Yellow-Sub.net · Étude historique · Tournées 2014
Sommaire
Ringo Starr et le All-Starr Band en 2014 : quarante-six concerts, Warren Ham et deux tournées américaines
En 2014, la douzième formation du All-Starr Band traverse une nouvelle étape : Warren Ham succède à Mark Rivera, tandis que Steve Lukather, Gregg Rolie, Todd Rundgren, Richard Page et Gregg Bissonette restent auprès de Ringo Starr. Entre le Casino Rama, le 6 juin, et le Ruth Eckerd Hall de Clearwater, le 23 octobre, le groupe donne quarante-six concerts documentés : trente de juin à juillet et seize en octobre. Mais l’archive conserve deux « concerts de 2014 » qui sont en réalité des engagements de 2012, ainsi que deux URL de fiches aux jours décalés. Cette enquête croise chronologies, témoignages, répertoire, images et itinéraire pour séparer faits historiques, annonces et erreurs de transmission.
Sommaire de cette étude (21 sections)
1. Quarante-six concerts, deux séries de tournées
Entre le 6 juin et le 23 octobre 2014, Ringo Starr et le All-Starr Band donnent 46 concerts vérifiés : 30 représentations du 6 juin au 19 juillet, puis 16 du 2 au 23 octobre. Le parcours s’ouvre au Casino Rama d’Orillia, en Ontario, et se clôt au Ruth Eckerd Hall de Clearwater, en Floride. The Beatles Bible identifie le Greek Theatre de Los Angeles, le 19 juillet, comme trentième concert de l’année sur quarante-six.
La documentation interne de Yellow-Sub.net conserve 48 fiches datées de 2014, mais deux sont des transferts erronés du calendrier de 2012 : Atlanta le 6 juillet et l’USANA Amphitheatre le 11 juillet. Les conserver à titre de pièces d’archive ne signifie pas les décompter comme concerts de 2014. La chronologie qui suit met l’erreur en évidence sans supprimer les anciennes fiches.
L’année est celle d’une continuité réelle de la douzième formation, malgré un remplacement important dans les vents et claviers. Pour mesurer ce que cette permanence signifie, il faut étudier non seulement les villes et les programmes, mais la manière dont les sources ont été constituées.
2. Annonces, concerts tenus et archives rétrospectives
Le calendrier professionnel publié par Pollstar le 28 janvier 2014 comportait 28 dates initialement annoncées entre Rama et Los Angeles. Il ne saurait être confondu avec un itinéraire définitif : des dates supplémentaires, notamment Kettering le 2 juillet et Bend le 17, apparaissent dans les listes ultérieures. Les annonces prouvent la programmation d’un spectacle, mais non, à elles seules, qu’il s’est effectivement tenu.
Le présent recoupement s’appuie sur cet avis initial, les fiches individuelles du dossier Yellow-Sub.net, des récits de journalistes contemporains, des chronologies établies et des listes de chansons. Les témoignages de spectateurs et les bases collaboratives sont utiles, mais ils peuvent perpétuer des légendes ou des erreurs de millésime. Une vidéo isolée ne prouve pas l’intégralité d’un concert ; une adresse de page contenant une date ne vaut pas confirmation historique.
Notre méthode distingue donc les faits établis, les indications contributives et les points à vérifier, en indiquant les anomalies de façon visible dans les tableaux. Les dates sont exprimées selon le calendrier local des salles.
3. Sept musiciens : l’évolution de l’effectif de 2012–2017
La formation de 2014 réunit Ringo Starr (chant, batterie et percussions), Steve Lukather (guitare et chant), Gregg Rolie (orgue, claviers et chant), Todd Rundgren (guitare, autres instruments et chant), Richard Page (basse et chant), Warren Ham (saxophone, autres vents, claviers et percussions) et Gregg Bissonette (batterie).
