Missouri Loves Company : paroles, traduction et histoire

Ringo Rama · 2003

Missouri Loves Company — illustration conservée de la fiche

« Missouri Loves Company » annonce dès son titre un jeu sonore : « Missouri » y répond à « misery loves company », l’idée selon laquelle le malheur cherche de la compagnie. Ringo Starr écrit le morceau avec Mark Hudson, Steve Dudas et Dean Grakal pour Ringo Rama, paru en 2003. Derrière le calembour apparaît une mélancolie plus personnelle que le rythme et la présence d’invités prestigieux pourraient laisser supposer. La chanson contient notamment un hommage explicite à Harry Nilsson, proche de Starr et figure majeure de la scène rock californienne des années 1970.

La chanson en bref

Interprète(s)
Ringo Starr
Auteurs
Richard Starkey, Mark Hudson, Steve Dudas, Dean Grakal
Album / EP
Ringo Rama
Année
2003
Explorer la chanson et le dossier Ringo Starr

Paroles originales

Is it a sin
To live without
To look within?
I didn’t know
Which way to turn
He had to go
And so I’ve learned

And now forever and a day
I will wait
In that Show-Me State

Yes, Virginia
There’s a world to see
But without you
Where can it be?
I’m goin’ to Kansas City
But that’s just me
On a Greyhound bus
From Tennessee
No need to worry
I ain’t in no hurry
Missouri loves company

Down a country lane
I leave behind
A little pain
And as I cross
The county line
And every state in my mind

I’ve got nothing to lose
Like St. Louis
I’ve got the blues

Yes, Virginia
There’s a world to see
But without you
Where can it be?
I’m goin’ to Kansas City
But that’s just me
On a Greyhound bus
From Tennessee
No need to worry
I ain’t in no hurry
Missouri loves company

Minneapolis through Saint Paul
The pain’s the same and that ain’t all
I’m headin’ north where my lover calls
I’m not going down like Niagara Falls

I’ve got to do
What’s best for me
That’s finding you
I’ll travel on
Near or far
’Til I find
The place you are

Yes, Virginia
There’s a world to see
But without you
Where can it be?
I’m goin’ to Kansas City
But that’s just me
On a Greyhound bus
From Tennessee
No need to worry
I ain’t in no hurry
Missouri loves company

Traduction française

Est-ce un péché
De vivre sans,
De regarder en soi ?
Je ne savais pas
Quelle direction prendre.
Il fallait qu’il parte,
Et c’est ainsi que j’ai appris.

Et maintenant, pour toujours,
J’attendrai
Dans cet État qu’on appelle « Montre-moi ».

Oui, Virginia,
Il y a un monde à découvrir.
Mais sans toi,
Où peut-il bien être ?
Je pars pour Kansas City,
Mais c’est simplement mon choix,
Dans un car Greyhound
En provenance du Tennessee.
Inutile de t’inquiéter,
Je ne suis pas pressé.
Le Missouri aime la compagnie.

Au bout d’un chemin de campagne,
Je laisse derrière moi
Un peu de douleur.
Et tandis que je franchis
La limite du comté
Et tous les États dans mon esprit,

Je n’ai rien à perdre.
Comme à Saint-Louis,
J’ai le blues.

Oui, Virginia,
Il y a un monde à découvrir.
Mais sans toi,
Où peut-il bien être ?
Je pars pour Kansas City,
Mais c’est simplement mon choix,
Dans un car Greyhound
En provenance du Tennessee.
Inutile de t’inquiéter,
Je ne suis pas pressé.
Le Missouri aime la compagnie.

De Minneapolis à Saint Paul,
La douleur reste la même, et ce n’est pas tout.
Je me dirige vers le nord, là où mon amour m’appelle.
Je ne vais pas m’effondrer comme les chutes du Niagara.

Je dois faire
Ce qui est le mieux pour moi :
Te retrouver.
Je continuerai de voyager,
Près ou loin,
Jusqu’à ce que je découvre
L’endroit où tu te trouves.

Oui, Virginia,
Il y a un monde à découvrir.
Mais sans toi,
Où peut-il bien être ?
Je pars pour Kansas City,
Mais c’est simplement mon choix,
Dans un car Greyhound
En provenance du Tennessee.
Inutile de t’inquiéter,
Je ne suis pas pressé.
Le Missouri aime la compagnie.

