Beatles étaient présents à St Martin-in-the-Fields le 8 juin 1998, mais ils n’ont pas joué ensemble ; la musique de la cérémonie, dont des arrangements de chansons de Paul, était confiée à d’autres interprètes. Il n’existe aucune trace d’une prestation commune des trois Beatles ce jour-là.

Concert for Linda et A Garland for Linda

Le 10 avril 1999, le Royal Albert Hall accueille le Concert for Linda, organisé par Chrissie Hynde et Carla Lane, avec George Michael, les Pretenders, Elvis Costello, Tom Jones et Neil Finn. Paul y fait sa première grande apparition sur scène depuis la mort de Linda. La même année, neuf compositeurs britanniques, dont Paul, écrivent les œuvres chorales d’A Garland for Linda, au profit de la recherche contre le cancer.

Liverpool, Campbeltown et ailleurs

  • 19 juillet 1999 : inauguration d’une aire de jeux à son nom dans le parc de Calderstones, à Liverpool.
  • Janvier 2000 : don de Paul de plus de deux millions de dollars à la recherche contre le cancer, au Memorial Sloan-Kettering de New York et au centre anticancéreux de l’université d’Arizona, à condition qu’aucun animal ne soit utilisé.
  • 2000 : ouverture du Linda McCartney Centre, service de cancérologie du Royal Liverpool University Hospital ; téléfilm The Linda McCartney Story, avec Elizabeth Mitchell.
  • Novembre 2002 : jardin commémoratif et statue en bronze de Linda, œuvre de Jane Robbins, cousine de Paul, à Campbeltown, en Écosse.
  • Vitrail : The Glass Wall, œuvre de Brian Clarke rebaptisée en son honneur, aujourd’hui au Corning Museum of Glass.
  • 2026 : rétrospective de Cooperstown et cinq timbres de l’USPS.

Linda McCartney et la France

Le lien de Linda avec la France est plus fort qu’on ne le croit. En novembre 1973, c’est aux studios EMI Pathé-Marconi de Boulogne-Billancourt, aux portes de Paris, qu’elle enregistre Wide Prairie et I Got Up, deux des titres les plus personnels de son album posthume. En juillet 1980, c’est aux studios Super Bear de Berre-les-Alpes, dans l’arrière-pays niçois, qu’elle travaille Love’s Full Glory, deux mois après la Palme d’or cannoise de Seaside Woman, autre consécration venue de la Côte d’Azur. En octobre 1997, déjà malade, elle assiste à Paris au premier défilé de sa fille Stella pour la maison Chloé, l’une de ses dernières apparitions publiques.

Après sa mort, la France a joué un rôle important dans la reconnaissance de son œuvre photographique. La rétrospective du Pavillon Populaire de Montpellier, en 2014, a été sa première grande exposition dans le pays et l’une des plus complètes jamais organisées : environ 220 tirages, avec un catalogue publié pour l’occasion. L’année suivante, les Rencontres de la photographie d’Arles l’ont intégrée à l’exposition collective Total Records, consacrée aux pochettes de disques photographiques. Pour la cuisine, le livre familial de 2021 a été traduit sous le titre La Cuisine familiale de Linda McCartney. Sur les concerts de Paul en France, voir nos pages consacrées à Paul McCartney.

L’héritage de Linda : une famille, des causes, une marque

Mary, Stella, James et Heather

Les quatre enfants de Linda ont chacun prolongé une part de son œuvre. Mary est devenue photographe, a signé avec sa mère l’exposition Mother Daughter et a publié des livres de cuisine végétarienne, avant de passer à la réalisation avec le documentaire If These Walls Could Sing (2022) sur les studios d’Abbey Road. Stella a fondé en 2001 une maison de mode qui refuse le cuir et la fourrure, application directe des convictions de sa mère au luxe ; elle a souvent dit que Linda était son modèle en matière d’engagement. James, musicien, joue sur les derniers enregistrements de Linda et a publié ses propres disques. Heather, céramiste et designer, vit loin des projecteurs. Sur chacun, voir les fiches Mary, Stella, James et Heather.

Meat Free Monday

En 2009, Paul, Mary et Stella lancent la campagne Meat Free Monday, qui invite à se passer de viande au moins un jour par semaine. Le principe est fidèle à l’approche de Linda : convaincre par l’exemple et par le plaisir de la table plutôt que par la culpabilité. La campagne, soutenue par de nombreuses personnalités, a été reprise dans des écoles et des cantines de plusieurs pays.

