Ringo Starr et His All-Starr Band — étude discographique Extended Versions (2003)

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Yellow-Sub.net · Étude historique · Tournée 1992

Sommaire

Ringo Starr et le All-Starr Band en 1992 : soixante-deux dates, de Paris à Montreux et jusqu’à Las Vegas

En 1992, Ringo Starr emmène sa deuxième formation All-Starr du continent américain aux scènes européennes avec Joe Walsh, Nils Lofgren, Todd Rundgren, Dave Edmunds, Timothy B. Schmit, Burton Cummings, Tim Cappello et Zak Starkey. Cette étude en 30 sections retrace 62 journées de concert et 63 représentations, relie 72 fiches datées, distingue 8 annonces déplacées et Rome annulé et analyse le Zénith de Paris, le festival de Montreux, l’apparition de Harry Nilsson à Las Vegas et l’album Time Takes Time.

Repères 1992 : 2e All-Starr Band · 9 musiciens · 2 juin à Sunrise, ouverture · 20 dates américaines en juin · 17 étapes européennes en juillet · 25 dates américaines en août–septembre · 62 journées jouées · 63 représentations avec la double séance du 5 septembre · 8 annonces remplacées · 1 annulation à Rome · 72 fiches datées · 5 enquêtes complémentaires.
Sommaire de l’étude — 30 sections
  1. 1. 1992 : la deuxième formation, une tournée qui change la géographie de Ringo
  2. 2. Soixante-douze fiches pour soixante-deux dates : compter les lieux, les séances et les annulations
  3. 3. Neuf musiciens, deux batteries et un répertoire partagé
  4. 4. Ringo et Time Takes Time : un disque actuel derrière la tournée de succès
  5. 5. I’m the Greatest, Weight of the World et les Beatles : les chansons de Ringo en 1992
  6. 6. Joe Walsh : les Eagles, James Gang et le goût des invités
  7. 7. Nils Lofgren : l’E Street Band, Crazy Horse et Shine Silently
  8. 8. Todd Rundgren : Bang the Drum All Day et la liberté du multi-instrumentiste
  9. 9. Dave Edmunds : le rock’n’roll et une chanson d’Elvis Costello
  10. 10. Timothy B. Schmit : Poco, Eagles et la place de la basse
  11. 11. Burton Cummings : The Guess Who, No Time et les multiples claviers
  12. 12. Tim Cappello et Zak Starkey : saxophone, deuxième batterie et cohésion
  13. 13. Les vingt-cinq chansons de Montreux : un modèle utile, jamais une set-list universelle
  14. 14. Les auteurs derrière les tubes : une cartographie des chansons de 1992
  15. 15. Les noms envisagés et les invités réels : deux histoires à ne pas confondre
  16. 16. Sunrise, St. Petersburg, Charlotte, Atlanta : la mise en route américaine
  17. 17. Ohio, Midwest et Ontario : du 9 au 16 juin, les invités deviennent possibles
  18. 18. Radio City Music Hall et la fin de juin : du 17 au 28, un changement de salle
  19. 19. Gothenburg, Hedemora et Malmö : le début européen du 2 au 4 juillet
  20. 20. Liverpool, 6 juillet : Ringo retrouve sa ville avec un autre groupe
  21. 21. Londres, 7 juillet : le cinquante-deuxième anniversaire de Ringo
  22. 22. Paris, 8 juillet : le Zénith, Alison Moyet et un anniversaire prolongé
  23. 23. Hambourg, Cologne, Aschaffenburg : les changements du 10 au 12 juillet
  24. 24. Montreux, 13 juillet : le concert qui deviendra une référence discographique
  25. 25. Berlin, Pori, Copenhague, Stockholm, La Panne et l’Italie : l’Europe se termine sans Rome
  26. 26. Août américain : George, Tahoe, Californie et les dates déplacées
  27. 27. Des foires d’État à Denver : du 20 août au 2 septembre
  28. 28. Las Vegas, 4 au 6 septembre : Nilsson, l’absence de Walsh et deux spectacles le même samedi
  29. 29. Les 72 fiches datées : 62 journées, 63 représentations et 9 annonces non jouées
  30. 30. Sources, cinq enquêtes associées et héritage de la deuxième formation

1. 1992 : la deuxième formation, une tournée qui change la géographie de Ringo

Trois ans après l’expérience inaugurale de 1989, Ringo Starr reprend la route avec une deuxième équipe All-Starr. L’idée reste reconnaissable : chacun des partenaires a déjà une carrière importante et apporte au concert ses propres chansons. Mais les circonstances de 1992 sont nouvelles. Ringo vient de publier Time Takes Time, son premier album studio depuis plusieurs années, et les voyages dépassent les frontières nord-américaines. Du 2 juin au 6 septembre, le programme relie les États-Unis, le Canada et de nombreux pays européens avant un retour sur le continent américain.

La biographie officielle de Ringo considère cette deuxième formation comme la première occasion, depuis les Beatles, de mener une tournée européenne. Il serait pourtant erroné d’écrire que le groupe de Liverpool se reforme : la scène est occupée par neuf musiciens issus de plusieurs histoires du rock. Joe Walsh et Nils Lofgren reviennent de 1989 ; Todd Rundgren, Dave Edmunds, Timothy B. Schmit, Burton Cummings, Tim Cappello et Zak Starkey complètent l’équipe. La présence du fils de Ringo à la batterie donne un visage très concret au passage entre générations.

La formule a un avantage : elle peut offrir un même soir les chansons d’un ancien Beatle, des succès des Eagles, des Guess Who, d’Utopia et du rock britannique des années 1970. Elle impose aussi une discipline stricte. Les multiples chanteurs doivent cohabiter, et chaque artiste doit accepter d’être le musicien accompagnateur du suivant. En 1992, ce dispositif gagne une dimension internationale et produit un document discographique important à Montreux. Pour le comprendre, notre enquête part du calendrier, examine les neuf titulaires et revient ensuite sur les concerts qui ont laissé des traces particulières.

2. Soixante-douze fiches pour soixante-deux dates : compter les lieux, les séances et les annulations

Le dossier de Yellow-Sub.net conserve 72 fiches datées pour 1992. Elles ne décrivent pas toutes des concerts joués. Le registre critique établit 62 journées de représentation, auxquelles s’ajoute une seconde séance documentée le 5 septembre à Las Vegas : on recense donc 63 représentations dans 62 journées. Neuf autres fiches correspondent à des annonces anciennes, soit huit lieux ou dates initialement prévus puis remplacés et une annulation à Rome, le 24 juillet. Additionner indistinctement les 72 titres de pages donnerait une fausse histoire.

Certains écarts sont purement géographiques. Le 28 juin, une salle était annoncée à Kansas City, mais l’étape tenue se rattache à Bonner Springs. En Europe, des substitutions concernent Bayreuth et Cologne, Frauenfeld et Aschaffenburg, ainsi que les deux emplacements berlinois cités par les sources. Le 19 juillet, la destination d’Aarhus cède la place au rendez-vous suédois de Gröna Lund. En août, la documentation conserve aussi des projets au lac Tahoe, à Nashville et au Greek Theatre de Los Angeles dont les références définitives sont ailleurs.

Les archives préliminaires sont donc utiles : elles montrent comment une tournée se négocie et se modifie. Mais elles ne sont pas des preuves d’exécution. Un billet imprimé pour Bayreuth ne fait pas disparaître le concert donné à Cologne ; à l’inverse, l’existence d’une affiche pour Rome ne permet pas d’écrire que Ringo a joué au Foro Italico. Notre tableau final classe toutes les pages et signale ces substitutions. La chronologie n’est pas seulement une succession de villes, c’est l’histoire des décisions qui ont abouti — ou non — à une prestation sur scène.

