Yellow-Sub.net · Étude historique · Tournées 2015
Sommaire
Ringo Starr et le All-Starr Band en 2015 : trente-huit concerts, trois dates non jouées et Island in the Sun
Entre le 13 février et le 31 octobre 2015, Ringo Starr et ses six All-Starrs donnent trente-huit concerts vérifiés : dix-sept au début de l’année, vingt et un à l’automne. Le premier parcours associe États-Unis, République dominicaine, Porto Rico, Brésil, Argentine, Chili, Colombie et Mexique ; le second relie la Californie, les États-Unis et sept dates canadiennes, avant de s’achever à Brooklyn le soir d’Halloween. Les anciennes affiches en conservent pourtant trois autres : Santa Ynez annulé, San Francisco reporté, Regina annulé. Une quatrième fiche, au El Rey Theatre le 25 septembre, décrit une rencontre autour du livre Photograph, non un concert. L’année voit aussi paraître Postcards from Paradise, dont Island in the Sun, écrit avec le All-Starr Band, entre dans le programme scénique de l’automne. Pour reconstituer ce moment, il faut séparer annonces, salles réellement fréquentées, témoignages, répertoire, promotion de disque et manifestations publiques.
Sommaire de cette étude (21 sections)
1. Trente-huit concerts joués : le bilan corrige les listes d’annonces
La chronologie de Yellow-Sub.net retient trente-huit représentations effectivement tenues en 2015, et non le nombre brut d’affiches ou de lignes d’une base de données. La répartition est nette : 17 dates du 13 février au 15 mars, puis 21 du 1er au 31 octobre. Le premier concert se déroule au Riverdome de Bossier City, en Louisiane ; le dernier, au Kings Theatre de Brooklyn, dans la nuit d’Halloween.
Un décompte de « 39 concerts » circule dans certaines notices générales ; d’autres annuaires affichent quarante événements. Ils ne permettent pas, sans contrôle, de résoudre la distinction entre les représentations tenues, les dates annulées, la représentation déplacée à San Francisco et la présentation publique du livre Photograph. Notre total de trente-huit est celui qui subsiste lorsqu’on conserve les preuves d’annulation et de report au lieu de transformer une intention de programmation en spectacle accompli.
La base du présent chapitre est constituée de 42 fiches liées : 38 concerts, deux annulations, un report et une rencontre éditoriale. Le report de San Francisco conduit à un concert effectivement joué le 1er octobre, qui est comptabilisé une fois et une seule.
2. Méthode : annoncer n’est pas jouer, filmer n’est pas annoncer
Un calendrier publié avant le départ établit la programmation initiale ; une photographie, une critique contemporaine ou une archive de salle permettent de vérifier la tenue d’un spectacle. L’archive de la tournée publiée sur le site de Steve Lukather, toujours identifiable dans les index de recherche mais dont l’ancienne page ne répond plus, conserve notamment plusieurs villes annoncées puis modifiées. The Beatles Bible reproduit un utile calendrier d’ensemble, mais y laisse Regina le 14 octobre sans signaler son annulation. Croiser ces deux sources avec les communiqués et la presse locale change donc le résultat du comptage.
Les relevés musicaux sont également traités concert par concert. Un programme de Mexico en mars n’est pas assimilé à celui de Brooklyn en octobre ; une coda sur Give Peace a Chance ne doit pas être mécaniquement comptée comme une chanson autonome. Enfin, les films amateurs, les reportages télévisés et les images de passage dans une ville n’ont pas la même portée documentaire. Ces distinctions ne sont pas accessoires : elles expliquent précisément ce qui peut être établi.
3. Les sept musiciens : Ringo, Lukather, Rolie, Rundgren, Page, Ham et Bissonette
Ringo Starr assure le chant et la batterie ; Steve Lukather joue de la guitare et chante les titres liés à Toto ; Gregg Rolie tient les claviers et la voix pour les classiques Santana ; Todd Rundgren intervient à la guitare, sur divers instruments et au chant ; Richard Page est à la basse et au chant ; Warren Ham apporte saxophone, claviers, percussions et chœurs ; Gregg Bissonette complète l’ensemble à la batterie et aux percussions.