Le changement notable concerne le rôle de multi-instrumentiste : Mark Rivera appartient à la période 2012–2013 ; Warren Ham prend sa place en 2014. Dans le compte rendu du concert de Los Angeles du 19 juillet, le chroniqueur de VintageRock identifie bien Ham sur scène au saxophone, aux claviers et aux percussions. Le témoignage de Reggie Boyle, publié à l’époque dans les archives liées à Steve Lukather, associe l’absence de Rivera à ses engagements avec Billy Joel.
Il faut se méfier des notices qui agrègent tous les instrumentistes de la douzième formation entre 2012 et 2017 : elles peuvent présenter Ham et Rivera ensemble, alors qu’ils n’occupent pas ce poste simultanément en 2014. Voir notre étude sur les deux périodes.
4. De Rama à Los Angeles : trente concerts de juin à juillet
Le premier itinéraire part de l’Ontario le 6 juin et parcourt le nord-est des États-Unis : Finger Lakes, Pennsylvanie, Albany, Long Island, Virginie, Connecticut, Rhode Island et New York. Il passe ensuite par le New Jersey, Atlantic City, la Caroline du Nord, l’ouest de l’État de New York et le Midwest, puis traverse le sud des États-Unis jusqu’au Nouveau-Mexique, au littoral californien, à la Colombie-Britannique, à l’État de Washington et à l’Oregon, avant de s’achever à Los Angeles.
Le tableau recense les 32 fiches d’archives de juin–juillet, dont 30 concerts tenus. Les deux anomalies d’Atlanta et de l’USANA Amphitheatre sont signalées explicitement ; elles ne représentent ni des concerts joués ni des spectacles annulés en 2014.
Lecture : la date historique corrigée prime sur une mauvaise date parfois imprimée dans l’adresse de la fiche. Les anciens noms de salles sont conservés pour faciliter les recherches. Certaines villes sont représentées deux fois, comme New York les 17 et 18 juin.
5. Les dates du 14 et du 15 juin, malgré des URL trompeuses
Les fiches du Oakdale Theatre de Wallingford et du Providence Performing Arts Center possèdent des URL renvoyant respectivement aux 13 et 14 juin. Pourtant le calendrier de Pollstar, publié cinq mois avant la tournée, donne sans ambiguïté Wallingford le samedi 14 juin et Providence le dimanche 15 juin.
Ces références directes justifient la correction des dates dans le tableau et dans le récit, sans modifier brutalement les anciennes URL, dont dépendent peut-être d’autres liens. Une adresse web est avant tout un identifiant technique ; ses chiffres ne constituent pas à eux seuls la date de l’événement. Cela vaut pour une soirée de concert comme pour un événement d’archives confondu avec une autre année.
6. Les 17 et 18 juin : deux concerts, deux jeux d’images
Le Beacon Theatre accueille Ringo et ses musiciens les 17 et 18 juin, deux dates figurant déjà dans le programme annoncé en janvier. Le fait que la salle et la ville soient identiques ne permet pas de réduire ce passage à un événement unique.
Les références audiovisuelles indexées dans notre dossier principal signalent un montage amateur du 17 juin, d’environ 45 minutes et seize chansons, ainsi qu’un autre du 18 juin, d’environ 25 minutes et huit titres. Il s’agit de durées et de nombres indiqués par des catalogues, non de la durée de chacune des représentations, ni de garanties de disponibilité des documents.
Le programme attribué au 17 juin sur setlist.fm fournit un repère utile pour l’étude du répertoire, à comparer avec Los Angeles et Clearwater. Il doit rester identifié comme une liste contributive.
7. De Matchbox à Photograph, le fil conducteur du spectacle
Le spectacle s’ouvre généralement sur « Matchbox », le classique de Carl Perkins chanté par Ringo à l’époque des Beatles. Suivent « It Don’t Come Easy » et « Wings ». Ce dernier titre a été enregistré initialement en 1977 avant de connaître une nouvelle version sur l’album Ringo 2012 : la présence de « Wings » au programme de 2014 ne signifie donc pas qu’il s’agit d’une composition nouvelle.
