Yellow-Sub.net · Étude historique · Tournées 2013
Sommaire
Ringo Starr et le All-Starr Band en 2013 : vingt-neuf prestations, cinq pays d’Amérique latine et Asunción annulé
En 2013, Ringo Starr et sa douzième formation — avec Steve Lukather, Gregg Rolie, Todd Rundgren, Richard Page, Mark Rivera et Gregg Bissonette — quittent les itinéraires nord-américains pour la Nouvelle-Zélande, l’Australie, le Japon, puis l’Amérique latine et Las Vegas. Du 7 février au 23 novembre, ils donnent 29 prestations scéniques documentées : 28 concerts de tournée et une apparition au festival U-EXPRESS LIVE de Chiba. Les archives conservent aussi le concert annoncé puis annulé à Asunción le 4 novembre. À la croisée de comptes rendus de presse, de sources d’organisateurs, de programmes et de films amateurs, cette étude reconstitue l’année en 30 fiches liées, explique pourquoi deux listes affichant chacune « 28 » ne recensent pas les mêmes événements et montre comment la période Mark Rivera prépare la transition vers Warren Ham en 2014.
Sommaire de cette étude (21 sections)
1. Vingt-neuf prestations en 2013, dont un festival japonais
Du 7 février au 23 novembre 2013, Ringo Starr et le douzième All-Starr Band donnent 29 prestations scéniques documentées : 28 concerts de tournée, tels que répertoriés par la chronologie de The Beatles Bible, et une apparition distincte au festival japonais U-EXPRESS LIVE 2013, le 2 mars. La deuxième série, à l’automne, comporte une annulation importante : le spectacle annoncé le 4 novembre au León Condou d’Asunción ne se tient pas.
Le dossier Yellow-Sub.net conserve ainsi 30 fiches liées : 29 représentations jouées et une annulation. Les dates se répartissent entre 14 apparitions en Nouvelle-Zélande, Australie et Japon, du 7 février au 2 mars, et 15 concerts en Amérique du Sud, au Mexique et aux États-Unis, du 29 octobre au 23 novembre. Cette dernière série comprend treize dates latino-américaines et deux soirs à Las Vegas.
Le chiffre demande une définition explicite. Plusieurs synthèses indiquent simplement « 28 concerts » car elles excluent du parcours de la tournée le festival japonais, dont le set est plus court. À l’inverse, reproduire un calendrier publié avant les annulations conduit à faire figurer Asunción parmi les représentations jouées. Notre décompte garde les deux lectures visibles, sans transformer une prestation de festival en concert intégral de deux heures ni un engagement annulé en spectacle accompli.
2. Pourquoi les archives de 2013 ne racontent pas exactement la même tournée
L’itinéraire conservé dans les archives associées à Steve Lukather (ancienne archive de Steve Lukather, désormais indisponible ; source d’annonce consultable : Modern Drummer, 29 avril 2013) réunit 28 lignes annoncées. Il comprend le rendez-vous du 2 mars à Makuhari Messe et le projet d’Asunción le 4 novembre, mais ne reflète pas toutes les évolutions de la tournée d’automne. La liste rétrospective de The Beatles Bible compte elle aussi 28 dates : elle retient Buenos Aires le 4 novembre et Mexico le 19, mais ne compte pas l’apparition du 2 mars au festival U-EXPRESS. Les deux listes ont donc le même total, sans contenir les mêmes événements.
Pour retrouver les 29 spectacles joués, il faut inclure les 28 concerts recensés dans la seconde chronologie et ajouter la prestation japonaise du 2 mars, confirmée par un communiqué de l’organisateur Universal Music Japan et un récit de spectateur avec programme. Il faut aussi conserver la fiche d’Asunción, mais avec le statut annulé.
Cette méthode distingue date annoncée, date tenue et prestation de festival. Les récits écrits près de l’événement, les documents d’organisateurs et les critiques locales priment sur un compteur automatique ; les programmes contributifs servent à comparer les chansons, non à créer de nouveaux concerts par simple duplication.
