Yellow-Sub.net · Étude historique · Tournées 2016
Sommaire
Ringo Starr et le All-Starr Band en 2016 : quarante-deux concerts, Cary annulé et le retour en Asie
Du 3 juin au 19 novembre 2016, Ringo Starr et ses six All-Starrs donnent quarante-deux concerts effectivement joués : trente-trois aux États-Unis, huit au Japon et un en Corée du Sud. Un quarante-troisième engagement, prévu à Cary en Caroline du Nord, est annulé en signe de protestation contre la loi HB2. La même date, le 18 juin, voit pourtant le groupe se produire à Nashville : une distinction essentielle pour reconstruire honnêtement ce calendrier. Après une première campagne américaine de vingt et un concerts, une seconde séquence de vingt et un spectacles relie la côte Ouest, le Japon, une première historique à Séoul, Hawaï et la Californie. L’année n’est pas celle d’une nouvelle formation : elle offre plutôt un observatoire de la longévité de l’équipe Ringo–Lukather–Rolie–Rundgren–Page–Ham–Bissonette, de ses répertoires imbriqués et de ses archives parfois trompeuses.
Sommaire de cette étude (19 sections)
1. Quarante-deux concerts joués, mais quarante-trois engagements recensés
Le chiffre utile n’est pas celui des dates simplement annoncées : quarante-deux représentations ont eu lieu. Ce total recoupe la chronologie publiée par The Beatles Bible, les relevés de Setlist.fm et les fiches individuelles disponibles sur Yellow-Sub.net. L’annulation de Cary du 18 juin doit s’ajouter au calendrier documentaire, mais pas au nombre de concerts. De même, le spectacle de Nashville joué ce même 18 juin ne doit pas disparaître au prétexte que le créneau était primitivement associé à la Caroline du Nord.
La ventilation géographique est particulièrement instructive : 33 dates aux États-Unis, huit au Japon et une en Corée du Sud. Ces trois ensembles ne sont pas trois tournées indépendantes. Ils se répartissent entre un segment de juin–juillet et une reprise d’octobre–novembre. Le dernier concert a lieu le 19 novembre au Marin Veterans’ Memorial Auditorium, à San Rafael, en Californie. Le premier avait été donné le 3 juin au Lakeview Amphitheater, près de Syracuse, dans l’État de New York.
2. Comment reconstituer une année sans transformer les annonces en concerts
Le dossier croise trois types de sources : les annonces et bilans officiels (en particulier le communiqué de Ringo Starr du 27 juillet), les témoignages de l’époque (presse américaine, japonaise et sud-coréenne) et les bases de concerts contributives ou les notices documentaires. Une programmation officielle vérifie qu’une date est annoncée ; elle ne prouve pas, seule, qu’un spectacle s’est tenu. Un compte rendu daté ou une trace photographique établissent mieux la réalité d’une représentation. Quant aux listes de chansons, elles sont attribuées à un soir précis, jamais automatiquement étendues à six mois.
Les 43 renvois placés dans les deux tableaux ci-dessous constituent la porte d’entrée vers les fiches événementielles de Yellow-Sub.net. L’intitulé d’une salle peut varier suivant les sources (nom commercial, nom d’époque, traduction) ; la date exacte et la ville restent les premiers points de comparaison. Les anomalies de catalogue, comme l’URL erronée du concert de Spokane, sont signalées sans produire de faux concert supplémentaire.
3. Ringo et six partenaires : une formation stabilisée depuis 2014
En 2016, la formation sur scène réunit Ringo Starr (chant, batterie), Steve Lukather (guitare, chant), Gregg Rolie (claviers, chant), Todd Rundgren (guitare, divers instruments et chant), Richard Page (basse, chant), Warren Ham (saxophone, flûte, harmonica, percussions et chant) et Gregg Bissonette (batterie). Leurs contributions précises peuvent dépendre du titre interprété ; il serait trompeur d’en déduire une distribution instrumentale identique du début à la fin du spectacle.
Cette équipe poursuit le cycle commencé en 2012, avec une modification décisive : Warren Ham a remplacé Mark Rivera en 2014. Le communiqué officiel de juillet 2016 nomme explicitement Ham parmi les All-Starrs, et le témoignage japonais de la première soirée d’Osaka le retrouve au saxophone et aux chœurs. L’étiquette générale de « douzième All-Starr Band », parfois appliquée à toute la période 2012–2017, ne doit pas effacer ce changement de personnel.