Histoire de la chanson

« Missouri Loves Company » annonce dès son titre un jeu sonore : « Missouri » y répond à « misery loves company », l’idée selon laquelle le malheur cherche de la compagnie. Ringo Starr écrit le morceau avec Mark Hudson, Steve Dudas et Dean Grakal pour Ringo Rama, paru en 2003. Derrière le calembour apparaît une mélancolie plus personnelle que le rythme et la présence d’invités prestigieux pourraient laisser supposer. La chanson contient notamment un hommage explicite à Harry Nilsson, proche de Starr et figure majeure de la scène rock californienne des années 1970.
La participation de David Gilmour, guitariste de Pink Floyd, est l’un des éléments les plus marquants. Il intervient à la guitare électrique, tandis que Steve Dudas en joue également. Gary Burr prend une guitare acoustique et ajoute des voix, Hudson joue notamment de la basse, Jim Cox utilise le Wurlitzer et l’orgue Hammond, Herb Pedersen apporte un banjo, Dan Higgins un saxophone et Timothy B. Schmit des harmonies. Ringo reste au chant, à la batterie et aux percussions. Le personnel n’est pas constitué pour imiter Pink Floyd : la guitare de Gilmour vient colorer une écriture qui demeure attachée à la personnalité de Starr.
L’un des détails les plus singuliers de cette pièce est la guitare de David Gilmour. Sa présence ne signifie pas que Ringo devient momentanément un membre de Pink Floyd : elle donne à une chanson écrite par Starr, Hudson, Dudas et Grakal un accent instrumental identifiable, issu d’un tout autre univers de guitariste. Le jeu de mots du titre repose sur la proximité sonore entre « Missouri » et « misery », cette dernière renvoyant au vieux proverbe anglais selon lequel le malheur recherche de la compagnie. La chanson détourne ainsi une expression très familière vers une image géographique, procédé qui convient à l’humour de l’interprète. Timothy B. Schmit chante dans les chœurs, tandis que Ringo assure le chant et la batterie. La fabrication appartient au projet enregistré en 2002 et publié en 2003 ; le jour exact de la prise ne peut pas être déduit du calendrier global du disque. La combinaison d’un thème ludique et d’une guitare très expressive donne un relief inattendu à cette chanson.
La référence à Harry Nilsson est particulièrement importante pour l’interprétation du texte. Ringo glisse une évocation de l’ami disparu et une adresse chantée à sa mémoire. Cela donne au thème de la solitude une profondeur inattendue : l’expression humoristique du titre devient aussi une façon de parler de l’absence. La chanson ne doit pas être prise pour un hommage officiel entièrement consacré à Nilsson ; sa dédicace apparaît à l’intérieur d’un propos plus large.
« Missouri Loves Company » paraît en mars 2003 et ne connaît pas de parcours indépendant comparable aux singles historiques de Starr. Elle mérite pourtant une place de choix dans l’analyse de son répertoire : l’enregistrement rassemble un jeu de mots, un deuil personnel et une intervention instrumentale majeure sans jamais cesser d’être une chanson accessible. C’est l’un des cas où la recherche des crédits explique réellement la personnalité sonore du morceau.

Repérage des éditions. « Missouri Loves Company » : plage n° 2 sur 13 du programme documenté de Ringo Rama (édition standard, treize titres, 2003). Enregistré en 2002 puis publié en 2003, cet album comporte un programme standard, une plage cachée et des bonus propres aux éditions enrichies.

Cette chanson correspond à la plage 2 sur 13 du programme répertorié de « Ringo Rama » (2003). Le crédit de composition actuellement renseigné nomme Richard Starkey, Mark Hudson, Steve Dudas, Dean Grakal. Les pistes de l’édition courante, la plage cachée et les suppléments de l’édition deluxe doivent figurer séparément dans la discographie des formats. Le relevé de travail propose pour l’enregistrement : Studio 2002 — 2002 (année de sessions annoncée pour le projet. Cette précision n’équivaut à une date de prise définitive que si elle est rattachée au titre et non au seul album. La liste instrumentale héritée mentionne David Gilmour (solo de guitare électrique), Timothy B. Schmit (chœurs) ; ces présences doivent encore être vérifiées sur une source qui concerne cette prise précise.

Identité et versions de la chanson

Chanson — titre de référence

Missouri Loves Company

Types de versions

Studio

Interprètes / participations

Ringo Starr

Auteurs / compositeurs

Richard Starkey, Mark Hudson, Steve Dudas, Dean Grakal

Enregistrement en studio

Durée(s) studio

Édition numérique Ringorama (Koch, 2003) sur Amazon Music : 3:33

Dates des séances studio

Studio 2002 — 2002 (année de sessions annoncée pour le projet ; jour et mois de cette piste non documentés)

Studios / lieux d’enregistrement

Studio 2002 — Sessions de l’album à Rocca Bella (Londres) et Whatinthewhatthe? Studios (Los Angeles) ; studio de cette piste non déterminé

Musiciens et instruments — studio

Studio 2002 — • Ringo Starr — chant et batterie

• David Gilmour — solo de guitare électrique

• Timothy B. Schmit — chœurs

Producteurs — studio

Studio 2002 — Mark Hudson, Ringo Starr

Contexte, création et anecdotes

Histoire / contexte de la chanson

Une chanson qui explore le langage amoureux, entre attente, confiance et fragilité des sentiments. Sa promesse est celle d’un moment personnel, loin des grands discours. Le titre suffit à susciter une curiosité que seule l’écoute permet de satisfaire.

