James McCartney – portrait de l’artiste et fils de Paul et Linda McCartney

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James McCartney

Le musicien de la famille : des années Wings aux enregistrements en solo, un parcours personnel sous le regard de l’histoire des Beatles.

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James McCartney, né James Louis McCartney le 12 septembre 1977 à Londres, est un auteur-compositeur, chanteur et multi-instrumentiste britannique. Seul fils de Paul McCartney et de Linda McCartney, il a d’abord joué sur les disques de ses parents (Flaming Pie, Wide Prairie, Driving Rain) avant de bâtir, à partir de 2010, une discographie personnelle entre folk, pop mélodique et rock alternatif : deux EP, une compilation, trois albums (Me en 2013, The Blackberry Train en 2016, Beautiful Nothing en 2024) et une série de singles autoédités depuis 2024, dont Primrose Hill, coécrit avec Sean Ono Lennon. Cette page en est la fiche de référence : biographie, vie privée, œuvre, discographie complète et repères chronologiques.

En bref

  • Nom complet : James Louis McCartney
  • Naissance : 12 septembre 1977, Avenue Clinic, St John’s Wood (Londres) ; il a 49 ans en 2026
  • Parents : Paul McCartney et Linda McCartney (née Eastman, 1941-1998)
  • Fratrie : Heather (adoptée par Paul), Mary et Stella ; demi-sœur Beatrice (née en 2003)
  • Instruments : chant, guitares, basse, piano, mandoline, batterie
  • Premier disque solo : l’EP Available Light, 21 septembre 2010
  • Albums : Me (2013), The Blackberry Train (2016), Beautiful Nothing (2024)
  • Collaborateurs clés : David Kahne, Steve Albini, Sean Ono Lennon, Paul McCartney
  • Influences revendiquées : les Beatles, Nirvana, The Cure, PJ Harvey, Radiohead, Neil Young

Qui est James McCartney ? Fiche d’identité

Avant d’entrer dans le détail, voici les données essentielles, celles que l’on cherche le plus souvent sur le fils de Paul McCartney. Elles proviennent des notices biographiques publiées par AllMusic et par l’artiste, des crédits de ses disques et de la presse musicale britannique et américaine.

Nom de naissance James Louis McCartney
Date et lieu de naissance 12 septembre 1977, Avenue Clinic, St John’s Wood, Londres
Origine du prénom James, comme son grand-père paternel Jim McCartney et comme son père (James Paul) ; Louis, en mémoire de Louise Eastman, mère de Linda
Scolarité Thomas Peacocke Community College (Rye), puis Bexhill College (A-levels d’art et de sculpture, 1998)
Métier Auteur-compositeur, chanteur, guitariste, multi-instrumentiste, dessinateur
Années d’activité Depuis 1997 (sessions familiales), sous son nom depuis 2010
Labels Engine Company Records, devenu ECR Music Group (2010-2013) ; autoproduction James McCartney Ltd (depuis 2016)
Mode de vie Végétarien tendant vers le végétalisme, pratiquant de la méditation transcendantale

Une enfance entre tournées de Wings et campagne anglaise

Le dernier-né de Paul et Linda

James naît le 12 septembre 1977 à l’Avenue Clinic de St John’s Wood, à quelques rues du 7 Cavendish Avenue, la maison londonienne de son père, et à deux pas des studios d’Abbey Road. Il est le quatrième enfant du foyer et le seul garçon. Avant lui sont venues Heather, la fille de Linda née de son premier mariage et adoptée par Paul, puis Mary (1969) et Stella (1971). Pour la place qu’occupe chacun de ces enfants dans la vie de leur père, on peut se reporter à notre dossier sur les cinq enfants de Paul McCartney.

Le choix du prénom n’est pas anodin. James renvoie à Jim McCartney, le père de Paul, mort l’année précédente, en 1976, et au premier prénom de Paul lui-même, qui s’appelle à l’état civil James Paul McCartney. Le second prénom, Louis, honore Louise Eastman, la mère de Linda, morte dans un accident d’avion en 1962. En un seul nom, l’enfant porte ainsi les deux lignées : Liverpool et New York, la famille ouvrière irlandaise et catholique d’un côté, la famille juive américaine des Eastman de l’autre.

Deux ans et demi sur la route

La naissance tombe en pleine période Wings. Quelques semaines plus tard, en novembre 1977, Mull of Kintyre devient le plus gros succès de l’histoire du disque britannique. Les McCartney ne confient pas leurs enfants à une nourrice pendant les tournées : ils les emmènent. James passe ainsi ses deux premières années et demie entre les hôtels, les loges et les autocars, jusqu’à la tournée britannique de la fin 1979, la dernière du groupe.

Correctif factuel : Wings ne s’est pas séparé en 1980

La plupart des biographies de James, y compris les plus diffusées, écrivent que la famille s’installe dans le Sussex “après la séparation de Wings en 1980”. La date est approximative. Wings donne son dernier concert le 29 décembre 1979 à Londres, lors des Concerts for the People of Kampuchea. L’année 1980 est marquée par l’arrestation de Paul au Japon en janvier et par la sortie de McCartney II, mais le groupe n’est officiellement dissous qu’en avril 1981, avec le départ de Denny Laine. C’est donc au tournant de 1980-1981, et non à une date précise de 1980, que s’achève l’enfance itinérante de James.