Une marque toujours vivante

Plus d’un quart de siècle après sa mort, les saucisses, tourtes et burgers végétariens qui portent son nom se vendent toujours dans les supermarchés britanniques, et la marque a étendu sa gamme aux produits entièrement végétaux. Quand Linda McCartney Foods a été lancée en 1991, le rayon végétarien des supermarchés était presque vide ; il est aujourd’hui l’un des plus dynamiques de l’alimentation. Linda n’a pas inventé le végétarisme, mais elle a été l’une des premières à le rendre ordinaire, familial, accessible à des gens qui ne se considéraient pas comme militants.

Une œuvre photographique réévaluée

Enfin, l’héritage le plus durable de Linda est peut-être photographique. Longtemps considérée comme une amatrice douée devenue célèbre par mariage, elle est aujourd’hui exposée dans de grands musées, collectionnée par le Victoria and Albert Museum, étudiée pour son regard sur les années 1960 et pour son travail sur les procédés anciens. Les archives familiales, gérées par Paul et ses enfants, continuent d’alimenter livres et expositions : la rétrospective de Cooperstown et les timbres américains de 2026 en sont les dernières manifestations.

Ce qui est établi, ce qui est contesté

Affirmation Statut Précision
Héritière de Kodak Faux Eastman est le nom choisi par son père, né Epstein
Première femme photographe en couverture de Rolling Stone Établi Eric Clapton, 11 mai 1968
Présente au Shea Stadium en 1965 Incertain Présence documentée en 1966
Rencontre avec Paul au Bag O’Nails le 15 mai 1967 Établi Revue quatre jours plus tard chez Epstein
Coautrice de Live and Let Die Établi (crédit) Nomination à l’Oscar avec Paul ; part réelle discutée
Palme d’or à Cannes À nuancer Le film d’Oscar Grillo sur sa chanson, 1980
Morte à Santa Barbara Faux Ranch de Tanque Verde, Arizona
Inhumée dans le Sussex Faux Incinérée ; cendres dispersées dans le Sussex
Les Beatles ont joué Let It Be à sa cérémonie Faux Présents, mais n’ont pas joué
Adepte du bouddhisme Non établi Aucune source sérieuse

Chronologie de Linda McCartney (1941-2026)

Date Événement
24 septembre 1941 Naissance à Scarsdale (New York)
1959 Diplôme de la Scarsdale High School
1961 Diplôme du Vermont College ; université d’Arizona
1er mars 1962 Mort de sa mère dans l’accident du vol American Airlines 1
18 juin 1962 Mariage avec Joseph Melville See Jr.
31 décembre 1962 Naissance de Heather
Juin 1965 Divorce ; installation à New York
Juin 1966 Les Rolling Stones sur le Sea Panther
23 août 1966 Photographie les Beatles au Shea Stadium
15 mai 1967 Rencontre avec Paul au Bag O’Nails
19 mai 1967 Présentation de Sgt. Pepper chez Brian Epstein
Mars 1968 Ouverture du Fillmore East, dont elle devient la photographe officieuse
11 mai 1968 Couverture de Rolling Stone avec Eric Clapton
Automne 1968 S’installe à Londres avec Paul
12 mars 1969 Mariage avec Paul McCartney à Marylebone
22 août 1969 Dernière séance photo des Beatles à Tittenhurst Park
28 août 1969 Naissance de Mary
Mai 1971 Ram, sous le nom de Paul et Linda McCartney
1971 Procès Another Day ; écriture de Seaside Woman ; fondation de Wings
13 septembre 1971 Naissance de Stella
Juin 1972 Règlement à l’amiable du litige Another Day
27 novembre 1972 Enregistrement de Seaside Woman
Novembre 1973 Séance de Boulogne-Billancourt : Wide Prairie, I Got Up
31 janvier 1974 Couverture de Rolling Stone : sujet et photographe
Avril 1974 Cérémonie des Oscars ; nomination pour Live and Let Die
1975 La famille devient végétarienne
1976 Linda’s Pictures ; Cook of the House
1977 Single de Suzy and the Red Stripes ; séance au Black Ark ; naissance de James le 12 septembre
1979 Achat du ranch de Tanque Verde, près de Tucson
16-25 janvier 1980 Détention de Paul à Tokyo
Mai 1980 Palme d’or du court métrage pour Seaside Woman
Avril 1981 Fin de Wings
1988 Sun Prints au V&A
1989 Linda McCartney’s Home Cooking ; tournée mondiale
1991 Lancement de Linda McCartney Foods ; mort de Lee Eastman
1992 Linda McCartney’s Sixties
1993 New World Tour, sa dernière tournée
1995 Diagnostic du cancer ; Linda’s Kitchen ; épisode des Simpson
1996 Roadworks ; nomination aux James Beard Awards
Octobre 1997 Premier défilé de Stella pour Chloé, à Paris
Mars 1998 Dernières séances : The Light Comes from Within, Appaloosa
17 avril 1998 Mort au ranch de Tanque Verde
8 juin 1998 Service commémoratif à St Martin-in-the-Fields
26 octobre 1998 Sortie de Wide Prairie
10 avril 1999 Concert for Linda au Royal Albert Hall
2000 Linda McCartney Centre à Liverpool ; téléfilm biographique
Novembre 2002 Statue de Campbeltown
2011 Life in Photographs (Taschen)
2014 Rétrospective du Pavillon Populaire, Montpellier
2015 Mother Daughter chez Gagosian, New York
2018 Don de 63 œuvres au V&A
2019 Rétrospective de Glasgow ; The Polaroid Diaries
2021 Linda McCartney’s Family Kitchen
2023 Rétrospective à Tucson
23 mai – 7 septembre 2026 Rétrospective du Fenimore Art Museum, Cooperstown
25 septembre 2026 Cinq timbres de l’USPS dévoilés au MoMA

