Yellow-Sub.net · Encyclopédie du All-Starr Band
Sommaire
Montreux, 13 juillet 1992 : 25 chansons, neuf musiciens et un document majeur du All-Starr Band
Un repère d’archives pour la deuxième formation
Le 13 juillet 1992, le deuxième All-Starr Band est documenté à Montreux, en Suisse, dans le cadre du festival. L’intérêt de cette date dépasse le simple calendrier : la soirée est connue par une setlist riche et par des captations qui ont circulé sous plusieurs présentations. Son étude permet de comparer le programme d’une tournée avec l’assemblage d’une archive audiovisuelle.
Il faut cependant nommer précisément les supports. Une vidéo amateur ou une copie d’une diffusion ne devient pas une édition commerciale officielle par le seul fait qu’elle circule avec une pochette imprimée. La date de la performance, celle de la captation et celles des éventuelles diffusions ou éditions sont trois champs différents.
L’orchestre : le rock américain sous plusieurs visages
Ringo Starr joue avec Zak Starkey, Joe Walsh, Nils Lofgren, Todd Rundgren, Dave Edmunds, Burton Cummings, Timothy B. Schmit et Tim Cappello. Cummings incarne la mémoire des Guess Who ; Walsh et Schmit celle des Eagles ; Edmunds ramène l’art du rock’n’roll enregistré ; Rundgren représente une pop inventive et multiforme.
L’enjeu musical est la coexistence d’instruments solistes susceptibles de se concurrencer : guitares multiples, claviers, saxophone et batterie. Le spectacle fonctionne quand les musiciens acceptent de réduire leur présence pour laisser émerger celui qui chante. Cette distribution n’est pas automatiquement identifiable à partir d’une simple liste de noms.
Une première série de neuf titres particulièrement construite
Le relevé de Montreux ouvre avec I’m the Greatest et No No Song, avant No Time, Girls Talk, Rocky Mountain Way, I Can’t Tell You Why, Shine Silently, Bang the Drum All Day et Don’t Go Where the Road Don’t Go. Les huit passages initiaux offrent autant de manières différentes d’envisager la carrière d’un musicien après le succès de son premier groupe.
Les crédits doivent rester exacts : I’m the Greatest est écrite par Lennon ; Girls Talk par Elvis Costello ; Rocky Mountain Way appartient au répertoire solo de Joe Walsh ; Bang the Drum All Day à celui de Todd Rundgren. La présence des artistes invités sur scène ne suffit pas à transformer ces œuvres en compositions collectives du All-Starr Band.
Du milieu du spectacle à la mémoire des Beatles
Yellow Submarine et You’re Sixteen ramènent Ringo au chant. Entre ces repères, le programme fait place à Desperado, One World, Keep On Tryin’, Wiggle, Black Maria et In the City. Le dialogue des styles est essentiel : country-rock, pop expérimentale, ballade, rock de guitare et saxophone colorent un même ensemble.
One World, confiée à Rundgren, ne doit pas être confondue avec une chanson homonyme d’un autre artiste. De même, In the City relève de la carrière de Joe Walsh et des Eagles. Une encyclopédie des chansons doit préciser son périmètre par artiste, année et album source pour éviter les faux rapprochements dus aux titres génériques.
Une fin de programme ouverte sur plusieurs carrières
La suite rapportée comprend Weight of the World, Walkin’ Nerve, I Hear You Knocking, American Woman, Boys, Photograph, Act Naturally et With a Little Help from My Friends. Cette dernière chanson referme le concert en revenant à la voix de Ringo avec les Beatles, mais dans une interprétation collective qui donne symboliquement la parole à tous ses compagnons.
Pour analyser les vingt-cinq entrées du relevé, il faut compter séparément les œuvres et les passages scéniques. Les introductions et reprises de motifs peuvent modifier le nombre de fragments entendus. Le total d’une liste ne remplace donc jamais l’écoute complète d’une captation.
Pourquoi Montreux doit être distingué du disque de 1993
Un programme joué en juillet 1992 et un album publié ultérieurement ne sont pas des objets identiques. Les éditeurs sélectionnent, séquencent et parfois raccourcissent des pistes. Les enregistrements d’une même tournée circulent aussi sur des supports qui ne contiennent pas forcément la même chose.
La notice du concert décrit l’événement ; la notice d’un disque décrit son contenu exact, son éditeur et sa référence physique ; la notice d’une chanson précise ses auteurs et son premier enregistrement. Cette séparation fait de Montreux un dossier de référence sans inventer de détails de fabrication.
Montreux 1992 : neuf musiciens, vingt-cinq séquences répertoriées
La représentation du 13 juillet 1992 au festival de Montreux réunit le deuxième All-Starr Band autour de Ringo. Joe Walsh, Nils Lofgren, Todd Rundgren, Dave Edmunds, Timothy B. Schmit, Burton Cummings, Tim Cappello et Zak Starkey apportent des carrières et des catalogues différents. Les vingt-cinq entrées de la set-list répertoriée dans la documentation de cette date décrivent des séquences musicales : elles ne doivent pas être assimilées mécaniquement à autant de compositions nouvelles ou à autant de pistes éditées.
Un medley, un bref rappel ou une citation de refrain changent les méthodes de comptage. Pour garantir la cohérence du dossier, la page du concert doit conserver le déroulé de la soirée, la fiche de chanson les auteurs historiques et le catalogue de supports physiques les pistes effectivement publiées. La distinction prend tout son sens à Montreux, dont les bandes ont été exploitées après l’événement.