3. Neuf musiciens, deux batteries et un répertoire partagé

La deuxième formation All-Starr comprend Ringo Starr au chant et à la batterie, Joe Walsh à la guitare et à divers instruments, Nils Lofgren aux guitares, claviers et accordéon, Todd Rundgren à la guitare et aux claviers, Dave Edmunds à la guitare, Timothy B. Schmit à la basse et au chant, Burton Cummings aux claviers et à d’autres instruments, Tim Cappello au saxophone et aux claviers, et Zak Starkey à la batterie. Plusieurs sont des chanteurs principaux habitués à occuper le centre de la scène.

Cette liste raconte une certaine idée du rock anglo-américain. Walsh et Schmit apportent chacun une part des Eagles, sans pour autant transformer le concert en prestation de ce groupe. Lofgren relie la musique à Neil Young et à Bruce Springsteen. Edmunds incarne le rock’n’roll et la période Rockpile. Rundgren représente une pop inventive, de Nazz à Utopia ; Cummings rappelle le succès international des Guess Who. Cappello complète les couleurs par ses interventions de saxophone et Zak ajoute à Ringo une seconde puissance rythmique.

Neuf personnes constituent un effectif volumineux. Pour les grandes chansons de guitare, cela peut produire une force sonore impressionnante ; pour un morceau de soul ou une ballade, le même groupe doit savoir se retenir. Chaque musicien doit accepter que la chanson détermine la place des instruments. Ce n’est ni le groupe de Joe Walsh, ni celui de Todd Rundgren, ni une nouvelle incarnation des Beatles. C’est précisément cette combinaison temporaire que Ringo a inventée, et que 1992 aide à installer durablement comme un genre de spectacle à part entière.

4. Ringo et Time Takes Time : un disque actuel derrière la tournée de succès

Le point essentiel de 1992, souvent effacé par le prestige des compagnons de Ringo, est la sortie de Time Takes Time. L’album replace l’ancien Beatle dans une actualité discographique personnelle après une période moins active en studio. Sur scène, Weight of the World et Don’t Go Where the Road Don’t Go servent à relier ce présent aux chansons déjà familières. L’auditeur venu pour les Beatles peut ainsi découvrir des morceaux récents au milieu de succès qu’il connaît depuis vingt ans.

Il ne faudrait pas faire de la deuxième formation un groupe de studio chargé de reproduire le disque. Les musiciens réunis pour la tournée possèdent leurs propres obligations et catalogues ; le travail en concert répond à un autre objectif. Ringo chante ses titres, puis redevient batteur lorsque les partenaires prennent le micro. La chanson nouvelle trouve sa place dans une structure de revue collective, à proximité de Photograph, You’re Sixteen ou Yellow Submarine.

Le caractère hybride du projet explique aussi les réactions de presse. Des journalistes s’intéressent à la qualité du groupe et à l’équilibre des vedettes ; d’autres attendent surtout des chansons connues et s’inquiètent du poids de la nostalgie. Dans un entretien ultérieur, Ringo présentera la tournée comme un moyen de défendre son album récent. Cette intention ne doit pas être perdue au profit des seuls concerts filmés : Time Takes Time est l’un des éléments qui distinguent le second All-Starr Band du premier, tout en rappelant que Ringo continue de travailler en artiste solo.

5. I’m the Greatest, Weight of the World et les Beatles : les chansons de Ringo en 1992

Le répertoire confié à Ringo mêle plusieurs périodes. I’m the Greatest donne une ouverture malicieuse au spectacle, mais sa composition est de John Lennon, pour l’album solo Ringo de 1973. No No Song rappelle le succès du milieu des années 1970, Photograph la collaboration de Ringo avec George Harrison, tandis que Weight of the World et Don’t Go Where the Road Don’t Go rattachent le show au présent de 1992.

Les Beatles apparaissent naturellement avec Yellow Submarine ou With a Little Help from My Friends, mais chacune de ces chansons possède une histoire d’écriture et d’enregistrement qui ne se réduit pas à la voix de Ringo. Boys était déjà un succès des Shirelles avant que les Beatles ne l’enregistrent. Les titres Lennon–McCartney chantés par Ringo conservent leurs véritables crédits d’auteurs. Act Naturally, lorsqu’elle figure au programme, renvoie à un classique de la country repris par les Beatles.

La force de Ringo tient à sa capacité à réunir ces époques sans en faire une dissertation. Sa voix et sa personnalité créent la continuité, tandis que la batterie l’autorise à participer à toutes les chansons des autres. Le public n’entend pas une anthologie complète de sa discographie, et c’est heureux : le propos du All-Starr Band est de montrer le musicien en compagnie. L’équilibre entre les titres de 1992, les succès solo et les héritages Beatles constitue ainsi la colonne vertébrale du concert.

6. Joe Walsh : les Eagles, James Gang et le goût des invités

Joe Walsh est l’un des grands fils conducteurs de l’All-Starr Band des débuts. Déjà présent en 1989, il apporte en 1992 sa guitare, sa voix rugueuse et des chansons qui relient James Gang, sa carrière personnelle et les Eagles. Rocky Mountain Way incarne cette personnalité de guitariste autant que de chanteur ; d’autres moments du programme lui laissent utiliser des effets et des instruments particuliers. La puissance des guitares réunies avec Lofgren, Rundgren et Edmunds reste l’un des traits reconnaissables de l’édition.

La présence de Walsh permet aussi quelques rencontres ponctuelles. Des anciens membres ou proches du James Gang apparaissent dans les documents de certains concerts ; d’autres musiciens rejoignent les rappels. Ces invitations ne constituent pas un changement de formation. Une archive de soirée peut mentionner Dale Peters et Jim Fox, puis une autre ne pas les compter, sans que l’une des deux soit forcément inexacte. Le concert est un événement particulier ; la composition régulière, elle, reste une donnée générale de la tournée.

Walsh n’est pas présent à toutes les étapes de la fin du parcours. Les pages consacrées aux soirées de Las Vegas les 5 et 6 septembre signalent son absence, ce qui oblige à lire les programmes locaux plutôt qu’à recopier la distribution du mois de juin. Cette distinction est importante : les chansons de Walsh peuvent être retirées, modifiées ou redistribuées en son absence. Le prestige d’un guitariste ne permet pas d’affirmer qu’il est monté sur scène à un concert dont les documents indiquent le contraire.

7. Nils Lofgren : l’E Street Band, Crazy Horse et Shine Silently

Nils Lofgren revient dans l’aventure All-Starr en 1992 après avoir participé à la première formation. Son parcours est déjà associé à Neil Young et Crazy Horse, puis à l’E Street Band de Bruce Springsteen. Guitare, claviers, accordéon et chant font de lui un partenaire polyvalent, capable de passer d’un accompagnement délicat à une intervention beaucoup plus démonstrative. Le spectacle lui donne également l’occasion de défendre un morceau personnel comme Shine Silently.

La chanson est importante pour comprendre l’intérêt de la formule. Il ne s’agit pas d’un tube des Beatles ni d’un succès des Eagles, mais d’une œuvre qui porte l’identité d’un musicien parfois surtout connu du grand public pour les groupes qu’il a accompagnés. Ringo met ainsi au premier plan des artistes dont l’histoire personnelle est plus riche que leur place dans une formation célèbre. Les archives signalent des interventions de membres de la famille Lofgren, Tom et Mike, à certaines chansons. Les inscrire dans la liste permanente des neuf titulaires serait néanmoins une erreur.