Ringo reprend notamment « Boys », « Don’t Pass Me By », « Yellow Submarine », « Honey Don’t », « I Wanna Be Your Man », « Photograph » et « Act Naturally », ainsi que « Anthem », issu de son répertoire solo récent. Le final, « With a Little Help From My Friends », est prolongé par « Give Peace a Chance », comme un prolongement public du message « Peace & Love » de Ringo.
Cette sélection met en parallèle trois identités : l’ancien batteur des Beatles, le chanteur solo des années 1970 et l’interprète contemporain qui anime un groupe collectif. Les invités prennent tour à tour le chant, tandis que Ringo alterne micro de devant de scène et batterie.
8. Toto, Santana, Todd Rundgren et Mr. Mister : une histoire parallèle
Le concept All-Starr ne repose pas sur le seul catalogue des Beatles. Steve Lukather mène les classiques de Toto : « Rosanna », « Africa » et « Hold the Line ». Gregg Rolie remet l’orgue et la voix de Santana au premier plan avec « Evil Ways », l’enchaînement « Black Magic Woman » / « Gypsy Queen » et « Oye Cómo Va ».
Todd Rundgren chante « I Saw the Light », « Bang the Drum All Day » et « Love Is the Answer », associé à son projet Utopia. Richard Page retrouve les succès de Mr. Mister « Kyrie » et « Broken Wings », ainsi que « You Are Mine ».
La formule place donc les succès de quatre carrières distinctes à égalité avec ceux de Ringo. Warren Ham, aux vents et aux percussions, ne joue pas une simple fonction d’accompagnement : il participe à la couleur sonore de chacune de ces séquences. Gregg Bissonette et Ringo assurent l’élan rythmique de l’ensemble.
9. Beacon, Greek Theatre et Clearwater : une ossature musicale stable
Les listes conservées pour le Beacon Theatre du 17 juin et le Greek Theatre du 19 juillet décrivent une trame de 24 numéros principaux. Le rapprochement « Black Magic Woman / Gypsy Queen » est compté ici comme une séquence, tout comme « Give Peace a Chance » est regardé comme un prolongement du final. Si l’on décompte chaque titre du medley séparément, le nombre brut de chansons indexées diffère.
Ces vingt-quatre numéros donnent une structure de référence et ne doivent pas être attribués sans vérification à chacun des 46 concerts. Pour comparer, consulter les relevés du Beacon, du Greek Theatre et du Ruth Eckerd Hall.
10. Atlanta et USANA : les concerts de 2012 recopiés deux ans trop tard
Les archives renferment des fiches intitulées « Fox Theatre, Atlanta, 6 juillet 2014 » et « USANA Amphitheatre, West Valley City, 11 juillet 2014 ». Les deux dates sont attestées, mais pour la tournée de 2012 : Modern Drummer publiait dès le 8 février 2012 une liste indiquant précisément Atlanta le 6 juillet et USANA le 11 juillet. Le site de Gregg Rolie conserve en outre un article relatif au concert de l’USANA Amphitheatre daté du 11 juillet 2012.
En 2014, le groupe est à Thackerville le 5 juillet, à Albuquerque le 9, puis à Humphreys Concerts by the Bay, San Diego, le 11 juillet, comme le confirme l’annonce de Pollstar. Il n’est donc pas possible d’ajouter au même jour un second concert dans l’Utah sans preuve contradictoire substantielle.
Le statut de ces deux entrées est « mauvaise année », pas « annulé ». Pour les détails de la propagation de l’erreur, voir notre enquête sur les années 2012 et 2014.
11. Les 74 ans de Ringo à Capitol Records
Ringo Starr fête ses 74 ans le 7 juillet 2014. Cette année-là, sa rencontre publique autour du message « Peace & Love » se déroule à Los Angeles, près de Capitol Records, comme le rapporte le Los Angeles Times du 8 juillet. La cérémonie appartient à sa campagne annuelle et à son activité publique, mais ne constitue pas un concert du All-Starr Band.
