Souvent réduit à son rôle auprès des Beatles, George Martin a mené une carrière foisonnante qui dépasse largement Abbey Road. Producteur et arrangeur d’exception, il a su révéler la force de nombreux artistes grâce à son sens du son clair et équilibré. De la douceur folk de Sister Golden Hair avec America, à la puissance orchestrale de The Reason de Céline Dion, en passant par l’intensité dramatique de Shirley Bassey dans I (Who Have Nothing), son empreinte reste celle d’un artisan du détail au service de la chanson. Ces jalons rappellent que le « cinquième Beatle » fut surtout un maître de l’écoute et de l’épure.
Nos économies vont être mis en souffrance en cette fin d’année ! Après l’annonce de la publication du méga-coffret de John Lennon, de l’Anthology des Beatles, c’est au tour de Paul McCartney de dégainer ses atouts, et non des moindres ! Alors qu’il nous avait promis un nouvel album, c’est plutôt du côté de sa […]
Le documentaire Man on the Run, réalisé par Morgan Neville, retrace la renaissance de Paul McCartney dans les années 1970. À travers des archives inédites, des entretiens exclusifs et les journaux de l’artiste, le film explore la création de Wings, les défis post-Beatles et l’émergence d’un son nouveau. Une plongée sensible dans une décennie décisive, entre doutes, triomphes et réinvention artistique.
Entre 1971 et 1981, Paul McCartney bâtit avec Wings un groupe à part entière. Loin d’être une simple suite aux Beatles, Wings impose ses propres classiques, entre pop inventive, rock scénique et expérimentations audacieuses.
En 1973, Red Rose Speedway marque un tournant pour Paul McCartney. Après un accueil tiède de Wild Life, cet album installe Wings comme un groupe à part entière, porté par le tube « My Love » et un jeu collectif affirmé. McCartney s’y dit « vraiment heureux » de travailler avec ses musiciens. Pensé d’abord comme un double album, le disque dévoile une palette sonore riche, une nouvelle cohésion et une ambition visuelle affirmée. Cette mue ouvre la voie au futur triomphe de Band on the Run.
Sorti en 1973, Red Rose Speedway marque une étape clé pour Paul McCartney & Wings, cherchant encore leur identité après le mitigé Wild Life. Initialement prévu comme un double album, EMI impose une version simple, centrée sur la pop mélodique. Le tube My Love propulse le disque en tête des charts américains, malgré des critiques partagées. Si l’album semble inégal, il ouvre la voie à Band on the Run, confirmant la montée en puissance de Wings et la ténacité de McCartney à se réinventer après les Beatles.
En 2002, Paul McCartney retrouve la scène avec la tournée Driving USA, marquée par l’émotion du deuil et le contexte post-11 septembre. L’album live Back In The US, sorti en novembre, capture cette ferveur à travers un mélange de classiques des Beatles, de morceaux de Wings et de titres récents. Porté par une formation solide, cet enregistrement témoigne de la puissance scénique de McCartney et de sa capacité à fédérer plusieurs générations autour de son immense héritage musical.
En 2009, Paul McCartney enregistre Good Evening New York City, un album live capturant trois concerts au Citi Field, lieu chargé d’histoire pour les Beatles. Accompagné de son groupe et rejoint par Billy Joel, McCartney revisite ses classiques des Beatles, de Wings et de sa carrière solo. Le coffret CD/DVD, avec des images immersives et un mixage signé Geoff Emerick, reçoit un accueil enthousiaste. La version live de Helter Skelter décroche même un Grammy, confirmant l’aura intacte de McCartney sur scène.
Batteur jazz de formation, Denny Seiwell marque l’histoire de la pop en rejoignant Paul McCartney en 1971. De « Ram » à « Live and Let Die », il impose un style mêlant swing et puissance. Pionnier des Wings, artisan du son de « My Love », il refuse l’enregistrement de « Band on the Run » à Lagos. De retour à Los Angeles, il devient un session-man prisé d’Hollywood, collaborant avec James Brown ou John Williams. Depuis 2010, il revient au jazz avec son trio et publie une méthode reconnue. À 82 ans, Seiwell reste une figure discrète mais influente de six décennies de musique.
Depuis la fin des Beatles, Paul McCartney n’a cessé de jouer live. Avec Wings, il repart de petites salles avant de triompher avec Wings Over the World (1975-76). En solo, ses tournées records de 1989-90, 2002, 2013 et 2022 mêlent classiques Beatles, tubes Wings et nouveautés, portées par pyrotechnie et hommages à Lennon et Harrison. De Rio (184 000 spectateurs) à Moscou, Glastonbury ou Tel-Aviv, chaque date devient un événement. Son record à Rio 1990 et son Glastonbury 2022 à 80 ans illustrent son endurance. Entouré d’un groupe survolté et, depuis 2018, d’une section de cuivres, il marie écrans géants et duo virtuel avec John Lennon pour un show mêlant nostalgie et innovation. À 83 ans, il prépare la tournée Got Back 2025, preuve qu’il reste le maître des marathons rock sur scène.












