Ringo Starr et His All-Starr Band — étude discographique Extended Versions (2003)

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Montreux 1992 : le concert filmé du deuxième All-Starr Band et son album de 1993

Le 13 juillet 1992, Ringo Starr et son deuxième All-Starr Band jouent au Festival de Montreux. Les images de cette soirée documentent une formation profondément remaniée, tandis que l’album de 1993 en propose une sélection sonore.

Le bon point de départ : le 13 juillet 1992

Le festival de Montreux a accueilli la deuxième formation du All-Starr Band le 13 juillet 1992. Cette date doit être distinguée de la sortie du CD Rykodisc en 1993. La version audio compte quinze plages lorsque l’introduction est considérée comme une entrée autonome ; ce nombre ne représente pas quinze compositions. La captation audiovisuelle, de son côté, peut comprendre des échanges et des interventions qui échappent au classement du disque. Une différence de durée entre deux supports n’est donc pas nécessairement une erreur de catalogue.

Repères : Concert : 13 juillet 1992, Montreux · Deuxième formation du All-Starr Band · Album Live from Montreux : 1993 · CD Rykodisc RCD 20264 : quinze plages, dont l’introduction.

Montreux, une étape européenne dans une histoire américaine

Le premier All-Starr Band de 1989 avait consacré la renaissance scénique de Ringo Starr. Trois ans plus tard, la tournée de 1992 donne au projet une autre géographie et une autre distribution. Montreux fait partie des étapes européennes de cette deuxième formation. Le cadre du festival, les moyens de captation et la circulation ultérieure des images lui accordent une place singulière parmi les soirées de la tournée.

Le spectacle n’est pas seulement celui d’un ancien Beatle invité à reprendre ses tubes. Ringo présente une série de musiciens qui possèdent chacun leurs propres succès et leur propre public. Le film est précieux parce qu’il montre non seulement la succession des voix, mais aussi la façon dont l’orchestre change de centre sans changer de personnel à chaque chanson.

Une deuxième formation : reconnaître les musiciens

Autour de Ringo, la distribution associe notamment Joe Walsh, Nils Lofgren, Todd Rundgren, Dave Edmunds, Burton Cummings, Timothy B. Schmit, Tim Cappello et Zak Starkey. Les parcours de ces artistes traversent le rock américain, la pop, la scène canadienne, la country-rock et l’histoire des Eagles ou d’Utopia. La présence de Zak Starkey, batteur et fils de Ringo, offre une autre configuration rythmique que celle de 1989.

La vidéo aide à distinguer les musiciens présents derrière un soliste, leurs instruments et leurs interventions ponctuelles. Elle n’autorise cependant pas à attribuer la même intervention à toutes les dates de la tournée. Un arrangement entendu à Montreux appartient d’abord à Montreux : une autre salle, quelques jours plus tôt ou plus tard, peut avoir accueilli une version ou une distribution différente.

De la présentation de Quincy Jones aux chansons

L’introduction de Quincy Jones fait partie des particularités associées à cette publication. L’édition audio Rykodisc parue en 1993 comporte quinze plages, mais ce chiffre ne correspond pas à quinze chansons indépendantes : il comprend une introduction. Cette distinction paraît technique ; elle est pourtant essentielle pour comparer correctement le programme du film, celui du CD et les listes de titres publiées par des catalogues.

Sur scène, les séquences de Ringo alternent avec les chansons que les autres musiciens ont rendues célèbres. Le concert fait ainsi dialoguer des souvenirs de sa carrière solo avec les grands répertoires pop-rock de ses partenaires. Le film conserve une dimension supplémentaire : la manière d’annoncer une chanson, de se mettre en place, puis de reprendre son rôle d’accompagnateur pour le chanteur suivant.

Le CD de 1993 n’est pas un film intégral

L’album Ringo Starr and His All Starr Band Volume 2: Live from Montreux appartient à la discographie de 1993, même si le spectacle a eu lieu en juillet 1992. De même, une vidéo de Montreux doit être décrite d’après sa propre structure, son éventuel générique et sa durée. On ne peut pas déduire la durée d’un film de la somme des minutages d’un CD.

Un disque sélectionne et ordonne des plages audio ; un film peut conserver un plus grand nombre de prises, des introductions, une conversation avec le public ou un solo instrumental non retenu sur le support sonore. Les différences ne signifient pas automatiquement qu’une source est erronée. Elles peuvent refléter des choix de montage distincts. Le collectionneur doit identifier l’édition examinée avant de comparer les listes.