Le jeu de Nils Lofgren doit également cohabiter avec les guitares de Walsh, Rundgren et Edmunds. Tous sont capables de mener un groupe ; aucun ne peut le faire simultanément à chaque mesure. La tournée offre donc un portrait de Lofgren comme membre d’orchestre autant que soliste. Cette double posture rapproche son expérience de celle de Ringo : le goût d’appartenir à une équipe ne réduit pas les capacités individuelles, il les place dans un dialogue musical qui change de forme selon le chanteur.

8. Todd Rundgren : Bang the Drum All Day et la liberté du multi-instrumentiste

Todd Rundgren arrive avec une carrière qui échappe aux catégories simples. Chanteur de Nazz, figure d’Utopia, auteur et producteur de disques ambitieux, il sait jouer de la guitare, des claviers et même de la batterie. Dans l’All-Starr Band, Bang the Drum All Day devient une chanson presque trop bien faite pour une tournée menée par l’ancien batteur des Beatles : un refrain drôle, fédérateur, qui fait participer toute la salle, mais qui appartient à Rundgren et non à Ringo.

La présence de deux batteurs réguliers, Ringo et Zak, ne transforme pas Rundgren en simple guitariste. Elle lui permet au contraire de circuler entre les rôles selon les besoins des morceaux. Son expérience de producteur et d’arrangeur se retrouve dans la manière dont une chanson pop conserve sa forme alors que le groupe rassemble neuf personnalités. Il serait toutefois abusif de lui attribuer toutes les décisions musicales de la tournée en l’absence de témoignage précis sur la direction des arrangements.

Rundgren occupe aussi une place singulière dans la fin de ce parcours. À Las Vegas, le 4 septembre, il accompagne l’apparition exceptionnelle de Harry Nilsson sur Without You. Le rapprochement entre deux artisans de la pop, l’un rarement entendu sur scène et l’autre habitué à manipuler tous les instruments du studio, donne à ce moment une valeur particulière. La scène All-Starr devient pour quelques minutes le lieu d’une rencontre qui aurait été presque impossible dans la logique d’une tournée solo traditionnelle.

9. Dave Edmunds : le rock’n’roll et une chanson d’Elvis Costello

Le Gallois Dave Edmunds incarne une autre mémoire : celle du rock’n’roll puisé dans les années 1950, modernisé par les studios britanniques des décennies suivantes. Son travail avec Rockpile et sa carrière personnelle l’ont installé comme un artisan du son de guitare, des rythmes secs et des mélodies immédiatement lisibles. En 1992, il contribue à éviter que le All-Starr Band ne se contente de grandes chansons américaines de stade.

I Hear You Knocking et Girls Talk sont deux excellents exemples de la nuance nécessaire entre interprète et compositeur. I Hear You Knocking a une histoire antérieure au succès enregistré par Edmunds ; Girls Talk est une chanson écrite par Elvis Costello, que Dave Edmunds a popularisée. Un dossier encyclopédique doit conserver ces filiations. Le guitariste ne devient pas l’auteur de toutes les chansons qu’il chante, pas plus que Ringo n’a composé tous les titres des Beatles qu’il interprète.

Sur scène, Edmunds apporte une frappe rythmique précise qui complète les styles de Walsh et de Lofgren. Cette complémentarité est plus intéressante que le simple constat de leur nombre de guitares. Les musiques de Ringo, des Eagles, de Rundgren ou des Guess Who ne réclament pas la même densité sonore ; les musiciens doivent choisir leur place. Edmunds représente ce savoir-faire presque artisanal qui permet de passer d’une chanson à la suivante avec un minimum de rupture.

10. Timothy B. Schmit : Poco, Eagles et la place de la basse

Timothy B. Schmit prend la place de bassiste régulière du groupe et apporte une voix très reconnaissable, liée à Poco et aux Eagles. Son interprétation d’I Can’t Tell You Why installe dans le programme un climat de ballade qui contraste avec les guitares de Joe Walsh ou les numéros rythmés de Rundgren. La présence simultanée de deux musiciens associés aux Eagles ne transforme pourtant pas le All-Starr Band en réunion parallèle de cette formation : chacun participe à un projet dont le centre reste Ringo.

Le choix d’un bassiste capable de chanter est fondamental pour le fonctionnement de la soirée. Schmit ne se contente pas d’assurer les fondamentales harmoniques pendant que les autres vedettes défilent devant lui ; il devient à son tour soliste, puis revient accompagner le suivant. Il doit relier les changements de style, de la pop de Cummings au rock d’Edmunds, et se rendre disponible pour les interventions de saxophone de Tim Cappello.

L’histoire du titre I Can’t Tell You Why invite une nouvelle fois à la précision : Schmit en est coauteur avec Don Henley et Glenn Frey. La version des Eagles constitue le point de référence du public, mais le morceau reçoit en 1992 un nouvel accompagnement, avec le poids de deux batteries et de plusieurs guitares. La scène All-Starr est donc une relecture collective, pas une imitation fidèle de chaque enregistrement d’origine.

11. Burton Cummings : The Guess Who, No Time et les multiples claviers

Burton Cummings est la voix de plusieurs grands succès de The Guess Who. Dans le deuxième All-Starr Band, son arrivée fait entrer un pan essentiel du rock canadien, tout particulièrement avec American Woman et No Time. Il est également un musicien capable de passer aux claviers, à la guitare, à l’harmonica ou à la flûte. Cette polyvalence s’insère parfaitement dans une formation où les changements de timbres doivent se faire rapidement.

La situation est intéressante parce que Cummings n’apporte pas seulement une voix : son groupe d’origine appartient à la même grande histoire de la radio nord-américaine que Bachman–Turner Overdrive ou les Eagles, mais avec une personnalité propre. En 1992, ses chansons cohabitent avec le rock britannique d’Edmunds, la pop de Rundgren et le répertoire des Beatles. L’équilibre du concert repose sur des contrastes qui seraient plus difficiles à obtenir si tous les chanteurs appartenaient à la même école.

Comme pour chaque membre, la lecture des crédits demande de dépasser le réflexe « chanson de Burton Cummings ». No Time est liée à son travail d’écriture avec Randy Bachman, ancien partenaire des Guess Who, qui n’est pas membre du All-Starr Band de 1992. Cette précision crée un lien historique intéressant avec la troisième formation de 1995, où Bachman sera cette fois présent. Les deux éditions deviennent ainsi des chapitres qui se répondent, non des castings isolés sans continuité musicale.

12. Tim Cappello et Zak Starkey : saxophone, deuxième batterie et cohésion

Dans les affiches, les noms de Joe Walsh et Todd Rundgren captent facilement l’attention. Pourtant, la cohésion instrumentale repose aussi sur Tim Cappello et Zak Starkey. Cappello apporte le saxophone, les percussions et des claviers, donnant de nouvelles couleurs à un groupe déjà riche en guitares. Zak, fils de Ringo, tient la seconde batterie. L’association de deux batteurs permet des arrangements plus larges, à condition que chacun connaisse les moments où il doit se mettre au service de l’autre.

En 1992, Zak n’est pas un simple invité de passage. Sa place est inscrite dans la formation régulière et prolonge son rôle de musicien indépendant de son célèbre père. Le public peut y voir une scène familiale touchante ; pour les autres titulaires, il s’agit surtout de disposer d’un batteur capable de soutenir une soirée pleine de changements de rythme. Les chansons de Rundgren, Edmunds ou Cummings ne reposent pas sur les mêmes accents, et les deux batteries ne doivent pas effacer la voix principale.

La fonction de Cappello est tout aussi structurante. Le saxophone peut redessiner les couleurs d’un morceau, mais son rôle ne se limite pas à une succession de solos. Ses interventions aident à unir la soul, le rock et la pop, et son expérience de scène complète celle des guitaristes. Dans une équipe de neuf musiciens, ces détails font la différence entre une soirée de vedettes se succédant maladroitement et un véritable concert d’orchestre. La réputation des têtes d’affiche est acquise ; la musicalité de l’ensemble reste à construire chaque soir.