Rye, l’école publique et une vie presque ordinaire

Au début des années 1980, la famille s’ancre dans l’East Sussex, près de Rye, sur la propriété de Peasmarsh. Paul y installe son studio, Hog Hill Mill, à Icklesham, où James enregistrera plus tard une partie de ses propres disques. Fidèles à un principe qu’ils appliquent à tous leurs enfants, Paul et Linda inscrivent James dans l’établissement public du secteur, le Thomas Peacocke Community College. L’idée n’est pas de jouer à la normalité, impossible quand votre père est un ex-Beatle, mais d’éviter que la célébrité devienne le seul milieu éducatif de l’enfant.

La vie domestique est rurale : chevaux, chiens, moutons, longues promenades, et un régime végétarien que Linda défend depuis le milieu des années 1970. Cette enfance au contact des animaux et de la nature marquera durablement James, végétarien convaincu à l’âge adulte et sensible, comme sa mère, à la cause animale.

Une voix d’enfant sur Press to Play

Sa première apparition sur un disque passe presque inaperçue. Sur Talk More Talk, morceau de l’album Press to Play publié par Paul en 1986, des fragments de voix parlées de proches et de membres de l’équipe sont montés dans la texture sonore. La voix de James, alors âgé de huit ans, en fait partie. C’est une présence infime, enfouie dans le mixage, mais elle fait de lui, dès l’enfance, une matière sonore dans un disque familial.

Retour vers le futur et la Stratocaster de Carl Perkins

Le déclic musical vient d’un film. James a souvent raconté que c’est Michael J. Fox, dans Retour vers le futur (1985), jouant Johnny B. Goode sur scène, qui lui a donné envie de tenir une guitare. À neuf ans, son père lui offre une Fender Stratocaster qui, selon le récit familial, avait appartenu à Carl Perkins, le pionnier du rockabilly dont les Beatles reprenaient Matchbox, Honey Don’t et Everybody’s Trying to Be My Baby. La provenance de l’instrument n’a jamais été documentée de façon indépendante, mais la chaîne qu’elle dessine est parlante : Perkins influence les Beatles, Paul transmet l’objet à son fils, et ce fils découvre le rock par un film qui met justement en scène l’invention du rock’n’roll.

À douze ans, raconte-t-il, il a pour la première fois le sentiment d’être bon à la guitare. Il n’a jamais cessé de pratiquer quotidiennement depuis.

La tournée mondiale de 1989-1990

En 1989, Paul repart sur les routes pour sa première grande tournée mondiale depuis Wings. James, Mary et Stella accompagnent leurs parents ; un précepteur assure la continuité des études pendant les mois de voyage. L’adolescent observe de près le fonctionnement d’une production de stade, les balances, le travail des musiciens de Paul. Cette tournée, qui passe notamment par la France, est le premier contact conscient de James avec le métier tel que le pratique son père.

L’accident de surf de 1993

Un épisode, souvent oublié, révèle le goût de James pour les éléments. En 1993, à seize ans, il fait du surf avec des amis sur la côte du Sussex lorsqu’il est emporté vers le large. Les garde-côtes sont alertés, la famille accourt. Il regagne finalement le rivage par ses propres moyens, une quarantaine de minutes plus tard. L’anecdote est tirée d’un portrait publié par la presse britannique en 2004 ; elle a été reprise depuis par la plupart des notices biographiques.

En 1995, autre détail familial : c’est James qui présente à sa sœur Mary le producteur de télévision Alistair Donald, qu’elle épousera en 1998.

1997-2001 : l’apprentissage sur les disques de ses parents

Flaming Pie (1997) : le solo de Heaven on a Sunday

Sa première contribution professionnelle date des séances de Flaming Pie, en 1996. James a dix-neuf ans. Sur Heaven on a Sunday, ballade contemplative de son père, il joue la guitare électrique solo. Les archives des séances décrivent un échange de phrases de guitare entre le père et le fils. L’album paraît le 5 mai 1997, produit par Paul avec Jeff Lynne et George Martin ; il réunit aussi Ringo Starr (voir notre page sur les séances de Looking for You) et Steve Miller. C’est l’un des disques les plus appréciés de la carrière solo de Paul, celui de Calico Skies. On le trouve aujourd’hui dans l’édition de l’Archive Collection parue en 2020 : Flaming Pie, Archive Collection.

Correctif factuel : James n’est pas le batteur de Flaming Pie

On lit très souvent que James “a joué de la guitare et de la batterie sur les albums de son père”, formule qui laisse entendre qu’il tient la batterie sur Flaming Pie. Les crédits ne le confirment pas. Sur Flaming Pie, sa seule contribution documentée est le solo de guitare électrique de Heaven on a Sunday. Les percussions apparaissent plus tard, sur Spinning on an Axis, dans Driving Rain (2001). La batterie, il la jouera surtout sur ses propres disques, à commencer par Me en 2013.

Wide Prairie (1998) : la dernière séance de Linda

La deuxième étape est la plus chargée d’émotion. Diagnostiquée d’un cancer du sein en 1995, Linda McCartney enregistre ses dernières chansons pendant sa maladie. James joue la guitare solo sur l’album posthume Wide Prairie, que Paul compile et publie en octobre 1998 : seize titres enregistrés en privé sur une vingtaine d’années, dont Seaside Woman et Cow. Il est notamment présent sur The Light Comes from Within, enregistré à Hog Hill Mill, la toute dernière séance de sa mère, une chanson mordante dont un mot cru limitera la diffusion radio lors de sa sortie en single au début de 1999. L’album se trouve encore en CD : Linda McCartney, Wide Prairie. Pour le parcours de Linda, photographe, musicienne et militante, voir notre article Il y a 28 ans disparaissait Linda McCartney.