Cette équipe est celle annoncée en novembre 2014, puis confirmée par le dossier de tournée d’une salle canadienne en mars 2015. Le noyau existe depuis 2012, mais Warren Ham a remplacé Mark Rivera en 2014 : dire que les mêmes sept personnes tournent sans changement depuis 2012 serait inexact. En 2015, on observe au contraire une équipe stabilisée après ce remplacement, qui continuera en 2016 et 2017.
Le principe des All-Starrs dépasse le simple groupe d’accompagnement : chacun de plusieurs membres est tour à tour interprète principal de ses propres succès, Ringo se retrouvant souvent derrière la batterie pendant ces chansons. La distribution exacte de chaque instrument reste affaire de titre, de soirée et de source.
4. Deux voyages séparés par plus de six mois
La première manche traverse les États-Unis au départ de la Louisiane puis s’aventure dans les Caraïbes et sur le continent latino-américain : Punta Cana et San Juan précèdent São Paulo, Rio, Buenos Aires, Santiago, Bogotá, Mérida et Mexico. Après une fin perturbée en Californie, le groupe joue à Pala puis Las Vegas à la mi-mars. Le trajet ne doit pas être résumé à une « tournée américaine » si ce mot efface la diversité des pays, des salles et des langues rencontrées.
La seconde manche est essentiellement nord-américaine : départ en Californie le 1er octobre, passage par l’Idaho puis cinq concerts dans l’Ouest canadien, retour aux États-Unis, deux concerts supplémentaires à Toronto et Montréal, et dernières scènes du Nord-Est jusqu’à Brooklyn. L’annonce initiale comptait aussi Regina, en Saskatchewan, mais ce rendez-vous avait été retiré plusieurs mois avant octobre. L’ensemble du parcours canadien représente donc sept concerts joués, pas huit.
5. Février–mars : dix-neuf engagements, dont dix-sept spectacles joués
Ces dix-neuf lignes réunissent dix-sept concerts attestés, Santa Ynez annulé le 12 mars et San Francisco reporté le 13 mars. Les deux dernières dates ne doivent pas être ajoutées à la colonne des concerts joués. Elles sont maintenues pour conserver la trace des décisions prises en cours de tournée et pour guider le lecteur vers leurs fiches spécifiques.
La programmation de novembre 2014 annonçait Orlando, au Bob Carr Performing Arts Centre, pour le 18 février. Or la représentation documentée ce jour-là est celle du Sunrise Theatre de Fort Pierce, en Floride. Un journal local de décembre 2014 annonçait déjà le spectacle de Fort Pierce à cette date. Il faut ainsi distinguer la trace d’une première annonce et la ville du concert effectivement retenu, sans créer deux soirées fictives le 18 février.
6. Punta Cana puis San Juan : deux escales caribéennes différentes
Le 21 février, le groupe se produit au Hard Rock Hotel de Punta Cana, en République dominicaine. Le lendemain, 22 février, il rejoint le Coliseo de Puerto Rico à San Juan. Ces représentations signalent une ouverture géographique et culturelle rarement visible dans une simple compilation américaine des All-Starrs. Il faut aussi préserver la précision politique : Porto Rico est un territoire des États-Unis, non un pays indépendant équivalent à la République dominicaine.
Entre ces deux dates et celles de São Paulo et Rio quelques jours plus tard, l’ensemble traverse plusieurs espaces musicaux et linguistiques tout en reposant sur le même concept de spectacle : chansons des Beatles et de Ringo, titres Santana, Toto, Mr. Mister et Todd Rundgren. Ce déplacement ne démontre pas à lui seul que chaque morceau a été joué chaque soir ; il indique la continuité d’une formation, à mettre en regard des programmes disponibles.