L’agenda musical suffit à situer la différence : la formation joue au WinStar de Thackerville le 5 juillet et repart pour Albuquerque le 9 juillet. Le 7 juillet ne s’intercale pas comme une 31e représentation d’été. Les gestes publics de « Peace & Love » participent pourtant au récit de Ringo et se retrouvent dans l’esprit du final des concerts.
12. Le concert du 12 juillet au Santa Barbara Bowl
Après San Diego le 11 juillet, Ringo et le groupe jouent au Santa Barbara Bowl le 12 juillet 2014. Le Santa Barbara Independent en rend compte le 14 juillet. Un reportage à proximité immédiate de la représentation offre un indice bien plus fort de sa tenue qu’une ligne reprise sans datation dans un annuaire.
Le parcours de la côte Pacifique se poursuit à San José le 13, puis au Canada, à Coquitlam le 15, avant de gagner Woodinville dans l’État de Washington et Bend dans l’Oregon. Le retour en Californie se fait pour le Greek Theatre le 19 juillet.
Théâtres, casinos, amphithéâtres et scènes de plein air constituent des cadres différents ; c’est pourquoi il est utile de comparer les réactions rapportées par la presse locale sans prétendre qu’une critique de Santa Barbara décrirait tout aussi bien chaque soir du parcours.
13. Los Angeles, trentième concert : un final d’été avec des invités
Le 19 juillet 2014, Ringo Starr et sa formation arrivent au Greek Theatre de Los Angeles, point final du premier itinéraire. Le concert est le 30e des 46 représentations de l’année. Le journaliste qui signe « Junkman » pour VintageRock décrit, morceau par morceau, l’alternance des interventions de Ringo et des quatre chanteurs du groupe.
Le compte rendu souligne le rôle de Warren Ham aux vents et ses interventions dans les succès de Toto et Santana. Il rappelle que « Wings » avait été enregistrée en 1977 avant sa reprise sur Ringo 2012, et décrit Ringo au piano électrique pendant « Don’t Pass Me By », puis aux percussions sur « You Are Mine ». Les descriptions d’instruments sont précieuses parce qu’elles restituent la mobilité des musiciens qu’une fiche de distribution fixe ne peut montrer.
Plusieurs célébrités sont remarquées dans la salle, mais la présence dans le public ne vaut pas participation au concert. Pour le final « With a Little Help From My Friends » et sa transition vers « Give Peace a Chance », le témoignage signale en revanche Jim Keltner derrière une batterie, ainsi que Edgar Winter, Jeff Lynne et Ben Harper parmi les invités venus chanter. Ces noms doivent rester attribués à cette soirée spécifique.
La venue de Keltner, partenaire de longue date de plusieurs anciens Beatles, donne une résonance particulière à la réunion. Après les refrains collectifs du Greek Theatre, le groupe s’interrompt pour plus de deux mois, avant une nouvelle série d’automne.
14. Captations amateurs et fragments : quelle preuve apportent-ils ?
Le dossier général indexe plusieurs témoignages visuels de l’année : Casino Rama le 6 juin, Williamsport le 8, Albany le 10, les deux soirs du Beacon Theatre, ainsi que des captations signalées pour Cleveland le 29 juin et le Greek Theatre le 19 juillet. Les films, quand ils sont disponibles, peuvent confirmer une chanson, identifier l’instrument tenu par un membre du groupe ou conserver les transitions parlées.
Certains catalogues attribuent des durées élevées à des vidéos de Cleveland et de Los Angeles, parfois présentées comme des concerts complets. Ces qualifications sont celles des notices de collection, non le résultat d’un visionnage intégral effectué pour cette étude. Une séquence coupée, un fichier remis en ligne avec un mauvais titre ou un assemblage de plusieurs sources peuvent fausser la reconstruction.
Dans une enquête d’archéologie musicale, il faut conserver la provenance d’un document et distinguer ce que l’on a observé de ce que son descriptif affirme. C’est d’autant plus nécessaire lorsque des erreurs de millésime circulent déjà dans les listes de tournée.
