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La troisième formation de 1995 : Zak Starkey face à John Entwistle, héritages des Who et des Beatles
Étude historique des musiciens, des œuvres et des performances du troisième All-Starr Band, avec comparaison entre les concerts datés de la tournée.
Une rencontre qui traverse les générations
La présence de John Entwistle et Zak Starkey dans la troisième formation de Ringo Starr, en 1995, condense plusieurs histoires du rock britannique. Entwistle a participé à l’élaboration du son des Who depuis les années 1960 avec Pete Townshend, Roger Daltrey et Keith Moon. Zak est le fils de Ringo et de Maureen Cox, et ses goûts musicaux ont été marqués par le jeu de Keith Moon. Lorsque les deux musiciens se retrouvent dans le même All-Starr Band, il existe donc une affinité historique remarquable, mais elle ne fait pas de l’ensemble une réunion des Who.
Autour de Ringo se trouvent également Billy Preston, Randy Bachman, Mark Farner, Felix Cavaliere et Mark Rivera. L’effectif impose une organisation souple : chaque soliste doit pouvoir présenter ses propres succès et soutenir les autres. Entwistle chante ses chansons des Who tout en assurant la basse de titres appartenant aux Beatles et à d’autres répertoires. Zak Starkey remplit un rôle de batteur dans ce même système, aux côtés de son père.
Zak Starkey : un fils de Beatle, pas un simple héritier
Né en 1965, Zak Starkey grandit dans l’entourage des musiciens des Beatles mais construit sa carrière par des engagements distincts. Sa relation avec Keith Moon contribue à façonner son intérêt pour la batterie ; plus tard, sa présence aux côtés des Who devient un chapitre important de son propre itinéraire. Pour 1995, cette évolution est encore en cours : l’All-Starr Band lui permet de jouer avec Ringo et d’autres instrumentistes de premier plan, mais les concerts de cette année doivent être identifiés selon le personnel de Ringo, non celui des Who à une autre époque.
Deux batteries signifient plusieurs possibilités musicales. Lorsque Ringo avance au micro, la seconde batterie peut continuer de porter le groupe. Quand il se rassoit, les musiciens peuvent partager les accents et enrichir le rythme. Rien de cela n’autorise à attribuer sans preuve un roulement particulier à Zak ou à Ringo sur une date donnée : une setlist décrit les œuvres, pas la partition de batterie. La biographie de Zak Starkey explique les étapes de son parcours personnel.
John Entwistle : la basse et deux chansons personnelles
Entwistle ne se réduit pas à la réputation de bassiste virtuose. « Boris the Spider », parue sur A Quick One en 1966, et « My Wife », publiée sur Who’s Next en 1971, sont deux compositions personnelles qu’il interprète dans la troisième formation de Ringo. Elles montrent une voix, un humour et un sens de la narration sensiblement différents de l’écriture dominante de Pete Townshend. Dans « Boris the Spider », les contrastes vocaux et le caractère presque théâtral du sujet construisent une scène musicale originale ; dans « My Wife », la pulsation rock et la basse portent une autre façon de raconter une histoire.
Sur les setlists documentées de Clarkston, Huntsville et San Antonio, ces deux chansons sont séparées par plusieurs interventions d’autres artistes. La formule montre donc le rôle de la basse d’Entwistle sur toute la soirée avant ses passages au chant. Les notices Boris the Spider et My Wife distinguent l’œuvre et ses interprétations au sein du All-Starr Band.
La troisième formation à l’épreuve des dates
Les relevés du 10 juillet à Pine Knob, du 9 août à Huntsville et du 12 août à San Antonio donnent vingt-quatre morceaux chacun. Ils autorisent une comparaison précise de la place relative de « Boris the Spider », « My Wife », des chansons de Ringo et des titres de Grand Funk Railroad ou de Bachman-Turner Overdrive. Mais ils ne garantissent pas une exécution identique sur les trois dates : la durée d’un solo, les commentaires parlés et les citations improvisées ne sont pas nécessairement recensés.
Le disque commercial dédié à la troisième formation paraît en 1997. Il ne saurait être décrit comme la reproduction de tous ses concerts de 1995, et son titre ne suffit pas à connaître chaque prise. Une édition audiovisuelle liée au Budokan constitue un témoignage différent des dates américaines. Pour attribuer avec précision une photographie à une soirée particulière, il faut des repères de salle et de date : la présence de Zak et Entwistle sur l’image ne suffit pas.
De la généalogie à l’archive
Les filiations familiales attirent légitimement l’attention : Ringo et son fils Zak, d’un côté ; Entwistle et l’héritage de Keith Moon, de l’autre. Mais l’intérêt encyclopédique le plus solide est musical. Les deux batteurs et le bassiste font fonctionner un orchestre qui peut passer d’une chanson des Beatles à « Boris the Spider », d’un succès de Preston à un classique des Rascals. Chaque enchaînement demande que la personnalité des solistes reste identifiable tout en conservant la cohérence de l’ensemble.
Pour prolonger l’étude, on peut consulter les portraits de John Entwistle, de Zak Starkey et de Ringo Starr, puis parcourir les dates de la tournée 1995. Cette navigation croisée sépare les personnes, les œuvres, les événements et les supports publiés après coup.
Zak Starkey et Entwistle : une rencontre antérieure aux Who
Zak Starkey et John Entwistle font partie de la troisième formation du All-Starr Band en 1995. Le futur travail de Zak auprès des Who ne doit pas être projeté rétrospectivement sur ces concerts. « Boris the Spider » et « My Wife » appartiennent au répertoire d’Entwistle, mais leur orchestration avec Ringo, Billy Preston et les autres musiciens est propre à cette formation collective.
Poursuivre dans le dossier
Le catalogue alphabétique des œuvres, la discographie des concerts et la chronologie de 1995 permettent de poursuivre le parcours sans quitter Yellow-Sub.net.