4. Deux manches de vingt et un concerts, séparées par plus de trois mois
La première partie parcourt les États-Unis du 3 juin au 2 juillet. Après les salles du Nord-Est, elle descend vers Washington et Nashville, rejoint le Midwest puis se termine en Californie. La seconde s’ouvre le 15 octobre à Snoqualmie, dans l’État de Washington ; elle passe par le Japon et Séoul, traverse le Pacifique jusqu’à Honolulu et s’achève dans l’Ouest américain le 19 novembre. Entre le 2 juillet et le 15 octobre, les fiches du dossier ne recensent pas de concert joué par cette formation.
L’équilibre numérique — 21 concerts au printemps-été, 21 à l’automne — ne doit pas masquer la différence de nature des déplacements. Le premier volet est intégralement américain. Le second compte douze dates américaines, huit japonaises et une coréenne : le voyage asiatique occupe donc près de la moitié des soirées d’automne.
5. Du 3 juin au 2 juillet : vingt et un concerts et une date annulée
La table conserve vingt-deux engagements dans l’ordre des jours. Les vingt et une lignes « Joué » constituent le bilan réel. Les deux lignes du 18 juin ne sont pas un doublon : Cary est annulé, tandis que Nashville accueille un spectacle ce soir-là. Chacune renvoie à la fiche correspondante.
Au-delà des chiffres, ces premières semaines montrent la souplesse géographique du groupe : théâtres du Nord-Est, grandes salles et amphithéâtres, puis une série de déplacements vers l’Indiana, l’Ohio, le Michigan, le Nebraska, le Kansas et le Colorado avant San Diego et Los Angeles. Le calendrier n’est donc pas la simple répétition d’une résidence : le même spectacle doit s’adapter quotidiennement à des salles et à des publics différents.
6. Cary, le 18 juin : un geste politique documenté, non une soirée jouée
Le 13 avril 2016, Ringo annonce l’annulation du concert prévu le 18 juin au Koka Booth Amphitheatre de Cary. La raison invoquée est l’opposition à la loi House Bill 2 (HB2) de Caroline du Nord, adoptée en mars et vivement contestée pour ses dispositions visant les personnes transgenres ainsi que les protections antidiscriminatoires locales. La décision de Ringo intervient dans une mobilisation d’artistes contre cette législation, à laquelle Bruce Springsteen avait pris part peu auparavant.
Les dépêches de l’époque, notamment ABC11, le 13 avril, attestent la nature volontaire et politique de l’annulation. Il ne s’agit ni d’une panne de tournée ni d’une absence de public. Enregistrer Cary comme « concert » produirait une erreur historique et attribuerait aux musiciens une prestation qui n’a pas eu lieu. Le garder comme date annulée fait au contraire apparaître un épisode important de la carrière publique de Ringo.
7. Nashville, 18 et 19 juin : deux concerts réels au Ryman Auditorium
Le même 18 juin que le rendez-vous annulé de Cary, le groupe joue au Ryman Auditorium de Nashville, puis revient dans la salle le 19 juin. Les deux concerts figurent dans les relevés de l’époque et possèdent chacun leur propre fiche. La présence d’une annulation en Caroline du Nord n’interdit donc absolument pas de comptabiliser une représentation le 18 juin : le spectacle documenté s’est simplement tenu dans une autre ville.
Cette situation demande de distinguer trois objets : le concert annoncé à Cary et non joué, le concert réellement joué à Nashville le 18 et celui joué au Ryman le 19. Aucun élément n’autorise ici à présenter les deux soirées de Nashville comme une simple transformation administrative de billets de Cary. Pour les détails de cette bifurcation et de ses sources, voir l’enquête spécifique : Nashville, 18–19 juin 2016 : deux Ryman et un calendrier bouleversé.
8. Un concert étalon : vingt-quatre titres principaux au Ryman, le 18 juin
La setlist contributive du 18 juin 2016 recense vingt-quatre numéros principaux, dans cet ordre. Il s’agit d’un relevé de cette soirée, non d’une liste garantie pour tous les concerts de l’année :
- Matchbox
- It Don’t Come Easy
- What Goes On
- I Saw the Light (Rundgren)
- Evil Ways (Rolie)
- Rosanna (Lukather)
- Kyrie (Page)
- Bang the Drum All Day (Rundgren)
- Boys
- Don’t Pass Me By
- Yellow Submarine
- Black Magic Woman / Gypsy Queen (Rolie)
- You’re Sixteen
- I’m the Greatest
- You Are Mine (Page)
- Africa (Lukather)
- Oye cómo va (Rolie)
- I Wanna Be Your Man
- Love Is the Answer (Rundgren)
- Broken Wings (Page)
- Hold the Line (Lukather)
- Photograph
- Act Naturally
- With a Little Help From My Friends
Le refrain de Give Peace a Chance, associé au final With a Little Help From My Friends, est une citation ou coda dans ce relevé, et non un vingt-cinquième titre autonome. De même, le passage Black Magic Woman / Gypsy Queen est présenté comme un numéro composé de deux pièces associées. En concertographie, expliciter la convention de comptage évite de fabriquer des différences artificielles entre spectacles.
