Wings à Édimbourg en 1973 : bandeau des archives du groupe

WINGS · DISCOGRAPHIE PARALLÈLE · ALBUMS DE MEMBRES ET PSEUDONYMES

Autour des Wings : McGear, Holly Days, Japanese Tears et les disques sous pseudonyme

Entre 1972 et 1980, les musiciens des Wings travaillent sur des publications qui ne portent pas toutes le nom du groupe : McGear avec Mike McCartney, Holly Days et Japanese Tears de Denny Laine, Seaside Woman de Linda sous le pseudonyme Suzy and the Red Stripes, et le 45 tours de The Country Hams. Ce dossier distingue albums officiels, projets personnels, collaborations de studio, œuvres sous pseudonyme et rééditions, puis oriente vers les monographies de collection sans reproduire leurs contenus.

Albums des Wings, albums solo et productions apparentées : trois catégories distinctes

La discographie officielle des Wings repose sur les sept albums studio publiés sous ce nom entre 1971 et 1979. Mais le travail du groupe ne s’interrompt pas aux frontières de ses pochettes : ses membres participent à des disques d’autres artistes, enregistrent des titres sous pseudonyme et réalisent des projets solos en parallèle de la tournée mondiale. Pour le chercheur, l’enjeu n’est pas d’élargir artificiellement le nombre des albums du groupe ; il est de reconstituer les réseaux de séances, de personnes et d’éditeurs qui entourent ces sept disques.

L’exemple le plus parlant est McGear, publié en 1974 sous le nom de Mike McGear, le frère de Paul McCartney. Paul le produit et des membres des Wings participent aux bandes, mais il ne devient pas pour autant une huitième publication originale du groupe. Holly Days, album de Denny Laine, appartient au même voisinage discographique sous une forme différente. Japanese Tears, publié en 1980 par Laine, rend accessibles des enregistrements liés à différentes périodes des Wings. Enfin, Seaside Woman, porté par Linda sous le nom Suzy and the Red Stripes, pose un problème particulier de crédit commercial et de création collective.

Pourquoi cette page ne double ni les fiches d’albums, ni les chansons hors LP

La présente étude est un répertoire des projets attribués à d’autres artistes ou à des pseudonymes. Elle ne décrit pas une deuxième fois les matrices, les pochettes et les variantes territoriales déjà inventoriées dans le guide des pressages. Elle n’est pas non plus le catalogue des faces B officiellement signées Wings : cet objet est traité dans « Wings hors albums ». Les deux corpus se croisent lorsque des sessions ou des musiciens sont partagés, mais ne répondent pas à la même question.

La distinction s’établit grâce à cinq données à conserver pour chaque publication : le nom de l’artiste figurant sur l’étiquette, le producteur crédité, les interprètes réellement présents dans les séances, le numéro de catalogue de l’édition étudiée et la date de publication sur un territoire déterminé. Une musique enregistrée par plusieurs membres du groupe peut être commercialisée comme disque d’un artiste invité. À l’inverse, une œuvre écrite par McCartney ne suppose pas que les Wings l’aient interprétée.

1972 : les premières collaborations et la voix de Linda

Dès 1972, les activités de Paul, Linda et Denny Laine débordent la logique du groupe pris comme marque commerciale. Linda écrit et chante Seaside Woman, chanson associée à l’intérêt des McCartney pour les rythmes caribéens. Les premières années des Wings constituent un contexte de laboratoire : plusieurs titres enregistrés au cours d’une période ne paraissent pas immédiatement. La chronologie d’une œuvre comprend des séances, des révisions, des choix de distribution et parfois plusieurs années de décalage avant la sortie.

On trouve la même logique dans les projets personnels de Denny Laine. Certaines compositions restent en dehors du catalogue original des Wings, puis reparaissent sous son propre nom dans une édition ultérieure. Une date portée sur un vinyle de 1980 ne doit pas être appliquée rétroactivement à une prise enregistrée en 1972. Pour ces recherches, la biographie de Denny Laine et les crédits d’auteurs offrent les entrées biographiques, tandis que les fiches d’œuvres conservent la provenance des bandes.

