On s’est longtemps raconté que Paul McCartney avançait dans la vie comme on traverse une gare sans valise : souriant, sûr de son horaire, toujours à l’heure pour le prochain refrain. Et puis, en 2018, il lâche quatre mots qui font l’effet d’une fêlure : « I Don’t Know ». Rien de spectaculaire, pas de drame hollywoodien — juste cette journée grise où l’on se demande ce qui cloche, sans réussir à mettre un nom dessus. Sorti le 20 juin en double A-side avec l’exubérant « Come On To Me », le morceau dévoile l’autre face du disque à venir, Egypt Station : celle du contre-jour, de la pudeur, de la lucidité. Avec Greg Kurstin à la production, un piano qui respire et l’étrangeté d’un cimbalom (Rob Millett) qui grésille comme une pensée obsessionnelle, McCartney transforme le doute en objet pop partageable. Pourquoi cette ballade refuse-t-elle la consolation facile ? Que raconte-t-elle de la maturité d’un ex-Beatle qui refuse de devenir une statue ? Embarquez : à cette station-là, c’est l’incertitude qui donne le départ.
On a beau être Paul McCartney, avoir passé sa vie à fabriquer des refrains qui redressent la nuque, il existe encore des journées où rien ne prend. Un “bad day” banal, sournois, où l’on se sent trop lourd dans son propre corps, trop loin de sa propre lumière. Et c’est là que la question devient délicieuse : qu’est-ce qu’écoute McCartney quand il a besoin qu’on le relève ? Pas un sermon, pas une morale, mais une poignée de chansons-médicaments qui révèlent son ADN. D’abord un titre récent, né d’une période difficile — l’ombre lucide de “I Don’t Know” (Egypt Station) — comme si dire “je ne sais pas” pouvait déjà calmer. Puis retour aux fondamentaux, ceux qui remettent le sang en circulation : Elvis (All Shook Up, Don’t Be Cruel), Ray Charles (What’d I Say), et tout ce rock’n’roll primitif qui agit comme une secousse plutôt qu’un pansement. Au passage, McCartney rappelle que l’écriture sert aussi à vider le sac — Lennon écrivant Help! “en pleine crise” — et qu’un refrain peut être une sortie de secours. Et il glisse enfin une pirouette merveilleuse : sa chanson préférée des Beatles n’est pas un monument, mais une blague sonore, You Know My Name…, preuve que parfois, pour survivre, il suffit d’un peu de musique… et d’un vrai rire.
Avec Opening Station, Paul McCartney ouvre son album Egypt Station sur une ambiance immersive et contemplative. Inspiré par l’idée d’un voyage musical, il mélange chœurs mystiques, sons ferroviaires et manipulations analogiques pour plonger l’auditeur dans un univers onirique. Cette introduction, à la fois moderne et ancrée dans son héritage Beatles, prépare le terrain pour une odyssée sonore riche et variée.
Bonus de l’album Egypt Station (2018), Get Started est un morceau vibrant d’énergie et d’optimisme. Enregistré avec Greg Kurstin, il mêle mélodie accrocheuse et arrangements riches, incluant guitares, orgue Hammond et cimbalom. Un appel à l’action porté par la voix intemporelle de McCartney, témoignant de son envie d’aller de l’avant avec fraîcheur et dynamisme.
« People Want Peace » est une chanson de Paul McCartney tirée de son album Egypt Station (2018), qui exprime son engagement en faveur de la paix. Inspirée par ses voyages en Israël et en Palestine, elle s’inscrit dans la lignée de ses compositions antérieures abordant des thèmes sociaux et politiques. À travers une production soignée et une mélodie captivante, McCartney transmet un message universel : les peuples aspirent à la paix, malgré les conflits qui déchirent le monde.
En 2018, Paul McCartney dévoile Caesar Rock, un titre issu de Egypt Station qui défie les conventions pop et rock. Ce morceau ludique et expérimental s’inscrit dans la tradition d’innovation de l’ex-Beatle. Grâce à une approche spontanée, des sonorités inattendues et l’utilisation d’effets modernes comme l’autotune, McCartney prouve qu’il reste un créateur insatiable. Entre improvisation collective et exploration sonore, Caesar Rock est un exemple parfait de sa liberté artistique.
Avec Hunt You Down/Naked/C-Link, Paul McCartney clôt Egypt Station sur une note magistrale. Ce medley en trois actes mêle un rock percutant, une introspection poignante et une envolée instrumentale où la guitare devient le moteur d’une improvisation exaltée. Porté par une production soignée et des musiciens de renom, ce morceau incarne la quête constante d’innovation de McCartney, faisant écho aux grands medleys des Beatles tout en affirmant une identité musicale résolument moderne.
Sorti en 2019 aux côtés de Home Tonight, In A Hurry est un titre issu des sessions de Egypt Station, témoignant de la créativité inaltérable de Paul McCartney. Entre orchestration foisonnante, arrangements raffinés et sonorités modernes, ce morceau incarne parfaitement la capacité du musicien à conjuguer héritage et innovation. Produit avec Greg Kurstin, il révèle une construction sonore dense et minutieuse, rappelant l’approche expérimentale qui a toujours marqué la carrière de l’ex-Beatle.
À 83 ans, Paul McCartney prépare un nouvel album et pourrait revenir sur scène au Royaume-Uni en 2026. Tandis qu’il entame une tournée nord-américaine à l’automne 2025, les rumeurs se multiplient autour d’un disque en cours de finalisation et d’un retour britannique très attendu. Entre mémoire Beatles et vitalité créative, McCartney continue de tisser un lien fort entre passé, présent et futur musical.
Dans Back In Brazil, extrait de Egypt Station (2018), Paul McCartney nous transporte dans une romance teintée de rêves et de désillusions. Inspiré par un séjour au Brésil, il compose une mélodie aux sonorités envoûtantes mêlant rythmes syncopés, flûtes de bambou et chœurs brésiliens. Malgré une réception mitigée, ce morceau témoigne de l’éclectisme de McCartney et de son amour pour l’exploration musicale hors des sentiers battus.