7. Buenos Aires, 1er mars : un concert gratuit face au Planetario
Le rendez-vous argentin est un des grands événements populaires de cette première manche. Le 1er mars 2015, Ringo Starr et le All-Starr Band se produisent en plein air, dans le secteur du Planetario Galileo Galilei à Buenos Aires, à l’occasion de Movistar Free Music. Le compte rendu publié le lendemain par La Nación évoque environ 80 000 spectateurs, malgré un temps humide. Il s’agit d’une estimation rapportée par la presse, non d’un relevé billetterie vérifié indépendamment pour cette étude.
L’article rappelle que Ringo était revenu en Argentine après ses visites de 2011 et 2013. Le festival associait d’autres groupes argentins et se présentait comme un spectacle gratuit lié à l’opérateur Movistar. Le caractère exceptionnel de l’audience et du cadre en plein air permet de comprendre pourquoi cette étape n’a pas le même statut public qu’une soirée de théâtre ou de casino : on ne mesure pas les deux avec les mêmes instruments.
Les notices audiovisuelles consultées dans la synthèse du dossier recensent également pour Buenos Aires une captation professionnelle annoncée comme intégrale, d’environ 100 minutes. La qualification appartient au catalogue et ne constitue pas une certification résultant d’un visionnage intégral par la rédaction.
8. Bogotá, 6 mars : la grande tente de BIMA, pas automatiquement Corferias
Les premiers programmes de tournée associent Bogotá à Corferias. Pourtant, le dossier de préparation de Semana situe le concert à la grande tente du centre commercial BIMA, au nord de la ville. Un reportage d’El Tiempo publié le soir même confirme la prestation, face à un public évalué à moins de 2 500 personnes. Les notes de première annonce et les recensions qui utilisent Corferias ne doivent donc pas remplacer l’identification du lieu final.
Ce concert illustre également la variété de la réception latino-américaine. L’affluence rapportée à Bogotá est bien inférieure à celle évoquée pour le festival gratuit de Buenos Aires, mais les contextes sont radicalement différents — spectacle payant d’un côté, manifestation en plein air de l’autre. En faire un classement brut de popularité serait une extrapolation. L’intérêt historique réside dans les conditions concrètes de chaque étape et dans la manière dont la presse locale décrit le partage entre la voix de Ringo et les succès de ses partenaires.
9. Mexico, 10 mars : vingt-quatre titres principaux, un répertoire encore antérieur au nouvel album
À l’Auditorio Nacional de Mexico, le 10 mars, le programme documenté comprend vingt-quatre numéros principaux. La setlist contributive attribuée à cette soirée se recoupe avec les comptes rendus contemporains de la presse mexicaine pour l’ouverture, le mélange de répertoires et le final :
- Matchbox
- It Don’t Come Easy
- Wings
- I Saw the Light (Rundgren)
- Evil Ways (Rolie)
- Rosanna (Lukather)
- Kyrie (Page)
- Bang the Drum All Day (Rundgren)
- Boys
- Don’t Pass Me By
- Yellow Submarine
- Black Magic Woman / Gypsy Queen (Rolie)
- Honey Don’t
- Anthem
- You Are Mine (Page)
- Africa (Lukather)
- Oye cómo va (Rolie)
- Love Is the Answer (Rundgren)
- I Wanna Be Your Man
- Broken Wings (Page)
- Hold the Line (Lukather)
- Photograph
- Act Naturally
- With a Little Help From My Friends
Dans ce relevé, Give Peace a Chance apparaît comme un refrain de conclusion ajouté au dernier numéro ; Black Magic Woman / Gypsy Queen est noté comme un seul passage associé. Cette convention produit vingt-quatre numéros principaux. Certains récits peuvent découper différemment les deux parties d’un medley ou compter la coda comme une chanson supplémentaire : l’écart chiffré n’est pas nécessairement une variation réelle de la soirée.
Deux éléments marquent ce programme de mars : Wings et Anthem, chansons d’une période récente de la carrière solo de Ringo, voisinent avec les incontournables Yellow Submarine, Boys et Photograph. Le nouvel album Postcards from Paradise n’est pas encore sorti ; sa chanson collective Island in the Sun prendra surtout sa place sur scène à l’automne.
