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Paul McCartney collaborateur : cinquante-huit ans de duos, de séances volées et de rencontres improbables (1968-2026)

De Mary Hopkin à Beyoncé, de Steve Miller aux Rolling Stones : enquête complète sur les collaborations de Paul McCartney après les Beatles — dates, studios, crédits, citations et correctifs factuels.

Paul McCartney chez les Hollywood Vampires : une séance de 2014 ressurgit dans un nouveau documentaire

Un nouveau documentaire consacré aux Hollywood Vampires dévoile des images rares de Paul McCartney enregistrant avec Johnny Depp, Alice Cooper et Joe Perry en 2014. Au cœur de cette séance : « Come and Get It », chanson écrite par McCartney en 1969 et confiée à Badfinger. Une rencontre qui relie l’histoire des Beatles, Apple Records, John Lennon et les Hollywood Vampires originaux à l’un des supergroupes les plus singuliers du rock contemporain.

« Come and Get It » : une heure, un Beatle seul, et un tube offert à un autre groupe — 24 juillet 1969

24 juillet 1969 : seul au Studio Two, McCartney enregistre Come and Get It en une heure. Histoire de la démo, de Badfinger et des deux mixages publiés.

Il y a 44 ans, Paul McCartney tirait sur la corde : Tug of War et le sens d’un anniversaire

Il y a des anniversaires qui ressemblent à de simples prétextes, et d’autres qui finissent par éclairer une œuvre mieux que toutes les rééditions du monde. Tug of War, publié par Paul McCartney le 26 avril 1982, appartient clairement à cette seconde famille. Quarante-quatre ans plus tard, le disque n’a rien perdu de son étrange gravité : il demeure ce moment suspendu où l’ancien Beatle, sorti de Wings, encore sonné par l’assassinat de John Lennon, retrouve George Martin pour remettre de l’ordre dans le chaos et donner une forme pop à ce qui, dans sa vie, menace de se défaire. On a souvent résumé l’album à Ebony and Ivory, son énorme succès avec Stevie Wonder, ou à Here Today, la lettre bouleversante adressée à Lennon. Ce serait oublier le reste : la majesté de Wanderlust, l’élan de Take It Away, la tendresse de Somebody Who Cares, la finesse de production d’un disque qui tire dans toutes les directions sans jamais rompre. À l’heure où McCartney appartient désormais au temps long de la musique populaire, Tug of War se réécoute moins comme un retour nostalgique que comme l’un de ses grands albums de résistance intime : celui d’un homme qui continue, parce que la chanson reste encore sa meilleure manière de tenir debout.

Pete Ham, l’enfant d’Apple que le business a dévoré

Il y a des trajectoires qui donnent l’impression d’avoir été écrites pour dégoûter définitivement les âmes sensibles du romantisme rock. Celle de Pete Ham appartient à cette catégorie-là : un gamin de Swansea, happé par le rêve Apple, adoubé par les Beatles, capable d’écrire quelques-uns des refrains les plus limpides de la pop britannique, puis broyé par les contrats, les promesses creuses, les comptes introuvables et cette industrie musicale qui adore les chansons mais se montre parfois beaucoup moins tendre avec ceux qui les écrivent. Avec Badfinger, Ham aura pourtant laissé un héritage immense : No Matter What, Day After Day, Baby Blue, Without You, autant de merveilles où l’ombre des Beatles se transforme en langage personnel, plus fragile, plus douloureux, mais tout aussi capable de traverser les décennies. Son histoire est celle d’un groupe béni par Paul McCartney et George Harrison, puis abandonné au pire moment, au milieu du naufrage d’Apple et des manœuvres de Stan Polley. On la raconte souvent comme une tragédie. Elle l’est, évidemment. Mais avant d’être un dossier noir de l’industrie musicale, Pete Ham fut surtout un songwriter miraculeux, un artisan de mélodies dont la beauté continue de désobéir à la mort.

Apple Records, l’utopie musicale des Beatles

En mai 1968, à New York, Paul McCartney lâche une phrase qui ressemble à un manifeste : Apple sera ce « communisme occidental » où, pour une fois, les patrons ne courent pas après l’argent. Derrière le slogan, il y a un vertige : quelques mois après la mort de Brian Epstein, les Beatles se retrouvent seuls aux commandes et décident de transformer leur gloire en rampe de lancement pour les autres. Au 3 Savile Row, la pomme verte devient un passeport : Mary Hopkin passe de l’anonymat au triomphe mondial, Badfinger hérite d’un tube signé McCartney, George Harrison ouvre les portes à Billy Preston, Ravi Shankar ou au Radha Krishna Temple, tandis que Lennon pousse l’expérience jusqu’aux frontières de l’avant-garde avec Zapple. Mais l’utopie a son revers : dépenses folles, employés opportunistes, rêves trop grands pour une comptabilité. L’arrivée d’Allen Klein, la séparation du groupe, puis l’extinction progressive du label achèvent le tableau. Entre coups de génie, destins brisés et mythologie pop, Apple Records raconte la dernière grande aventure collective des Fab Four. Plongez dans cette histoire où une simple étiquette sur un vinyle suffit encore à faire briller les yeux.

Tug of War : le link fantôme de McCartney, 34 secondes qui recousent tout

Tug of War : pourquoi « Be What You See (Link) » (34 s) révèle le génie du détail chez Paul McCartney. Vocoder, rire de Carl Perkins, transition vers « Dress Me Up As A Robber » : replongez dans l’art du “link” et écoutez l’album autrement.

