Ringo Starr et le All-Starr Band, illustration des études historiques

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Ringo Starr et le All-Starr Band en Amérique latine en 2013 : concerts, chansons et annulation d’Asunción

Du Brésil au Mexique, la douzième formation parcourt l’Amérique latine entre le 29 octobre et le 19 novembre 2013. L’histoire de ces treize dates de concert impose de distinguer les programmes réellement documentés, les captations partielles et une représentation annoncée puis annulée au Paraguay.

D’une tournée mondiale à une séquence latino-américaine

L’année 2013 représente une extension géographique considérable pour la douzième formation du All-Starr Band. Après les concerts de Nouvelle-Zélande, d’Australie et du Japon en février et mars, Ringo Starr reprend la route à l’automne et traverse le continent sud-américain avant de se produire au Mexique. Le parcours d’octobre et novembre forme un objet historique à part entière : il permet d’observer comment un spectacle construit autour des Beatles, de Toto, de Santana, de Mr. Mister et de Todd Rundgren circule entre des publics et des traditions de concert différents. Il ne s’agit toutefois pas d’une nouvelle formation indépendante : les musiciens demeurent ceux de la période 2012–2013, et la partition du calendrier en plusieurs segments est géographique plutôt qu’artistique.

Le dossier général de l’année mondiale 2013 couvre les étapes du Pacifique, du Japon et des Amériques. La présente étude se limite volontairement au parcours latino-américain du 29 octobre au 19 novembre. Les spectacles de Las Vegas à la fin du mois sont extérieurs à ce périmètre. La distinction empêche la création de deux chronologies concurrentes sous des titres semblables et permet aux lecteurs de retrouver le contexte de chaque pays sans perdre le fil de la tournée globale.

Du Brésil au Mexique : treize dates répertoriées

Le périple commence au Brésil avec la soirée du 29 octobre au Credicard Hall de São Paulo, suivie de Curitiba le 31. L’Uruguay accueille ensuite le groupe à Punta del Este le 2 novembre. Le calendrier effectif se poursuit en Argentine, d’abord au Teatro Ópera de Buenos Aires le 4 novembre, puis à Córdoba le 6 et au Luna Park de Buenos Aires les 8 et 9. Vient le concert péruvien de Lima le 11 novembre. La dernière partie s’organise au Mexique : deux représentations à l’Auditorio Nacional de Mexico les 13 et 14, une à l’Auditorio Telmex de Zapopan le 16, une à Monterrey le 18, puis une troisième soirée à l’Auditorio Nacional le 19. Ces treize fiches constituent le relevé géographique des étapes documentées dans l’encyclopédie, indépendamment des concerts nord-américains qui suivent.

La circulation entre plusieurs pays exige une identification rigoureuse des salles. « Mexico » peut désigner la ville ou l’État selon le contexte et « Guadalajara » être employé pour une représentation dont la salle se trouve administrativement à Zapopan. De même, la répétition de l’Auditorio Nacional les 13, 14 et 19 novembre ne rend pas ces trois soirées interchangeables. Dans un inventaire de billets, de photographies ou de captations, la date exacte a autant d’importance que le nom commercial de la salle. Cette méthode s’applique également aux trois représentations argentines de Buenos Aires : le Teatro Ópera du 4 novembre et les deux soirées du Luna Park n’ont ni le même lieu ni les mêmes documents.

Asunción : un concert annoncé mais annulé

Le cas d’Asunción, au Paraguay, est décisif pour mesurer la fiabilité d’un calendrier historique. Une représentation au León Condou avait été annoncée pour le 4 novembre 2013, mais elle n’a pas eu lieu. Au même moment, la tournée possède un concert effectif au Teatro Ópera de Buenos Aires. Une notice qui additionnerait mécaniquement ces deux engagements comme deux concerts joués le 4 novembre introduirait donc une erreur chronologique. Les annonces commerciales attestent une intention de programmer un événement ; les comptes rendus de presse publiés après la date peuvent attester son exécution ou son annulation.

La fiche de la date annulée d’Asunción a toute sa place dans une encyclopédie de tournée, précisément parce qu’elle établit le statut du projet. Elle ne doit contenir aucune liste de chansons attribuée à une prestation inexistante. À l’inverse, la fiche du Teatro Ópera de Buenos Aires rassemble un programme de spectacle et les témoignages correspondant à ce soir-là. Ce dédoublement légitime entre « événement prévu » et « événement tenu » n’est pas une cannibalisation éditoriale : les deux pages répondent à des questions historiques différentes et portent des statuts distincts.

Sept musiciens, quatre traditions musicales

Le groupe de 2013 réunit Ringo Starr, Steve Lukather, Todd Rundgren, Richard Page, Gregg Rolie, Gregg Bissonette et Mark Rivera. Ringo reste le chanteur et le maître de cérémonie, tandis que Lukather ramène au programme les chansons de Toto, Rolie celles de Santana, Page le patrimoine de Mr. Mister et Rundgren ses propres œuvres. Rivera assure un rôle déterminant dans la continuité instrumentale et musicale ; Bissonette tient avec Ringo l’assise rythmique. L’ensemble ne doit pas être confondu avec les formations des années suivantes : Warren Ham entre dans l’effectif à partir de 2014 et ne peut donc être crédité rétroactivement pour une soirée d’octobre ou novembre 2013.

