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Sommaire
De 2012 à 2026 : comment le répertoire du All-Starr Band a changé sans perdre son identité
Toto, Santana, Mr. Mister, 10cc puis Average White Band : quinze ans de transformations musicales autour du noyau scénique de Ringo Starr.
La douzième formation, une longue expérience de stabilité
De 2012 à 2017, Ringo dispose d’une formation remarquablement durable, avec Steve Lukather, Gregg Rolie, Todd Rundgren, Richard Page, Gregg Bissonette et des multi-instrumentistes tels que Mark Rivera et Warren Ham selon les périodes. Les chansons de Toto, Santana, Mr. Mister et Rundgren deviennent une grande part du répertoire. Les nombres de représentations varient selon l’année, de vingt et une en 2017 à quarante-six en 2014, mais le concept reste celui d’une alternance des chanteurs.
En 2018, Graham Gouldman ouvre une nouvelle fenêtre
La treizième formation accueille Graham Gouldman, lié à 10cc, tandis que Colin Hay est présent avec le patrimoine de Men at Work. Dreadlock Holiday, I’m Not in Love et The Things We Do for Love entrent dans le spectacle, à côté de Rosanna, Africa et Evil Ways. Ce changement de chanson ne constitue pas nécessairement une transformation radicale des autres musiciens, mais il rend le concert identifiable par des répertoires qui n’étaient pas ceux de la période 2012–2017.
2019 : Hamish Stuart remplace le catalogue de 10cc
Le quatorzième All-Starr Band associe Steve Lukather, Colin Hay, Gregg Rolie, Hamish Stuart, Warren Ham et Gregg Bissonette. Stuart donne une place à Pick Up the Pieces, Cut the Cake et Work to Do, liés à l’Average White Band et à ses sources soul. La présence de Stuart modifie l’ordre des chansons et certaines couleurs musicales, sans qu’il faille attribuer toutes ces œuvres à son seul nom. Le concert filmé au Greek Theatre appartient à cette configuration.
2020 et 2021 : ne pas inventer des tournées
La pandémie entraîne des reports successifs d’engagements. Des événements annoncés ne deviennent pas des concerts joués. Lorsque le groupe reprend au printemps 2022, il faut donc repartir des dates effectivement programmées puis confirmer leur tenue. Cette distinction est importante pour les statistiques de chansons : une œuvre mentionnée dans un programme promotionnel de 2020 ne peut être comptée comme interprétée sur scène cette année-là sans preuve.
2022–2023 : Edgar Winter apporte le rock instrumental
La quinzième formation réunit Ringo, Steve Lukather, Colin Hay, Warren Ham, Hamish Stuart, Gregg Bissonette et Edgar Winter. Ce dernier peut réintroduire Free Ride et Frankenstein dans le programme. Le test positif d’Edgar Winter puis celui de Lukather pendant la tournée de juin 2022 provoquent des absences et reports ; leur présence sur l’affiche ne suffit pas à établir qu’ils participent à chaque représentation.
2024 : le changement progressif des claviers
Buck Johnson apparaît dans les communications du groupe comme remplaçant puis membre de la formation. Les annonces de septembre 2024 précisent son rôle aux claviers, après la période liée à Edgar Winter. Ce changement ne permet pas d’affirmer automatiquement que toutes les chansons de Winter disparaissent, mais il justifie la comparaison des setlists datées et des instruments réellement joués.
2025 et 2026 : la seizième incarnation
Les communications officielles de 2025 puis de 2026 présentent Ringo avec Steve Lukather, Colin Hay, Warren Ham, Hamish Stuart, Gregg Bissonette et Buck Johnson. La période est ainsi marquée par la continuité d’une équipe qui rassemble les succès de Toto, Men at Work et Average White Band, encadrés par les chansons de Ringo. Les concerts doivent néanmoins être étudiés individuellement : même une formation stable n’impose pas une setlist constante.
Un concept plus stable que ses musiciens
De 2012 à 2026, les noms évoluent et les chansons d’une formation se retirent ou reviennent. Le principe du All-Starr Band demeure : un orchestre de solistes reconnus soutient le maître de cérémonie et laisse chaque artiste représenter une partie de son histoire musicale. Pour l’encyclopédie, la meilleure organisation distingue année, formation, concert et œuvre ; elle évite de présenter l’un de ces éléments comme un substitut aux autres.
Trois changements que la chronologie doit séparer
L’évolution du groupe se lit à travers trois variables indépendantes : la composition de la formation, le catalogue des chansons et l’itinéraire des concerts. Une même distribution peut conserver des tubes tout en changeant leur ordre ; un nouvel artiste peut introduire ses œuvres sans modifier les autres numéros ; une tournée plus courte ne signifie pas nécessairement un répertoire plus réduit.
