Ringo Starr et le All-Starr Band, illustration des études historiques

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Paris, 8 juillet 1992 : le Zénith, l’anniversaire de Ringo et les voix du deuxième All-Starr Band

Un concert parisien dans une tournée transatlantique

Le 8 juillet 1992, le deuxième All-Starr Band se produit au Zénith de Paris. Ce concert intervient au lendemain du cinquante-deuxième anniversaire de Ringo Starr, célébré le 7 juillet. La soirée appartient à une tournée de soixante-deux dates, organisée entre juin et septembre en Amérique du Nord et en Europe. Paris est donc un jalon situé dans une séquence européenne plus ample, non une prestation isolée conçue uniquement pour le public français.

Le compte rendu chronologique de cette date mentionne une interprétation de Happy Birthday To You pendant le rappel. Ce fait, qui relève du déroulement de cette soirée, doit rester rattaché au 8 juillet : il ne faudrait pas l’inclure automatiquement dans les setlists des étapes suivantes, ni le confondre avec le concert anniversaire du 7 juillet 2010 à New York.

Neuf musiciens et la relève familiale

La formation associe Ringo Starr à Joe Walsh, Nils Lofgren, Todd Rundgren, Dave Edmunds, Timothy B. Schmit, Burton Cummings, Tim Cappello et Zak Starkey. Plusieurs générations du rock se croisent : le répertoire des Eagles, celui des Guess Who, la guitare de Rundgren, le rock britannique d’Edmunds et la présence du fils de Ringo, Zak, à la batterie.

La présence simultanée des Starkey père et fils ne signifie pas qu’ils se répartissent mécaniquement chaque morceau en duo. Pour reconstituer un concert, la liste des membres fixe l’effectif ; une bande sonore ou une image datée devient indispensable pour attribuer les interventions individuelles.

Le début du programme : une revue des années 1970

I’m the Greatest et No No Song sont suivis de No Time, Girls Talk, Rocky Mountain Way, I Can’t Tell You Why, Shine Silently et Bang the Drum All Day. Ce début établit une alternance remarquablement régulière des chanteurs. Il ne s’agit pas de huit chansons composées par Ringo, mais de huit entrées dans des catalogues et des histoires de studio très différents.

I’m the Greatest est une composition de John Lennon enregistrée par Ringo ; No Time appartient au répertoire de Burton Cummings avec les Guess Who ; Girls Talk est une chanson d’Elvis Costello rendue célèbre notamment par Dave Edmunds ; I Can’t Tell You Why vient des Eagles et met en avant Timothy B. Schmit. Chaque fiche doit identifier ces strates, sans amalgamer l’auteur et le soliste de tournée.

Une seconde partie moins figée qu’elle n’y paraît

Le programme parisien indique notamment There Goes My Inspiration, Lady Madonna, Keep On Tryin’, Wiggle, Black Maria, In the City, Weight of the World, Walkin’ Nerve, I Hear You Knocking et American Woman. Les couleurs s’étendent de la pop des Beatles au hard rock, au saxophone et au rockabilly, tout en laissant à Ringo des points de repère avec Yellow Submarine, You’re Sixteen, Boys, Photograph et Act Naturally.

Cette diversité oblige à conserver les titres tels qu’ils apparaissent sur le document de Paris. Une autre date peut présenter One World, Desperado ou d’autres solos à la place d’une partie de ce programme. Même deux concerts d’une même formation ne doivent pas être considérés comme interchangeables.

Pourquoi la chanson d’anniversaire compte

L’ajout de Happy Birthday To You au rappel témoigne du caractère vivant du spectacle. Ce type d’événement ne fait pas partie du répertoire ordinaire et peut manquer sur des éditions discographiques pourtant tirées de la même tournée. Pour le chercheur, il donne un élément qui permet de différencier la performance de Paris d’un simple relevé-type.

Le public parisien assiste donc à une soirée qui est à la fois une revue musicale multi-artistes et un épisode dans la biographie du batteur des Beatles. C’est précisément cette superposition de couches historiques qui rend une page dédiée nécessaire, en complément du calendrier brut.

Documents à retrouver et contrôles éditoriaux

La fiche du 8 juillet gagnera encore en précision lorsque des billets, publicités locales, revues françaises de 1992 et archives photographiques datées pourront être confrontés au relevé de setlist. Les mentions d’invités imprévus et d’anecdotes doivent provenir d’un témoignage identifiable, et non d’une formule reprise d’une autre ville.

La setlist peut être considérée comme un ordre de titres rapporté ; elle ne suffit pas à fixer la durée des chansons ou l’arrangement de chaque instrument. Une description de la soirée doit signaler clairement ce qui vient d’un document et ce qui relève d’une interprétation musicale.

Le Zénith, le lendemain du cinquante-deuxième anniversaire

Le 8 juillet 1992, Ringo Starr présente sa deuxième formation au Zénith de Paris. Le calendrier est particulier : le musicien a eu cinquante-deux ans la veille. L’ajout de Happy Birthday To You pendant le rappel, rapporté dans les archives de ce concert, fait de la soirée une entrée autonome dans l’histoire du groupe. Le titre ne fait pas partie de la production solo de Ringo et ne constitue pas un enregistrement des Beatles ; sa présence appartient aux circonstances du spectacle parisien.

Cette date appartient à la séquence européenne de la tournée et précède le concert de Montreux du 13 juillet. Il est indispensable de distinguer la tournée au sens large, la série européenne et la performance parisienne. Un billet du Zénith, un document daté de Montreux ou une photographie issue d’une autre salle n’illustrent pas le même moment, même si la plupart des musiciens sont identiques.