13. Les vingt-cinq chansons de Montreux : un modèle utile, jamais une set-list universelle

Le concert du 13 juillet 1992 à Montreux est souvent utilisé comme porte d’entrée dans cette tournée, parce qu’il bénéficie d’une documentation audiovisuelle et discographique de premier ordre. La liste approfondie conservée par Yellow-Sub.net comprend vingt-cinq chansons, auxquelles participent les neuf titulaires. Mais l’existence de cet ensemble bien documenté ne veut pas dire que tous les spectacles de juin, de juillet et de septembre aient été exécutés dans le même ordre, avec la même durée et les mêmes invités.

La logique générale est pourtant reconnaissable. Ringo introduit et relance le programme ; les partenaires présentent ensuite leurs chansons célèbres, de Shine Silently à Bang the Drum All Day, de Girls Talk à American Woman. Les succès des Beatles et de la carrière solo de Ringo reviennent comme des points de rencontre. Le concert n’est pas constitué de neuf récitals indépendants : chaque chanteur est accompagné par les autres, ce qui donne une couleur spécifique à des œuvres enregistrées dans des groupes très différents.

Le film et le disque Live from Montreux sont des objets édités. Leur sélection de titres, leur ordre éventuel et leur durée peuvent dépendre de choix de commercialisation. La set-list du concert, quand elle est documentée indépendamment, ne se confond donc pas automatiquement avec les pistes d’un CD ou d’une vidéo. Dans le dossier, nous renvoyons aux fiches datées pour les variantes et à l’étude approfondie du concert de Montreux pour la confrontation des documents.

14. Les auteurs derrière les tubes : une cartographie des chansons de 1992

Une tournée qui rassemble neuf interprètes célèbres peut donner l’impression que chacun vient chanter uniquement ses propres compositions. La réalité est plus intéressante. I’m the Greatest, chantée par Ringo, est une œuvre de John Lennon. Girls Talk, associée sur scène à Dave Edmunds, est écrite par Elvis Costello. I Can’t Tell You Why possède trois auteurs dont Timothy B. Schmit, son interprète. No Time renvoie à l’écriture commune de Burton Cummings et Randy Bachman.

D’autres chansons sont fortement identifiées à leur auteur-interprète : Bang the Drum All Day à Todd Rundgren, Shine Silently à Nils Lofgren. American Woman appartient à l’histoire des Guess Who et de ses auteurs ; Rocky Mountain Way à celle de Joe Walsh. Pour le public, ces titres sont les clés d’accès à des carrières multiples. Pour l’historien, ils constituent aussi un réseau d’écritures et de reprises, où l’identité du chanteur ne suffit pas à établir le crédit de la composition.

Les medleys, passages abrégés et solos rares recensés dans les archives de 1992 compliquent encore la tâche. Un titre peut apparaître sous une forme partielle, une citation instrumentale ou une intervention d’invité, sans être l’équivalent d’une exécution intégrale. L’atlas des solos et des invités permet de préserver ces nuances. On y apprend davantage sur l’orchestre qu’en attribuant indistinctement chaque chanson à son interprète le plus célèbre.

15. Les noms envisagés et les invités réels : deux histoires à ne pas confondre

Avant le départ, des noms circulent autour de la deuxième formation : Peter Cetera, Peter Frampton, Billy Preston ou Jim Keltner figurent dans les récits de préparation, mais aucun n’appartient finalement au groupe de neuf titulaires en tournée. Pour un historien, cette phase de recrutement n’est pas négligeable. Elle révèle les différentes directions musicales possibles, mais elle ne doit pas être réécrite à la lumière des choix définitifs : la présence d’un nom dans un communiqué ne constitue pas une apparition sur scène.

Une autre catégorie est celle des invités ponctuels. Les archives de 1992 mentionnent, selon les concerts, des musiciens du James Gang, Jeff Healey, Stevie Nicks, Bonnie Raitt, Max Weinberg, Kasim Sulton ou encore le chanteur Lou Gramm. Certains rejoignent un rappel, d’autres une chanson précise. Des noms beaucoup moins attendus apparaissent même dans les documents : l’humoriste Richard Lewis joue du tambourin lors d’un final, tandis que l’identité des personnes présentes sur scène varie selon la ville.

Le cas de Harry Nilsson, à Las Vegas, mérite un traitement à part. Sa présence à Without You le 4 septembre est une intervention rare, et la chanson possède une histoire d’écriture liée à Badfinger. La valeur documentaire de cette apparition n’autorise pas à faire de Nilsson un membre permanent du groupe. Un tableau des invités n’a donc de sens que s’il associe à chaque nom une date, un morceau et une source. Le dossier conserve cette hiérarchie pour permettre aux lecteurs de distinguer l’affiche, les coulisses et la réalité des concerts.

16. Sunrise, St. Petersburg, Charlotte, Atlanta : la mise en route américaine

Le 2 juin 1992, la deuxième formation débute au Sunrise Musical Theatre, en Floride, et s’y produit de nouveau le 3 juin. Le 5 juin, elle rejoint le Bayfront Center Arena de St. Petersburg, puis se présente au Blockbuster Pavilion de Charlotte le 6 et à Chastain Park, Atlanta, le 7. Ces cinq premières soirées dessinent une entrée en matière très concrète : avant l’Europe et les grandes captations, la formation doit régler ses enchaînements, organiser ses instruments et trouver son rythme devant des spectateurs américains.

Le groupe a de quoi impressionner sur le papier. Il réunit plusieurs chanteurs qui ont connu des succès dans les classements, un ancien Beatle et un nombre de guitares presque excessif. Mais le prestige des noms peut aussi rendre la scène difficile à gérer. Les titres de Burton Cummings n’ont pas les mêmes exigences que les chansons de Todd Rundgren ; une ballade de Timothy B. Schmit ne se traite pas comme Rocky Mountain Way. La musique doit être assemblée à partir de neuf individualités sans que le spectacle paraisse une compilation de fragments.

Le fait de jouer deux soirs dans la même salle dès le début invite à une première précaution méthodologique. La date du 2 et celle du 3 juin possèdent des fiches distinctes. Une chanson documentée un soir ne doit pas être transférée automatiquement au lendemain. Il est possible que le programme ait été proche ; cela ne suffit pas à le prouver morceau par morceau. C’est là que commence le travail d’archéologie du rock : ne pas confondre la stabilité d’une formation avec l’identité exacte de chacun de ses concerts.

17. Ohio, Midwest et Ontario : du 9 au 16 juin, les invités deviennent possibles

Le 9 juin, le groupe est au Riverbend Music Center de Cincinnati, puis le 10 au Blossom Music Center de Cuyahoga Falls. Il continue par Noblesville le 12, Hoffman Estates le 13 et Pine Knob, près de Detroit, le 15. Le 16 juin, la tournée franchit la frontière canadienne pour le Kingswood Music Theatre, dans l’Ontario. Le parcours n’est pas seulement une liste de villes : c’est un déplacement d’un spectacle très américain vers un public canadien qui connaît également les Guess Who et les grands titres des Eagles.

La soirée ontarienne est associée à Jeff Healey, présenté dans les sources comme musicien de première partie et invité du spectacle. Certaines chansons, telles que Yellow Submarine, Act Naturally et le final With a Little Help from My Friends, sont mentionnées dans le contexte de sa participation. Sa venue a du sens dans un pays où il possède un public important, mais il ne faut pas en déduire qu’il accompagnait le groupe sur toutes les étapes canadiennes — il n’y en a d’ailleurs qu’une dans le registre principal de ce mois.