10. Les 12 et 13 mars : une maladie provoque une annulation et un report
Après le Mexique, le groupe doit rejoindre la Californie. Deux spectacles prévus les 12 et 13 mars n’ont cependant pas lieu, en raison d’une maladie annoncée à l’époque. Le concert du 12 mars au Chumash Casino de Santa Ynez est annulé ; celui du 13 mars au Masonic Theatre de San Francisco est déplacé au 1er octobre 2015. Le compte rendu daté du 13 mars, reprenant notamment les informations de la salle, distingue clairement les deux conséquences.
La programmation se poursuit ensuite : Pala Casino le 14 mars et The Pearl at Palms Casino Resort à Las Vegas le 15 mars sont bien des représentations jouées. On ne doit donc ni comptabiliser quatre concerts californiens à partir des seules affiches, ni transformer l’annulation de Santa Ynez en un hypothétique report accompli. Le 1er octobre sera une nouvelle journée effectivement jouée à San Francisco, incluse dans les 21 concerts d’automne.
11. Postcards from Paradise : Island in the Sun, premier morceau collectif de cette équipe
Le 31 mars 2015 paraît Postcards from Paradise, dix-huitième album studio de Ringo Starr. Le communiqué d’Universal Music Canada du 29 janvier annonce onze titres originaux et précise qu’il s’agit du premier album solo de Ringo comprenant une chanson écrite et enregistrée avec l’ensemble de son All-Starr Band actuel. La chanson concernée, Island in the Sun, réunit donc sur disque Ringo, Lukather, Rundgren, Rolie, Page, Ham et Bissonette.
Le site officiel de Ringo explique que l’idée est née d’un jam pendant une balance, avant d’être développée collectivement. Ce détail importe : depuis 1989, le principe du All-Starr Band était surtout la mise en commun de répertoires déjà enregistrés par des artistes aux carrières autonomes. Ici, le groupe devient aussi, le temps d’une chanson, une équipe de création et d’enregistrement. C’est une différence de nature, au-delà de la simple reprise de standards.
La place de ce titre dans le spectacle d’octobre fournit un lien direct entre discographie et concertographie : le disque n’est pas seulement promu dans les entretiens, il modifie ce que les musiciens jouent réellement sur scène.
12. Avril 2015 : Paul McCartney présente Ringo au Rock & Roll Hall of Fame
La cérémonie du 18 avril 2015 à Cleveland marque une autre étape de la carrière solo de Ringo. Il reçoit la distinction Musical Excellence du Rock & Roll Hall of Fame, à l’initiative d’une présentation de Paul McCartney. Le site officiel de l’institution et les photographies et commentaires publiés sur le site de McCartney documentent l’événement.
Cette cérémonie comprend des interventions musicales et une réunion de nombreux invités, mais ce n’est pas un concert du All-Starr Band de 2015 tel que défini dans ce dossier. Son exclusion du total des trente-huit ne minore pas son importance historique : elle répond simplement à une question de classement. La reconnaissance de Ringo comme artiste autonome, déjà membre des Beatles intronisés en 1988, accompagne une année où son groupe de scène contribue aussi à son nouvel album.
13. Le 25 septembre au El Rey Theatre : un livre, des photographies, une conversation
Le 25 septembre 2015, le El Rey Theatre de Los Angeles accueille une soirée intitulée Ringo Starr: An Evening in Conversation, liée à l’édition grand public de son livre de souvenirs photographiques Photograph. Le site officiel des Beatles annonçait une conversation accompagnée d’images tirées de ses archives personnelles ; le compte rendu publié quelques jours plus tard rapporte ses échanges avec Conan O’Brien.