17 avril 1998 : la mort de Linda

Linda McCartney meurt le 17 avril 1998, à 56 ans, entourée de son mari et de ses quatre enfants. James a vingt ans. Le deuil traverse toute son œuvre ultérieure, mais toujours de biais, par images et par paysages plutôt que par confession directe : You and Me Individually, ébauchée deux ou trois ans après la disparition, puis Waterfall, sur The Blackberry Train. Son père a écrit sa propre part de ce chagrin, comme le montre notre enquête sur les chansons du deuil de Paul McCartney.

Correctif factuel : Tucson et non Santa Barbara

Le communiqué diffusé au lendemain du décès indiquait que Linda était morte à Santa Barbara, en Californie. Il s’agissait d’une précaution pour protéger l’intimité de la famille. Linda est en réalité morte dans le ranch familial près de Tucson, en Arizona. C’est cette localisation qui fait aujourd’hui foi dans les biographies sérieuses, y compris pour situer la présence de James et de ses sœurs à son chevet.

La même année, James obtient à Bexhill College, près de la maison familiale, ses A-levels d’art et de sculpture. L’orientation est importante : avant d’être musicien, il se destine aux arts plastiques. Il ne les abandonnera jamais, puisqu’il dessinera et peindra lui-même une partie de ses pochettes.

Driving Rain (2001) : premier crédit d’auteur

Sur Driving Rain, publié par Paul en novembre 2001, James passe du statut d’instrumentiste à celui de coauteur. Il cosigne deux chansons avec son père :

  • Spinning on an Axis : née d’une conversation au coucher du soleil, dans le New Hampshire, où James fait remarquer que le soleil ne descend pas vraiment et que c’est la Terre qui tourne. Il joue un motif de clavier sur lequel Paul improvise ; James tient aussi les percussions.
  • Back in the Sunshine Again : composée en Arizona, à partir d’un riff et d’un pont apportés par James, qui joue la guitare sur l’enregistrement.

L’album, enregistré à Los Angeles avec un groupe resserré (Abe Laboriel Jr., Rusty Anderson, Gabe Dixon), a longtemps été mal aimé. Nous en avons pris la défense dans Driving Rain, le disque que tout le monde a eu tort d’enterrer. Le CD est disponible ici : Paul McCartney, Driving Rain.

Le retrait des années 2000

Ces crédits auraient pu lancer une carrière. Ils précèdent au contraire un long retrait. James a expliqué qu’autour de vingt-trois ans, il s’était désillusionné de la musique et l’avait laissée de côté un temps. Il a aussi évoqué, dans des entretiens accordés en 2013, une période sombre après la mort de sa mère, et un éloignement de son père pendant le mariage de celui-ci avec Heather Mills, suivi d’une réconciliation. En 2003 naît Beatrice, sa demi-sœur.

En 2004, il quitte la maison familiale pour un appartement à Brighton, sert dans des restaurants pendant qu’il poursuit des études et travaille sa musique. En 2005, il accompagne son père sur la tournée américaine baptisée “US” Tour. Vers 2008, il commence enfin à enregistrer sérieusement ses propres chansons, avec Paul et le producteur new-yorkais David Kahne.

2009-2012 : Light, les premiers concerts et les EP

Débuts sous pseudonyme dans l’Iowa

Le premier concert public de James sous son propre répertoire a lieu le 14 novembre 2009, à trente-deux ans, au Fairfield Arts & Convention Center de Fairfield, dans l’Iowa. Le cadre est singulier : le quatrième Weekend for World Peace and Meditation organisé par la fondation du cinéaste David Lynch, consacrée à la méditation transcendantale. James ne se présente pas sous son nom mais sous le pseudonyme de Light.

Correctif factuel : pas un “Convention Centre” anonyme

La formule “ses débuts aux États-Unis au Convention Centre” circule sans autre précision. Le lieu exact est le Fairfield Arts & Convention Center, dans la petite ville de Fairfield (Iowa), haut lieu américain de la méditation transcendantale. Le contexte compte : ce premier concert n’est pas un lancement commercial, mais une participation à un événement de la fondation David Lynch, cause que Paul McCartney soutient lui aussi publiquement.

Le pseudonyme ne tient pas longtemps. En février et mars 2010, James effectue sa première tournée britannique, d’abord sous un nom d’emprunt, puis à visage découvert. La presse suit. Au Hoxton Bar and Kitchen de Londres, The Guardian décrit un musicien qui passe de la guitare à la mandoline et aux claviers, capable de mêler rock, country et folk, mais encore en quête du morceau décisif et d’une vraie présence scénique. Le jugement est juste : le studio connaît déjà un multi-instrumentiste aguerri, la scène découvre un débutant timide.

Available Light (2010)

Le 21 septembre 2010 paraît Available Light, premier EP et première publication officielle de James comme interprète et auteur. Il sort uniquement en numérique, chez Engine Company Records, le label new-yorkais fondé par le musicien Blake Morgan. Cinq titres :

  1. Angel
  2. Glisten
  3. My Friend
  4. Denial
  5. Old Man (reprise de Neil Young)

Produit par David Kahne et Paul McCartney, l’EP a été enregistré entre le Sussex, Londres et New York, y compris aux studios d’Abbey Road. James y chante et joue des guitares électriques et acoustiques, de la mandoline, du piano et de la basse. Le violoncelliste Steven Isserlis intervient sur Glisten, l’accordéoniste Gil Goldstein sur Old Man. David Kahne a raconté que James était arrivé avec une liste d’une cinquantaine de reprises possibles avant que le choix ne se fixe sur Neil Young. Le clin d’œil est évident : une chanson d’un jeune homme adressée à un homme plus âgé, choisie par un fils dont toute interview interroge la relation à son père.