Le tableau des années doit donc comporter, à côté des chiffres des dates réellement jouées, les annonces et reports lorsqu’ils sont documentés. Il serait trompeur d’intégrer une représentation annulée dans le compte des concerts exécutés, tout comme de confondre les étapes du printemps et de l’automne d’une même année.
De 10cc à l’Average White Band
Le passage de Graham Gouldman à Hamish Stuart ne correspond pas à une simple substitution d’un nom sur une affiche. Il remplace dans l’équilibre du spectacle des constructions pop de 10cc, comme I’m Not in Love ou Dreadlock Holiday, par la tradition soul et funk illustrée notamment par Cut the Cake et Work to Do.
Pour comprendre ce déplacement, il faut revenir aux albums originaux, aux auteurs des chansons et aux arrangements de leurs premiers interprètes. La captation du Greek Theatre en 2019 offre ensuite un document utile sur la traduction de ce langage dans un orchestre où coexistent aussi Toto, Men at Work, Santana et le répertoire de Ringo.
La continuité officielle de 2026
Les communiqués officiels du printemps et de l’automne 2026 donnent la formation suivante : Ringo Starr, Steve Lukather, Colin Hay, Hamish Stuart, Warren Ham, Gregg Bissonette et Buck Johnson. Ce renseignement constitue une base solide pour les crédits généraux des fiches, sans supprimer l’obligation de vérifier les particularités d’une soirée.
Les douze dates annoncées du 28 mai au 14 juin 2026 et les dix concerts d’automne rendus publics en juillet appartiennent au même millésime, mais à des étapes distinctes. Les études de répertoire doivent préserver leurs contours, surtout lorsqu’elles comparent des set-lists, des rappels ou des invités.
Du catalogue individuel à la voix qui porte la chanson
Pour comprendre l’évolution de 2012 à 2026, il faut séparer le retour d’une œuvre connue de la présence de l’artiste chargé de la chanter. Une formation peut conserver plusieurs chansons de Toto tout en remplaçant un claviériste ; inversement, le départ d’un chanteur associé à 10cc peut entraîner la disparition de plusieurs morceaux même lorsque la section rythmique demeure. Le titre interprété constitue une information, son auteur une autre, son soliste à une date précise une troisième. Ce sont trois clés de classement différentes, qui doivent être rapprochées sans être confondues.
Entre la formation de 2012 et celles de 2019 puis 2025, la lecture des programmes révèle un passage progressif de certains classiques pop et rock vers des titres liés à la soul et au funk. Il ne s’agit pas d’un abandon uniforme des chansons précédentes : le noyau des interprétations de Ringo, les succès apportés par Steve Lukather et Colin Hay et les introductions instrumentales se combinent selon les années. La comparaison des listes ne devient historique qu’à condition de conserver la date du concert, l’identité du chanteur principal et les éventuelles variations de durée ou de médley.
Cette approche évite deux pages concurrentes : la présente étude compare les changements de programme, tandis que l’étude des voix et des chœurs analyse comment les chanteurs occupent successivement la scène. Les détails d’une interprétation particulière doivent rester dans la notice du concert concerné.
Comparer les répertoires sans effacer les variantes
Pour analyser l’évolution du All-Starr Band entre 2012 et 2026, il faut distinguer la liste habituelle d’une formation du déroulement documenté d’une représentation précise. Un programme répété pendant plusieurs soirs n’autorise pas à recopier automatiquement son ordre sur chaque fiche datée : remplacement d’un morceau, intervention d’un invité ou rappel écourté constituent des variantes qui doivent rester visibles lorsque les témoignages les attestent. La comparaison musicale gagne à mesurer séparément la place des chansons chantées par Ringo, celle des succès personnels des autres musiciens et les citations collectives du final. Une statistique établie à partir d’un seul concert n’est pas une description exhaustive de toute la tournée.
Trois niveaux de lecture pour suivre les changements
La synthèse présente l’évolution globale des programmes, les pages de tournées restituent le calendrier et ses particularités, tandis que le catalogue des œuvres relie chaque morceau à son histoire. Cette répartition évite de créer des notices concurrentes pour des chansons identiques simplement parce qu’elles reviennent dans plusieurs formations. Pour les périodes récentes, il convient également de distinguer une annonce de distribution d’un concert effectivement joué, particulièrement lorsqu’un remplacement intervient entre la communication initiale et la scène.