3. Les sept musiciens : la dernière année de la période Rivera
Le groupe réunit Ringo Starr (batterie, chant et percussions), Steve Lukather (guitare et chant), Gregg Rolie (orgue, claviers et chant), Todd Rundgren (guitare, instruments complémentaires et chant), Richard Page (basse et chant), Mark Rivera (saxophone, claviers, percussions, chœurs et direction musicale) et Gregg Bissonette (batterie et chant).
Les documents contemporains sont convergents : La Jornada, le 12 novembre 2013, cite nommément Rivera, et les photographies réalisées à Las Vegas le 23 novembre le montrent auprès de Ringo et de Bissonette. Il ne faut pas lui substituer rétroactivement Warren Ham parce que certaines fiches du douzième All-Starr Band couvrent l’ensemble de la période 2012–2017.
Warren Ham remplacera Rivera pour les tournées de 2014, ce qui donne une limite claire aux deux phases de la même douzième formation. Le changement est détaillé dans notre enquête sur Mark Rivera et Warren Ham, puis dans le chapitre annuel consacré à 2014.
4. De Matchbox à Africa : le mécanisme de la revue All-Starr
Les concerts de 2013 associent les chansons interprétées par Ringo au sein des Beatles, ses succès en solo et les titres phares de ses partenaires. « Matchbox », « It Don’t Come Easy » et « Wings » servent souvent d’ouverture ; Ringo reprend ensuite « Don’t Pass Me By », « Boys », « Yellow Submarine », « Honey Don’t », « I Wanna Be Your Man », « Photograph » et « Act Naturally ». « Anthem » rattache la soirée au disque Ringo 2012.
Steve Lukather mène les titres de Toto « Rosanna », « Africa » et « Hold the Line » ; Gregg Rolie restitue le son de Santana avec « Evil Ways », « Black Magic Woman / Gypsy Queen », « Oye Cómo Va » et, sur certains relevés de la période du Pacifique, « Everybody’s Everything » ; Richard Page chante « Kyrie », « Broken Wings » et « You Are Mine » ; Todd Rundgren défend « I Saw the Light », « Bang the Drum All Day » et « Love Is the Answer ».
La forme complète documentée à Lima le 11 novembre comprend environ 24 séquences principales, si l’on compte le medley comme un seul numéro et la coda « Give Peace a Chance » avec « With a Little Help From My Friends ». Mais les concerts de festival n’obéissent pas nécessairement à cette durée, et un programme relevé pour une salle ne doit pas être attribué automatiquement à toutes les autres.
5. Océanie et Japon en hiver, Amériques en automne
Le premier parcours de 2013 emmène Ringo à Christchurch et Auckland, puis à Brisbane, Sydney, Melbourne, Adélaïde et Perth avant de rejoindre Tokyo, Nagoya, Osaka et Chiba. Il comporte deux concerts néo-zélandais, sept concerts australiens, quatre concerts japonais en salle et une prestation de festival au Japon, soit quatorze apparitions au total.
Après près de huit mois sans étape de cette tournée, la seconde séquence débute le 29 octobre à São Paulo et s’achève le 23 novembre à Las Vegas. Elle traverse le Brésil, l’Uruguay, l’Argentine, le Pérou et le Mexique. Le Paraguay devait figurer à l’itinéraire, mais son concert du 4 novembre est annulé ; la formation se produit ce jour-là à Buenos Aires.
Cette carte sonore traverse plusieurs langues, scènes et formes de public : grande salle de sport à Christchurch, théâtres australiens, clubs Zepp au Japon, festival de pop à Makuhari, gala privé en Uruguay, arènes argentines et scènes mexicaines. La même équipe conserve son identité musicale, mais les conditions de réception ne sont jamais parfaitement interchangeables.