Huit partenaires pour une histoire collective du rock

La formation associe Ringo à Zak Starkey, Joe Walsh, Nils Lofgren, Todd Rundgren, Dave Edmunds, Timothy B. Schmit, Burton Cummings et Tim Cappello. L’effectif de neuf personnes rassemble plusieurs générations du rock, du rhythm and blues et de la pop nord-américaine. Joe Walsh et Timothy B. Schmit représentent des épisodes différents de l’histoire des Eagles ; Burton Cummings renvoie aux Guess Who, Dave Edmunds à l’héritage du rock’n’roll, Todd Rundgren à Nazz, à Utopia et à ses propres disques. Zak Starkey relie la scène de Ringo à une génération de batteurs plus jeune.

Le principe instauré en 1989 subsiste : un artiste devient tour à tour interprète soliste et instrumentiste au service des autres. Un même nom sur l’affiche peut donc correspondre à plusieurs fonctions au cours d’une soirée. Les rôles détaillés, comme les guitares tenues pendant un morceau de Burton Cummings ou le saxophone sur une chanson de Ringo, ne doivent être attribués qu’après contrôle de captations synchronisées et datées.

De Lennon à Elvis Costello : comprendre les compositeurs du programme

Le programme du 8 juillet est construit autour de répertoires très différents. I’m the Greatest a été écrite par John Lennon et enregistrée par Ringo en 1973 ; Girls Talk est une composition d’Elvis Costello popularisée par Dave Edmunds ; Bang the Drum All Day relève du catalogue de Todd Rundgren. Les trois chansons réunissent des voix que l’on associe au rock des années 1970 et 1980, mais leurs auteurs, leurs premières versions et leurs circonstances de publication restent entièrement distincts.

On rapprochera les notices I’m the Greatest, Bang the Drum All Day et le catalogue général des œuvres. Les éventuels titres homonymes doivent être distingués par leurs auteurs et leur période de publication. Une liste de chansons de spectacle n’est pas un registre des compositions originales de Ringo.

Paris 1992 et Montreux 1992 : ce que la comparaison révèle

Cinq jours après le Zénith, la formation joue au festival de Montreux le 13 juillet. Les deux représentations constituent un terrain de comparaison exceptionnel, car l’ensemble de musiciens reste identifiable et une captation de Montreux a ensuite donné lieu à des éditions commerciales. Pourtant, le CD diffusé en 1993 ne reproduit pas nécessairement le spectacle parisien ni même l’intégralité de la performance suisse. Pour étudier une reprise comme I Hear You Knocking, il faut donc situer les crédits et l’ordre musical dans le document propre à chaque soirée.

Les deux pages Montreux, 13 juillet 1992 et Montreux sur CD et cassette en 1993 permettent de séparer événement, captation et diffusion. Le fait que plusieurs chansons soient communes n’autorise pas à remplacer la set-list de Paris par le tracklisting du disque Rykodisc.

Méthode documentaire

The Beatles Bible, Le Zénith 8 juillet 1992

Trois chansons pour comprendre cette étape

Le spectacle du Zénith mêle une chanson de John Lennon enregistrée par Ringo, l’écriture de Todd Rundgren et les reprises de Dave Edmunds. I’m the Greatest, Bang the Drum All Day et Girls Talk donnent accès à trois histoires d’auteur très différentes. L’étude doit identifier chaque vedette dans son rôle propre et non simplement répéter les titres de l’affiche.

Le document de concert n’est pas l’enregistrement original

Happy Birthday To You prend une valeur documentaire particulière à Paris, au lendemain de l’anniversaire de Ringo. Cette circonstance ne vaut pas programmation habituelle pour les autres concerts français et internationaux de 1992.

Chronologie de référence : dates, personnel et programme général de la formation. Les setlists individuelles doivent être examinées séparément.

Les chansons racontent aussi l’anniversaire

Au Zénith de Paris, le 8 juillet 1992, la seconde équipe présente l’univers de Todd Rundgren avec Bang the Drum All Day et celui de Dave Edmunds avec Girls Talk. Ces morceaux ne remontent ni au même groupe ni au même compositeur. Le rappel comprend en outre Happy Birthday To You, circonstance particulière liée aux 52 ans de Ringo, fêtés la veille.

Crédits des chansons, performances et archives à confronter

Il serait incorrect d’attribuer l’ensemble des titres du concert à Ringo ou aux Beatles. Girls Talk est une composition d’Elvis Costello portée ici par Edmunds, et Bang the Drum All Day reste une œuvre de Rundgren. La programmation parisienne doit être conservée comme document du 8 juillet, distinct de celui de Lyon en 2011.

Fiches musicales associées : bang the drum all day · girls talk · no time. Les dates et la formation se vérifient dans la chronologie du All-Starr Band.

Une soirée d’anniversaire à Paris

Le Zénith de Paris accueille le deuxième All-Starr Band le 8 juillet 1992, au lendemain du cinquante-deuxième anniversaire de Ringo. Le Happy Birthday To You rapporté au rappel prend ainsi un sens très local. Son apparition ce soir-là ne doit pas être généralisée au répertoire de Montreux ou des représentations américaines qui suivent.

Un programme au-delà du seul chanteur principal

I’m the Greatest est écrit par John Lennon pour Ringo, Bang the Drum All Day appartient à Todd Rundgren et Girls Talk est une composition d’Elvis Costello présentée par Dave Edmunds. La distribution des chanteurs réunit des parcours de composition radicalement différents : identifier les trois solistes sur l’affiche ne suffit pas à savoir qui a écrit chaque chanson.

La comparaison des œuvres, des bandes et des objets matériels est à retrouver dans la discographie des albums live et la documentation historique ou commerciale.

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