Montreux : l’introduction et les chansons ne forment pas le même objet

Le disque Rykodisc RCD 20264 comporte quinze plages, alors que le répertoire musical du concert comprend quatorze chansons : l’introduction de Quincy Jones occupe sa place propre dans le séquençage. Cette distinction est importante pour la vidéographie. Une introduction parlée est un document de scène, non une nouvelle œuvre interprétée par la formation, et le numéro de plage ne doit pas être automatiquement transformé en numéro de chanson.

Le deuxième All-Starr Band associe des interprètes qui portent chacun une partie du spectacle : Todd Rundgren et Dave Edmunds apportent deux traditions du rock, Burton Cummings la pop et le rock canadien, Timothy B. Schmit l’histoire des Eagles, Joe Walsh son jeu de guitare, tandis que Nils Lofgren et Zak Starkey assurent une continuité avec d’autres épisodes de l’aventure de Ringo. La captation est particulièrement utile pour observer les échanges entre solistes et accompagnateurs. En revanche, le montage retenu pour une édition ne prouve pas que les autres chansons aient été absentes de la soirée.

Comprendre la place de Montreux dans la série All-Starr

Cette captation est une charnière entre l’expérience fondatrice de 1989 et les formations suivantes. Ringo partage désormais la scène avec des artistes qui ne sont pas les mêmes qu’à Dallas, tandis que le principe d’alternance reste intact. Le film offre une démonstration de cette continuité : le chef de troupe n’a pas besoin de posséder toutes les chansons pour assurer la cohésion musicale de la soirée.

Pour suivre l’évolution du spectacle, on peut mettre les images de Montreux en regard des concerts documentés de Paris, de Londres et des tournées américaines de 1992, sans supposer des répertoires identiques. Ce travail fait apparaître ce qui change d’une ville à l’autre et ce qui relève de l’identité durable du All-Starr Band.

Lire la captation comme un document historique

L’Europe change l’échelle du spectacle

Montreux révèle une deuxième formation dont le répertoire n’est pas seulement celui de 1989 rejoué ailleurs. Le passage par le festival inscrit les chansons de Ringo dans une affiche internationale, avec des artistes venus d’univers différents, du rock britannique au rhythm and blues et à la pop américaine. La mise en scène du partage reste reconnaissable, mais les voix et les instruments qui occupent chaque tableau ont changé. Voilà pourquoi une image sans sa date ou son générique risque d’être attribuée à la mauvaise tournée.

Le commentaire de Quincy Jones, conservé sur l’album audio comme plage indépendante, illustre aussi la différence entre document filmé et catalogue sonore. Une présentation, une transition et une chanson peuvent constituer trois segments audiovisuels mais un autre nombre de pistes sur un support commercial. On ne peut donc déduire le nombre d’œuvres du simple total des plages.

Écouter le montage, regarder les musiciens

Les plans de scène permettent de repérer les musiciens qui accompagnent chaque chanteur et les passages où Ringo revient derrière sa batterie. Ils ne prouvent pas, à eux seuls, que le film reproduit l’ordre intégral de la soirée. La bonne méthode consiste à croiser le programme daté du 13 juillet 1992 avec le chapitrage vidéo et les quinze plages du CD Rykodisc publié en 1993. Toute différence entre ces trois documents mérite d’être signalée plutôt que masquée.

Poursuivre dans le dossier

Les films racontent la scène, les notices de tournée replacent le spectacle dans son itinéraire et les études discographiques détaillent les éditions publiées.

Du concert de festival à la mémoire audiovisuelle de la tournée

La soirée du 13 juillet 1992 à Montreux appartient à une phase d’internationalisation du All-Starr Band. Sur la scène du festival, le programme alterne les chansons de Ringo et les carrières de Todd Rundgren, Burton Cummings, Dave Edmunds, Joe Walsh, Timothy B. Schmit et Nils Lofgren. Zak Starkey, Tim Cappello et les autres accompagnateurs assurent les transitions entre des univers parfois éloignés. Le film montre ainsi davantage qu’une succession de succès : il conserve l’équilibre d’un groupe appelé à changer rapidement de chanteur principal et de style.

La présence d’une introduction associée à Quincy Jones sur le disque Rykodisc rappelle qu’un programme audio peut donner à la présentation un index propre. Les quinze plages du CD de 1993 ne correspondent donc pas à quinze chansons autonomes, et encore moins à un inventaire certifié de tous les instants captés par les caméras. Pour identifier une version, il est utile de relever la durée exacte, les mentions de générique et l’ordre des interventions, puis de comparer ces éléments à la chronologie de la tournée européenne.