James résumait alors son inspiration : les Beatles, Nirvana, The Cure, PJ Harvey, Radiohead, et toute bonne musique. Ses textes parlaient, disait-il, de spiritualité, d’amour, de famille et de la manière de mettre de l’ordre dans sa vie.

Close at Hand (2011)

Un second EP, Close at Hand, suit en 2011, toujours en numérique et toujours avec le tandem Kahne-McCartney à la production. Il approfondit la veine introspective du premier.

The Complete EP Collection (2011)

Le 22 novembre 2011, The Complete EP Collection (ECR 1112000) réunit les deux EP, cinq nouvelles compositions et deux nouvelles reprises. C’est le premier disque physique de James, en double CD. Rolling Stone en présente le titre d’ouverture, Angel, comme un morceau pop léger et enjoué, puis publie en exclusivité New York Times, dont James explique avoir trouvé le riff pendant un voyage en famille, assis tout près de son père. Les membres du groupe The Dead 60s, Charlie Turner à la basse et Bryan Johnson à la batterie, forment la section rythmique sur plusieurs titres. Le disque reste la meilleure porte d’entrée vers ces premiers enregistrements : James McCartney, The Complete EP Collection.

2012 : le Cavern Club et la rumeur du supergroupe

En avril 2012, James joue à guichets fermés au Cavern Club de Liverpool. Interrogé par la BBC sur l’idée d’un groupe réunissant les fils des Beatles, il répond qu’il l’a un peu envisagée, avec Sean Lennon, Zak Starkey et Dhani Harrison, tout en laissant entendre que les autres n’en auraient peut-être pas envie. La phrase, hypothétique, devient aussitôt dans la presse le projet de “Beatles nouvelle génération”. Elle reviendra régulièrement, jusqu’au démenti public de Zak Starkey en 2023, que nous avions relayé dans Le fils de Ringo Starr rejette l’idée d’un supergroupe.

La même année, une très courte interview vidéo pour NME, où presque toutes ses réponses ramènent aux Beatles, circule largement sur les réseaux sociaux. En novembre 2012, James se produit à Londres lors d’un gala de bienfaisance de la David Lynch Foundation. Il y salue, dans un message, l’importance de jouer cette fois dans sa ville natale et la portée du travail de la fondation auprès des personnes souffrant de stress post-traumatique.

2013 : Me, le premier album

Quarante chansons, douze retenues

Me est le premier album studio de James McCartney. Selon le récit des séances par David Kahne, le travail commence avec plus de quarante chansons. Pendant des mois, producteur et auteur développent les morceaux et surtout les voix, puis, après une semaine de répétition avec le groupe, douze titres sont retenus. Les enregistrements se partagent entre Hog Hill Mill, dans le Sussex, Abbey Road à Londres, et les studios Avatar et Select à New York. James joue guitare, basse, piano et batterie selon les titres ; autour de lui figurent notamment le batteur Shawn Pelton, le violoncelliste Steven Isserlis et la chanteuse et bassiste Kate Davis.

Le titre est un programme. Après des années de questions sur son père, James répond par un mot : moi. Il le dira lui-même à la sortie : le disque est intime et personnel, et c’est pour cela que la tournée sera en solo, pour dire “ceci, c’est moi”.

N° Titre Durée
1 Strong As You 3:17
2 Butterfly 3:46
3 You and Me Individually 4:21
4 Snap Out of It 3:42
5 Bluebell 3:57
6 Life’s a Pill 3:09
7 Home 3:44
8 Thinking About Rock & Roll 3:26
9 Wisteria 3:15
10 Mexico 3:00
11 Snow 4:57
Bonus Virginia 3:06

Toutes les chansons sont signées James McCartney. Le disque, produit et mixé par David Kahne, paraît chez ECR Music Group (référence ECR1305000) : James McCartney, Me.

Correctif factuel : quelle date de sortie pour Me ?

Trois dates circulent. Certaines notices donnent le 4 mai 2013, d’autres le 21 mai 2013, et la biographie d’AllMusic parle de juin. La date la mieux étayée est le 21 mai 2013 : c’est celle de la fiche du label ECR, des distributeurs américains et de la presse de l’époque, qui annonçait la sortie au moment où James était déjà en tournée. La date du 4 mai correspond vraisemblablement à une mise en vente anticipée lors des concerts ; celle de juin à la disponibilité européenne.

Les chansons clés de Me

Strong As You, en ouverture, est le centre émotionnel du disque. James l’a écrite, a-t-il raconté, en écoutant Here Comes the Sun de George Harrison. Le mixage fut délicat, selon Kahne, tant il fallait agrandir le refrain sans écraser la fragilité de départ.

You and Me Individually est née deux ou trois ans après la mort de Linda, du souvenir d’une lumière traversant les arbres près d’une piscine du Sussex. Ensemble, mais chacun séparément : le titre résume avec justesse le rapport de James à sa famille. Il la reprendra sur Beautiful Nothing en 2024.

Thinking About Rock & Roll est le seul titre où la présence de Paul est clairement documentée : James a précisé en juin 2013 que son père y chante et y joue un peu de guitare. Les deux voix, proches de timbre sans se confondre, rendent audible la parenté.

Virginia, en bonus, contient l’une des parties de guitare que David Kahne cite parmi les meilleures performances de James.