6. Du 7 février au 2 mars : le tableau complet des concerts et du festival
Les quatorze fiches de la première série sont reliées ci-dessous. Les treize premières correspondent à des concerts de tournée ; la quatorzième, U-EXPRESS LIVE 2013 à Makuhari Messe, est une apparition de festival avec un programme réduit. Ce statut différent explique une grande partie du désaccord statistique entre les archives.
| Date de 2013 | Salle et ville — fiche liée | Statut |
|---|---|---|
| 7 février | CBS Canterbury Arena, Christchurch, Nouvelle-Zélande | Concert joué |
| 9 février | Vector Arena, Auckland, Nouvelle-Zélande | Concert joué |
| 11 février | Brisbane Convention Centre, Brisbane, Australie | Concert joué |
| 13 février | Hordern Pavilion, Sydney, Australie | Concert joué |
| 14 février | Hordern Pavilion, Sydney, Australie | Concert joué |
| 16 février | Festival Hall, Melbourne, Australie | Concert joué |
| 17 février | Festival Hall, Melbourne, Australie | Concert joué |
| 19 février | Entertainment Centre, Adélaïde, Australie | Concert joué |
| 21 février | Challenge Stadium, Perth, Australie | Concert joué |
| 25 février | Zepp Tokyo, Tokyo, Japon | Concert joué |
| 26 février | Zepp Tokyo, Tokyo, Japon | Concert joué |
| 27 février | Zepp Nagoya, Nagoya, Japon | Concert joué |
| 1er mars | Zepp Namba, Osaka, Japon | Concert joué |
| 2 mars | U-Express Live, Makuhari Messe, Chiba, Japon | Festival — joué |
Le décompte est donc 13 concerts ordinaires + une apparition de festival, et non quatorze concerts de durée équivalente. Sydney et Melbourne sont représentées par deux soirées distinctes ; Tokyo est également programmé deux fois au Zepp.
7. Nouvelle-Zélande : Ringo entre dans le parcours du Pacifique
Le 7 février 2013, le groupe commence au CBS Canterbury Arena de Christchurch, puis se présente à la Vector Arena d’Auckland le 9 février. Ces deux concerts précèdent directement la traversée vers l’Australie. Ils sont aussi un rappel de l’histoire internationale du batteur : sa présence dans cette région relève désormais d’une carrière solo et collective, et non d’une étape des Beatles.
À Auckland, le critique Graham Reid publie sur Elsewhere une analyse nuancée de la formule. Il reconnaît les qualités des instrumentistes et l’enthousiasme de l’auditoire pour les succès de Ringo, mais considère que l’enchaînement de chansons venues de carrières diverses manque parfois de continuité. Ce désaccord critique est une information sur la réception du spectacle, non une raison de douter de sa tenue.
Les captations indexées pour Christchurch et Auckland ne représentent que des extraits : elles ne permettent pas de déduire le programme intégral de chaque soirée. La liste de programme d’Auckland propose un autre niveau d’information, contributif et daté.
8. Brisbane, Sydney, Melbourne, Adélaïde, Perth : le retour d’un Beatle
La série australienne débute à Brisbane le 11 février, enchaîne deux concerts au Hordern Pavilion de Sydney les 13 et 14, deux au Festival Hall de Melbourne les 16 et 17, puis s’arrête à Adélaïde le 19 et Perth le 21. Les sept dates ne peuvent être compressées en cinq villes si l’on veut établir le total des représentations réellement jouées.
Dans son compte rendu du 13 février, The AU Review souligne la portée symbolique de la visite de Ringo, près d’un demi-siècle après la venue des Beatles en 1964. Le même texte remarque le plaisir d’entendre Santana, Toto et Mr. Mister à travers leurs musiciens historiques. Le retour de Ringo ne reproduit pourtant pas les spectacles des Beatles : son nouveau groupe laisse de l’espace aux chansons des six autres interprètes.
Le Festival Hall de Melbourne possède une valeur mémorielle supplémentaire, car les Beatles y avaient joué en juin 1964. Les deux soirées de 2013 ouvrent un dialogue entre ces deux époques, mais la chaleur de la salle, les publics et les répertoires doivent être décrits d’après les sources propres à 2013.
9. Accueil, premières parties et subjectivité des comptes rendus
Le journaliste Daniel Cribb, présent à Perth le 21 février, décrit dans The Music une première partie d’environ quinze minutes assurée par Mojo Jacket avant l’entrée du All-Starr Band. Cette information concerne Perth : l’ajouter à toutes les dates du voyage reviendrait à inventer une tournée de premières parties. Le critique décrit aussi l’énergie de « Africa », « Kyrie » et « Yellow Submarine ».
