Ringo Starr et le All-Starr Band, illustration des études historiques

All-Starr Band › 2012–2017 › Analyse historique

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2014 : quarante-six concerts avec Ringo Starr, du Canada au Sud des États-Unis

Une des années les plus denses de la douzième formation : comprendre les deux séquences de juin-juillet et d’octobre.

Quarante-six dates, deux segments

Le calendrier de 2014 recense quarante-six spectacles nord-américains. La première représentation est donnée le 6 juin à Casino Rama, en Ontario ; le groupe poursuit jusqu’au Greek Theatre de Los Angeles le 19 juillet. Une seconde étape reprend au début du mois d’octobre à Catoosa, dans l’Oklahoma, pour s’achever le 23 octobre à Clearwater, en Floride.

Il serait trompeur de lire cette année comme un flux uniforme de concerts. Les deux segments séparés par l’été prolongent la même douzième formation mais répondent à des rythmes de tournée différents. Chaque date possède sa documentation et son programme propre.

Les salles de la mémoire du All-Starr Band

En 2014, le groupe retrouve des lieux déjà fréquentés : le Beacon Theatre de New York les 17 et 18 juin, l’Atlantic City Circus Maximus le 21 juin, ainsi que le Greek Theatre en juillet. La répétition d’une salle au cours des années permet de comparer la stabilité des spectacles et les changements de répertoire.

La même adresse ne suffit jamais pour identifier une photographie ou un enregistrement. Les crédits d’image doivent donner date et année de manière explicite ; un cliché légendé simplement « Beacon Theatre » serait insuffisant pour un ouvrage encyclopédique.

Le noyau musical de la douzième formation

Les répertoires de Toto, Santana, Mr. Mister et Todd Rundgren fournissent un matériau très varié, tandis que Gregg Bissonette soutient le rythme derrière les passages au chant de Ringo. Cette diversité se traduit par une structure de spectacle qui alterne les chansons du maître de cérémonie avec celles des invités.

Le trompe-l’œil serait de présenter ces musiciens comme un groupe studio ayant enregistré les disques historiques de Toto ou de Santana. Ils interprètent leurs succès dans une autre combinaison instrumentale, dont l’intérêt se mesure justement aux différences.

L’œuvre et la version du concert

Les chansons présentées sous une même bannière All-Starr peuvent avoir été écrites trente ou quarante ans auparavant. Hello It’s Me, Evil Ways, Rosanna, Broken Wings et Photograph n’ont pas les mêmes auteurs ni les mêmes périodes d’enregistrement.

Un historique de concerts doit donc lier chaque numéro à une fiche de chanson indépendante ; celle-ci indiquera l’origine de l’œuvre puis les performances attestées. Cette organisation évite de copier partout les mêmes crédits et facilite la comparaison des années.

L’inventaire des objets de 2014

L’année offre des billets, programmes, affiches de salles, annonces de presse et photographies qui forment un corpus dispersé. Une fiche de collection se construit à partir du document vérifié, de son lieu et de sa date, non à partir d’une image générique du All-Starr Band.

Le collectionneur distinguera l’objet qui annonce un événement, celui qui en atteste la tenue et la captation qui en conserve la musique. Les trois peuvent se compléter, mais leur valeur historique n’est pas interchangeable.

2014 : ce que change l’arrivée de Warren Ham

La chronologie de la douzième formation comporte une frontière précise : après la période 2012–2013, durant laquelle Mark Rivera assurait les saxophones, percussions et diverses parties d’accompagnement, Warren Ham prend le relais en 2014. La formation réunit alors, autour de Ringo, Steve Lukather, Gregg Rolie, Todd Rundgren, Richard Page, Warren Ham et Gregg Bissonette. Décrire toute la période 2012–2017 comme un effectif rigoureusement inchangé conduirait à attribuer à tort les instruments d’un concert de 2014 à un musicien présent deux ans plus tôt.

Ce changement n’est pas anecdotique. Dans un ensemble qui fait passer le rôle de chanteur principal de Ringo à Lukather, Rolie, Page ou Rundgren, les instruments de complément — saxophone, harmonica, flûte, claviers, percussions et chœurs — contribuent à maintenir une sonorité collective. Le relevé des instruments doit néanmoins être établi chanson par chanson : la polyvalence d’un musicien ne signifie pas qu’il joue de chaque instrument à chaque représentation.

La transition est développée dans l’étude interne Mark Rivera et Warren Ham : deux périodes distinctes.

Le spectacle de 2014, une succession de répertoires plutôt qu’un hommage aux Beatles

Sur scène, Steve Lukather ne se contente pas de reproduire Toto : il interprète des chansons écrites et enregistrées au sein d’un groupe dont la section rythmique d’origine n’est pas celle des All-Starrs. De même, Gregg Rolie apporte le patrimoine de Santana, Richard Page celui de Mr. Mister, et Todd Rundgren une pop issue de sa carrière solo et de ses groupes. C’est pourquoi le même programme fait voisiner des formes musicales très différentes sans constituer un concert de reprises anonymes.

Pour suivre ces passages d’un répertoire à l’autre, le dossier offre des fiches distinctes : Rosanna, Evil Ways et Broken Wings. Le crédit de composition, le disque original et la prestation de 2014 sont trois niveaux de renseignement différents. Cette distinction est indispensable pour comparer les arrangements au lieu d’additionner simplement les titres connus.

Méthode documentaire

Dates et répertoires historiques documentés. Les œuvres sont distinguées des enregistrements originaux, des interprétations et des montages commercialisés.

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