47 concerts dans 27 États

Pour défendre Me, James part seul, guitare en main. La tournée américaine commence le 6 avril 2013 et aligne 47 dates dans 27 États, avant de se conclure au festival de Bonnaroo, à Manchester (Tennessee). En août 2013, il joue au festival Outside Lands de San Francisco. Avant une prestation dans l’émission Lorraine sur ITV, un message vidéo de Paul l’encourageant d’un “Hey Jamesy, rock it man” fait le tour d’internet, au point d’éclipser un temps la musique elle-même. Lors d’un concert londonien de la même période, Paul McCartney et Ronnie Wood le rejoignent sur scène par surprise.

The Art of McCartney (2014)

En 2014, James apparaît sur The Art of McCartney, album hommage où des dizaines d’artistes reprennent des chansons des Beatles, de Wings et de Paul en solo. Il y chante et joue des claviers avec The Cure, l’un de ses groupes de chevet, sur Hello, Goodbye. La boucle est savoureuse : une chanson de son père, filtrée par un groupe qu’il admire, avec sa propre voix au milieu.

2016 : The Blackberry Train et Steve Albini

Un disque enregistré à Chicago

Le 6 mai 2016 paraît The Blackberry Train, deuxième album de James et, pour beaucoup de critiques, son meilleur. Le changement de son a un nom : Steve Albini. L’ingénieur de Surfer Rosa des Pixies, d’In Utero de Nirvana et de Rid of Me de PJ Harvey enregistre l’essentiel du disque dans son studio Electrical Audio, à Chicago. James l’a contacté tout simplement, en appelant le studio. Le premier disque d’Albini qu’il admirait, a-t-il dit, était Surfer Rosa.

L’album est préparé avec Youth, bassiste de Killing Joke, puis capté en une semaine environ avec Stephen Howard à la basse, Jay Sharrock à la batterie et Jeff Wootton à la guitare. Dhani Harrison, fils de George Harrison, joue de la guitare sur Too Hard. James signe lui-même les illustrations et les peintures de la pochette.

Son intention, expliquait-il à la sortie, était que la musique ait quelque chose d’avant-gardiste et de psychédélique, un peu à rebrousse-poil, avec une règle : ne pas se conformer, ne pas faire de compromis. Le résultat est plus dur, plus granuleux que Me, que James présentait pourtant comme une continuation.

Correctif factuel : Albini “producteur” ?

La plupart des articles présentent Steve Albini comme le producteur de The Blackberry Train. Albini (1962-2024) refusait ce titre pour tous les disques auxquels il participait : il se définissait comme ingénieur du son, chargé de capter fidèlement un groupe sans lui imposer une direction artistique. Les documents promotionnels de James lui-même parlaient d’un disque “engineered by Steve Albini”. La nuance n’est pas cosmétique : elle signifie que les choix artistiques du disque sont ceux de James.

Les titres marquants de The Blackberry Train

  • Too Hard : premier single, mis en ligne le 19 février 2016. Écrite à Los Angeles, la chanson part d’une couleur presque country sur une énergie de rock alternatif.
  • Unicorn : morceau rugueux et urgent, illustré par un clip psychédélique tourné avec du matériel vintage.
  • Peyote Coyote : titre à refrain, le plus fédérateur du disque.
  • Alice : clin d’œil à Alice au pays des merveilles, écrite chez lui à St John’s Wood, une chanson “un peu trippante”, selon ses mots.
  • Prayer : ballade soul, déclaration d’amour.
  • Waterfall : la chanson la plus personnelle. Son titre renvoie à Waterfall, la propriété familiale de Peasmarsh, et James l’a présentée comme une tentative de résumer la période hédoniste qui a suivi la mort de sa mère.
  • Peace and Stillness : folk apaisé qui referme l’album, dans l’esprit de la méditation qu’il pratique.

Voici Too Hard, le titre qui a ouvert la campagne de l’album :

Le disque est toujours disponible en CD, y compris dans une réédition européenne parue en 2023 : James McCartney, The Blackberry Train.

La tournée de 2016-2017

James défend l’album lors d’une deuxième tournée américaine au printemps et à l’été 2016, dans des salles de taille modeste (Schuba’s Tavern à Chicago le 21 juin, The Bartlett à Spokane, Vega à Lincoln), souvent seul ou accompagné de son ami Stephen Howard à la basse. Il précise alors ses méthodes d’écriture : d’abord une musique, un riff ou une suite d’accords, puis des sons sans signification, un changement d’instrument quand l’idée se bloque, et enfin des mots tirés de ses carnets.

2016-2024 : huit ans sans album

Après The Blackberry Train, James ne publie plus de nouvelle œuvre majeure pendant près de huit ans. Aucune source fiable n’explique ce silence, et il serait hasardeux de lui inventer une cause. James avait prévenu qu’il pouvait laisser la musique de côté, garder longtemps une chanson ou une image, puis y revenir. Sa discographie suit un temps d’atelier, non le cycle album-tournée-album de l’industrie. Le single Beautiful, publié en 2024, avait d’ailleurs été conçu dès 2014.

2024 : le retour, Primrose Hill et Beautiful Nothing

Beautiful (février 2024)

Le 12 février 2024, James annonce sur ses réseaux sociaux un nouveau single, Beautiful, qui paraît le 23 février : sa première musique nouvelle depuis 2016, comme nous l’avions signalé dans James McCartney annonce son premier nouveau single depuis 2016. La chanson est cosignée par Paul et James. Paul la produit avec David Kahne ; Shawn Pelton est à la batterie, Jerry Barnes à la basse, JD Simo à la guitare. Kahne et James la décrivent comme du “nouveau folk”.