Cette portion du calendrier offre aussi des matériaux de presse utiles pour apprécier l’équilibre des neuf musiciens. Les critiques contemporaines permettent d’observer les réactions à une formation plus orientée vers la pop que la première édition de 1989, selon une lecture récurrente. Mais les interprétations de journalistes sont elles-mêmes des documents situés dans leur époque. Ce qui peut sembler une simple revue de tubes à un critique constitue pour un fan des Beatles l’occasion de découvrir des artistes qu’il n’aurait peut-être jamais vus sur scène.

18. Radio City Music Hall et la fin de juin : du 17 au 28, un changement de salle

Après l’Ontario, la tournée rejoint le Merriweather Post Pavilion, le 17 juin, puis s’installe au Radio City Music Hall de New York les 19 et 20 juin. Elle enchaîne avec Holmdel le 21, Mansfield le 22, Jones Beach le 23, Milwaukee le 25 et Maryland Heights le 26. La première partie nord-américaine se clôt le 28 juin, au Sandstone Amphitheatre de Bonner Springs, dans le Kansas.

Cette dernière date est un premier cas d’école. Le calendrier initial mentionne le Starlight Amphitheatre de Kansas City, dans le Missouri. Le concert effectivement conservé par les fiches a lieu à Bonner Springs. Les deux noms renvoient à une modification de projet, pas à deux spectacles distincts le même soir. Le titre d’une page d’annonce doit donc porter une mention « initialement prévu », tandis que la page du concert sert de référence pour la représentation réalisée. Un itinéraire qui additionnerait les deux salles créerait un concert supplémentaire fictif.

La critique de The Hollywood Reporter consacrée au concert new-yorkais du 20 juin constitue une pièce de réception utile. Elle décrit un groupe dont le répertoire pop est particulièrement présent, ce qui permet de mesurer le changement depuis 1989. Mais une critique ne remplace pas une liste intégrale de morceaux ; on ne peut attribuer à ce concert toutes les chansons évoquées ailleurs dans la tournée. Le mois de juin est ainsi un ensemble cohérent de vingt dates réalisées, de Sunrise à Bonner Springs, avant le passage vers l’Europe.

19. Gothenburg, Hedemora et Malmö : le début européen du 2 au 4 juillet

Le 2 juillet 1992, la deuxième formation prend une dimension nouvelle avec le Göteborg Festival, en Suède. Le 3 juillet, elle se produit au Dala Rock Festival d’Hedemora, puis le 4 juillet à Mölleparken, Malmö. Trois dates suédoises ouvrent la séquence européenne. Il ne s’agit pas d’un détour sans conséquence : pour la première fois depuis sa période Beatles, Ringo sillonne à nouveau le continent avec un véritable groupe de tournée.

Les festivals offrent un contraste avec les grandes salles américaines du mois de juin. Le public n’est pas nécessairement venu uniquement pour un ancien Beatle ; il peut découvrir les membres du groupe dans un programme plus large. La formule All-Starr possède alors un atout évident : presque toutes les chansons proposées ont une familiarité radiophonique dans un pays ou dans un autre. Le spectateur qui ne connaît pas Nils Lofgren a peut-être déjà entendu les Eagles, les Guess Who ou les Beatles.

La dimension internationale oblige toutefois à se méfier de l’idée d’un programme strictement uniforme. Les horaires de festivals, les durées de scène et les conditions techniques peuvent varier. Une set-list reconstituée à partir du concert de Montreux, donné neuf jours plus tard, ne peut être plaquée sans preuve sur Göteborg, Hedemora et Malmö. Les trois fiches suédoises restent donc des sources de calendrier distinctes ; leur comparaison est utile, mais elle ne doit pas effacer le contexte propre à chaque festival.

20. Liverpool, 6 juillet : Ringo retrouve sa ville avec un autre groupe

Le 6 juillet 1992, Ringo Starr se produit à l’Empire Theatre de Liverpool. Le symbole est évident, mais il faut le formuler justement. Ringo revient sur une scène de sa ville natale, celle où son histoire musicale a commencé bien avant son entrée officielle chez les Beatles en 1962. Il n’est pas pour autant accompagné de Lennon, McCartney et Harrison. Les neuf musiciens de l’All-Starr Band apportent une mémoire du rock beaucoup plus large, et Ringo occupe avec eux une position de batteur et de chanteur.

Cette date est aussi associée aux images de Going Home, documentaire qui s’intéresse au retour de Ringo à Liverpool et à son parcours personnel. La présence d’une équipe de tournage ou l’utilisation d’extraits dans un film ne garantit pas que le documentaire montre le concert en entier. Il faut distinguer les images de visite, les séquences d’entretien et les morceaux réellement enregistrés sur scène. L’archive audiovisuelle a sa propre construction, parfois étrangère à l’ordre d’une soirée.

La représentation de Liverpool prend place entre les festivals suédois et la date londonienne du lendemain. Elle rappelle qu’une tournée est aussi une histoire de déplacements vécus par les musiciens, pas seulement par les fans qui consultent plus tard un calendrier. Revenir dans sa ville avec Walsh, Lofgren, Rundgren ou Edmunds avait une signification particulière pour Ringo, mais l’importance affective de la scène n’autorise pas à inventer des discours ou des émotions dont les sources ne rendent pas compte. Les documents attestent le concert ; l’interprétation de son symbole doit rester mesurée.

21. Londres, 7 juillet : le cinquante-deuxième anniversaire de Ringo

Le 7 juillet 1992, Ringo fête ses 52 ans sur une scène londonienne, à l’Hammersmith Odeon. L’événement intervient exactement trente ans après sa dernière année complète passée avant l’intégration des Beatles à l’été 1962. Le rapprochement historique est tentant, mais la soirée de 1992 n’est pas un anniversaire de la formation des Beatles. C’est une date du deuxième All-Starr Band, au cœur d’une tournée qui amène Ringo sur les scènes européennes avec un nouveau groupe.

Les archives mentionnent Johnny Warman et son groupe parmi les premières parties de cette séquence. Le contexte londonien est favorable à l’attention de la presse britannique et à la comparaison entre le Ringo des années 1960 et celui qui reprend la route à cinquante-deux ans. Mais il convient de distinguer la célébration de son anniversaire de la construction de sa légende publique : la formule All-Starr ne dépend pas seulement des souvenirs des Beatles, elle permet aussi de faire entendre le répertoire personnel de ses partenaires.

Le lendemain, le groupe est à Paris. De nombreuses notices présentent la soirée française comme un « anniversaire de Ringo », parce que la célébration se prolonge sur scène. La chronologie reste pourtant simple : 7 juillet, jour de naissance et concert à Londres ; 8 juillet, concert au Zénith de Paris. Le fait de conserver ces deux jalons évite une confusion très fréquente dans les récits rétrospectifs, où l’on déplace l’anniversaire lui-même pour l’associer à la date la mieux documentée.

22. Paris, 8 juillet : le Zénith, Alison Moyet et un anniversaire prolongé

La venue du All-Starr Band au Zénith de Paris, le 8 juillet 1992, occupe une place particulière dans l’histoire française de Ringo. Le concert a lieu au lendemain de ses cinquante-deux ans, et les archives rapportent une chanson d’anniversaire entonnée pendant le rappel. Il ne s’agit pas de la cérémonie publique « Peace & Love » mise en place bien plus tard, à partir de 2008 ; ici, le geste appartient à l’atmosphère d’un spectacle précis. La nuance est importante lorsqu’on rassemble des événements de différentes décennies.