Cette soirée est une apparition publique sur une scène, pas une représentation musicale avec Lukather, Rolie, Rundgren, Page, Ham et Bissonette. Elle conserve sa fiche dans l’archive Yellow-Sub.net parce qu’elle appartient à l’activité publique de Ringo en 2015, mais n’entre ni dans les 17 concerts du début d’année ni dans les 21 d’octobre. Confondre une prise de parole en théâtre avec un concert conduirait à surestimer artificiellement la tournée.
14. Le second départ d’octobre : retour à San Francisco et voyage canadien
La reprise d’automne est annoncée officiellement au printemps. Le communiqué daté du 23 mars 2015 prévoit notamment des passages à Victoria, Vancouver, Penticton, Edmonton, Calgary, Regina, Toronto et Montréal, et rattache le voyage à la sortie de Postcards from Paradise et à la publication de Photograph. Le site officiel de Ringo résume après coup la campagne comme 21 concerts en 31 jours à travers l’Amérique du Nord.
La première date, le 1er octobre au Masonic Auditorium de San Francisco, est importante parce qu’elle honore le report du 13 mars ; ce n’est pas une représentation supplémentaire inventée par le calendrier. À l’inverse, Regina a été retirée avant la tournée. Les deux modifications, de signe différent, expliquent pourquoi il faut lire ensemble les annonces et les faits.
15. Octobre : vingt et un concerts joués et le rendez-vous annulé de Regina
Les vingt-deux engagements ci-dessous comprennent vingt et une représentations et une seule date non jouée : Regina le 14 octobre. Le tableau commence par le concert reporté de San Francisco et se termine au Kings Theatre de Brooklyn. Chaque salle est reliée à sa fiche individuelle ; l’ancienne adresse web de Boise contient une erreur de date, explicitée plus loin.
16. Regina : une annulation annoncée en avril, effacée par les listes non corrigées
Un des pièges les plus discrets du calendrier se trouve au 14 octobre. Le concert au Brandt Centre de Regina était bien prévu dans l’annonce canadienne du 23 mars. Mais les responsables d’Evraz Place en signalent l’annulation au début du mois d’avril, pour des raisons de calendrier. Le blog spécialisé The Daily Beatle, le 4 avril 2015, rapporte cette information en renvoyant à CBC News et raye explicitement Regina de sa liste d’octobre.
Il ne s’agit donc ni d’une soirée que l’on peut rétablir faute d’avoir vu la nouvelle, ni d’un nouveau report daté. Les cinq concerts joués dans l’Ouest canadien sont Victoria, Vancouver, Penticton, Edmonton et Calgary, puis le groupe retrouve le Canada à Toronto et Montréal après trois dates américaines. Ce total de sept soirées canadiennes jouées est cohérent avec le calendrier réel et avec les articles locaux d’octobre.
Il faut également distinguer les causes : la maladie documente le retrait des 12–13 mars ; le conflit de calendrier est la raison transmise pour Regina. Faire d’un seul motif une explication générale de toutes les absences nuirait à la précision du récit.
17. Victoria, Vancouver, Penticton, Edmonton, Calgary, puis Toronto et Montréal
Le parcours canadien présente deux ensembles. L’Ouest accueille cinq concerts du 8 au 13 octobre, avec des salles de Colombie-Britannique puis d’Alberta. Une archive de la salle de Victoria conserve la date du 8 octobre. Plus tard, Massey Hall à Toronto le 20 et le Théâtre Saint-Denis à Montréal le 21 referment l’étape canadienne.
La critique québécoise fournit un témoignage direct et circonstancié. Le Journal de Québec, 21 octobre 2015 décrit une salle pleine au Théâtre Saint-Denis et identifie les six All-Starrs. Un dossier complémentaire de Yellow-Sub.net associe Toronto et Montréal, 20–21 octobre pour examiner plus précisément le contexte du livre, de l’album et de la réception locale.
Le déplacement n’est pas seulement géographique. Dans les années 2010, les carrières de Toto, Santana, Todd Rundgren et Mr. Mister relèvent de mémoires radiophoniques très partagées en Amérique du Nord ; la manière dont chaque musicien reprend la direction musicale sur un titre façonne un concert différent d’une soirée consacrée exclusivement aux Beatles.
