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« Ça n’arrivera pas » : ce que Paul McCartney entend vraiment quand il écoute Imagine

Le 25 mai 2026, sur BBC Radio 2, Paul McCartney a refermé une émission de dix chansons par le titre le plus célèbre de John Lennon — et par une phrase que la plupart des reprises de presse ont escamotée. Enquête sur une confidence de trente secondes, sur la chanson qu’elle vise, et sur les […]

Il y a 55 ans, Paul McCartney annonçait un groupe qui n’avait pas encore de nom

Le 3 août 1971, McCartney présentait un groupe encore sans nom. Wings, de Wild Life au Kingdome : formation, ruptures, chronologie et correctifs factuels.

« You bastards! How dare you! » : comment un petit single des Kinks a inventé le raga rock avant les Beatles — et pourquoi Paul McCartney s’en est voulu

Le 30 juillet 1965, les Kinks publient un 45-tours qui ne se hissera qu’à la 10ᵉ place britannique et restera longtemps l’un des grands oubliés de leur discographie : See My Friends. Enregistré le 3 mai 1965 aux studios Pye sous la direction de Shel Talmy, le morceau fait bourdonner une guitare comme une tampura […]

Oasis et les Beatles : pourquoi leur amour dérange les fans

Emprunts, « plus grands que les Beatles », riposte de Harrison et McCartney : pourquoi la dévotion d’Oasis irrite les fans des Fab Four.

Les 4 plus gros scandales des Beatles : butcher cover, Manille, « plus populaires que Jésus » et « Paul is dead »

Entre mars 1966 et novembre 1969, les Beatles traversent quatre tempêtes médiatiques d’une ampleur inédite pour des artistes populaires : la « butcher cover », pochette américaine si dérangeante que Capitol rappelle 750 000 exemplaires en catastrophe ; le fiasco de Manille, où le groupe fuit les Philippines sous les coups après avoir involontairement offensé la famille Marcos ; la déflagration « more popular than Jesus », qui vaut à John Lennon des bûchers de disques, les menaces du Ku Klux Klan et des excuses publiques à Chicago ; enfin la rumeur « Paul is dead », qui convainc des millions d’auditeurs que Paul McCartney est mort en 1966 et a été remplacé par un sosie.
Ces quatre affaires ne sont pas de simples anecdotes : les deux premières et la troisième précipitent l’arrêt définitif des tournées — le dernier concert des Beatles a lieu au Candlestick Park le 29 août 1966 —, tandis que la quatrième, en pleine sortie d’Abbey Road, révèle qu’un groupe devenu invisible peut être dévoré par sa propre légende.
Chaque scandale Beatles est ici reconstitué au niveau expert : chronologie précise, citations sourcées, acteurs secondaires, zones d’ombre historiographiques et postérité — de la cote vertigineuse des butcher covers scellées au « pardon » du Vatican accordé à Lennon en 2008.

Lennon / McCartney : la rivalité au sein des Beatles

De la fête de Woolton (1957) au communiqué d’avril 1970 : chronologie, citations et analyse de la rivalité Lennon-McCartney, moteur créatif puis cause de la rupture des Beatles.

La passion des Beatles pour l’automobile : quatre hommes, quatre garages, une même fièvre des Sixties

Rolls-Royce Phantom V psychédélique de John Lennon

Rolls-Royce psychédélique de Lennon, Aston Martin de McCartney, Ferrari de Harrison, Facel Vega de Ringo : plongée dans la passion automobile des Beatles, sources et anecdotes à l’appui.

« Silly Love Songs » Paul McCartney, la guerre des critiques et le droit revendiqué à la chanson d’amour

Genèse, chronologie de studio, records du Billboard et défense de l’amour sincère : dossier documenté sur « Silly Love Songs », la réponse musicale de Paul McCartney à ses détracteurs.

Il y a 55 ans sortait RAM de Paul McCartney !

l y a des disques qui arrivent trop tôt, et Ram fait partie de ceux-là. Quand Paul McCartney le publie en mai 1971, à peine un an après l’implosion officielle des Beatles, le monde n’a pas envie d’entendre un ex-Beatle chanter la campagne écossaise, l’amour conjugal, les enfants, les béliers et les petites joies domestiques. La critique attend de lui une grande déclaration, une revanche, un manifeste. Elle reçoit un album bizarre, libre, brinquebalant, tendre, parfois féroce, où les mélodies les plus lumineuses croisent le nonsense britannique, les orchestrations grandioses, les attaques à peine voilées contre Lennon et une forme de bonheur familial que le rock de l’époque juge presque suspecte.

On sait aujourd’hui à quel point le malentendu fut immense. Derrière sa pochette de gentleman-farmer et ses airs de récréation à deux voix avec Linda, Ram cache l’un des sommets de McCartney : un disque de reconstruction, d’invention et de liberté, enregistré entre New York, Los Angeles et les souvenirs humides du Kintyre. Méprisé en 1971, il est devenu avec le temps une pierre fondatrice de l’indie pop, une matrice pour des générations de musiciens qui y ont reconnu ce que les contemporains n’avaient pas voulu entendre : la beauté étrange d’un artiste refusant de devenir le monument qu’on exigeait de lui.

Pet Sounds, soixante ans après : anatomie d’un dialogue artistique entre Brian Wilson et les Beatles

Il y a des anniversaires qui ressemblent moins à des commémorations qu’à des vertiges. Le 16 mai 2026, Pet Sounds fête ses soixante ans, et l’on mesure à nouveau l’étrangeté de ce disque paru sous le nom des Beach Boys mais rêvé, assemblé et presque porté seul par Brian Wilson. Soixante ans plus tard, l’affaire n’a rien perdu de sa charge : treize chansons, à peine plus d’une demi-heure, et pourtant l’impression persistante d’entendre la pop basculer d’un monde à l’autre. Car Pet Sounds n’est pas seulement le grand disque mélancolique d’un jeune Californien épuisé par les tournées et fasciné par Rubber Soul ; c’est aussi l’une des pièces centrales du dialogue le plus fécond de l’histoire du rock, cette conversation à distance entre Los Angeles et Londres qui mènera bientôt les Beatles vers Sgt. Pepper’s. En 1966, Brian Wilson voulait répondre aux Beatles. Un an plus tard, Paul McCartney reconnaîtrait que les Beatles avaient tenté, à leur tour, d’atteindre la hauteur de Pet Sounds. Entre ces deux gestes, il y a des chiens qui aboient, des basses qui chantent, des clavecins, des prières, des bandes magnétiques et l’effondrement annoncé de SMiLE. Soixante ans après, et quelques mois après la mort de Wilson, Pet Sounds demeure ce miracle fragile : le moment où la pop adolescente devint un art adulte sans perdre son tremblement.

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