Alison Moyet figure dans les documents parmi les artistes de première partie de cette soirée. Ce choix élargit encore le paysage musical de la date : une chanteuse britannique associée à une autre génération de pop ouvre pour un orchestre de rock composé de plusieurs figures des années 1970. Sur scène, Ringo tient son répertoire personnel tout en laissant une place importante aux chansons de Walsh, Rundgren, Cummings ou Schmit. Le concert n’est pas une soirée intégralement consacrée aux Beatles, malgré la présence de leur ancien batteur.

La fiche détaillée du Zénith de Paris et l’étude sur les voix de la deuxième formation permettent d’aller plus loin. Pour le lecteur français, cette étape montre que le concept All-Starr, né en 1989 sur des scènes américaines, est devenu exportable. Ringo voyage avec un collectif, non avec un simple groupe de studio chargé de reproduire ses succès.

23. Hambourg, Cologne, Aschaffenburg : les changements du 10 au 12 juillet

Les 10, 11 et 12 juillet 1992 offrent trois exemples de l’écart entre un itinéraire annoncé et un concert réalisé. Le 10 juillet, la tournée passe à Hambourg, où les sources discutent parfois la désignation exacte de l’emplacement, Stadtpark étant le repère principal retenu. Le 11 juillet, une date initiale à Bayreuth est remplacée par une soirée au Tanzbrunnen de Cologne. Le 12 juillet, l’annonce suisse de Frauenfeld cède la place au concert de l’Unterfrankenhalle d’Aschaffenburg, en Allemagne.

Pour une base de concerts, ces substitutions sont des pièges classiques. L’existence de deux pages pour le 11 juillet, l’une concernant Bayreuth et l’autre Cologne, ne démontre pas que le groupe ait réussi l’exploit de jouer le même soir dans deux villes éloignées. La page de Bayreuth conserve le calendrier de départ ; celle de Cologne documente l’étape réellement tenue. Le même raisonnement vaut pour Frauenfeld et Aschaffenburg. La transparence du registre apporte ici beaucoup plus que ne le ferait une liste nettoyée silencieusement.

Le spectateur qui retrouve un billet ou une coupure de presse pour le lieu remplacé possède pourtant un vrai document d’histoire. Son objet témoigne du projet de tournée, de sa mise en vente et parfois de sa réorganisation. Il ne devient pas une preuve de concert joué. Ces trois jours rappellent que l’archéologie musicale ne consiste pas uniquement à comparer des listes de chansons : elle doit aussi replacer l’événement dans les réalités matérielles des salles, des contrats et des voyages.

Nouvelle enquête discographique · Montreux 1992–1993

Live from Montreux : 15 pistes, 14 chansons, le CD Rykodisc RCD 20264 et les versions filmées

Trente sections, répertoire détaillé, comparaison des supports et critique des dates de catalogue.

24. Montreux, 13 juillet : le concert qui deviendra une référence discographique

Le 13 juillet 1992, le deuxième All-Starr Band se produit dans le cadre du Montreux Jazz Festival. La base de données historique du festival recense ce concert, daté du 13 juillet, et le situe au Casino de Montreux. Cette source provenant de l’institution organisatrice est particulièrement utile pour établir la date, le cadre et la liste des musiciens. Les publications postérieures, parfois intitulées simplement Live from Montreux, servent ensuite à étudier le programme et sa diffusion.

La représentation est documentée par une liste d’environ vingt-cinq chansons et par des captations rendues accessibles sous différents formats. En 1993, un album intitulé Ringo Starr and His All Starr Band Volume 2: Live from Montreux prolonge la tournée. Il faut cependant distinguer la soirée du 13 juillet 1992 de l’année de commercialisation du disque, et le concert intégral de la sélection des pistes publiées. La vidéo peut offrir un autre montage : une édition n’est pas automatiquement une photographie exhaustive d’un événement.

Montreux a un mérite supplémentaire. La qualité documentaire permet d’entendre la deuxième formation comme un groupe réel, avec ses changements de chanteur, ses guitares superposées, ses saxophones et la présence des deux batteurs. Le dossier ne transforme pas pour autant ce concert en matrice de toutes les autres dates. L’enquête dédiée compare les morceaux attestés à l’édition commerciale et détaille ce que l’enregistrement permet — ou non — de conclure.

25. Berlin, Pori, Copenhague, Stockholm, La Panne et l’Italie : l’Europe se termine sans Rome

Après Montreux, le groupe joue le 15 juillet à Berlin, la date étant documentée à la Deutschlandhalle plutôt qu’à la première salle annoncée. La suite mène Ringo au Pori Jazz Festival en Finlande le 17, au Valby Idrætspark de Copenhague le 18, puis au Gröna Lund de Stockholm le 19. Cette dernière date remplace une annonce faite pour Aarhus. La Belgique apparaît le 20 juillet à La Panne, avant deux étapes italiennes, Brescia le 22 et Marina di Pietrasanta le 23.

Ces soirées donnent à la deuxième formation une véritable dimension continentale. Pour un ancien Beatle qui n’avait pas retrouvé le circuit européen dans une tournée comparable depuis des décennies, le choix est significatif. Les lieux sont variés : festivals, grandes salles, scènes en plein air. Dans chaque cas, le spectacle réunit des traditions musicales parfois identifiées différemment selon les pays. Les chansons des Guess Who peuvent parler davantage au public canadien ; celles de Todd Rundgren ou des Eagles touchent d’autres auditeurs. Ringo demeure cependant le lien le plus universel.

Le 24 juillet, une étape au Foro Italico de Rome avait été annoncée, mais elle est annulée. Elle ne doit pas être comptée comme un troisième concert italien réellement donné après Brescia et Marina di Pietrasanta. Les changements de salle et cette annulation portent le registre européen à dix-sept journées de concerts effectués, avec des fiches supplémentaires conservant les projets remplacés. La tournée est alors prête à reprendre une dernière partie nord-américaine ; il serait inexact de présenter Montreux comme son point final.

26. Août américain : George, Tahoe, Californie et les dates déplacées

La dernière partie nord-américaine commence le 1er août 1992 au Champs de Brionne Summer Music Theatre, dans l’État de Washington. Le 3 août, l’étape de la région du lac Tahoe est documentée au Harvey’s Casino de Stateline, tandis qu’une autre fiche conserve la mention initiale « Tahoe Lake Amphitheatre ». Les jours suivants mènent le groupe à Santa Clara le 4, Concord le 5, Paso Robles le 7, Oceanside le 8 et Costa Mesa le 9.

À Los Angeles, deux soirées sont finalement données au Greek Theatre, les 11 et 12 août. Le document qui annonçait d’abord les 10 et 11 a été conservé, car il explique le déplacement du programme, mais il ne crée pas un concert joué le 10. La route continue vers Phoenix le 13, Austin le 15 et Little Rock le 16. Une date initiale à Nashville, le 18, ne doit pas être confondue avec le concert réalisé ce même jour au Starplex de Dallas.

La partie américaine de 1992 se révèle donc plus mobile que ne le laisse penser un simple alignement de noms de villes. Les étapes ont été vendues, annoncées, parfois déplacées, et les fiches ont été conservées pour permettre ces rapprochements. Les invités ponctuels — de Stevie Nicks à Bonnie Raitt selon les dates documentées — soulignent l’attraction exercée par le projet, mais leur présence ne peut être extrapolée à l’ensemble de la côte Ouest. Un concert joué, un spectacle annoncé et un souvenir de répétition restent trois objets historiques différents.

27. Des foires d’État à Denver : du 20 août au 2 septembre

Après Dallas, la tournée rejoint le Celeste Center de l’Ohio State Fair, le 20 août, puis Louisville le 21 et l’Iowa State Fair à Des Moines le 22. Elle poursuit sa route par Pittsburgh le 24, Canandaigua le 25, Saratoga Springs le 26 et Waterloo Village le 28. Le retour vers l’Ouest mène ensuite à Fiddler’s Green, dans le Colorado, le 1er septembre, puis au Park West Amphitheater de Park City, Utah, le 2.