Ce que la sélection de Rykodisc change à l’histoire du concert
Une édition audio réalisée en 1993 à partir de l’enregistrement de 1992 ne présente pas nécessairement l’intégralité du spectacle. Rykodisc commercialise notamment un CD identifié RCD 20264 et une cassette RAC 0264. Leur existence prouve qu’une partie de l’événement a fait l’objet d’une publication, mais elle ne suffit pas à établir la totalité des chansons interprétées devant le public ni les éventuelles coupures dans les présentations.
La notice interne Montreux 1992, Rykodisc 1993 : CD et cassette identifie les supports. Une comparaison documentée avec la set-list du 13 juillet pourra isoler les chansons présentes sur scène et absentes des différents montages. Le nom de la salle ne doit pas remplacer les références du disque, pas plus que l’année de parution ne doit remplacer celle du concert.
La logique du programme : plusieurs artistes, une seule scène
La succession des titres fait passer le chant de Ringo à Burton Cummings, Dave Edmunds, Joe Walsh, Timothy B. Schmit ou Todd Rundgren, avant de revenir au répertoire des Beatles et aux succès de Ringo. Le concert n’est donc ni un récital de reprises anonymes ni une reformation d’un seul ancien groupe : il représente un ensemble de carrières mises en dialogue sous la direction artistique du batteur des Beatles.
Chaque voix oblige à une vérification des crédits. Girls Talk est une composition d’Elvis Costello, même lorsqu’elle est chantée par Dave Edmunds ; I’m the Greatest a été écrite par John Lennon, même si Ringo l’a enregistrée pour son album de 1973. Cette distinction est particulièrement importante pour le passage de Rocky Mountain Way au répertoire d’autres musiciens sur une même bande de concert.
Méthode documentaire
Setlist.fm, Montreux 13 juillet 1992
Archive documentaire de la captation et des titres
Trois chansons pour comprendre cette étape
La deuxième formation combine les chansons des anciens Eagles, des Guess Who, d’Utopia et de la carrière de Ringo. Lysistrata, Keep On Tryin’ et I Can’t Tell You Why permettent d’étudier à la fois le passage de Todd Rundgren par Utopia et les deux identités de Timothy B. Schmit, entre Poco et les Eagles.
- Lysistrata — fiche du répertoire All-Starr Band 1992
- Keep On Tryin’ — fiche chanson et All-Starr Band 1992
- I Can’t Tell You Why — histoire et version All-Starr Band 1992
Le document de concert n’est pas l’enregistrement original
Le festival, la bande conservée et le CD publié en 1993 sont trois objets différents. Le programme du disque ne doit pas être considéré comme une transcription intégrale de ce que le public de Montreux a entendu.
Chronologie de référence : dates, personnel et programme général de la formation. Les setlists individuelles doivent être examinées séparément.
Le patrimoine des invités fixé à Montreux
Le 13 juillet 1992, Todd Rundgren, Joe Walsh, Timothy B. Schmit et Burton Cummings apportent au All-Starr Band des œuvres de plusieurs décennies. No Time, I Can’t Tell You Why et Bang the Drum All Day appartiennent aux histoires des Guess Who, des Eagles et de la carrière solo de Rundgren.
Crédits des chansons, performances et archives à confronter
La captation de Montreux et le CD publié par Rykodisc en 1993 exigent deux lignes chronologiques différentes. Le fait qu’une œuvre se trouve au programme du festival ne prouve pas sa présence sur tous les pressages audio et vidéo : chaque support doit disposer de sa propre liste de pistes et de crédits.
Fiches musicales associées : no time · i cant tell you why · bang the drum all day. Les dates et la formation se vérifient dans la chronologie du All-Starr Band.
Joe Walsh et Timothy B. Schmit : des Eagles à Montreux
À Montreux, le 13 juillet 1992, le deuxième All-Starr Band associe deux musiciens ayant appartenu aux Eagles, Joe Walsh et Timothy B. Schmit. Leur présence ne constitue pas une reformation des Eagles, mais permet d’entendre plusieurs branches du rock californien dans un spectacle conduit par Ringo. Schmit interprète notamment I Can’t Tell You Why, liée aux Eagles, et Keep On Tryin’, chanson de son parcours chez Poco. Walsh défend pour sa part une œuvre personnelle comme Rocky Mountain Way.
Cette distinction entre les groupes d’origine et leurs interprétations par le All-Starr Band est approfondie dans l’étude consacrée à Poco et aux Eagles. La présente page conserve une autre fonction : établir le programme du concert de Montreux et expliquer ses différentes éditions discographiques. Une édition écourtée ne doit pas servir à effacer des chansons présentes dans le programme documenté.
Burton Cummings et la mémoire des Guess Who
Burton Cummings contribue au programme du concert avec des chansons associées aux Guess Who, notamment No Time et American Woman. Leur présence permet au public de retrouver une autre histoire du rock nord-américain sans revoir les musiciens de la formation originale. Ringo accueille l’ancien chanteur, et les All-Starrs se chargent de l’accompagnement. Le concert juxtapose ainsi les répertoires du Canada, de la Californie et de plusieurs scènes britanniques.
En 1995, Randy Bachman, autre figure des Guess Who et de Bachman–Turner Overdrive, rejoint une formation différente du All-Starr Band. Le rapprochement est éclairé dans l’étude du rock canadien. Il ne signifie pas que les deux artistes se sont retrouvés à Montreux dans la même formation de Ringo. La distinction entre les années protège la valeur des crédits de chaque concert.
Étude encyclopédique associée
Compléter cette notice par Le répertoire des neuf musiciens de 1992, publiée dans la rubrique historique du All-Starr Band.