En avril 1982, Paul McCartney revient au premier plan avec Tug of War : un disque de réconciliation, produit par George Martin, où le survivant des Beatles reprend la main sans se figer dans la nostalgie. Au milieu des singles impeccables et des duos prestigieux, il glisse pourtant un objet minuscule — 34 secondes — qui dit tout de sa méthode : « Be What You See (Link) ». Un souffle au vocoder, une guitare acoustique, une voix devenue fantôme, posé entre le rockabilly joyeux de « Get It » (avec Carl Perkins) et la tension de « Dress Me Up As A Robber ». Ce n’est pas un gadget, mais une couture : l’art maccartneyen du raccord, hérité de Sgt. Pepper et d’Abbey Road, prolongé dans ses albums solo comme un travelling sonore. Pourquoi ce fragment compte-t-il autant ? Parce qu’il transforme un éclat de rire de studio en brume électronique, relie passé et présent, bois et circuit, et rappelle que McCartney pense encore l’album comme un film. Écouter ce link, c’est comprendre comment Paul fabrique un monde autour des chansons — et comment, dans l’entre-deux, il retrouve sa plus belle liberté.

Come and Get It : le cadeau empoisonné de McCartney à Badfinger

Badfinger Come and Get It : le hit offert par Paul McCartney, entre générosité et contrôle, au cœur du chaos d’Apple Records. Coulisses, The Magic Christian, Mal Evans, et le prix d’un succès fondateur. Lisez l’article.

Badfinger, c’est l’une de ces belles promesses qu’Apple Records a serrées trop fort. À la fin des sixties, The Iveys débarquent dans l’orbite des Beatles avec des harmonies propres, des refrains solides et cette faim des groupes qui attendent “le” titre qui ouvre toutes les portes. Le miracle arrive sous la forme d’un cadeau signé Paul McCartney : “Come and Get It”, enregistré presque en catimini à Abbey Road, déjà parfait, déjà calibré. Sauf que le cadeau vient avec une consigne qui ressemble à un ordre : jouer la chanson exactement comme la démo, note pour note, comme si l’ADN du hit devait rester sous cloche. Le morceau fait le travail, mieux que ça : il propulse Badfinger, l’accroche à un film comme The Magic Christian, et grave leur nom dans la mémoire pop. Mais il fixe aussi une étiquette — “protégés des Beatles” — dont on met des années à se débarrasser. Derrière la success story, l’article remonte le fil : l’utopie mal gérée d’Apple, le rôle discret de Mal Evans, la générosité ambiguë de McCartney, et ce prix étrange du premier succès, quand la lumière qui vous révèle peut aussi vous brûler. Un conte Apple, à la fois radieux et franchement cruel.

Une nuit blanche, un tube : McCartney et l’histoire bifurquée de “Come and Get It”

Come and Get It : née d’une nuit blanche de Paul McCartney, la chanson devient le premier tube de Badfinger et un miroir de la fin des Beatles. Démo, Abbey Road, Apple Records, The Magic Christian : plongez dans l’histoire.

Il y a des chansons qui naissent au grand jour, entourées de musiciens, de micros et d’horaires de studio. Et puis il y a celles qui surgissent dans le noir, quand la maison dort et que Paul McCartney, incapable de trouver le sommeil, descend à pas feutrés vers un piano. Été 1969 : les Beatles se fissurent, Abbey Road se construit comme un dernier miracle, et Paul, lui, allume les lampes et fabrique un single dans sa tête. En quelques minutes, “Come and Get It” prend forme : un refrain qui colle, une mécanique pop sans graisse, une ironie parfaitement calibrée pour la satire de The Magic Christian. Sauf que ce tube-là ne portera pas son nom. McCartney l’offre à un jeune groupe d’Apple, The Iveys bientôt rebaptisés Badfinger, et exige une chose : suivre la démo à la lettre. Cadeau royal, pari risqué, acte de transmission… et début d’une histoire où la lumière des Beatles peut autant sauver que brûler. Voici comment une nuit blanche a accouché d’un hit bifurqué, et pourquoi il tient encore debout aujourd’hui.

Les Beatles hors générique : ces chansons qu’ils ont offertes au monde

Chansons offertes par les Beatles : des Stones à Badfinger, de Cilla Black à Mary Hopkin, plongée dans le hors-champ Lennon–McCartney/Harrison. Hits, démos, pseudonymes, Apple Records… Découvrez comment les Fab Four ont infiltré la pop sans être au générique.

On connaît la cathédrale Beatles par ses nefs officielles : les albums, les singles, les dates gravées dans le marbre. Mais il existe un autre édifice, plus discret, construit dans l’ombre des pochettes : des chansons que Lennon, McCartney (et parfois Harrison) ont écrites pour les autres, comme on fait circuler une monnaie avant qu’elle ne porte un visage. Dans l’Angleterre des années 60, une signature Lennon–McCartney devient un passeport : elle lance un groupe, nourrit un label, occupe les classements, et étend l’empire sans même avoir à monter sur scène. Des Rolling Stones qui décrochent leur premier vrai succès notable avec I Wanna Be Your Man aux tubes domestiques offerts à Peter and Gordon, des refrains taillés pour Cilla Black aux gestes de mécénat bancal d’Apple Records, on découvre une Beatlemania tentaculaire : les Beatles partout, même absents. Et derrière les hits, il y a mieux encore : des chansons de salle d’attente, des démos, des pseudonymes, des morceaux abandonnés que d’autres ramassent comme de l’or. Ce hors-champ raconte une époque, un système… et la psychologie d’un groupe capable d’écrire des tubes à la minute, parfois sans mesurer l’onde de choc.

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