Cette dernière séquence compte beaucoup pour la lecture de la tournée. Après les festivals européens et les concerts californiens, le All-Starr Band revient dans des manifestations populaires américaines. La diversité des salles rend la comparaison des programmes délicate, mais elle montre aussi la résistance de la formule : des chansons de Joe Walsh, de Burton Cummings ou de Todd Rundgren peuvent trouver leur place aussi bien dans une grande ville que dans une foire d’État. Le public change, le dispositif demeure.

La succession des dates donne enfin un sens à l’étape de Las Vegas. L’arrivée au Caesars Palace ne constitue pas une résidence autonome sans lien avec la tournée : elle couronne trois mois d’un parcours qui a traversé l’Atlantique deux fois. Les musiciens ont déjà joué des dizaines de concerts ensemble, et les arrangements ont eu le temps d’évoluer. Les soirées de septembre, plus particulières, doivent donc être lues à la fois comme une conclusion et comme des spectacles dont la distribution réelle peut différer de celle de Montreux ou de Paris.

28. Las Vegas, 4 au 6 septembre : Nilsson, l’absence de Walsh et deux spectacles le même samedi

Le 4 septembre 1992, au Caesars Palace de Las Vegas, se produit l’un des épisodes les plus émouvants de cette histoire : Harry Nilsson rejoint Ringo et ses musiciens pour interpréter Without You. Cette ballade est devenue indissociable de la voix de Nilsson, mais elle a été écrite par Pete Ham et Tom Evans, deux membres de Badfinger. Rétablir cette filiation est particulièrement important pour Yellow-Sub.net, tant les liens entre Badfinger, les Beatles et le milieu Apple traversent l’histoire de la chanson.

Nilsson se produisait rarement sur scène, ce qui donne à l’invitation de Ringo un caractère exceptionnel. Des témoignages recueillis après coup, notamment auprès de Todd Rundgren, confirment la surprise et la portée de cette intervention. On a parfois présenté cette prestation comme une dernière apparition de Nilsson en public ; il faut choisir ses mots avec soin, car les récits de conventions et de participations antérieures montrent que son rapport à la scène a été plus complexe. Il demeure solidement attesté que l’interprétation de Without You ce soir-là est une rareté.

Le 5 septembre, le Caesars accueille deux représentations, archivées séparément, avant la dernière soirée du 6 septembre. Les fiches de ces concerts signalent l’absence de Joe Walsh et des programmes adaptés. Ainsi, les 62 journées de concert de 1992 correspondent à 63 représentations répertoriées lorsqu’on distingue les deux séances du 5 septembre. Le projet s’achève à Las Vegas avec un dernier changement de visage, mais l’année suivante laissera un disque issu de Montreux. Une enquête sur les deux derniers jours détaille cette fin de parcours.

29. Les 72 fiches datées : 62 journées, 63 représentations et 9 annonces non jouées

Le tableau ci-dessous relie les 72 fiches datées déjà publiées sur Yellow-Sub.net. La chronologie de référence compte 62 journées où le groupe a joué, réparties en 20 dates de juin, 17 dates européennes en juillet et 25 dates d’août–septembre. La seconde représentation du 5 septembre porte à 63 le nombre de spectacles distincts répertoriés. Les autres fiches documentent 8 annonces remplacées et 1 concert annulé à Rome. Ce tri ne retire pas les annonces des archives : il leur assigne un statut.

Juin — première séquence nord-américaine

Date Lieu et ville Statut Archive
2 juin 1992 Sunrise Musical Theatre, Sunrise, Floride, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
3 juin 1992 Sunrise Musical Theatre, Sunrise, Floride, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
5 juin 1992 Bayfront Center Arena, St. Petersburg, Floride, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
6 juin 1992 Blockbuster Pavilion, Charlotte, Caroline du Nord, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
7 juin 1992 Chastain Park Amphitheatre, Atlanta, Géorgie, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
9 juin 1992 Riverbend Music Center, Cincinnati, Ohio, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
10 juin 1992 Blossom Music Center, Cuyahoga Falls, Ohio, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
12 juin 1992 Deer Creek Music Center, Noblesville, Indiana, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
13 juin 1992 Poplar Creek Music Theatre, Hoffman Estates, Illinois, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
15 juin 1992 Pine Knob Music Theatre, Clarkston, Michigan, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
16 juin 1992 Kingswood Music Theatre, Ontario, Canada Concert joué — date de référence Fiche
17 juin 1992 Merriweather Post Pavilion, Columbia, Maryland, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
19 juin 1992 Radio City Music Hall, New York, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
20 juin 1992 Radio City Music Hall, New York, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
21 juin 1992 Garden State Arts Center, Holmdel, New Jersey, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
22 juin 1992 Great Woods Center for the Performing Arts, Mansfield, Massachusetts, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
23 juin 1992 Jones Beach Theatre, Wantagh, État de New York, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
25 juin 1992 Marcus Amphitheatre, Milwaukee, Wisconsin, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
26 juin 1992 Riverport Amphitheatre, Maryland Heights, Missouri, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
28 juin 1992 Starlight Amphitheatre, Kansas City, Missouri, États-Unis — date initialement prévue Annonce remplacée — non jouée à cette date / ce lieu Fiche
28 juin 1992 Sandstone Amphitheatre, Bonner Springs, Kansas, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche

Juillet — circuit européen et modifications d’itinéraire

Date Lieu et ville Statut Archive
2 juillet 1992 Göteborg Festival, Göteborg, Suède Concert joué — date de référence Fiche
3 juillet 1992 Dala Rock Festival, Hedemora, Suède Concert joué — date de référence Fiche
4 juillet 1992 Mölleparken, Malmö, Suède Concert joué — date de référence Fiche
6 juillet 1992 Empire Theatre, Liverpool, Royaume-Uni Concert joué — date de référence Fiche
7 juillet 1992 Hammersmith Odeon, Londres, Royaume-Uni Concert joué — date de référence Fiche
8 juillet 1992 Le Zénith, Paris, France Concert joué — date de référence Fiche
10 juillet 1992 Stadtpark, Hambourg, Allemagne Concert joué — date de référence Fiche
11 juillet 1992 Stadion, Bayreuth, Allemagne — date initialement prévue Annonce remplacée — non jouée à cette date / ce lieu Fiche
11 juillet 1992 Tanzbrunnen, Cologne, Allemagne Concert joué — date de référence Fiche
12 juillet 1992 Frauenfeld, Suisse — date initialement prévue Annonce remplacée — non jouée à cette date / ce lieu Fiche
12 juillet 1992 Unterfrankenhalle, Aschaffenburg, Allemagne Concert joué — date de référence Fiche
13 juillet 1992 Montreux Jazz Festival, Montreux, Suisse Concert joué — date de référence Fiche
15 juillet 1992 Sommergarten, Berlin, Allemagne — date initialement prévue Annonce remplacée — non jouée à cette date / ce lieu Fiche
15 juillet 1992 Deutschlandhalle, Berlin, Allemagne Concert joué — date de référence Fiche
17 juillet 1992 Pori Jazz Festival, Pori, Finlande Concert joué — date de référence Fiche
18 juillet 1992 Valby Idrætspark, Copenhague, Danemark Concert joué — date de référence Fiche
19 juillet 1992 Lisbterg Fruespark, Aarhus, Danemark — date initialement prévue Annonce remplacée — non jouée à cette date / ce lieu Fiche
19 juillet 1992 Gröna Lund, Stockholm, Suède Concert joué — date de référence Fiche
20 juillet 1992 Belga Beach Festival, La Panne, Belgique Concert joué — date de référence Fiche
22 juillet 1992 Teatro Tenda, Brescia, Italie Concert joué — date de référence Fiche
23 juillet 1992 Teatro La Versiliana, Marina di Pietrasanta, Italie Concert joué — date de référence Fiche
24 juillet 1992 Foro Italico, Rome, Italie — concert annulé Concert annulé — non joué Fiche

