Ringo Starr et le All-Starr Band, illustration des études historiques

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2013 : Nouvelle-Zélande, Australie, Japon et Amérique latine, une année mondiale pour Ringo Starr

La douzième formation sort de son circuit habituel : l’itinéraire de 2013 combine le Pacifique, l’Asie et les Amériques.

Une géographie en trois temps

L’année 2013 compte vingt-neuf représentations recensées pour la douzième formation. Le parcours commence le 7 février à Christchurch, se poursuit à Auckland, puis dans plusieurs villes australiennes : Brisbane, Sydney, Melbourne, Adélaïde et Perth. Il comprend ensuite Tokyo, Nagoya et Osaka au Japon.

Après une longue interruption, une nouvelle séquence commence le 29 octobre à São Paulo. Ringo et ses musiciens jouent ensuite au Brésil, en Uruguay, en Argentine, au Pérou, au Mexique et finalement à Las Vegas les 22 et 23 novembre. Une date avait aussi été prévue à Asunción, au Paraguay, le 4 novembre, mais elle fut annulée ; le concert réellement donné ce soir-là eut lieu à Buenos Aires. Le découpage est capital pour reconstituer l’histoire de cette tournée.

Le Japon, un retour dans une histoire commencée en 1989

Ringo avait déjà joué au Japon avec le premier All-Starr Band en 1989 et avec la troisième formation en 1995. La tournée de 2013 prolonge donc une histoire scénique de longue durée. Les concerts du 25 et du 26 février à Tokyo doivent être traités comme deux dates distinctes, même lorsqu’ils se produisent dans la même salle, le Zepp.

Le calendrier indique ensuite Nagoya le 27 février, Osaka le 1er mars puis le festival U-EXPRESS à Chiba le 2 mars. Un chercheur ne peut pas confondre ces étapes avec les concerts japonais de 2016, malgré la présence d’un noyau instrumental voisin.

Les chansons comme langage commun international

Le répertoire construit en 2012 associe Matchbox, It Don’t Come Easy, Yellow Submarine, Photograph et With a Little Help from My Friends aux succès de Toto, Santana, Todd Rundgren et Mr. Mister. Cette liste constitue un réservoir pour la période, mais il faut reconstituer chaque représentation avant d’affirmer qu’un titre fut joué en Australie, au Japon et au Mexique.

Le dispositif répond à l’enjeu particulier d’une tournée internationale : les numéros les plus immédiatement reconnaissables alternent avec des chansons moins connues du grand public, portées par leurs interprètes ou partenaires historiques.

Des salles et festivals à classer correctement

Le calendrier répertorie notamment le Hordern Pavilion de Sydney, le Festival Hall de Melbourne, le Zepp de Tokyo et l’Auditorio Nacional de Mexico. Leur nom historique doit être conservé dans la base, avec une normalisation géographique supplémentaire permettant de rechercher les représentations par ville et par pays.

Un nom de salle contemporain ne doit pas remplacer silencieusement celui qui était imprimé sur les billets de 2013. Cette règle est particulièrement utile pour les collectionneurs, dont les documents peuvent porter des noms commerciaux désormais disparus.

Les enjeux éditoriaux d’une année morcelée

La longue pause entre le 2 mars à Chiba et le 29 octobre à São Paulo ne signifie pas qu’il faille inventer une tournée séparée sans justification. L’année est présentée dans les archives comme une série d’engagements de la même formation, avec plusieurs segments géographiques.

Pour l’encyclopédie, l’unité administrative « tournée 2013 » et les séquences locales « février-mars » puis « octobre-novembre » peuvent coexister. Elles répondent à deux questions différentes, l’une chronologique et l’autre géographique.

Le 2 mars à Chiba : la date qui complète le premier segment

Le parcours du Pacifique ne s’achève pas à Osaka le 1er mars. Le samedi 2 mars 2013, Ringo Starr et son All-Starr Band participent à U-EXPRESS LIVE 2013, un événement organisé par Universal Music au Makuhari Messe, dans la préfecture de Chiba, à proximité de Tokyo. Les halls 9 à 11 du complexe accueillent une affiche collective à laquelle participent également Dreams Come True, Perfume, KARA, Naoto Inti Raymi et Far East Movement. Le contexte n’est donc pas celui d’un concert autonome dont Ringo serait la seule tête d’affiche, mais d’une prestation au sein d’un festival aux publics multiples.