Dans son article sur Melbourne, publié le 21 février, Cambell Klose évoque un public de plusieurs générations et la sensation d’assister à une réunion musicale entre amis. Le texte ne permet pas de déterminer, à lui seul, si toutes les observations concernent le 16 ou le 17 ; nous les attribuons donc au passage à Melbourne, sans les inscrire arbitrairement dans une seule fiche.
En regard, l’avis plus réservé de Graham Reid à Auckland rappelle que l’hommage patrimonial et l’évaluation du spectacle restent deux exercices différents. Cette diversité des témoignages évite de transformer les critiques en une ovation uniforme supposée sur toute la tournée.
10. Tokyo deux soirs, Nagoya, Osaka : quatre concerts de salle
Le 25 février 2013, le groupe apparaît au Zepp Tokyo, puis revient dans la même salle le 26. Il se produit au Zepp Nagoya le 27 février et au Zepp Namba d’Osaka le 1er mars. Ces quatre concerts constituent la partie japonaise du parcours de tournée proprement dit.
Le dossier audiovisuel de Yellow-Sub.net renvoie à des montages de longueur inégale : environ vingt minutes et sept chansons pour le 25 février, huit minutes et deux chansons pour le 26, une sélection d’environ trente minutes à Nagoya et un fragment d’environ sept minutes à Osaka. Ces indications décrivent le contenu annoncé par les catalogues de films amateurs, pas la durée réelle des concerts.
Les deux soirs de Tokyo doivent être distingués, comme ceux de Sydney et Melbourne : des spectateurs différents, des prises de vues différentes et potentiellement des interventions musicales différentes. Le fait qu’une compilation audiovisuelle soit plus longue pour le 25 ne rend pas le concert du 26 plus court. Un cinquième rendez-vous japonais, d’une autre nature, suit le 2 mars.
11. U-EXPRESS LIVE, 2 mars : une vraie prestation, mais un programme réduit
Le 2 mars 2013, Ringo Starr et ses All-Starrs jouent au festival U-EXPRESS LIVE 2013, organisé par Universal Music Japan dans les halls 9 à 11 de Makuhari Messe, à Chiba. Le communiqué officiel du 16 janvier inscrit nommément la formation à l’affiche, avec DREAMS COME TRUE, KARA, Far East Movement et plusieurs artistes de la scène japonaise et coréenne ; une mise à jour du 30 janvier annonce notamment l’ajout de Perfume.
Ce n’est pas une simple affiche jamais honorée : un spectateur ayant assisté au festival décrit le déroulement et publie une liste de dix numéros de Ringo et du groupe, dont « Matchbox », « It Don’t Come Easy », « I Saw the Light », « Evil Ways », « Boys », « Yellow Submarine », « Broken Wings », « Rosanna », « Photograph » et le final « With a Little Help From My Friends / Give Peace a Chance ». Un autre témoignage japonais évalue la prestation à environ 45 minutes, contre la durée plus longue d’un concert ordinaire.
Cette pièce confirme pourquoi le total documenté atteint 29 apparitions scéniques, alors que la chronologie rétrospective des tournées ordinaires en compte 28. Elle impose aussi une précaution : cette apparition de festival ne doit pas recevoir fictivement la setlist complète du Zepp.
12. Octobre–novembre : l’Amérique latine puis deux nuits aux États-Unis
Après le périple du Pacifique, l’équipe annonce en avril 2013 une nouvelle série pour l’automne. L’annonce archivée par Steve Lukather (ancienne archive de Steve Lukather, désormais indisponible ; source d’annonce consultable : Modern Drummer, 29 avril 2013) décrit des étapes au Brésil, en Uruguay, au Paraguay, en Argentine, au Pérou et au Mexique, avant deux concerts au Palms de Las Vegas les 22 et 23 novembre. Le groupe présenté est toujours celui de 2012 et du début 2013, avec Mark Rivera.
Ce calendrier n’est pas un compte rendu de la tournée achevée. Il conserve l’engagement du 4 novembre à Asunción, finalement annulé, et ne comprend pas la date du 19 novembre à Mexico, annoncée ensuite. Il n’intègre pas non plus, dans sa forme initiale, toutes les dates réellement données à Buenos Aires. La presse du printemps, telle l’annonce argentine de TN le 29 avril, permet de reconstituer ce premier projet sans le confondre avec le bilan.