McGear (1974) : Mike McCartney et le prolongement collectif des Wings

Peter Michael McCartney, connu artistiquement sous le nom de Mike McGear, publie en septembre 1974 un album produit par son frère Paul. La genèse remonte à une collaboration qui devait initialement donner un single, puis prend l’ampleur d’un LP complet. Le projet mobilise Paul et plusieurs musiciens liés aux Wings de cette période. L’étude des séances doit séparer les changements de personnel survenus au sein des Wings, les invités participant au disque et les collaborateurs de studio extérieurs, sous peine de construire a posteriori un line-up fixe qui n’a pas existé.

McGear possède son propre titre, son identité d’artiste et son circuit commercial, notamment chez Warner Bros. Il comporte dix chansons dans le programme original étudié par la monographie dédiée. Le nom du producteur et la présence de musiciens des Wings sur plusieurs plages sont essentiels pour le rattacher à l’encyclopédie ; ils ne permettent pas de modifier l’auteur principal de l’album. Le disque est une occasion précieuse de comprendre comment les compétences musicales collectives peuvent être employées au service d’une personnalité extérieure au groupe.

Les 45 tours de McGear : une autre chronologie que celle des Wings

Les singles liés à McGear, dont Leave It, possèdent une histoire commerciale propre, avec des faces B et parfois des rééditions qui ne coïncident pas avec les dates de publication des LP des Wings. Une annonce dans la presse de septembre 1974 mentionne un 45 tours Leave It / Sweet Baby, produit par Paul McCartney, tout en présentant l’album à venir. Le lecteur doit distinguer la promotion du single et le lancement effectif du LP : l’ordre de la publicité ne donne pas nécessairement celui des séances.

L’enregistrement d’une chanson de McGear peut avoir été lancé avant les séances réunissant l’effectif élargi de Wings en 1974. C’est pourquoi un détail de bande ou de crédit ne doit pas être recopié d’une œuvre à la suivante par simple proximité de dates. Les travaux de l’histoire des enregistrements du groupe expliquent cette coexistence de projets, tandis que la page McGear développe le programme piste par piste et les éditions de collection.

The Country Hams (1974) : un autre nom sur l’étiquette

En 1974, Paul McCartney publie Walking in the Park with Eloise sous le nom The Country Hams. L’œuvre, associée à l’histoire familiale de Paul, paraît dans un cadre où l’identité commerciale ne reprend pas explicitement le nom des Wings. Des séances menées à Nashville et des collaborations avec des instrumentistes extérieurs lui donnent une place particulière. Il ne faut donc classer ce disque ni automatiquement comme single ordinaire des Wings, ni comme œuvre exclusive d’un groupe de country américain indépendant des McCartney.

La face opposée, Bridge on the River Suite, possède une histoire de sessions qu’il faut étudier indépendamment. Une partie du travail remonte à des séances antérieures, ce qui interdit de dater les deux pistes d’une même journée au seul motif qu’elles sont réunies sur un 45 tours. Les catalogues nationaux peuvent attribuer des références ou des intitulés légèrement différents. Pour les vérifications de pressage, consulter le guide détaillé de Country Hams, qui distingue UK, France, Allemagne, États-Unis et Japon lorsque les objets sont attestés.

Holly Days (1977) : Denny Laine au premier plan, Paul et Linda dans l’atelier

L’album Holly Days est publié sous le nom de Denny Laine le 6 mai 1977 au Royaume-Uni. Il rend hommage au répertoire de Buddy Holly, chanteur essentiel aux débuts du rock britannique. Les séances appartiennent à l’été 1976, au Rude Studio de la propriété des McCartney en Écosse. Paul produit l’album et joue l’essentiel des accompagnements, avec la participation vocale et instrumentale de Linda. Il s’agit donc d’un projet fondamental pour comprendre le fonctionnement privé des trois musiciens, mais pas d’un album officiel de leur formation collective.

La configuration du LP original comprend dix plages, l’une étant un medley réunissant deux compositions. Il ne faut donc pas transformer une différence de méthode de comptage en contradiction sur les titres publiés. Le son fait volontairement référence aux conditions de production du rock des années 1950, avec un travail quatre pistes, des éléments monophoniques et des effets de pseudo-stéréo. La monographie de Holly Days décrit les dix plages, les sessions et les références EMI britannique et Capitol américaine. La présente page se limite à définir pourquoi ce disque appartient à la constellation des Wings sans se substituer à l’étude collector.