Août — retour américain et dates déplacées

Date Lieu et ville Statut Archive
1er août 1992 Champs de Brionne Summer Music Theatre, George, État de Washington, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
3 août 1992 Harvey’s Casino Hotel, Stateline, Nevada, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
3 août 1992 Tahoe Lake Amphitheatre, Lake Tahoe, Californie, États-Unis — date initialement prévue Annonce remplacée — non jouée à cette date / ce lieu Fiche
4 août 1992 Redwood Amphitheater, Santa Clara, Californie, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
5 août 1992 Concord Pavilion, Concord, Californie, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
7 août 1992 California Mid-State Fair, Paso Robles, Californie, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
8 août 1992 Camp Pendleton Marine Base, Oceanside, Californie, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
9 août 1992 Pacific Amphitheatre, Costa Mesa, Californie, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
10 août 1992 Greek Theatre, Los Angeles, Californie, États-Unis — date initialement prévue Annonce remplacée — non jouée à cette date / ce lieu Fiche
11 août 1992 Greek Theatre, Los Angeles, Californie, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
12 août 1992 Greek Theatre, Los Angeles, Californie, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
13 août 1992 Blockbuster Desert Sky Pavilion, Phoenix, Arizona, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
15 août 1992 Austin Aqua Festival, Auditorium Shores, Austin, Texas, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
16 août 1992 Riverfront Park, Little Rock, Arkansas, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
18 août 1992 Starplex Amphitheatre, Dallas, Texas, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
18 août 1992 Stanwood Amphitheatre, Nashville, Tennessee, États-Unis — date initialement prévue Annonce remplacée — non jouée à cette date / ce lieu Fiche
20 août 1992 Ohio State Fair, Celeste Center, Columbus, Ohio, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
21 août 1992 Freedom Hall, Louisville, Kentucky, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
22 août 1992 Iowa State Fair, Des Moines, Iowa, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
24 août 1992 Star Lake Amphitheatre, Pittsburgh, Pennsylvanie, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
25 août 1992 Finger Lakes Performing Arts Center, Canandaigua, État de New York, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
26 août 1992 Saratoga Performing Arts Center, Saratoga Springs, État de New York, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
28 août 1992 Waterloo Village, Stanhope, New Jersey, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche

Septembre — conclusion à Las Vegas et seconde séance

Date Lieu et ville Statut Archive
1er septembre 1992 Fiddler’s Green Amphitheatre, Englewood, Colorado, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
2 septembre 1992 Park West Amphitheater, Park City, Utah, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
4 septembre 1992 Caesars Palace, Las Vegas, Nevada, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche
5 septembre 1992 Caesars Palace, Las Vegas, Nevada, États-Unis — première représentation Concert joué — date de référence Fiche
5 septembre 1992 Caesars Palace, Las Vegas, Nevada, États-Unis — deuxième représentation Deuxième séance du 5 septembre — jouée Fiche
6 septembre 1992 Caesars Palace, Las Vegas, Nevada, États-Unis Concert joué — date de référence Fiche

Attention aux doublons apparents : Bonner Springs et Kansas City (28 juin), Cologne et Bayreuth (11 juillet), Aschaffenburg et Frauenfeld (12 juillet), Berlin Deutschlandhalle et Sommergarten (15 juillet), Stockholm et Aarhus (19 juillet), Stateline/Tahoe (3 août), Los Angeles (10 août annoncé puis 11–12 joués) et Dallas/Nashville (18 août) ne doivent pas être additionnés comme des concerts distincts lorsque le second libellé est une annonce abandonnée. La page de Rome, 24 juillet, est expressément classée annulée.

30. Sources, cinq enquêtes associées et héritage de la deuxième formation

La reconstitution de 1992 repose sur trois couches de documents : les calendriers de tournée, utiles aux lieux et à leur évolution ; les témoignages et programmes propres à chaque représentation, nécessaires pour les chansons et les invités ; enfin les enregistrements édités, dont les titres, la durée et les dates de sortie peuvent différer du concert original. À chaque étape, le statut d’une annonce remplacée est distinct de celui d’un concert annulé ou joué. Ce principe protège en particulier les neuf fiches de prévision et les deux séances de Las Vegas.

Sources principales et méthode

  1. Ringo Starr, biographie officielle. Constitution de la deuxième formation et confirmation du retour aux tournées européennes en 1992.
  2. The Beatles Bible — 2nd All-Starr Band Tour (1992). Calendrier de référence de 62 journées et liste des neuf musiciens ; les deux séances du 5 septembre sont distinguées dans les fiches du dossier.
  3. Montreux Jazz Festival — archive du concert 2430. Source de l’institution organisatrice : date du 13 juillet 1992, Casino de Montreux et musiciens de la représentation.
  4. Victor Baissait — itinéraire critique de 1992. Registre détaillé des salles annoncées, des déplacements d’emplacements, des invités et des premières parties ; source à confronter aux archives locales.
  5. Ringo Starr, 8 juillet 1992, Le Zénith de Paris. Chronologie de l’anniversaire et programme de la représentation française.
  6. Gregory Leporati, récit de l’intervention de Harry Nilsson, Pitchfork, 2021. Entretiens et analyse rétrospective de la rare apparition de Nilsson sur Without You au Caesars Palace, le 4 septembre.
  7. Ringo Starr and His All-Starr Band — film de Montreux (notice). Témoin de la circulation audiovisuelle du concert ; à distinguer de la durée et du contenu des éditions discographiques de 1993.

Cinq enquêtes complémentaires publiées sur Yellow-Sub.net

Le dossier général de la tournée 1992 donne accès aux fiches détaillées. Les études complémentaires reviennent sur l’anniversaire parisien, les documents de Montreux, les solos rares, Harry Nilsson et les spectacles de Las Vegas. Les années suivantes montrent la continuité du principe All-Starr : l’étude 1995 examine la troisième formation avec John Entwistle, Billy Preston, Felix Cavaliere et Zak Starkey.

En conclusion, le deuxième All-Starr Band ne doit pas sa place dans l’histoire à son seul caractère spectaculaire. Il a permis à Ringo d’associer un disque récent, une formation de neuf musiciens et une tournée redevenue internationale. Loin de reconstituer les Beatles, il a ouvert la scène à de multiples traditions du rock et de la pop. Montreux en conserve une image forte, Paris un jalon français, et Las Vegas une conclusion dont Harry Nilsson demeure la voix inattendue.

Retour au dossier 1992 et à l’index général des tournées.

Mise au point historique et documentaire

La biographie officielle associe la deuxième formation de 1992 à Zak Starkey, Burton Cummings, Dave Edmunds, Nils Lofgren, Todd Rundgren, Timothy B. Schmit et Joe Walsh. Elle souligne le retour en Europe de Ringo en tournée pour la première fois depuis les Beatles. Cette affirmation générale ne doit pas remplacer le décompte des journées, des doubles séances et des représentations jouées. Les chansons des Eagles, de la scène canadienne ou du E Street Band doivent être attribuées à leurs interprètes dans la formation de 1992, non aux groupes historiques pris collectivement.

Corpus : Ringo Starr, historique officiel ; The Beatles, 30 ans du All-Starr Band ; Ringo Starr, tournée automnale 2026. Le programme de chaque soirée exige une source propre à cette date.

Retour au dossier All-Starr Band