15. Catoosa, le 2 octobre : le trente et unième concert ouvre la reprise
Le 2 octobre 2014, après la pause estivale, l’orchestre reprend à The Joint, Hard Rock Hotel & Casino de Catoosa, dans l’agglomération de Tulsa, en Oklahoma. The Beatles Bible identifie cette date comme la 31e de l’année. Ce calcul respecte la coupure estivale et dénombre séparément les seize représentations d’octobre.
La deuxième série traverse Saint-Louis, Kansas City et Omaha, descend vers San Antonio et le Texas central, puis gagne la Caroline du Sud, la côte du Mississippi et plusieurs salles de Floride. Elle associe de grandes salles de spectacles, un théâtre municipal, des scènes liées à des casinos et des amphithéâtres.
Le programme musical ne paraît pas bouleversé par cette pause. Les listes attribuées au début et à la fin de l’année reprennent la même alternance entre « Matchbox », les titres de Ringo, les succès de Toto, Santana, Rundgren et Mr. Mister, puis le final collectif. Les variations locales, lorsqu’elles sont attestées, sont donc à étudier comme des exceptions, non comme une refonte générale.
16. Du 2 au 23 octobre : toutes les salles et toutes les dates
Les seize concerts suivants forment la seconde période de 2014. Les fiches sont classées par jour et non par région ; elles conservent les noms historiques de salles, y compris Austin City Limits Live / ACL Live at the Moody Theater, deux formulations du même établissement texan. Les concerts des 8 et 12 octobre ne sont pas un doublon.
Ce dernier tronçon se termine le 23 octobre à Clearwater. Aucune date isolée de novembre n’est ajoutée à l’effectif sans corroboration indépendante. Les seize représentations, ajoutées aux trente de juin–juillet, établissent le total de quarante-six.
17. Les 8 et 12 octobre au Moody Theater, avec une apparition signalée
Les affiches « Austin City Limits Live » et « ACL Live at the Moody Theater » désignent la même salle. Mais le groupe s’y produit à deux reprises : le mercredi 8 octobre puis le dimanche 12 octobre. Entre les deux se placent une soirée au Cynthia Woods Mitchell Pavilion de The Woodlands le 10 et une autre au Verizon Theatre de Grand Prairie le 11. La cohérence de l’itinéraire confirme qu’il s’agit bien de deux concerts.
Le relevé de setlist.fm pour le 8 octobre mentionne Christopher Cross comme invité sur le final « With a Little Help From My Friends ». Le relevé du 12 octobre n’attribue pas la même intervention à Cross. Faute de témoignage de presse indépendant identifié pour cette participation, elle est présentée avec son attribution exacte, et non comme certitude valable pour les deux soirées.
La double étape d’Austin rappelle combien le travail sur les tournées exige de distinguer la répétition d’une salle de la duplication accidentelle d’un enregistrement bibliographique.
18. Biloxi, Jacksonville, Fort Myers, Fort Lauderdale, Melbourne, Clearwater
Après la Caroline du Sud le 15 octobre, le All-Starr Band joue le 17 à Biloxi, le 18 à Jacksonville, le 19 à Fort Myers, le 21 à Fort Lauderdale, le 22 à Melbourne et le 23 à Clearwater. Ce sont six représentations sur la dernière semaine de tournée, avec notamment une journée sans concert le 20 octobre.
Le Ruth Eckerd Hall de Clearwater ferme ainsi la série 2014, et non le Greek Theatre de juillet, qui avait simplement terminé le premier parcours. La chronologie du King Center de Melbourne situe d’ailleurs le concert du 22 octobre à l’avant-dernière étape.
Le programme attribué à Clearwater le 23 conserve les mêmes points d’ancrage que celui de New York, quatre mois plus tôt : « Matchbox », les chansons du catalogue des Beatles et de Ringo, les quatre familles de succès des musiciens et le refrain final. Cette permanence témoigne d’un groupe rodé ; elle n’implique pas que toutes les improvisations ou présentations aient été identiques.