La force de la formule tient à la coopération entre artistes qui avaient connu le succès dans des contextes très différents. Les chansons des Beatles voisinent ainsi avec Rosanna, Africa, Black Magic Woman, Broken Wings ou Love Is the Answer. Les auteurs originaux et les interprètes de scène doivent être identifiés séparément. Black Magic Woman, par exemple, est une composition de Peter Green popularisée dans une autre version par Santana ; le medley peut y associer Gypsy Queen, œuvre de Gábor Szabó. Le fait que Gregg Rolie ait participé à l’histoire de Santana n’autorise pas à le présenter comme le compositeur des deux titres. Cet exemple démontre pourquoi les notices des chansons et les fiches de concert jouent des rôles complémentaires.

Les différences entre programmes publiés et œuvres entendues

São Paulo et Buenos Aires fournissent des programmes de 25 entrées dans certains comptes rendus datés, tandis que le relevé de Punta del Este présente vingt lignes principales et une coda. La différence ne permet pas d’affirmer que les trois concerts ont été exactement identiques, ni de conclure automatiquement qu’une chanson absente d’une liste a été omise sur scène. Les programmes de presse, les relevés participatifs et les films enregistrés par des spectateurs constituent des preuves de portée inégale. Le modèle encyclopédique conserve le nombre d’entrées publié, la nature des medleys et les limites explicites du document, au lieu de fabriquer une liste universelle pour la tournée.

Les récits de Lima illustrent avec une précision particulière ce travail critique. Des comptes rendus contemporains évoquent l’usage du cajón au cours de la soirée, mais ne s’accordent pas toujours sur la chanson pendant laquelle il intervient. La fiche du 11 novembre à Lima doit donc conserver cette divergence plutôt que trancher sans preuve. À Punta del Este, des témoignages divergent sur la durée approximative de la prestation. Au Teatro Ópera de Buenos Aires, certaines listes conservent Oye Como Va, dont la présence ne doit pas être transférée automatiquement à tous les autres concerts. La précision naît ici du respect des désaccords entre documents, non de leur effacement.

De la presse locale aux films amateurs : classer les témoignages

Les archives latino-américaines de cette tournée comprennent plusieurs formes de témoignage : annonces de salle, comptes rendus de la presse locale, photographies, listes de chansons et films amateurs décrits dans des catalogues spécialisés. Ces objets ne peuvent pas être fusionnés. Un film recensé comme captation partielle de dix-sept titres ne prouve pas qu’il contient la totalité des vingt-cinq entrées relevées par un journal. Un sujet télévisé de quelques minutes documente une représentation sans constituer pour autant une édition discographique officielle. Lorsque le dossier n’a pas directement visionné une bande, il convient de parler d’un signalement de catalogue, pas d’un enregistrement vérifié.

Le cadre linguistique augmente l’importance de la normalisation. Les noms de villes peuvent apparaître sous des graphies françaises, espagnoles ou portugaises ; certains noms de salles comportent des accents ou ont changé de sponsor depuis 2013. Dans une base de concerts, la forme imprimée sur l’objet conservé doit coexister avec une identification géographique stable. Cela permet de rapprocher un billet vendu à « Ciudad de México » d’une fiche publiée en français sans prétendre qu’il s’agit d’une autre représentation. Le classement doit privilégier le couple date-lieu, puis associer programme, musiciens et type d’archive à cette unité.

Conserver l’histoire sans confondre les objets documentaires

À l’échelle de l’année 2013, la traversée latino-américaine démontre l’ambition internationale du All-Starr Band tout en révélant ses difficultés de documentation. Les treize dates répertoriées entre São Paulo et Mexico ne doivent être ni confondues avec les représentations ultérieures de Las Vegas ni artificiellement augmentées par l’événement annulé au Paraguay. Le programme articule les parcours de Ringo, Lukather, Rolie, Rundgren et Page ; les particularités de chaque soirée demeurent indispensables à une véritable histoire musicale des concerts. L’intérêt d’une encyclopédie n’est pas seulement de compter les dates, mais de montrer ce que les documents permettent de savoir et ce qu’ils laissent ouvert.

Le lecteur peut revenir à l’index des tournées 2012–2017, consulter la synthèse mondiale de 2013 ou analyser les origines et auteurs des chansons du All-Starr Band. Ces renvois internes évitent de dupliquer ici les informations détaillées de chaque concert. Les erreurs de datation et les divergences de relevés restent explicites ; aucune référence extérieure n’est imposée à la navigation du dossier.

Index des treize dates répertoriées

29 octobre : São Paulo, Credicard Hall · 31 octobre : Curitiba, Teatro Positivo · 2 novembre : Punta del Este, Conrad Hotel · 4 novembre : Buenos Aires, Teatro Ópera · 6 novembre : Córdoba, Orfeo · 8 novembre : Buenos Aires, Luna Park · 9 novembre : Buenos Aires, Luna Park · 11 novembre : Lima, Jockey Club · 13 novembre : Mexico, Auditorio Nacional · 14 novembre : Mexico, Auditorio Nacional · 16 novembre : Zapopan, Auditorio Telmex · 18 novembre : Monterrey, Auditorio Banamex · 19 novembre : Mexico, Auditorio Nacional. La date annoncée mais annulée du 4 novembre à Asunción fait l’objet d’une notice de statut distincte.

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