Les communiqués de programmation publiés en janvier distinguent l’ouverture des portes à midi et le début de l’événement à 14 heures. Ces horaires concernent l’ensemble du festival, et non nécessairement l’entrée en scène de Ringo. Il serait trompeur d’attribuer à son spectacle la totalité de la durée de l’événement. La fiche 2 mars 2013 : U-EXPRESS LIVE à Chiba conserve cette date autonome ; elle explique pourquoi le décompte de vingt-neuf concerts effectivement répertoriés pour l’année ne doit pas s’arrêter au 1er mars.

Deux visites à Sydney et Melbourne : compter les représentations, non les villes

La série australasienne fournit un exemple concret des erreurs possibles dans une chronologie abrégée. Après Christchurch le 7 février et Auckland le 9, le groupe joue à Brisbane le 11 février. Sydney accueille deux soirées au Hordern Pavilion, les 13 et 14 février. Melbourne reçoit ensuite deux spectacles au Festival Hall, les 16 et 17 février. Le déplacement continue vers Adélaïde le 19 et Perth le 21 février. Sydney et Melbourne doivent donc chacune être enregistrées comme deux événements distincts, avec leurs dates, leurs billets et leurs éventuelles variantes de programme.

Au Japon, les deux spectacles de Tokyo des 25 et 26 février précèdent Nagoya le 27, Osaka le 1er mars et Chiba le 2 mars. Pour une recherche iconographique, « Tokyo 2013 » n’est pas une légende suffisante : un cliché pris au Zepp les 25–26 février ne saurait être associé sans contrôle à la participation au festival de Chiba. Les noms des salles, les localités et les formats de spectacle deviennent indispensables.

L’Amérique latine : une géographie plus vaste que le seul axe Brésil–Argentine

La seconde étape débute au Credicard Hall de São Paulo le 29 octobre, avant Curitiba le 31. Le groupe gagne Punta del Este, en Uruguay, le 2 novembre, puis le Teatro Ópera de Buenos Aires le 4. La représentation initialement annoncée à Asunción le même jour a été annulée et ne doit pas être comptée comme un concert joué. Le parcours argentin se poursuit à Córdoba le 6 et au Luna Park de Buenos Aires les 8 et 9 novembre. Lima reçoit ensuite le All-Starr Band le 11 novembre. Le Mexique fournit cinq représentations : Mexico les 13 et 14, Zapopan (région de Guadalajara) le 16, Monterrey le 18, puis Mexico le 19. Deux concerts à Las Vegas, les 22 et 23 novembre, terminent le calendrier recensé.

L’annonce du Paraguay ne doit pas disparaître de l’archive : elle documente une date programmée puis annulée, et non un concert effectivement donné. Cette distinction évite d’ajouter une représentation fictive au bilan de 2013. Les doublons de salle sont également importants, à Buenos Aires comme à Mexico et Las Vegas.

Le statut des chansons et des voix au-delà des frontières

Ringo maintient le lien entre Beatles et carrière solo avec des morceaux comme Yellow Submarine, Photograph et It Don’t Come Easy. Mais la force de la formation réside également dans ses cinq autres voix, utilisées pour faire découvrir ou redécouvrir les répertoires de Toto, Santana, Mr. Mister et Todd Rundgren. Une version de Africa jouée avec Gregg Bissonette à la batterie n’est pas une reconstitution exacte du master enregistré par Toto ; une interprétation de Evil Ways par Gregg Rolie ne fait pas de lui le compositeur de cette chanson.

Cette précaution est particulièrement utile lorsque les set-lists des représentations du Japon, du Brésil ou du Mexique circulent dans des graphies différentes. Le titre original des œuvres doit rester stable dans l’index, tandis que les transcriptions propres aux programmes locaux peuvent être mentionnées séparément. L’index critique des chansons par artiste remplit cette fonction de concordance.

Deux segments et une même équipe : la question de l’identité

Les annonces de la tournée latino-américaine réaffirment l’équipe composée de Ringo Starr, Steve Lukather, Gregg Rolie, Todd Rundgren, Richard Page, Mark Rivera et Gregg Bissonette. Cette stabilité éclaire le passage entre la première série du Pacifique et le second segment : plusieurs mois séparent les engagements, mais ils relèvent de la même génération de musiciens. Warren Ham rejoindra la formation lors des saisons suivantes ; son nom ne doit pas être ajouté automatiquement à l’effectif de la tournée 2013.

