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Le All-Starr Band en Océanie en 2013 : de Christchurch à Perth, neuf concerts historiques
La première traversée de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie par le All-Starr Band : itinéraire, héritage des Beatles, répertoire et publics, du 7 au 21 février 2013.
1964 et 2013 : deux voyages qu’il ne faut pas confondre
L’arrivée de Ringo Starr en Océanie en février 2013 prend une signification particulière dans la mémoire des Beatles. Près d’un demi-siècle s’est écoulé depuis les concerts australiens et néo-zélandais du groupe en 1964. Pourtant, le retour du batteur ne constitue pas une reprise de la tournée des Beatles : il se présente avec son All-Starr Band, une formation dont les autres membres ont chacun une histoire et un catalogue de chansons autonomes. La comparaison entre 1964 et 2013 est donc d’abord celle de deux situations artistiques. La première met en scène quatre musiciens au sommet de la Beatlemania ; la seconde montre un ancien Beatle accueillant plusieurs décennies de musique populaire dans un spectacle collectif.
Pour l’historien, la distinction empêche aussi de transformer une formule promotionnelle en continuité factice. Ringo n’effectue pas en 2013 une tournée australienne « des Beatles », pas plus que les autres All-Starrs ne reprennent la place de John Lennon, Paul McCartney et George Harrison. L’intérêt du voyage tient justement à l’écart entre les deux expériences : l’un des acteurs de 1964 revient comme meneur d’orchestre et accompagne des succès enregistrés longtemps après la séparation de son ancien groupe.
7 février : Christchurch ouvre l’itinéraire de 2013
Le premier concert du parcours se déroule le 7 février 2013 à la CBS Canterbury Arena de Christchurch, en Nouvelle-Zélande. L’importance de cette date dépasse la simple première d’une tournée : elle marque le début d’une campagne qui doit ensuite traverser Auckland, cinq villes australiennes et plusieurs scènes japonaises. L’organisation géographique possède une logique propre, les déplacements devant permettre le transport des musiciens et du matériel à travers l’hémisphère Sud puis vers l’Asie. Aucune durée exacte de trajet ou donnée logistique n’est toutefois déductible de la seule succession des villes.
Le choix de Christchurch ancre cette nouvelle étape dans une géographie différente des circuits nord-américains familiers au All-Starr Band. La salle accueille la réunion d’un ancien Beatle et d’interprètes associés à Toto, Santana, Utopia et Mr. Mister. Il faut conserver la liste des participants effectivement confirmés pour cette tournée et ne pas recopier sans contrôle la fiche d’une année voisine : les annonces successives d’un même cycle comportent parfois des différences de présentation des instruments et des musiciens.
9 février : Auckland et la mémoire d’un public néo-zélandais
Deux jours plus tard, le 9 février, le groupe joue à la Vector Arena d’Auckland. La proximité chronologique des deux concerts ne signifie pas qu’ils possèdent obligatoirement la même set-list, même si le principe du spectacle demeure inchangé. L’orchestre alterne les interventions de Ringo et celles de ses partenaires. La presse contemporaine fait connaître l’événement comme un retour significatif de Ringo dans un pays qui avait accueilli les Beatles en 1964.
Pour l’encyclopédie, l’enjeu consiste à ne pas réduire les deux soirées néo-zélandaises à une simple étape préparatoire de la tournée australienne. Christchurch et Auckland ont leurs propres lieux, publics et documents. Une photographie prise à Auckland ne peut illustrer sans avertissement le concert de Christchurch ; un programme de salle n’est pas la preuve de l’ordre réel des chansons. Une page par concert permet de préserver ces différences au sein d’une histoire commune de l’Océanie.
11 février : Brisbane, la première scène australienne de cette campagne
Le 11 février, la tournée arrive au Brisbane Convention and Exhibition Centre. Dans la presse australienne, l’arrivée de Ringo suscite des rapprochements immédiats avec la visite des Beatles en 1964. Le spectacle de 2013 présente pourtant un programme où les œuvres de Ringo et des Beatles côtoient celles de Steve Lukather, Todd Rundgren, Gregg Rolie et Richard Page. Ce mélange est au cœur de son identité : le public n’assiste ni à un hommage joué par un groupe de reprises, ni à un concert solo traditionnel.