18. Island in the Sun arrive sur scène : la nouveauté de l’automne
Dès le 2 octobre à Paso Robles, le témoignage de Reggie Boyle, publié le 6 octobre dans les archives du site de Steve Lukather (ancienne page désormais indisponible), mentionne Island in the Sun après l’ouverture Matchbox et It Don’t Come Easy. Le chroniqueur Reggie Boyle rappelle que la chanson est née d’un travail partagé entre tous les musiciens. La même présence est vérifiée à Brooklyn le 31 octobre par le compte rendu de Goldmine et la liste de chansons attribuée à ce concert.
Le contraste avec le programme de Mexico en mars est révélateur : à la troisième place, Wings cède la place à Island in the Sun dans la soirée de Brooklyn. Plus loin, les titres Honey Don’t et Anthem, présents dans le relevé de Mexico, ne figurent pas dans celui du Kings Theatre, qui compte You’re Sixteen et I’m the Greatest. Ces différences correspondent à deux soirs précisément identifiés : elles ne suffisent pas à fixer la date exacte de chaque transition, ni à supposer que toutes les représentations intermédiaires étaient identiques.
La continuité des All-Starrs reste visible sous ces modifications. Steve Lukather conduit Rosanna, Africa et Hold the Line ; Gregg Rolie, Evil Ways, Black Magic Woman / Gypsy Queen et Oye cómo va ; Todd Rundgren, I Saw the Light, Bang the Drum All Day et Love Is the Answer ; Richard Page, Kyrie, You Are Mine et Broken Wings. Le nouvel apport discographique ne renverse pas cette architecture : il s’y glisse naturellement.
19. Brooklyn, 31 octobre : un final masqué, Steven Van Zandt et Max Weinberg en invités
La tournée s’achève le 31 octobre 2015 au Kings Theatre de Brooklyn, une soirée d’Halloween décrite avec précision par John Curley dans Goldmine et Jordan Runtagh pour VH1. Les musiciens ouvrent Matchbox sous des déguisements, et Richard Page est notamment décrit avec un costume satirique. Le décor de la scène, l’ambiance dans la salle et les nombreuses reprises collectives de refrains distinguent ce final des autres représentations de 2015.
Le moment historique arrive à la conclusion : Steven Van Zandt et Max Weinberg, de l’E Street Band de Bruce Springsteen, rejoignent l’équipe. Les comptes rendus précisent la participation de Van Zandt aux chœurs et celle de Weinberg à la batterie, aux côtés de Gregg Bissonette. Leur présence est documentée pendant With a Little Help From My Friends et le final Give Peace a Chance. Il ne s’agit pas d’un changement de formation pour l’ensemble de la tournée : ce sont des invités de cette soirée.
Goldmine décrit environ deux heures et cinq minutes et 25 titres, en comptant Give Peace a Chance comme entrée distincte ; d’autres relevés présentent ce refrain comme la coda de With a Little Help From My Friends, soit vingt-quatre morceaux principaux. Ces deux présentations décrivent un même final et une différence de convention de transcription : l’une ne prouve pas que l’autre a « oublié » une chanson. Par ailleurs, ce concert de Brooklyn ne doit pas être confondu avec le grand spectacle au Planet Hollywood de Las Vegas en 2017, qui appartient à une autre année et à un autre contexte.
20. Archives audiovisuelles, coquille de Boise et passage à 2016
Le travail d’inventaire mené sur la synthèse 2012–2017 montre des archives de densité très variable pour 2015. Un catalogue de films décrit, par exemple, un document professionnel d’environ 100 min 20 s pour Buenos Aires le 1er mars, 120 minutes de film amateur pour Santiago le 3 mars, et un film de 112 min 31 s pour Mexico le 10 mars, mais avec un morceau annoncé manquant. À l’automne, Boston et New Brunswick sont représentés par de très courts extraits, tandis que Baltimore est documenté sur une durée bien plus longue. Un index de films n’est ni une liste exhaustive des événements ni la preuve d’un visionnage effectué pour cette étude.