Primrose Hill avec Sean Ono Lennon (avril 2024)

Le 12 avril 2024 sort Primrose Hill, chanson coécrite avec son ami Sean Ono Lennon, fils de John Lennon et de Yoko Ono. Le titre renvoie à la colline de Londres qui domine Regent’s Park, à quelques minutes de St John’s Wood. James l’a présentée comme une chanson sur le fait de se lancer et de trouver la bonne personne. Paul en fait aussitôt la promotion, envoyant au passage toute son affection à Sean. Un concours invite des couples de fans à envoyer des vidéos pour le clip officiel ; Mary McCartney filme son frère pour l’un des premiers teasers.

L’événement est d’abord symbolique : pour la première fois, un McCartney et un Lennon de la génération suivante signent ensemble une chanson. Sur le plan commercial, le succès reste modeste : la radio publique américaine NPR relevait moins de 40 000 écoutes sur Spotify dans les cinq jours suivant la sortie. Pour l’annonce d’origine, voir notre article d’avril 2024, et pour le parcours de Sean, notre portrait de Sean Ono Lennon.

Correctif factuel : Primrose Hill n’est pas une chanson “Lennon-McCartney”

Plusieurs médias ont salué un “nouveau Lennon-McCartney”. Le crédit réel est James McCartney et Sean Lennon, et la chanson est publiée sous le seul nom de James. Elle n’a aucun lien juridique ni éditorial avec le catalogue Lennon-McCartney des Beatles, et ne doit pas être présentée comme une nouvelle chanson des Beatles. Sean cosignera un second titre de James en 2024, I’m Yours.

Nothing, Circle Game et I’m Yours

Suivent Nothing le 31 mai 2024, sur lequel Paul joue de l’épinette ; une reprise de Circle Game de Joni Mitchell, chanson sur l’âge et le cycle des générations ; puis I’m Yours, deuxième composition partagée avec Sean Ono Lennon, publiée le 13 septembre 2024, au lendemain du 47e anniversaire de James.

Beautiful Nothing (18 octobre 2024)

Le 18 octobre 2024 paraît Beautiful Nothing, douze titres pour environ trente-cinq minutes, publié par James McCartney Ltd. Le titre fusionne ceux des deux premiers singles de l’année. Le disque réunit :

  • une courte introduction ;
  • les titres de 2024 : Beautiful, Primrose Hill, Nothing, Circle Game et I’m Yours ;
  • des enregistrements plus anciens revisités : Cherub, Old Man (la reprise de Neil Young de 2010), Wings of a Lightest Weight et You and Me Individually (de Me) ;
  • deux variantes de Nothing, en remix et en version acoustique.

Paul y apparaît comme coproducteur et instrumentiste selon les titres : épinette, harmonica, ukulélé, basse, guitare, flûte à bec et chœurs. David Kahne, fidèle depuis 2010, assure production, claviers, programmation et mixage.

Correctif factuel : un “troisième album studio” à nuancer

Beautiful Nothing est souvent rangé comme troisième album studio, au même titre que Me et The Blackberry Train. James l’a lui-même présenté autrement, le 4 octobre 2024 : comme une collection de la musique sur laquelle il avait travaillé en 2022 et 2023. Le disque assemble des singles déjà parus, des enregistrements de 2010 à 2013 et des variantes. Il tient donc autant de la rétrospective que de l’album neuf, ce qui explique aussi qu’il ait été diffusé avant tout en numérique.

2025-2026 : des singles autoproduits et de nouvelles collaborations

Une nouvelle équipe

Depuis 2025, James publie à un rythme qu’il n’avait jamais connu. Different People, avec le projet MOSAICS, puis Heaven en 2025, Ribbons en décembre 2025, Me and You en janvier 2026, Black Americano le 20 mars 2026, I’ll Say What I Want To le 15 mai 2026 et Dreams en juillet 2026. Les crédits révèlent un noyau stable : James au chant, aux guitares et aux claviers, Hugh Neal à la basse, au piano, à l’enregistrement et au mixage, Andy Sturges à la batterie, et Gerv C à la production. Pour la première fois, James figure parmi les producteurs crédités de ses propres titres.

Le changement est réel. Après la tutelle bienveillante de David Kahne et l’épreuve de vérité Albini, il prend lui-même en charge la fabrication de sa musique. Le titre I’ll Say What I Want To sonne presque comme un manifeste pour un homme dont chaque phrase publique a longtemps été recadrée par son nom de famille.

Mantra of the Cosmos et les fils des Beatles

En juin 2025, Zak Starkey, fils de Ringo, présente un extrait de Rip Off, morceau de son projet Mantra of the Cosmos autour de Shaun Ryder (Happy Mondays), auquel participent Sean Ono Lennon et James McCartney. Les médias titrent aussitôt sur “trois fils de Beatles réunis”. Le centre de gravité du projet reste pourtant l’univers psychédélique et mancunien de Ryder. Pour le parcours de Zak, voir notre page sur les enfants de Ringo Starr ; pour une comparaison des carrières des fils des Beatles, notre article Quel fils des Beatles a la plus grande carrière ?

Le style de James McCartney : influences et méthode

Entre folk, pop et grunge

La musique de James tient en équilibre entre deux pôles. D’un côté, un sens mélodique hérité de son père, une prédilection pour les ballades acoustiques et les tempos moyens. De l’autre, un goût pour les textures sombres et saturées du rock alternatif des années 1990. Sa liste d’influences, telle qu’il l’a donnée à plusieurs reprises, le dit clairement : Kurt Cobain et Nirvana, The Smiths, Radiohead, PJ Harvey, The Cure, les Beatles, Neil Young, Jimi Hendrix, Hank Williams.