À l’arrivée, le groupe donnera treize concerts en Amérique latine et deux aux États-Unis, soit quinze dans cette deuxième séquence. Une fiche distincte restera ouverte pour Asunción, mais aucun spectacle n’y sera compté comme joué.
13. Le León Condou fermé aux spectacles : les sources paraguayennes
Le León Condou d’Asunción était annoncé pour le 4 novembre 2013. Son nom figure dans les programmes de tournée du printemps. Mais la situation réglementaire de la salle change : la municipalité refuse qu’elle accueille des événements musicaux de grande ampleur dans un secteur résidentiel, et l’interdiction est maintenue à la fin d’octobre.
Les archives paraguayennes permettent de préciser cette chronologie. Última Hora indique que le producteur local avait annoncé le 18 octobre l’annulation de Ringo Starr en invoquant la fermeture du stade aux activités non sportives. Le 30 octobre, ABC Color rend compte de la décision du conseil municipal qui confirme la prohibition des spectacles. Il s’agit donc d’une annulation documentée, pas d’une simple date omise d’un calendrier rétrospectif.
La presse paraguayenne mentionne aussi, dans un bilan du 29 novembre, la déception des acheteurs de billets pour plusieurs concerts annulés, dont celui de Ringo. La page d’Asunción reste donc liée au dossier avec le statut « annulé — non joué », et ne reçoit aucune setlist fictive.
14. Le Teatro Ópera a bien accueilli le groupe le soir prévu pour Asunción
Le même 4 novembre 2013, Ringo et les musiciens jouent au Teatro Ópera de Buenos Aires. La coïncidence de date avec Asunción peut provoquer une confusion si l’on lit uniquement une liste initiale. Pourtant, les sources contemporaines sont claires : le quotidien argentin Clarín, le 5 novembre, décrit le concert de la veille dans un théâtre presque rempli ; le même jour, TN publie une chronique détaillée, identifiant les sept musiciens et les chansons entendues.
Ce témoignage replace les rythmes de l’équipe au cœur de la soirée : Ringo chante « Matchbox », « It Don’t Come Easy », « Wings », « Don’t Pass Me By », « Boys », « Yellow Submarine » et « Act Naturally » ; ses partenaires reprennent des classiques de Toto, Santana et Mr. Mister. Le final associe « With a Little Help From My Friends » à « Give Peace a Chance ».
Le Teatro Ópera est donc un concert joué ; le León Condou, un engagement annulé. Nous n’affirmons pas, faute de document contractuel, que l’une des soirées a été créée administrativement pour « remplacer » l’autre. Leurs statuts distincts suffisent à reconstruire correctement la journée.
15. Du 29 octobre au 23 novembre : l’itinéraire complet de la seconde série
Le tableau de l’automne réunit 16 fiches : 15 concerts joués et une annulation. Les deux engagements du 4 novembre figurent séparément, avec leur pays et leur statut. Les trois concerts de Mexico sont également distingués : les 13, 14 et 19 novembre.
La série débute au Credicard Hall de São Paulo et termine au Pearl Concert Theater de Las Vegas. L’ensemble des tableaux de 2013 permet de rejoindre chaque fiche existante sans compter deux fois un concert ni effacer une annulation.
16. Le Conrad célèbre ses seize ans le 2 novembre avec Ringo Starr
Après São Paulo et Curitiba, le All-Starr Band rejoint le Conrad Hotel de Punta del Este, en Uruguay, le 2 novembre 2013. Cette soirée n’est pas un concert de billetterie ordinaire. Les annonces uruguayennes du printemps expliquent qu’elle est organisée pour les invités de l’établissement à l’occasion de son seizième anniversaire.
Le compte rendu de Montevideo Portal, daté du 3 novembre, confirme la présence de Ringo, la nature festive de l’événement et l’alternance de chansons de Santana, Toto et des Beatles. Un article du secteur hôtelier, Yogonet, rappelle que l’accès se faisait sur invitation et relie la soirée à l’inauguration du casino.