Linda McCartney en chiffres

Donnée Valeur
Âge à sa mort 56 ans
Durée du mariage avec Paul 29 ans (1969-1998)
Années dans Wings 10 (1971-1981)
Albums studio de Wings 7, de Wild Life à Back to the Egg
Couvertures de Rolling Stone signées 2 (1968 et 1974)
Titres de Wide Prairie 16, enregistrés entre 1972 et 1998
Meilleur classement d’un single à son nom 56e au Royaume-Uni (The Light Comes from Within, 1999)
Images dans ses archives Environ 200 000
Œuvres données au V&A 63 (2018)
Timbres de l’USPS 5 (2026)
Végétarienne depuis 1975, soit 23 ans

Glossaire

  • Appaloosa : race de chevaux américaine à robe tachetée, chère à Linda et titre de l’une de ses dernières chansons.
  • Cavendish Avenue : maison de Paul McCartney à St John’s Wood, à Londres, où Linda s’installe à l’automne 1968.
  • High Park : ferme de la péninsule de Kintyre, en Écosse, refuge du couple au début des années 1970.
  • Meat Free Monday : campagne pour un lundi sans viande, lancée en 2009 par Paul, Mary et Stella dans l’esprit de Linda.
  • Tanque Verde : secteur à l’est de Tucson, en Arizona, où se trouvait le ranch familial où Linda est morte.
  • Wingspan : documentaire de 2001 sur l’histoire de Wings, réalisé par Alistair Donald.
  • Bag O’Nails : club de musiciens de Soho, à Londres, lieu de la rencontre de Paul et Linda le 15 mai 1967.
  • Black Mountain College : établissement expérimental de Caroline du Nord (1933-1957), où fut formée Hazel Larsen Archer, professeure de Linda.
  • Black Ark : studio de Lee “Scratch” Perry à Kingston, en Jamaïque, où Linda enregistra en 1977.
  • Cyanotype : procédé photographique du XIXe siècle donnant des tirages bleus, exposés au soleil ; Linda en fit les Sun Prints.
  • Fillmore East : salle de concert ouverte par Bill Graham dans l’East Village de New York en 1968.
  • Suzy and the Red Stripes : pseudonyme de Wings pour le single Seaside Woman (1977).
  • Palme d’or du court métrage : récompense suprême de la compétition des courts métrages du Festival de Cannes.
  • Hog Hill Mill : studio de Paul McCartney dans l’East Sussex, où Linda enregistra ses derniers titres en 1998.

Questions fréquentes sur Linda McCartney

Qui était Linda McCartney ?

Une photographe, musicienne, autrice culinaire, entrepreneuse et militante américaine, née le 24 septembre 1941 et morte le 17 avril 1998. Épouse de Paul McCartney de 1969 à sa mort, claviériste de Wings, elle fut la première femme photographe à signer une couverture de Rolling Stone et fonda la marque Linda McCartney Foods.

Quand et où est morte Linda McCartney ?