Le programme de Séoul, le 5 novembre, présente également 24 numéros mais remplace à cette position I’m the Greatest par Back Off Boogaloo. Voilà une différence concrète entre juin et novembre — et une raison suffisante pour ne pas coller la même setlist sur les quarante-deux dates.
9. Les Beatles au cœur d’une soirée qui n’est pas un « concert des Beatles »
Les chansons chantées par Ringo construisent un chemin entre son histoire avec les Beatles et son répertoire solo. What Goes On rappelle son crédit d’auteur partagé avec Lennon et McCartney ; Don’t Pass Me By, sa première composition publiée par les Beatles ; Yellow Submarine, Boys et With a Little Help From My Friends ouvrent l’espace du chant collectif. I Wanna Be Your Man, Act Naturally et Matchbox renvoient à d’autres moments de sa carrière de batteur-chanteur.
Sur le versant solo, It Don’t Come Easy, Photograph, You’re Sixteen, I’m the Greatest ou Back Off Boogaloo renvoient à la première décennie après la séparation du groupe. Les rappeler sur scène en 2016 n’en fait pas des nouveautés discographiques. L’intérêt de cette sélection tient au passage constant entre une mémoire beatle et des succès postérieurs que le public associe désormais aussi à la voix de Ringo.
10. Un All-Starr Band : quatre carrières supplémentaires au programme
La particularité du concept n’est pas seulement la présence de musiciens réputés autour d’un ancien Beatle. Ces musiciens dirigent chacun une part du concert. Steve Lukather emmène les chansons de Toto Rosanna, Africa et Hold the Line ; Gregg Rolie porte l’héritage Santana avec Evil Ways, Black Magic Woman / Gypsy Queen et Oye cómo va.
Todd Rundgren fait entendre I Saw the Light, Bang the Drum All Day et Love Is the Answer, lié à l’histoire d’Utopia ; Richard Page défend Kyrie et Broken Wings de Mr. Mister ainsi que You Are Mine. Cette alternance explique les passages de Ringo derrière les fûts lorsque d’autres prennent le chant principal : le concert réunit plusieurs autobiographies musicales, et pas uniquement les chansons d’un artiste invité par six accompagnateurs.
Warren Ham et Gregg Bissonette ne sont pas les « absents » du partage vocal parce que ces titres sont le plus souvent associés à quatre autres leaders : la solidité des chœurs, la couleur des vents, les percussions et le jeu à deux batteries participent à l’identité sonore de cette équipe.
11. Films de scène, vidéos d’arrivée et captation télévisée : trois archives différentes
Le catalogue spécialisé The Beatles on Film, déjà étudié dans la synthèse 2012–2017, associe des documents visuels à quarante des quarante-deux concerts joués de 2016. Il n’y a pas de notice distincte identifiée dans ce répertoire pour Lincoln, le 25 juin, et Reno, le 19 octobre : cette absence de notice ne démontre pas qu’aucune image de ces soirées n’existe ailleurs.
Les durées annoncées illustrent l’hétérogénéité des sources : le film amateur de Cincinnati, le 22 juin, est catalogué pour 121 minutes et 34 secondes ; les fragments associés à Denver ou Thousand Oaks ne dépassent guère une minute et demie. Des images d’arrivée à Osaka ou à Tokyo, et un document attribué au séjour à Séoul avec discordance entre nom de fichier et date de tournage, ne deviennent pas des films de concert sous prétexte qu’ils se rattachent à un déplacement du groupe.
L’archive majeure est la prestation du 21 juin au Foellinger Theatre de Fort Wayne, filmée pour AXS TV. Le programme télévisé est annoncé en première diffusion le 26 mars 2017, comme le précise la présentation contemporaine de l’émission. Le concert a bien eu lieu en 2016 : la date de diffusion en 2017 ne doit pas en modifier la chronologie. Ces indications proviennent d’index et d’annonces ; elles ne doivent pas être confondues avec un visionnage intégral réalisé dans le cadre de cette étude.