19. Fantasy Springs, 14 novembre : un signalement sans preuve suffisante
Un index contributif de concerts évoque une entrée au Fantasy Springs Resort Casino d’Indio, le 14 novembre 2014. Dans les sources examinées pour cette étude, nous n’avons trouvé ni annonce officielle d’époque, ni billet ou programme de salle recoupé, ni compte rendu contemporain permettant d’en confirmer la tenue. Cette indication isolée ne figure pas non plus dans l’itinéraire cohérent qui compte quarante-six concerts et se termine le 23 octobre.
Elle est classée ici « non corroborée » : ce jugement ne démontre pas, par lui-même, qu’aucun événement n’a eu lieu, mais ne permet pas davantage d’en créer un 47e concert. Une nouvelle pièce primaire — affiche datée, relevé de billetterie archivé ou critique locale — justifierait un réexamen. Cette réserve manifeste une exigence qui vaut aussi pour les deux dates de 2012 attribuées abusivement à 2014 : la présence dans une base de données est un indice, pas une preuve suffisante.
20. Une formation soudée avant Postcards from Paradise
À l’automne 2014, Ringo Starr dispose d’un groupe qui a trouvé une manière efficace de faire dialoguer cinq répertoires et plusieurs générations de rock américain. Warren Ham s’est intégré à cette équipe sans modifier la logique de la revue All-Starr ; Steve Lukather, Gregg Rolie, Todd Rundgren, Richard Page et Gregg Bissonette assurent la continuité de l’ensemble depuis les années précédentes.
L’année suivante offrira un autre contexte. La tournée de 2015 emmène le groupe dans les Caraïbes et en Amérique latine avant de le ramener en Amérique du Nord. Le nouvel album de Ringo, Postcards from Paradise, donnera à cette histoire un point d’ancrage discographique : « Island in the Sun », enregistré avec les membres du All-Starr Band, entre alors au répertoire. Cela n’était pas encore la nouveauté du programme en 2014.
Lire l’étude annuelle de 2015 : trente-huit concerts, trois dates non jouées et Island in the Sun. La comparaison fait apparaître ce qui demeure — le noyau des musiciens — et ce qui change : destinations, contexte de publication et choix de chansons.
21. Sources, conventions de comptage et navigation
Pour cette étude, les annonces contemporaines établissent la programmation initiale, les critiques datées apportent un témoignage direct sur un concert déterminé, et les archives contributives permettent des comparaisons à condition de leur attribuer précisément leurs indications.
- Pollstar, Jay Smith, 28 janvier 2014 : itinéraire initial et dates corrigées de Wallingford et Providence.
- VintageRock, Junkman, 19 juillet 2014 : compte rendu du Greek Theatre, Warren Ham, instruments, programme et invités du final.
- Santa Barbara Independent, 14 juillet 2014 : critique du spectacle de Santa Barbara le 12 juillet.
- The Beatles Bible, 19 juillet et 2 octobre 2014 : jalons des 30e et 31e concerts, sur un ensemble de 46. Les listes de personnel agrégées pour 2012–2017 doivent être corrigées pour la seule année 2014.
- Modern Drummer, 8 février 2012 et archive de Gregg Rolie, 11 juillet 2012 : attributions d’Atlanta et de l’USANA Amphitheatre à 2012, non 2014.
- Los Angeles Times, 8 juillet 2014 : anniversaire public de Ringo, distinct de sa tournée.
- setlist.fm, Beacon Theatre, 17 juin, Greek Theatre, 19 juillet, Clearwater, 23 octobre : listes contributives utilisées uniquement avec leurs limites.
Conventions du décompte : 46 concerts joués (30 + 16) ; 48 fiches historiques datées de 2014 mais deux concernaient 2012 ; aucune date tardive non corroborée ajoutée ; date réelle affichée lorsqu’un ancien slug est inexact ; les medleys regroupés en séquences musicales.
Poursuivre le dossier : 2013 : vingt-neuf prestations et l’annulation d’Asunción · index de toutes les années 2012–2017 et fiches de concerts · 2014 : enquête complémentaire · 2012–2014 : dates confondues · 2015 : étude annuelle complète · index général des tournées.