Un multi-instrumentiste plutôt qu’un virtuose

Les producteurs qui ont travaillé avec lui insistent sur sa polyvalence plus que sur la démonstration. Il joue guitare, basse, piano, mandoline et batterie, et pense une chanson comme un volume entier. La guitare est son langage le plus immédiat ; le piano, un instrument qu’il a abordé sérieusement ; la basse, une discipline qu’il juge particulièrement exigeante. Sur scène, en revanche, il a longtemps été jugé réservé, et c’est en tournée, de clubs en cafés, qu’il a appris le métier de chanteur face au public.

L’artiste visuel

L’ancien étudiant en sculpture n’a jamais quitté la pièce. James dessine, peint, photographie sur pellicule ou avec des appareils jetables, conserve ses carnets pendant des années et y puise des images pour ses pochettes. Dans ce domaine, l’héritage de Linda, photographe reconnue, compte au moins autant que celui de Paul. Sa sœur Mary, photographe elle aussi, a signé plusieurs portraits officiels de son frère ; voir notre article sur Mary McCartney et ses collaborations avec son père.

Vie privée : méditation, végétarisme et discrétion

James McCartney protège sa vie privée avec constance. Il a peu parlé de sa vie sentimentale et ne s’expose guère en dehors de sa musique. On sait qu’il vit à Londres, qu’il pratique la méditation transcendantale, généralement deux fois par jour, et qu’il a confié qu’une demi-heure de méditation le reposait comme quelques heures de sommeil. Il tient ce goût de son père, qui a découvert la méditation avec les Beatles auprès du Maharishi Mahesh Yogi en 1967-1968. Il suit un régime végétarien proche du végétalisme, héritage direct de sa mère, et se dit attaché à la cause animale. Il pratique aussi le surf, la course, le vélo et le yoga.

Ses rapports avec sa famille sont étroits. Il a participé aux disques de ses deux parents, coécrit avec son père, et ses sœurs l’accompagnent régulièrement : Mary, notamment, le photographie. Sur l’ensemble de la famille, voir la rubrique La famille de Paul McCartney et la chronologie de la vie personnelle de Paul McCartney.

Discographie complète de James McCartney

Albums studio et compilations

Année Titre Type Label et production
2011 The Complete EP Collection (22 novembre) Compilation, 2 CD Engine Company Records ; David Kahne, Paul McCartney
2013 Me (21 mai) Album studio ECR Music Group ; David Kahne
2016 The Blackberry Train (6 mai) Album studio James McCartney Ltd ; ingénieur Steve Albini
2024 Beautiful Nothing (18 octobre) Album-collection James McCartney Ltd ; David Kahne, Paul McCartney

EP

  • 2010 : Available Light (21 septembre, numérique), 5 titres
  • 2011 : Close at Hand (numérique)

Singles

  • 2016 : Too Hard (19 février)
  • 2024 : Beautiful (23 février), coécrit avec Paul McCartney
  • 2024 : Primrose Hill (12 avril), coécrit avec Sean Ono Lennon
  • 2024 : Nothing (31 mai)
  • 2024 : Circle Game (reprise de Joni Mitchell)
  • 2024 : I’m Yours (13 septembre), coécrit avec Sean Ono Lennon
  • 2025 : Different People (avec MOSAICS)
  • 2025 : Heaven
  • 2025 : Ribbons (décembre)
  • 2026 : Me and You (janvier)
  • 2026 : Black Americano (20 mars)
  • 2026 : I’ll Say What I Want To (15 mai)
  • 2026 : Dreams (juillet)

Participations aux disques d’autres artistes

Année Disque Contribution
1986 Paul McCartney, Press to Play Voix parlée sur Talk More Talk
1997 Paul McCartney, Flaming Pie Guitare électrique solo sur Heaven on a Sunday
1998 Linda McCartney, Wide Prairie Guitare, dont The Light Comes from Within
2001 Paul McCartney, Driving Rain Coauteur et percussions sur Spinning on an Axis ; coauteur et guitare sur Back in the Sunshine Again
2014 Collectif, The Art of McCartney Chant et claviers avec The Cure sur Hello, Goodbye
2025 Mantra of the Cosmos, Rip Off (extrait présenté en juin) Participation aux côtés de Zak Starkey, Sean Ono Lennon et Shaun Ryder

Chronologie de James McCartney

Date Événement
12 septembre 1977 Naissance à l’Avenue Clinic de St John’s Wood, Londres
1977-1979 Suit ses parents sur les tournées de Wings
Début des années 1980 Installation dans l’East Sussex ; scolarité au Thomas Peacocke Community College de Rye
1986 Voix d’enfant sur Talk More Talk (Press to Play) ; reçoit une Stratocaster à neuf ans
1989-1990 Accompagne la tournée mondiale de Paul, études avec un précepteur
1993 Emporté au large en surfant, il regagne la côte après 40 minutes
5 mai 1997 Sortie de Flaming Pie, avec son solo sur Heaven on a Sunday
17 avril 1998 Mort de Linda McCartney près de Tucson (Arizona)
1998 A-levels d’art et de sculpture à Bexhill College ; sortie de Wide Prairie
Novembre 2001 Driving Rain : deux chansons cosignées avec Paul
2004 S’installe à Brighton
2005 Accompagne Paul sur la tournée américaine
14 novembre 2009 Premier concert sous le nom de Light, Fairfield (Iowa)
Février-mars 2010 Première tournée britannique
21 septembre 2010 EP Available Light
2011 EP Close at Hand ; The Complete EP Collection le 22 novembre
Avril 2012 Concert complet au Cavern Club ; rumeur du supergroupe des fils des Beatles
Novembre 2012 Gala de la David Lynch Foundation à Londres
21 mai 2013 Album Me ; tournée de 47 dates aux États-Unis
2014 Hello, Goodbye avec The Cure sur The Art of McCartney
6 mai 2016 Album The Blackberry Train, enregistré avec Steve Albini
23 février 2024 Single Beautiful, premier titre inédit depuis 2016
12 avril 2024 Primrose Hill, avec Sean Ono Lennon
18 octobre 2024 Album Beautiful Nothing
Juin 2025 Extrait de Rip Off avec Mantra of the Cosmos
2025-2026 Série de singles autoproduits, de Heaven à Dreams
12 septembre 2026 49e anniversaire