Autre discordance : la notice du 18 février du catalogue est identifiée par Orlando et le Bob Carr Performing Arts Centre, quand la représentation de référence est celle de Fort Pierce. Les archives de Bogotá conservent elles aussi parfois Corferias malgré la documentation de BIMA. Ces désaccords sont conservés comme des questions de source, pas transformés en concerts surnuméraires.
Enfin, la fiche du CenturyLink Arena de Boise porte par erreur la chaîne « 2015-10-03 » dans son URL héritée. Sa date, fixée par les annonces du groupe et la chronologie officielle, est le 6 octobre 2015. Un nom d’adresse web est un identifiant technique ; la date historique doit être vérifiée par des documents contemporains. Le même type d’anomalie existe à Spokane en 2016 : l’étude suivante de 2016 l’explicite au lieu de reproduire la coquille.
En 2016, la stabilité de l’équipe permet de poursuivre les mêmes répertoires, tandis que le calendrier se déploie sur le Japon et la Corée du Sud. Le point de passage le plus instructif entre les deux années reste la place du collectif : en 2015 il enregistre sa première chanson commune avec Ringo ; en 2016 il la prolonge par de nouvelles tournées et des captations plus nombreuses. On peut ainsi suivre une histoire musicale au-delà des seules listes de villes.
21. Sources, conventions de comptage et navigation
- Steve Lukather, archives de la tournée 2015 : composition et dates annoncées, recoupées avec les autres sources. L’ancienne page source ne répond plus lors du contrôle, mais son texte et les témoignages de Reggie Boyle restent indexés ; les liens actifs du dossier sont privilégiés pour la consultation.
- Ringo Starr, biographie officielle : création de Island in the Sun et total rétrospectif de 21 concerts en octobre 2015.
- Universal Music Canada, 29 janvier 2015 : date de Postcards from Paradise, liste des titres et crédits collectifs.
- Ultimate Classic Rock, 13 mars 2015 : maladie, Santa Ynez non joué, San Francisco déplacé au 1er octobre.
- The Daily Beatle, 4 avril 2015 : annulation de Regina annoncée par Evraz Place, information rapportée de CBC News.
- La Nación, 2 mars 2015 : concert en plein air de Buenos Aires et estimation de son public.
- Semana, 26 février 2015 et El Tiempo, 6 mars : lieu et réalité du concert de Bogotá.
- Setlist.fm, Mexico, 10 mars 2015 et Goldmine, Brooklyn, 31 octobre : programmes, arrangements et différence de convention sur la coda finale.
- VH1, 2 novembre 2015 : témoignage indépendant sur les invités Steven Van Zandt et Max Weinberg.
- Rock & Roll Hall of Fame et Paul McCartney, 25 avril 2015 : distinction Musical Excellence et cérémonie du 18 avril.
- The Beatles, 2 septembre 2015 : nature de la soirée Photograph au El Rey Theatre du 25 septembre.
- The Beatles Bible, chronologie 2012–2017 : utile pour recouper les dates, mais présentant encore le 14 octobre à Regina comme étape annoncée.
Les 38 représentations jouées constituent le total utilisé par ce chapitre. La rencontre littéraire du 25 septembre, les annulations de Santa Ynez et Regina et le report initial de San Francisco conservent leurs fiches sans entrer dans ce nombre. Les audiences, durées de films et setlists sont expressément attribuées à leurs sources et ne sont ni des mesures contrôlées sur place ni des programmes supposés invariants.
Poursuivre le dossier : 2014 : quarante-six concerts et l’arrivée de Warren Ham · toutes les années 2012–2017 et les fiches de concerts · 2015 : Caraïbes, Amérique latine et Canada — enquête complémentaire · Toronto et Montréal, 20–21 octobre · 2016 : quarante-deux concerts et le retour en Asie · index général des tournées.