Les témoignages de durée divergent légèrement : certains évoquent près de deux heures, d’autres environ une heure quarante. Plutôt que d’imposer une précision artificielle, l’étude retient la date, le lieu, la tenue et le contexte privé, qui sont attestés. Le programme musical d’une telle fête ne peut être supposé identique en tout point à celui d’une salle ouverte au public.
17. Teatro Ópera puis Luna Park les 8 et 9 novembre
Le passage argentin ne se réduit pas au premier concert du 4 novembre. Après le Teatro Ópera, le groupe rejoint l’Orfeo de Córdoba le 6 novembre, puis revient à Buenos Aires pour deux soirées distinctes au Luna Park, les 8 et 9 novembre. La presse du 10 novembre signale explicitement les deux concerts avant le départ pour Lima. C’est une bonne vérification d’itinéraire : la répétition d’une salle n’est pas nécessairement une erreur de saisie.
Ces trois rencontres avec le public de Buenos Aires donnent à la ville un poids singulier dans l’automne 2013. Les programmes attribués au Luna Park possèdent chacun leur fiche, et le catalogue audiovisuel du dossier décrit pour les 8 et 9 novembre deux sélections amateurs de chansons distinctes. Les durées de ces fichiers ne disent rien, à elles seules, du nombre de morceaux réellement interprétés sur scène.
À Curitiba le 31 octobre, la réception se laisse approcher par d’autres sources. Un retour rétrospectif de Gazeta do Povo évoque la diversité des générations présentes et des sièges libres. Ces observations sont utiles à condition de ne pas transformer les chiffres approximatifs d’un chroniqueur en statistiques officielles de billetterie. Les critiques ne remplacent ni les archives de salle ni les relevés financiers.
18. Le 11 novembre au Jockey Club, premier concert péruvien de Ringo
Le 11 novembre 2013, Ringo Starr se présente pour la première fois en concert au Jockey Club del Perú, à Lima. Son arrivée la veille est documentée par El Comercio. L’agence Andina, le 12 novembre, situe le début à 21 heures et la fin autour de 23 heures. Les critiques évoquent un spectacle chaleureux, où les classiques de Ringo côtoient les reprises de Toto, Santana et Mr. Mister.
Une particularité mérite une note d’archéologie musicale : plusieurs chroniqueurs décrivent Ringo jouant du cajón péruvien. El Comercio rattache cette intervention à « You Are Mine » ; un autre récit de l’agence Andina l’associe à « Love Is the Answer ». Le geste instrumental est attesté, mais la divergence sur la chanson ne doit pas être masquée sans confrontation des images ou de l’audio du concert.
Les estimations de public ne concordent pas. La version espagnole du reportage d’Andina évoque un peu moins de 4 000 personnes, un ordre de grandeur voisin de celui rapporté par El Comercio ; une dépêche anglaise de la même agence donne toutefois un nombre nettement supérieur, dépassant 10 000. Faute de bilan de billetterie vérifié, cette étude ne fixe pas de chiffre définitif d’affluence. Elle rend la contradiction explicite, afin que les fans comme les chercheurs puissent en apprécier les limites.
19. Les 13, 14 et 19 novembre, plus Guadalajara et Monterrey
La tournée arrive au Mexique pour cinq concerts : Auditorio Nacional de Mexico les 13, 14 et 19 novembre, Auditorio Telmex de Zapopan, près de Guadalajara, le 16, et Auditorio Banamex de Monterrey le 18. Ces cinq représentations sont historiquement distinctes, même si le National Auditorium apparaît trois fois dans la chronologie.
Le 19 novembre a été ajouté par rapport à certaines annonces initiales. Sa présence est solidement documentée avant l’événement : la Jornada du 12 novembre publie les trois dates de Mexico avec les étapes de Guadalajara et Monterrey ; la communication du promoteur OCESA annonce aussi l’ajout. Une chronologie de concert confirme ensuite la tenue de la troisième représentation.
Le site du Telmex conserve les informations datées du concert du 16 novembre, utiles pour documenter la programmation locale. Les listes de setlists des 13, 14 et 19 ne prouvent pas que chaque interprétation ait eu exactement la même durée ; elles permettent surtout d’examiner la permanence des succès et, quand elles existent, les changements de séquence.