L’entrée de la musique de Toto, de Santana et de Mr. Mister dans un même programme permet de comprendre la stratégie du All-Starr Band. Les artistes invités n’interprètent pas seulement deux chansons avant de quitter la scène. Ils participent aux interventions des autres et font circuler les rôles de chanteur et d’accompagnateur. Le Brisbane de février 2013 offre ainsi un point d’observation pour une formule qui existe depuis 1989 mais se présente pour la première fois dans cet espace géographique avec cette configuration.
13 et 14 février : deux nuits consécutives au Hordern Pavilion de Sydney
Sydney accueille deux concerts au Hordern Pavilion, les 13 et 14 février 2013. La programmation de deux soirées consécutives dans une même salle constitue une particularité à traiter comme telle. Elle n’autorise pas à créer deux notices strictement identiques : les circonstances d’un concert ne peuvent être attribuées au second qu’à partir d’un document qui le concerne. En revanche, la répétition du lieu et de la formation permet de comparer les réactions du public, les éventuelles variations du programme et la manière dont les musiciens occupent l’espace.
Le Hordern Pavilion appartient à une histoire de la musique vivante australienne bien différente des arènes de Nouvelle-Zélande ou des amphithéâtres nord-américains. Le concert de Ringo y fait dialoguer les chansons associées aux Beatles avec des titres comme Rosanna, Africa, Broken Wings ou Evil Ways. Les notices des chansons expliquent les auteurs et les premiers enregistrements ; la monographie géographique montre pourquoi leur réunion sur une scène de Sydney a pris un sens particulier en février 2013.
16 et 17 février : le Festival Hall de Melbourne, scène de rencontre entre les générations
Deux autres concerts ont lieu au Festival Hall de Melbourne les 16 et 17 février. Un compte rendu publié à l’époque insiste sur le mélange de générations dans la salle et sur le caractère collectif du spectacle : Ringo demeure l’attraction centrale, mais laisse fréquemment le premier plan à ses partenaires. Les chansons de Toto et les interventions de Todd Rundgren contribuent à faire évoluer la soirée bien au-delà des années 1960. Une telle observation renseigne sur le fonctionnement visible du concert, sans constituer une enquête statistique sur l’âge de l’ensemble du public.
Le témoignage du Festival Hall permet aussi d’éclairer les gestes scéniques de Ringo : il chante, joue de la batterie, présente ses musiciens et invite la salle à participer aux refrains. L’épisode est particulièrement utile pour comprendre le All-Starr Band comme spectacle vivant. Il faut néanmoins préciser la date d’une chronique avant de la faire servir aux deux soirées de Melbourne. Une observation valable pour le concert décrit ne devient pas automatiquement un fait documenté pour son voisin du lendemain.
19 février : Adélaïde au sein d’un itinéraire resserré
Le concert du 19 février à l’Adelaide Entertainment Centre poursuit la campagne australienne après la double étape de Melbourne. La succession Brisbane, Sydney, Melbourne, Adélaïde puis Perth témoigne d’un itinéraire passant de la côte orientale vers le sud et l’ouest du continent. Pour le All-Starr Band, cette organisation implique d’adapter une production rodée à des infrastructures différentes, sans transformer le spectacle en un nouvel ensemble pour chaque ville.
Le répertoire de cette équipe offre un panorama particulièrement large de la musique de la fin des années 1960 aux années 1980. Rosanna et Africa renvoient à Toto ; Evil Ways et Black Magic Woman au parcours de Gregg Rolie avec Santana ; Broken Wings et Kyrie à Mr. Mister ; I Saw the Light et Bang the Drum All Day à Todd Rundgren. Une même soirée rend ainsi visible la manière dont des œuvres d’origine distincte passent sous une bannière collective. La présence de ces titres dans le programme général n’autorise pas à affirmer sans preuve qu’ils ont été joués dans le même ordre à Adélaïde.