12. Du Midwest au Greek Theatre : une première manche achevée le 2 juillet
Après les spectacles de Fort Wayne, Cincinnati et Detroit, l’itinéraire rejoint Lincoln, Wichita, Denver et San Diego. Le 2 juillet 2016, la première partie de l’année se ferme au Greek Theatre de Los Angeles. Des photographies professionnelles datées du 2 juillet confirment la prestation sur cette scène liée à l’histoire du All-Starr Band.
Cette conclusion précède de cinq jours le 76e anniversaire de Ringo, né le 7 juillet 1940. Elle n’est pas son concert d’anniversaire du 7 juillet ; la proximité des dates ne doit pas faire glisser le spectacle de Los Angeles dans une autre catégorie événementielle. Une fois cette séquence terminée, il faut attendre octobre pour retrouver le groupe en tournée.
13. Le communiqué du 27 juillet : une seconde campagne, du Pacifique aux États-Unis
Le communiqué publié par le site officiel de Ringo Starr le 27 juillet 2016 annonce la poursuite de sa formation la plus durable avec des dates en Amérique du Nord et au Japon. Il nomme les six musiciens de l’ensemble et fixe les rendez-vous américains de la côte Ouest, les huit concerts japonais, Séoul, Honolulu puis la dernière partie de l’itinéraire américain. C’est un document privilégié pour vérifier la distribution géographique et le personnel, à confronter aux traces des représentations effectivement tenues.
Sa logique révèle un trajet presque circulaire : Snoqualmie, Spokane, Portland, Reno et Costa Mesa d’abord ; puis Osaka, Nagoya, Fukuoka, Hiroshima et Tokyo ; ensuite Séoul et Honolulu, avant un dernier groupe de six spectacles dans l’Ouest des États-Unis. Il ne faut pas réduire cette tournée à un simple retour « au Japon » : la Corée du Sud constitue une étape distincte, très attendue.
14. Du 15 octobre au 19 novembre : les vingt et un concerts de l’automne
Contrairement à la première manche, les vingt et une lignes ci-dessous correspondent à des concerts joués. Aucun spectacle annulé n’est ajouté à ce segment. Les dates sont celles imprimées dans l’annonce officielle et reprises dans la documentation des salles. La fiche de Spokane conserve une ancienne coquille dans son adresse web, mais sa date réelle est bien le 16 octobre.
15. Le Japon en huit soirées : Osaka, Nagoya, Fukuoka, Hiroshima et Tokyo
La série japonaise débute à Osaka, le 24 octobre, à l’Orix Gekijo, se poursuit à Nagoya le 25, Fukuoka le 27 et Hiroshima le 28, puis se concentre dans la capitale. Tokyo accueille quatre concerts : le 30 octobre au NHK Hall, puis les 31 octobre, 1er et 2 novembre à l’Orchard Hall. Le groupe ne joue donc ni huit fois à Tokyo ni seulement quatre fois au Japon : ce sont deux décomptes différents.
La communication de Universal Music Japan datée du 25 octobre 2016 relate le lancement d’Osaka, devant environ 2 400 spectateurs, et le chant collectif sur Yellow Submarine. Un compte rendu japonais du 25 octobre, consacré au même concert, nomme les sept musiciens, décrit l’ouverture par Matchbox et remarque la présence de Warren Ham aux chœurs et au saxophone. Il souligne aussi le retour de Ringo sur les scènes japonaises après environ trois ans et demi, depuis la précédente visite du groupe.
Ces deux témoignages de première main font mieux qu’une liste de villes : ils donnent accès à l’accueil du public, aux présentations des chansons et à la réalité d’une formation connue en Europe et aux États-Unis mais que de nombreux spectateurs japonais retrouvent dans une configuration légèrement modifiée depuis 2013.
16. Séoul, le 5 novembre : la première venue de Ringo Starr en concert en Corée du Sud
Le concert du 5 novembre 2016 au Jamsil Indoor Stadium de Séoul est un véritable jalon de la tournée. L’agence de presse Yonhap annonce dès le 20 juillet qu’il s’agira de la première prestation en concert de Ringo Starr en Corée du Sud. L’organisateur World Show Market confirme alors la date et la salle. Il ne s’agit pas de la première visite de tout musicien issu des Beatles dans le pays : Paul McCartney y avait donné un concert en 2015. La portée du jalon est propre à Ringo.