« Missouri Loves Company » figure sur Ringo Rama, paru en 2003. La chanson est signée Ringo Starr, Mark Hudson, Steve Dudas et Dean Grakal. Le titre joue sur la proximité sonore entre Missouri et misery, dans une chanson traversée par la solitude et l’apprentissage.

Les crédits de studio identifient notamment David Gilmour (solo de guitare électrique) et Timothy B. Schmit (chœurs). La production est créditée à Mark Hudson, Ringo Starr.

Repérage discographique contrôlé : « Missouri Loves Company » : plage n° 2 sur 13 du programme documenté de Ringo Rama (édition standard, treize titres, 2003). Enregistré en 2002 puis publié en 2003, cet album comporte un programme standard, une plage cachée et des bonus propres aux éditions enrichies.

Repère d'édition Sur « Ringo Rama » (2003), « Missouri Loves Company » est situé à la position 2 sur 13. Le disque de 2003 alterne chansons originales et interventions d'invités. Il existe une plage cachée ainsi que des bonus propres à certaines éditions : la séquence standard est donc à documenter séparément. Cette place dans le programme original ne documente, à elle seule, ni la date de la prise maîtresse ni une attribution instrumentale individuelle.

Cette chanson correspond à la plage 2 sur 13 du programme répertorié de « Ringo Rama » (2003). Le crédit de composition actuellement renseigné nomme Richard Starkey, Mark Hudson, Steve Dudas, Dean Grakal. Les pistes de l’édition courante, la plage cachée et les suppléments de l’édition deluxe doivent figurer séparément dans la discographie des formats. Le relevé de travail propose pour l’enregistrement : Studio 2002 — 2002 (année de sessions annoncée pour le projet. Cette précision n’équivaut à une date de prise définitive que si elle est rattachée au titre et non au seul album. La liste instrumentale héritée mentionne David Gilmour (solo de guitare électrique), Timothy B. Schmit (chœurs) ; ces présences doivent encore être vérifiées sur une source qui concerne cette prise précise.

Anecdotes / séances

Studio 2002 — L’invitation de David Gilmour, guitariste de Pink Floyd, donne au morceau une couleur instrumentale singulière. ; David Gilmour et Steve Dudas sont crédités à la guitare électrique sur cette composition de 2002 ; Jim Cox participe aux claviers.

David Gilmour tient la guitare solo de cette chanson de Ringo Rama, avec Timothy B. Schmit aux chœurs.

Éclairage historique extrait de la notice détaillée — « Missouri Loves Company » paraît en mars 2003 et ne connaît pas de parcours indépendant comparable aux singles historiques de Starr. Elle mérite pourtant une place de choix dans l'analyse de son répertoire : l'enregistrement rassemble un jeu de mots, un deuil personnel et une intervention instrumentale majeure sans jamais cesser d'être une chanson accessible. C'est l'un des cas où la recherche des crédits explique réellement la personnalité sonore du morceau.

Index de l'édition : « Missouri Loves Company » occupe la plage 2/13 de l'édition ordinaire de « Ringo Rama », paru 25 mars 2003 ; la plage précédente est « Eye to Eye » et la suivante « Instant Amnesia ».

Éditions et versions à distinguer

Album ou EP de référence

Ringo Rama

Place dans le programme

2 / 13 — repérage issu du contrôle ; pressage physique à confirmer

Contexte discographique

Position identifiée dans le contrôle antérieur : Ringo Rama, plage 2/13. Les crédits et le minutage du pressage doivent être recoupés indépendamment.

Complément historique

Cette chanson correspond à la plage 2 sur 13 du programme répertorié de « Ringo Rama » (2003). Le crédit de composition actuellement renseigné nomme Richard Starkey, Mark Hudson, Steve Dudas, Dean Grakal. Les pistes de l’édition courante, la plage cachée et les suppléments de l’édition deluxe doivent figurer séparément dans la discographie des formats. Le relevé de travail propose pour l’enregistrement : Studio 2002 — 2002 (année de sessions annoncée pour le projet. Cette précision n’équivaut à une date de prise définitive que si elle est rattachée au titre et non au seul album. La liste instrumentale héritée mentionne David Gilmour (solo de guitare électrique), Timothy B. Schmit (chœurs) ; ces présences doivent encore être vérifiées sur une source qui concerne cette prise précise.

Éditions et minutages

Année de publication de l’album : 2003. Programme de référence : Ringo Rama. 2 / 13 — repérage issu du contrôle ; pressage physique à confirmer Durée studio renseignée, provenance du support à confirmer.

Année ou provenance

Ringo Rama

Auteurs renseignés

Richard Starkey, Mark Hudson, Steve Dudas, Dean Grakal

Interprètes et crédits

Ringo Starr