Wings à Édimbourg en 1973 : bandeau des archives du groupe

WINGS · ŒUVRES INTERPRÉTÉES · 1972

Wings en concert : les reprises et les chansons héritées de McCartney

Une encyclopédie de la scène ne peut se limiter aux compositions originales d’un groupe. Cette section étudie les chansons des albums McCartney et Ram et les grands standards américains réinterprétés par Wings, en distinguant l’auteur de chaque œuvre, la première publication et les prises de concert attestées.

Archives rares de la première tournée universitaire (1972)

Six nouvelles fiches recensent les reprises, traditionnels et morceaux rarement publiés des premiers concerts. Chaque entrée distingue les œuvres identifiées des titres incertains transmis par les bandes de concert.

  1. Lucille
  2. Henry’s Blues
  3. Help Me Darling
  4. Turkey in the Straw
  5. The Grand Old Duke of York
  6. Say, Darling

1976 : les chansons des Beatles réinterprétées par les Wings

Les cinq monographies ci-dessous décrivent les versions de concert, leurs interprètes, les sources des prises publiées sur Wings Over America et les différences avec les premiers enregistrements des Beatles. Elles ne font pas partie des compositions originales du groupe.

  1. Lady Madonna
  2. The Long and Winding Road
  3. I’ve Just Seen a Face
  4. Blackbird
  5. Yesterday

Toutes les 28 plages de Wings Over America reliées à leurs études →

Pourquoi ouvrir un répertoire séparé des 139 chansons des Wings ?

Une discographie de groupe et un répertoire de scène ne recouvrent pas exactement les mêmes œuvres. Dès les premiers concerts de 1972, Wings joue des chansons enregistrées avant sa formation par Paul et Linda McCartney, ainsi que des reprises puisées dans l’histoire du rock’n’roll américain. Ce répertoire est essentiel pour comprendre la naissance du groupe, mais il faut en respecter les crédits. Un titre interprété par les Wings n’est pas automatiquement une composition des Wings, et une chanson issue de Ram ne doit pas être déplacée vers Wild Life au seul motif qu’elle a été jouée pendant la tournée.

Cinq œuvres illustrent particulièrement cette question grâce à leur présence sur le disque live Wings Over Europe, reconstitué et publié dans le coffret de 2018 : Eat at Home, Smile Away, Maybe I’m Amazed, Blue Moon of Kentucky et Long Tall Sally. Les deux premières proviennent de Ram, publié en 1971 sous le nom de Paul et Linda McCartney. Maybe I’m Amazed apparaît initialement sur l’album solo McCartney, paru en avril 1970. Blue Moon of Kentucky appartient à Bill Monroe et à la tradition bluegrass avant d’être transformée par Elvis Presley. Long Tall Sally appartient au répertoire de Little Richard, dont McCartney fut un admirateur et un interprète célèbre avec les Beatles.

Ces cinq enregistrements ne doivent pas être réunis dans un même compartiment sans distinctions. Eat at Home et Smile Away témoignent de l’adaptation d’un catalogue récent de McCartney à la scène à cinq musiciens. Maybe I’m Amazed représente une transformation plus radicale : une œuvre conçue et enregistrée dans un contexte essentiellement personnel devient progressivement l’une des démonstrations scéniques de Paul McCartney et de Wings. Blue Moon of Kentucky et Long Tall Sally, en revanche, sont des reprises. Leur fonction relève aussi de la mémoire musicale et du plaisir du jeu collectif.

Les prises publiées dans Wings Over Europe possèdent des lieux documentés. Eat at Home et Blue Moon of Kentucky sont associés à La Haye, le 21 août 1972. Smile Away est rattaché à Berlin-Ouest, le 24 août. Maybe I’m Amazed et Long Tall Sally proviennent de Groningen, le 19 août. Ces localisations correspondent aux pistes sélectionnées pour l’édition de 2018 : elles n’établissent pas à elles seules les setlists intégrales de chacune de ces soirées. La date de l’enregistrement doit être distincte de celle du disque d’archives.

La question des crédits est fondamentale. Les compositions des albums McCartney et Ram appartiennent au catalogue antérieur à Wings, même lorsque la formation de 1972 les joue. L’auteur d’une reprise conserve son identité juridique et historique : Blue Moon of Kentucky est écrit par Bill Monroe ; Long Tall Sally est signé notamment Enotris Johnson, Robert Blackwell et Richard Penniman. L’exécution par McCartney peut être créative, puissante et historiquement importante sans modifier l’auteur de l’œuvre.

La bonne méthode consiste à créer une fiche de la composition, à identifier son premier enregistrement et à développer une section spécifique sur la version des Wings. On y indique la formation, la date, la provenance de la bande, les différences perceptibles avec la version antérieure et l’histoire de la première publication de la captation. On y explique aussi, lorsque nécessaire, la carrière ultérieure du titre dans les concerts solo de McCartney. Un morceau peut donc avoir plusieurs vies sans qu’on invente plusieurs œuvres originales.

Ce sous-dossier sert de passerelle entre la discographie solo de McCartney, les années Beatles, les influences américaines et la concertographie des Wings. Il ne gonfle pas artificiellement les 139 études de chansons et compositions du catalogue principal : il ajoute des monographies de répertoire qui appartiennent à l’histoire des représentations. C’est une distinction essentielle pour une encyclopédie attentive aux spécialistes comme aux lecteurs qui découvrent le groupe.

Deux nouvelles monographies des reprises de 1976

La tournée américaine rend audible l’histoire propre de Denny Laine : Go Now, qu’il avait popularisé avec les Moody Blues, et Richard Cory, chanson de Paul Simon adaptée d’une matière littéraire plus ancienne. Chaque fiche documente le concert d’Inglewood du 23 juin 1976 et la version publiée sur Wings Over America.

Go Now : Denny Laine, les Moody Blues et les Wings →

Richard Cory : Paul Simon, texte et interprétation live →

Cartographie des 28 titres de Wings Over America →

Les cinq œuvres étudiées sur les bandes de 1972

Les ensembles de référence

Wings Over Europe : vingt enregistrements localisés · Les 139 études de chansons du catalogue principal.