Le spectacle est attesté par un reportage publié le 5 novembre par OSEN, qui évoque environ 4 000 spectateurs, et par des photographies datées de la représentation. Le relevé contributif des chansons propose vingt-quatre titres principaux, avec Back Off Boogaloo là où celui du Ryman en juin mentionnait I’m the Greatest. L’accueil coréen, la présence de la presse locale et cette variation musicale font de Séoul autre chose qu’une simple escale sur une carte.
17. D’Honolulu à San Rafael : la traversée du Pacifique et les derniers concerts américains
Le 8 novembre, la tournée rejoint le Blaisdell Arena d’Honolulu. Hawaï joue ici un rôle de charnière géographique entre la série asiatique et les derniers spectacles américains. L’équipe reprend ensuite à Thousand Oaks le 11 novembre, passe par Indio le 12, Las Vegas le 13, Phoenix le 15 et Stockton le 17, puis s’arrête à San Rafael le 19 novembre.
Ces six dernières dates, toutes aux États-Unis continentaux, ferment non seulement la seconde manche mais la totalité du calendrier public de 2016 retenu dans ce dossier. Il ne faut pas confondre cette sortie d’automne avec la résidence de Las Vegas de l’année suivante : les huit soirées consécutives au Planet Hollywood appartiendront à 2017, et non à 2016.
18. Spokane, le 16 octobre, et le sens de la continuité jusqu’en 2017
Un piège d’archives mérite d’être conservé à la vue du lecteur. La fiche Yellow-Sub.net de Spokane contient « 2016-10-06 » dans son ancienne URL. Pourtant, son intitulé et le communiqué officiel du 27 juillet placent le concert au 16 octobre 2016. L’URL est un identifiant hérité, pas une preuve de date. Le tableau retient donc le 16 octobre et ne crée aucun faux spectacle le 6.
Plus profondément, 2016 est l’année où la stabilité de l’équipe devient un fait historique à part entière. Le programme se transmet d’un continent à l’autre, tout en conservant de petites différences entre juin et novembre. En 2017, ces mêmes six partenaires accompagneront Ringo sur vingt et une dates américaines, avant un renouvellement annoncé pour 2018. Pour mesurer cette conclusion de cycle, voir l’étude consacrée à 2017 : vingt et un concerts, huit soirées à Las Vegas et la fin de la formation.
La continuité n’est donc pas une absence d’histoire. Elle se lit dans la répartition du chant, la manière de faire dialoguer des succès des années 1960, 1970 et 1980, la place croissante de Warren Ham, le souci de Ringo de maintenir sur scène un collectif et l’existence même de nouvelles archives d’une tournée à l’autre.
19. Sources, recoupements et navigation dans le dossier
- Ringo Starr, site officiel, 27 juillet 2016 : calendrier d’automne et composition exacte de l’équipe.
- The Beatles Bible, entrée du 3 juin 2016 : ouverture de tournée et renvoi à la chronologie des quarante-deux concerts ; à recouper avec les fiches événementielles.
- ABC11, 13 avril 2016 : annulation de Cary en réaction à HB2.
- Setlist.fm, Ryman Auditorium, 18 juin 2016 et Séoul, 5 novembre : listes contributives, à rapporter à leur date exacte ; distinction entre 24 numéros et coda.
- Universal Music Japan, 25 octobre 2016 et compte rendu japonais du concert d’Osaka : salle, musiciens et accueil de la première soirée japonaise.
- Yonhap, 20 juillet 2016 et OSEN, 5 novembre 2016 : annonce de la première venue de Ringo en Corée du Sud, puis compte rendu du concert joué.
- Best Classic Bands, mars 2017 : captation AXS TV du concert du 21 juin 2016 à Fort Wayne, annoncée pour diffusion le 26 mars 2017.
- Steve Lukather, archives 2014 : remplacement de Mark Rivera par Warren Ham, préalable à la distribution de 2016.
Les chiffres de l’étude reposent sur les représentations jouées et distinguent explicitement une annulation, les annonces officielles, les relevés musicaux et les traces audiovisuelles. Les informations sur les films proviennent d’un catalogue documentaire et non de la vision directe de chaque enregistrement. Si une fiche conserve une ancienne graphie de salle ou une URL mal datée, la correction historiographique est explicitée dans le texte sans effacer son adresse publique.
Poursuivre le dossier : 2015 : trente-huit concerts, l’album et les tournées américaine et latino-américaine · toutes les années 2012–2017 et les fiches de concert · Nashville 2016 : le double Ryman · Japon, Corée et Hawaï : enquête complémentaire · 2017 : fin de cycle · index général des tournées.