21 février : Perth clôt la séquence australienne
Le Challenge Stadium de Perth accueille le concert du 21 février, dernière date du parcours australien documenté pour cette partie de l’année. L’itinéraire de neuf concerts depuis Christchurch se conclut donc dans l’ouest du continent avant que la tournée ne poursuive vers le Japon. Cette frontière chronologique est utile pour classer les archives : la saison asiatique qui suit ne doit pas être incluse dans un total présenté comme strictement australien.
Le public de Perth retrouve la formule du All-Starr Band fondée sur l’alternance des chanteurs et des succès personnels. Il serait néanmoins imprudent de détailler des incidents, des solos propres à cette soirée ou une intervention précise de Ringo au micro sans disposer d’un compte rendu daté. L’intérêt de la notice consiste à établir le lieu, la date, la formation et la place du concert dans la tournée, puis à renvoyer vers les fiches du programme lorsqu’elles sont suffisamment documentées.
L’identité de la douzième formation et les problèmes de crédit
La tournée appartient au cycle de la douzième formation, où Steve Lukather, Todd Rundgren, Gregg Rolie, Richard Page et Gregg Bissonette se produisent avec Ringo. Les annonces et répertoires de la période présentent aussi des multi-instrumentistes aux vents, dont les crédits ne sont pas toujours formulés de manière identique selon les supports. Une publication encyclopédique doit donc distinguer la formation générale annoncée pour 2012–2017 de la liste attestée sur une affiche ou une captation de février 2013, sans recopier à l’aveugle tous les noms d’une présentation postérieure.
L’essentiel est de reconnaître les fonctions musicales : Ringo alterne le chant et la batterie ; Lukather apporte les chansons de Toto et la guitare ; Rolie les traditions de Santana et les claviers ; Page son répertoire de Mr. Mister et la basse ; Rundgren une œuvre personnelle très étendue ; Bissonette assure une continuité rythmique. La place exacte d’un saxophoniste ou d’un multi-instrumentiste dans une représentation doit être confirmée par les documents de la date, surtout lorsque les listes circulant en ligne ne sont pas parfaitement homogènes.
La set-list : une anthologie, pas un document interchangeable
Les programmes contemporains du début de février 2013 attestent une vaste anthologie comprenant notamment Matchbox, It Don’t Come Easy, Wings, Don’t Pass Me By, Boys, Yellow Submarine, Photograph et With a Little Help from My Friends pour l’univers de Ringo, ainsi que Rosanna, Africa, Kyrie, Broken Wings, Evil Ways et des chansons de Todd Rundgren. L’articulation entre ces répertoires constitue le principal intérêt musicologique de la tournée océanienne. Le spectacle ne prétend pas faire revivre les Beatles : il s’appuie sur leur mémoire pour présenter d’autres grandes histoires du disque.
Lorsqu’une chronique mentionne le final collectif ou l’apparition de Give Peace a Chance, il convient de conserver la distinction entre une chanson entière et un passage de conclusion. Les set-lists de salles différentes doivent être enregistrées séparément, même si elles se ressemblent beaucoup. Une répétition de titres peut être fidèle à la réalité ; une copie systématique du programme d’Auckland vers Perth sans vérification ne le serait pas. Cette règle donne aux fiches des neuf concerts leur portée propre.
De l’Océanie au Japon : la première moitié d’une année mondiale
Le 25 février 2013, la tournée se poursuit au Japon, après les neuf concerts néo-zélandais et australiens. En octobre et novembre, une nouvelle campagne entraîne le groupe vers l’Amérique latine et le Mexique. L’année apparaît ainsi comme un moment d’internationalisation particulièrement marquant pour une formation qui avait longtemps concentré une grande partie de son activité en Amérique du Nord et en Europe. L’Océanie n’est pas une parenthèse exotique dans ce programme, mais la première étape d’un parcours mondial.
La monographie consacrée à la tournée océanienne doit être articulée avec la synthèse de 2013, les pages de concerts et les études régionales du Japon et de l’Amérique latine. Elle apporte un regard spécifique sur neuf représentations et leur contexte, tandis que les autres études décrivent la totalité de l’année ou les caractéristiques des chansons. Cette séparation éditoriale permet d’étoffer l’encyclopédie sans faire concurrence aux fiches individuelles.
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