20. Les 22 et 23 novembre au Pearl, puis la rencontre Photograph
Le Pearl Concert Theater du Palms Casino Resort accueille Ringo Starr et les All-Starrs les 22 et 23 novembre 2013. Ces deux spectacles constituent les seules dates américaines de ce parcours d’automne. Une galerie de photographies du Las Vegas Sun montre le groupe sur scène le vendredi 22, tandis qu’un témoignage de Reggie Boyle daté du 25 novembre et conservé dans les index d’une archive d’artiste aujourd’hui indisponible (avec un relevé contributif des invités de 2013) signale la participation de Nils Lofgren au final « With a Little Help From My Friends ». Cette présence est attribuée au 23 novembre seulement, sans être étendue par défaut à la veille.
Les deux soirées coïncident avec un événement éditorial distinct : la présentation de Photograph, livre de photographies de Ringo publié par Genesis Publications. Le récit officiel de l’éditeur, daté du 27 novembre, décrit la rencontre organisée au Palms avec les anciens adolescents photographiés par Ringo en 1964 dans la voiture devenue célèbre sous le nom de « Kids in the Car ». Une galerie du Las Vegas Sun documente séparément l’exposition du 23 novembre.
Le livre et sa présentation ne sont pas un troisième concert de Las Vegas. Le programme scénique et l’événement photographique se répondent dans la mémoire des Beatles, mais ils occupent des places différentes dans la chronologie. L’ouvrage avait été introduit par un livre numérique en mai 2013 et une édition imprimée de collection proposée au cours de l’année.
Enfin, les DVD et montages amateurs signalés pour ces concerts restent des sources à contextualiser : une durée de fichier ou un titre « concert complet » n’est pas une vérification indépendante de l’intégralité de l’enregistrement.
21. Bibliographie critique, conventions et navigation
Le total retenu est de 29 apparitions scéniques documentées : 13 concerts ordinaires et un festival lors de la première série ; 15 concerts ordinaires lors de la seconde. Le dossier conserve en outre la fiche d’Asunción, 4 novembre, annulée, soit 30 fiches liées. Les chronologies de 28 concerts ne sont pas « fausses » si elles excluent explicitement le festival : elles ne répondent simplement pas au même périmètre.
- Steve Lukather, archive de tournée 2013 (ancienne archive de Steve Lukather, désormais indisponible ; source d’annonce consultable : Modern Drummer, 29 avril 2013) : 28 engagements annoncés, Mark Rivera, première version du calendrier et projet d’Asunción.
- The Beatles Bible, douzième All-Starr Band : 28 concerts ordinaires, dates finales dont Mexico le 19 novembre, sans l’apparition de festival du 2 mars. Les notices de personnel agglomèrent parfois Rivera et Ham : les sources de 2013 confirment Rivera.
- Universal Music Japan, 16 janvier 2013 et témoignage d’U-EXPRESS LIVE, 2 mars : festival et programme réduit, distinct des quatre Zepp.
- Graham Reid, Elsewhere, Auckland, Cambell Klose, The Music, Melbourne, Daniel Cribb, Perth : trois regards de journalistes sur les concerts du Pacifique.
- Última Hora, annulation d’Asunción, ABC Color, interdiction au León Condou, TN, Buenos Aires, 4 novembre : annulation et représentation tenue la même date dans deux pays différents.
- Montevideo Portal, Punta del Este et Andina, Lima, 12 novembre : témoignages locaux à mettre en regard des divergences de comptage et de durée.
- La Jornada, 12 novembre et Auditorio Telmex, archives de salle : cinq concerts mexicains, dont trois au National.
- Genesis Publications, Las Vegas et Photograph et Las Vegas Sun, Pearl, 22 novembre : deux concerts et une présentation éditoriale distincte.
Les setlists consultées sont des relevés collaboratifs et ne sont pas étendues d’une date à l’autre sans source. Les affluences sont traitées comme des estimations de presse quand les chiffres divergent ; les montages audiovisuels sont signalés sans prétendre à un visionnage intégral. Les noms de salles suivent la nomenclature des événements de 2013 même si certains bâtiments ont changé de marque.
Cette année se termine avec Mark Rivera dans le groupe. Pour la suite chronologique, 2014 : Warren Ham rejoint le All-Starr Band pour quarante-six concerts.
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