« Angela », chanson de John Lennon et Yoko Ono, illustre leur engagement politique durant les années 70, inspirée par l’affaire d’Angela Davis, militante pour les droits civiques. Initialement une chanson légère, elle se transforme en un morceau militant pour dénoncer les injustices sociales. Bien que l’intention soit louable, le résultat musical est critiqué pour sa simplicité et son manque de profondeur. Cette chanson reste néanmoins un témoignage précieux du virage radical pris par Lennon après son arrivée aux États-Unis.
À l’été 1972, John Lennon surprend avec Some Time In New York City, un album militant co-signé avec Yoko Ono et produit par Phil Spector. Engagé politiquement, il aborde le féminisme, le racisme et la guerre du Vietnam, mais l’album est un échec critique et commercial. Sous surveillance du FBI, Lennon s’immerge dans la contestation américaine, mais son virage radical déroute. Malgré son impact limité, l’album reste un témoignage unique de son activisme, illustrant les tensions entre engagement et musique.
Angela Davis est une militante politique et une universitaire américaine qui a acquis une certaine notoriété en 1970 lorsqu’elle a été arrêtée en tant que complice présumée de l’enlèvement et du meurtre d’un juge de la Cour supérieure. Angela Davis est devenue un personnage si important aux yeux du public dans les années 1970 que les stars du rock John Lennon et Mick Jagger ont tous deux écrit des chansons à son sujet. Des armes avaient été achetées au nom de Davis deux jours seulement avant le meurtre du juge Harold Haley, et elle est devenue la troisième femme à figurer sur la liste des personnes les plus recherchées par le FBI. Davis a passé deux mois à fuir la police avant d’être arrêtée à New York, suscitant des vagues de protestation en faveur de sa libération.
Comme vous le savez sans doute, l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, comme 45eme Président des Etats-Unis soulève des vagues de protestation. Si Yoko Ono est descendue dans la rue à NYC pour manifester son opposition à Trump, Angela Davis a aussi été particulièrement remarquée durant la Marche des Femmes du samedi 21 janvier, à Washington. Elle a, à cette occasion, prononcé un très beau discours, que nous vous livrons ci-dessous : » À ce moment décisif de notre histoire, rappelons-nous que nous toutes et tous qui sommes ici — ces centaines de milliers, voire de millions de femmes, de personnes transgenres, d’hommes et de jeunes —, à la Marche des femmes, représentons les puissantes forces du changement : nous sommes déterminés à empêcher que ces vieilles cultures racistes et hétéro-patriarcales reviennent au devant de la scène. Nous considérons que nous sommes des agents collectifs de l’Histoire et que celle-ci ne peut pas être effacée comme on efface une page Web.