Le 17 avril 1998, au ranch familial de Tanque Verde, près de Tucson, en Arizona, d’un cancer du sein diagnostiqué en 1995. Elle avait 56 ans. L’annonce initiale de sa mort à Santa Barbara était volontairement fausse, pour protéger la famille.

Comment Paul et Linda McCartney se sont-ils rencontrés ?

Au Bag O’Nails, club de Soho, à Londres, le 15 mai 1967, pendant un concert de Georgie Fame. Ils se revoient quatre jours plus tard à la présentation de Sgt. Pepper chez Brian Epstein, puis à New York en mai 1968.

Quand se sont-ils mariés ?

Le 12 mars 1969, à la mairie de Marylebone, à Londres. Ils sont restés mariés vingt-neuf ans, jusqu’à la mort de Linda.

Combien d’enfants avait Linda McCartney ?

Quatre : Heather, née le 31 décembre 1962 de son premier mariage et adoptée par Paul ; Mary, née le 28 août 1969 ; Stella, née le 13 septembre 1971 ; et James, né le 12 septembre 1977.

Linda McCartney est-elle de la famille Kodak ?

Non. Son père, l’avocat Lee Eastman, est né Leopold Vail Epstein et a choisi le nom d’Eastman. La famille n’a aucun lien avec George Eastman, fondateur de Kodak.

Linda McCartney savait-elle jouer de la musique ?

Elle a appris les claviers avec Paul après la séparation des Beatles. Elle a joué des claviers et chanté les chœurs dans Wings de 1971 à 1981, puis sur les tournées de Paul en 1989-1990 et 1993. Ses capacités ont été beaucoup moquées, mais elle a tenu sa place sur scène pendant plus de vingt ans.

A-t-elle sorti un album solo ?

Un seul, posthume : Wide Prairie, paru le 26 octobre 1998, compilé par Paul à partir d’enregistrements réalisés entre 1972 et 1998.

Linda McCartney a-t-elle gagné une Palme d’or ?

Le court métrage d’animation Seaside Woman, réalisé par Oscar Grillo sur sa chanson, a remporté la Palme d’or du court métrage à Cannes en 1980. Linda a écrit et chanté la chanson ; la récompense va au film.

Qu’est-ce que Suzy and the Red Stripes ?

Le pseudonyme sous lequel Wings a publié en 1977 le single Seaside Woman, écrit et chanté par Linda. Suzy était son surnom en Jamaïque ; Red Stripe est une bière jamaïcaine.

Linda a-t-elle été nommée aux Oscars ?

Oui, avec Paul, pour la chanson Live and Let Die, écrite pour le film de James Bond de 1973 et créditée au couple.

Pourquoi Linda McCartney était-elle végétarienne ?

Elle et Paul ont renoncé à la viande en 1975, à leur ferme écossaise, en regardant des agneaux dans un pré au moment de manger de l’agneau. Elle a ensuite fait de la cuisine végétarienne l’une de ses grandes causes.

Quand a été fondée Linda McCartney Foods ?

En 1991. La marque a ensuite été rachetée par Heinz vers 2000, puis son activité surgelée par Hain Celestial en 2006. Elle est toujours commercialisée sous son nom.

Quels livres de photographie a-t-elle publiés ?

Linda’s Pictures (1976), Photographs (1982), Sun Prints (1988), Linda McCartney’s Sixties (1992), Roadworks (1996), et, à titre posthume, Wide Open (1999), Life in Photographs (2011) et The Polaroid Diaries (2019).

Quelles chansons Paul a-t-il écrites pour Linda ?

Notamment The Lovely Linda, Maybe I’m Amazed, Long Haired Lady, My Love et, après sa mort, Magic ; Paul a aussi rattaché Two of Us à leurs promenades en voiture.

Où peut-on voir les photographies de Linda McCartney ?

Au Victoria and Albert Museum de Londres, qui conserve 63 de ses œuvres données par Paul en 2018, dans ses livres, et lors de rétrospectives, dont celle du Fenimore Art Museum de Cooperstown en 2026. Cinq de ses photographies figurent sur des timbres américains émis en septembre 2026.

Où sont les cendres de Linda McCartney ?

Elle a été incinérée à Tucson, et ses cendres ont été dispersées dans la propriété familiale du Sussex. Une statue à son effigie se trouve dans un jardin commémoratif de Campbeltown, en Écosse.

Quel était le rôle de Linda dans Wings ?

