James Norton pourrait incarner Brian Epstein dans les biopics Beatles réalisés par Sam Mendes. Le rôle du manager des Fab Four, figure charnière de leur ascension, sera central dans ce projet inédit en quatre films prévus pour 2028. Ce choix audacieux souligne l’importance d’Epstein, souvent oublié, dans la légende du groupe.
Avant les tubes planétaires, les Beatles étaient un groupe de scène forgé dans la sueur des caves de Liverpool. Parmi leurs titres fétiches figure « Some Other Guy », chanson brute et énergique adorée par John Lennon. Ce morceau oublié, joué au Cavern Club et pour la BBC, révèle les racines du rock direct que Lennon n’a jamais renié.
En 1969, une violente dispute autour du manager Allen Klein isole Paul McCartney du reste des Beatles. Refusant de signer un contrat jugé défavorable, il se retrouve seul face au trio Lennon-Harrison-Starr. Ce moment de tension extrême, qu’il reliera à l’apparition de ses premiers cheveux gris, donne naissance à « My Dark Hour », morceau exutoire. L’affaire précipite la chute du groupe et éclaire une fracture à la fois juridique, financière et émotionnelle.
Le 9 mai 1962, Brian Epstein décroche un contrat chez EMI pour les Beatles, ouvrant la voie à leur première séance d’enregistrement avec George Martin. Ce jour charnière marque le passage du groupe de scène à l’univers du studio. Entre télégrammes, stratégie et premières compositions, c’est un tournant décisif qui engage Lennon, McCartney, Harrison et Best vers la conquête du monde. L’audition fixée au 6 juin scellera l’acte de naissance du son Beatles.
À l’été 1966, les Beatles atteignent un sommet artistique avec Revolver, mais sont usés par les tournées, les polémiques et les tensions internes. La fin brutale de leurs concerts, les activités individuelles de chacun et un long silence médiatique nourrissent une rumeur de séparation. Pourtant, malgré cette crise, le groupe choisit de se réinventer en studio. Dès novembre, ils entament l’enregistrement de Strawberry Fields Forever, marquant un nouveau départ qui mènera à Sgt. Pepper. Une fausse alerte, mais révélatrice de leur transformation.
La séparation des Beatles en 1970 marque la fin d’une ère musicale légendaire. Entre tensions internes, ambitions personnelles et querelles financières, l’unité du groupe s’effrite. La mort de Brian Epstein, les dissensions autour d’Apple Corps et l’ascension de George Harrison contribuent à cette rupture inévitable. L’annonce de Paul McCartney officialise la fin du groupe, laissant derrière eux un héritage intemporel. Malgré des rumeurs de réunion, le meurtre de John Lennon en 1980 scelle définitivement le destin des Fab Four.
De 1956 à 1963, les Beatles sont passés de jeunes amateurs de skiffle à Liverpool à un groupe prêt à révolutionner la musique. De la rencontre entre Lennon et McCartney à leurs nuits endiablées à Hambourg, en passant par l’arrivée de George Harrison, l’album Please Please Me et l’apport décisif de Brian Epstein, cette période a forgé l’ADN du groupe.
Brian Epstein, manager visionnaire des Beatles, aurait eu 94 ans. Sans lui, le groupe n’aurait peut-être jamais connu un tel succès mondial. Découvreur, stratège et mentor, il a façonné leur image, orchestré leur ascension et marqué l’histoire de la musique pop avant sa mort tragique en 1967.
En 1961, les Beatles enregistrent leur premier titre, « My Bonnie », aux côtés de Tony Sheridan. Ce morceau, bien que modeste, marque un tournant décisif dans leur carrière, attirant l’attention de Brian Epstein, leur futur manager. La chanson, sortie discrètement en Allemagne, joue un rôle clé dans leur découverte et leur ascension. Bien que les Beatles n’aient pas été enthousiastes à propos de cette session, elle devient une pièce essentielle de leur histoire, préfigurant la révolution musicale à venir.
Une interview inédite de George Harrison, tournée au milieu des années 1990, éclaire avec une précision tranquille les débuts des Beatles. De la légende « les groupes de guitares, c’est fini » au refus de Decca, Harrison raconte comment l’échec catalyse l’élan vers EMI et George Martin. Il décrit les enregistrements payés de leur poche, l’effet Hambourg, la transition Pete Best–Ringo Starr (et l’œil au beurre noir), puis les séances de 1962 autour de « Love Me Do », parfois en mono, où l’endurance compte autant que l’inspiration. En filigrane, Anthology 1 apparaît comme un manifeste éditorial, prolongeant l’atelier par « Free as a Bird » et « Real Love ». Surtout, il rappelle qu’Anthology n’est pas un coffre-fort mais un outil de transmission, qui montre et explique. L’archive démystifie sans désenchanter.