Pour aller plus loin sur yellow-sub.net

Cette fiche rassemble les faits. Pour une lecture critique de l’œuvre, de ses forces et de ses limites, on lira notre portrait James McCartney a 49 ans : l’art patient de devenir soi-même, ainsi que James McCartney : musicien, albums et parcours du fils de Paul et James McCartney, l’héritier du rock entre tradition et modernité. L’ensemble de la carrière de son père est détaillé dans notre encyclopédie Paul McCartney.

Questions fréquentes sur James McCartney

Quel âge a James McCartney ?

James McCartney est né le 12 septembre 1977. Il a eu 49 ans le 12 septembre 2026.

Combien d’enfants a Paul McCartney et quelle est la place de James ?

Paul McCartney a cinq enfants : Heather (née en 1962, fille de Linda adoptée par Paul), Mary (1969), Stella (1971), James (1977) et Beatrice (2003, née de son mariage avec Heather Mills). James est le seul fils et le plus jeune des enfants de Paul et Linda.

James McCartney est-il musicien professionnel ?

Oui. Il publie sous son nom depuis 2010 : deux EP, une compilation, trois albums (Me, The Blackberry Train, Beautiful Nothing) et une douzaine de singles. Il tourne régulièrement, surtout aux États-Unis et au Royaume-Uni, dans des salles de taille moyenne.

Sur quels albums de Paul McCartney joue James ?

Sur Flaming Pie (1997), il joue le solo de guitare de Heaven on a Sunday. Sur Driving Rain (2001), il cosigne Spinning on an Axis et Back in the Sunshine Again. Enfant, sa voix apparaît aussi sur Talk More Talk (Press to Play, 1986). Il a également joué sur Wide Prairie, l’album posthume de sa mère.

Quel est le meilleur album de James McCartney ?

La critique place généralement en tête The Blackberry Train (2016), enregistré à Chicago avec Steve Albini : le plus cohérent et le plus personnel de ses disques. Me (2013) reste le plus intime, et Beautiful Nothing (2024) la meilleure synthèse de sa carrière.

James McCartney et Sean Ono Lennon ont-ils écrit ensemble ?

Oui. Ils ont cosigné Primrose Hill, publiée le 12 avril 2024, et I’m Yours, publiée le 13 septembre 2024. Les deux titres figurent sur Beautiful Nothing. Ce sont des chansons de James, non des chansons des Beatles.

Existe-t-il un groupe des fils des Beatles ?

Non. James a évoqué l’idée en 2012, et Zak Starkey l’a publiquement écartée en 2023. James, Sean Ono Lennon et Zak Starkey se sont toutefois retrouvés en 2025 sur Rip Off, un morceau du projet Mantra of the Cosmos emmené par Shaun Ryder, ce qui ne constitue pas un groupe permanent.

Paul McCartney produit-il les disques de son fils ?

En partie. Il a coproduit les EP de 2010-2011 et Beautiful Nothing avec David Kahne, et joue sur plusieurs titres. En revanche, Me est produit par Kahne seul, et The Blackberry Train a été enregistré avec Steve Albini sans Paul. Depuis 2025, James coproduit lui-même ses singles.

Où vit James McCartney ?

Il vit à Londres, où il a grandi en partie, après avoir passé son enfance et son adolescence dans l’East Sussex et vécu quelques années à Brighton.

James McCartney est-il végétarien ?

Oui. Comme ses parents, il suit un régime végétarien, proche du végétalisme, et se dit attaché à la protection animale. Il pratique aussi la méditation transcendantale.

Sources et vérifications

Notice biographique d’AllMusic (Stephen Thomas Erlewine) ; crédits et dates de The Paul McCartney Project (fiches Me, The Complete EP Collection, Beautiful, Nothing, Beautiful Nothing) ; fiches Qobuz et Apple Music pour les singles 2024-2026 ; Rolling Stone (exclusivités Angel, octobre 2011, et New York Times, février 2012) ; BBC News (concert du Cavern Club, avril 2012) ; USA Today (annonce de Me, février 2013) ; Jackson Free Press (tournée de 2013) ; Penny Black Music (entretiens et chroniques de Lisa Torem, 2012 et 2016) ; Songwriting Magazine (Alice, 2016) ; Daily Hampshire Gazette (Waterfall, 2017) ; NPR, Variety et American Songwriter (Primrose Hill, avril 2024) ; SonicScoop (entretien avec David Kahne, septembre 2010).

James McCartney, fils de Paul et Linda McCartney

Yellow-Sub.net · Encyclopédie McCartney

La famille de Paul McCartney

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