L’ouvrage distingue ainsi l’année civile, la génération du groupe et chaque événement. Ces trois ensembles se recouvrent sans être identiques. Une photographie promotionnelle prise au début de l’année peut servir à présenter l’équipe, mais pas à attester l’exécution d’une chanson précise le 8 novembre à Buenos Aires.

Amérique latine 2013 : l’étude des treize dates et de l’annulation d’Asunción

La chronologie détaillée du Brésil au Mexique distingue les treize concerts répertoriés du 29 octobre au 19 novembre de l’engagement annulé au Paraguay. Le bilan annuel compte 29 représentations effectivement répertoriées dans les fiches 2013, auxquelles s’ajoute l’archive de la date annulée d’Asunción. Lire l’enquête sur l’Amérique latine de 2013 pour parcourir les étapes par pays, sans confondre programmes de presse, captations partielles et concerts annulés.

Méthode de classement

Dates et répertoires historiques documentés. Les œuvres sont distinguées des enregistrements originaux, des interprétations et des montages commercialisés.

2013 : la campagne d’Océanie est un itinéraire de neuf représentations

Les concerts néo-zélandais et australiens du 7 au 21 février 2013 forment un groupe cohérent de neuf dates : Christchurch, Auckland, Brisbane, Sydney à deux reprises, Melbourne à deux reprises, Adélaïde et Perth. Compter neuf représentations plutôt que sept villes est indispensable pour la concertographie. Les deux programmes de Sydney et les deux programmes de Melbourne doivent conserver chacun leur date, même lorsque la formation principale et une partie du répertoire ne changent pas. Une seule synthèse annuelle ne peut rendre compte de toutes les différences de lieux et de contexte.

Cette séquence éclaire l’importance de l’année 2013 pour Ringo, mais ne doit pas absorber les concerts japonais qui suivent à partir du 25 février. La campagne d’Océanie dispose désormais de sa propre étude géographique, dont le rôle est d’analyser le retour du groupe dans ces pays, les différences entre salles et le mélange de chansons des Beatles, de Toto, de Mr. Mister, de Santana et de Todd Rundgren. Lire l’étude consacrée à l’Océanie en 2013.

Ne pas fusionner l’histoire de 1964 et le retour de 2013

La visite des Beatles en Australie et en Nouvelle-Zélande en 1964 donne au voyage de Ringo une signification historique immédiatement perceptible, mais elle ne constitue pas un itinéraire que le All-Starr Band aurait simplement reproduit. Les programmes de 2013 sont ceux d’un orchestre collectif qui donne la parole aux membres de plusieurs groupes célèbres. Il s’agit d’une autre époque, d’une autre formation et d’une autre idée du spectacle. La biographie de Ringo peut raconter le souvenir de 1964 ; la concertographie doit restituer les faits propres à 2013.

Ce contraste est particulièrement visible dans les réactions à Melbourne, où les comptes rendus d’époque décrivent la rencontre de spectateurs appartenant à plusieurs générations et la place importante accordée aux autres All-Starrs. Ces observations sont utiles pour comprendre l’accueil de la tournée, mais ne permettent pas de calculer l’âge moyen du public ni de généraliser les mêmes comportements à toutes les villes. Une encyclopédie rigoureuse relie le contexte culturel aux événements précisément attestés.

Le retour du programme dans les autres continents

Après la série d’Océanie, le All-Starr Band joue au Japon, puis reprend la route plus tard dans l’année en Amérique latine et au Mexique. La continuité de plusieurs musiciens ne doit pas conduire à attribuer la même set-list aux représentations de Sydney, de Tokyo et de Buenos Aires. Les annonces indiquent une famille de chansons communes, mais les programmes exacts appartiennent à chaque date. La géographie de 2013 donne surtout à voir la capacité d’une même formule à voyager entre des publics très éloignés.

Il est donc utile de faire dialoguer trois niveaux du dossier : la synthèse de l’année 2013, l’étude des neuf concerts d’Océanie et les notices individuelles de chaque concert. Leur articulation évite que les synthèses recopient les mêmes descriptions, tout en maintenant les particularités des représentations. Le lecteur doit pouvoir passer d’une vision d’ensemble à une date précise puis aux fiches des chansons interprétées sans perdre la cohérence historique.

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