Avec « Kisses On The Bottom », Paul McCartney explore les standards du jazz américain qui ont marqué son enfance. Cet album intimiste, enregistré aux studios Capitol, revisite des classiques et inclut deux compositions originales. McCartney, uniquement au chant, rend hommage aux chansons que son père jouait au piano. Entouré d’artistes prestigieux comme Diana Krall et Eric Clapton, il livre une interprétation sincère et élégante, prouvant une fois de plus sa capacité à se réinventer et à transmettre l’émotion à travers la musique.
Longtemps considéré comme le « troisième Beatle », George Harrison a pourtant laissé une empreinte musicale inestimable. Compositeur discret mais talentueux, il a signé des chefs-d’œuvre comme « While My Guitar Gently Weeps » et « Something ». Son influence s’est poursuivie après les Beatles, avec des albums marquants et des collaborations légendaires. Son engagement spirituel et sa générosité artistique l’ont poussé à offrir des chansons à d’autres, enrichissant ainsi l’histoire du rock. Son héritage, tant musical que philosophique, continue d’inspirer des générations entières.
Sorti en 1970 après la séparation des Beatles, All Things Must Pass marque l’émancipation artistique de George Harrison. Premier triple album d’un ex-Beatle, il allie rock, spiritualité et orchestrations grandioses sous la production de Phil Spector. Porté par des classiques comme My Sweet Lord et Isn’t It a Pity, il connaît un immense succès critique et commercial. Malgré une production jugée parfois excessive, il reste une œuvre intemporelle et influente, célébrée à travers de nombreuses rééditions et reconnue comme un chef-d’œuvre du rock.
À la fin des années 1980, George Harrison compose « Cheer Down » pour Eric Clapton, qui décline poliment l’offre. Harrison enregistre alors lui-même ce morceau lumineux et apaisé, aujourd’hui redécouvert comme un joyau discret de sa fin de carrière, entre humour tendre et sagesse musicale.
George Harrison, souvent éclipsé par son rôle de compositeur des Beatles, était un guitariste d’exception. Influencé par George Formby, Django Reinhardt, Chet Atkins, Chuck Berry, Eric Clapton et Carl Perkins, il a forgé un style unique, mêlant mélodie et finesse. De la virtuosité du jazz manouche à l’énergie brute du rock ‘n’ roll, en passant par le picking country, chaque inspiration a enrichi son jeu. Son talent, parfois sous-estimé, a marqué l’histoire du rock et continue d’influencer des générations de musiciens.
George Harrison, longtemps resté dans l’ombre de Lennon-McCartney, a imposé sa voix unique avec While My Guitar Gently Weeps. Entre quête spirituelle, inspiration orientale et solo mythique d’Eric Clapton, cette chanson marque son émancipation au sein des Beatles.
À l’été 1972, John Lennon surprend avec Some Time In New York City, un album militant co-signé avec Yoko Ono et produit par Phil Spector. Engagé politiquement, il aborde le féminisme, le racisme et la guerre du Vietnam, mais l’album est un échec critique et commercial. Sous surveillance du FBI, Lennon s’immerge dans la contestation américaine, mais son virage radical déroute. Malgré son impact limité, l’album reste un témoignage unique de son activisme, illustrant les tensions entre engagement et musique.
L’univers Beatles renaît avec quatre films de Sam Mendes, chacun centré sur un membre du groupe. Le public guette la présence de Pattie Boyd, muse de George Harrison et d’Eric Clapton, inspiratrice de Something ou Layla. Cette égérie des sixties s’interroge sur l’actrice qui l’incarnera. Son rôle reflète l’ampleur de la Beatlemania et l’impact socioculturel du groupe, dont la légende perdure depuis plus de cinquante ans. À travers ses souvenirs et sa présence, Boyd symbolise l’énergie créative la folie médiatique entourant les Fab Four. Elle demeure une mémoire fidèle de cet âge d’or mythique.
À 80 ans, Eric Clapton reste une icône du rock et du blues. Son parcours est marqué par une profonde amitié avec George Harrison, une collaboration mythique avec les Beatles, et une carrière solo impressionnante. Retour sur une légende vivante dont l’empreinte musicale continue d’influencer des générations.
« Wah-Wah », extrait de All Things Must Pass (1970), est le cri de libération de George Harrison, composé après sa rupture avec les Beatles. Ce titre, énergique et surproduit par Phil Spector, symbolise la frustration d’un artiste en quête d’indépendance. Avec sa guitare saturée et ses cuivres puissants, « Wah-Wah » incarne un manifeste de liberté. Harrison y clame son désir de se libérer des contraintes et de s’affirmer artistiquement, ouvrant un nouveau chapitre de sa carrière post-Beatles.