Elle tenait les claviers, piano, orgue et synthétiseur Moog, et chantait les chœurs et les harmonies avec Paul et Denny Laine. Elle a fait partie du groupe pendant toute son existence, de 1971 à 1981, et de toutes ses formations successives, ce qui n’est le cas que de Paul, Linda et Denny Laine.

Quelles pochettes de disques Linda a-t-elle photographiées ?

Elle est notamment l’autrice des photographies de la pochette de McCartney (1970), avec les cerises en façade et Paul portant Mary au dos, et de la photo de couverture de Ram (1971). Elle a signé de nombreuses images de livrets, d’affiches et de programmes de Wings.

Quelle a été la dernière tournée de Linda McCartney ?

Le New World Tour de 1993, pour l’album Off the Ground. Elle avait auparavant participé à la tournée mondiale de 1989-1990, après presque dix ans sans concerts.

Quelle est la dernière chanson enregistrée par Linda ?

The Light Comes from Within et Appaloosa, enregistrées en mars 1998 au studio Hog Hill Mill, dans le Sussex, avec Paul et James, un mois avant sa mort.

Quel lien Linda McCartney avait-elle avec la France ?

Elle a enregistré à Boulogne-Billancourt en 1973 et à Berre-les-Alpes en 1980 ; le film Seaside Woman a reçu la Palme d’or du court métrage à Cannes en 1980 ; et Montpellier lui a consacré en 2014 sa première grande rétrospective française.

Existe-t-il un film sur la vie de Linda McCartney ?

Un téléfilm américain, The Linda McCartney Story, diffusé en 2000, avec Elizabeth Mitchell dans le rôle de Linda. La famille ne l’a pas soutenu. Le documentaire Wingspan (2001) offre un portrait plus fidèle, fondé sur les archives familiales.

Pour aller plus loin sur yellow-sub.net

Pour la biographie narrative : Il y a 28 ans disparaissait Linda McCartney. Pour l’artiste hors du cadre de Paul : Linda McCartney aurait eu 85 ans. Sur la famille : La famille de Paul McCartney et la fiche de Heather Mills, deuxième épouse de Paul. Sur la discographie : Paul McCartney album par album.

Méthode de cette fiche

La vie de Linda McCartney a été racontée de très nombreuses fois, souvent à partir de sources de seconde main qui se recopient les unes les autres. C’est pourquoi cette fiche s’appuie en priorité sur les sources primaires disponibles : la chronologie et la liste des expositions publiées par la famille sur le site officiel de Linda, les crédits des disques et les notes de Wide Prairie, le palmarès officiel du Festival de Cannes, les couvertures de Rolling Stone, les communiqués d’entreprise et les annonces des musées et du service postal américain. Lorsque les sources divergent, sur une date de séance ou un chiffre de vente, nous l’indiquons plutôt que de trancher arbitrairement. Les anecdotes célèbres qui ne reposent que sur un témoignage, comme l’attrait supposé de Linda pour John Lennon en 1965 ou le décompte exact des nuits passées loin de Paul, sont présentées comme telles. Les correctifs encadrés signalent les erreurs les plus répandues dans les biographies, les dictionnaires et les articles de presse, en français comme en anglais, et indiquent à chaque fois la source qui permet de rétablir le fait exact.

Sources et vérifications

Site officiel lindamccartney.com (chronologie et liste des expositions) ; Wikipédia en anglais, notices Linda McCartney, Lee Eastman, Wide Prairie ; The Paul McCartney Project (séances de 1972 à 1998, rétrospective de 2026) ; Festival de Cannes, fiche de Seaside Woman (1980) ; Rolling Stone, 11 mai 1968 et 31 janvier 1974 ; The New York Times, nécrologie du 20 avril 1998 ; presse de Tucson et de Santa Barbara, 23 avril 1998 ; CNN, service de St Martin-in-the-Fields, 8 juin 1998 ; Pavillon Populaire de Montpellier (2014) ; Victoria and Albert Museum (donation de 2018) ; Fenimore Art Museum (2026) ; USPS (2026) ; The Hain Celestial Group, communiqué du 13 juin 2006 ; Danny Fields, Linda McCartney: The Biography (2000) ; Barry Miles, Many Years From Now (1997) ; nos articles 764161 et 827230.

Linda McCartney, photographe, musicienne et épouse de Paul McCartney

Yellow-Sub.net · Encyclopédie McCartney

La famille de Paul McCartney

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