Suzy and the Red Stripes : Linda McCartney signée sous un pseudonyme

Le titre Seaside Woman constitue l’un des cas les plus intéressants de discographie parallèle. La chanson est écrite par Linda McCartney, interprétée avec des musiciens des Wings, mais commercialisée sous le pseudonyme Suzy and the Red Stripes. Ce crédit présente la musique d’une artiste trop souvent ramenée à son rôle d’épouse ou de choriste ; il importe de conserver son identité d’autrice, sa voix et le nom de groupe inscrit sur les différentes éditions. Le pseudonyme fait également écho aux références jamaïcaines présentes dans la vie musicale des McCartney au début des années 1970.

La publication n’intervient pas simultanément dans tous les pays. L’édition américaine est documentée en 1977 ; une publication britannique intervient en 1979, avec des caractéristiques commerciales distinctes. Par conséquent, l’indication vague « single des Wings, 1977 » serait une simplification trompeuse. Il faut distinguer le travail de studio réalisé plusieurs années auparavant, l’artiste commercial, la date propre à chaque marché et les formats ultérieurs. La fiche encyclopédique de Seaside Woman détaille ces étapes et les questions de crédits.

Japanese Tears (1980) : un disque solo de Denny Laine et une archive de plusieurs époques

Lorsque Denny Laine publie Japanese Tears en 1980, le contexte n’est plus celui des grands concerts américains des Wings. L’année a été marquée par l’annulation de la tournée japonaise de janvier. L’album réunit pourtant des enregistrements et des compositions de périodes différentes ; certaines bandes permettent de retrouver des situations d’écriture ou de studio liées au groupe de McCartney. Son statut demeure celui d’une publication solo de Laine : l’historien ne peut en faire un album posthume des Wings ni attribuer les mêmes musiciens à toutes les plages.

L’édition britannique de référence est associée au label Scratch, notamment sous la référence SCRL 5001. Le programme est étudié à travers quatorze chansons dans le guide spécialisé de Japanese Tears. Les catalogues de 1980 et les rééditions américaines ou continentales présentent des différences de distribution dont il faut garder les dates distinctes. Surtout, un titre capté ou travaillé dans les années 1970 ne devient pas « enregistré en 1980 » du seul fait de son inclusion dans le LP.

I Would Only Smile, Send Me the Heart, Weep for Love : suivre les bandes

Trois compositions associées aux projets de Denny Laine permettent de comprendre comment des chansons traversent les frontières d’albums. I Would Only Smile appartient aux tentatives discographiques des premiers Wings et au répertoire de scène de 1972. Send Me the Heart renvoie au travail de 1974 à Nashville, tandis que Weep for Love appartient à la dernière partie de la décennie. Leur réunion dans les publications personnelles de Laine n’efface pas la singularité de chaque période d’enregistrement.

Le dossier propose des monographies dédiées : I Would Only Smile, Send Me the Heart et Weep for Love. Il faut y vérifier auteurs, formation, lieu, mixages et premières publications plutôt que leur attribuer automatiquement l’année du LP de 1980. Une œuvre, une bande et une commercialisation constituent trois objets différents, même lorsqu’un même titre les relie.

Thrillington (1977) : un faux voisin à ne pas attribuer aux Wings

L’album Thrillington, publié sous le pseudonyme Percy « Thrills » Thrillington le 29 avril 1977, offre un excellent contre-exemple. Il réarrange instrumentalement les chansons de Ram, projet de Paul et Linda McCartney antérieur aux albums des Wings. Les séances orchestrales, dirigées par Richard Hewson, datent de juin 1971, avant la formation du groupe qui enregistrera Wild Life. La parution tardive n’autorise pas à le transformer en album caché des Wings de 1977.

Ce disque peut figurer dans les renvois de l’encyclopédie pour éclairer la carrière de McCartney, mais sa place première est dans la discographie solo ou pseudonyme de Paul. Cette exclusion raisonnée est indispensable dans les pages de collection : si l’on ajoutait tous les projets solos publiés pendant la durée des Wings, le catalogue finirait par absorber l’ensemble du travail de Paul McCartney et perdrait son périmètre scientifique. La frontière entre chronologie de publication et appartenance réelle à un groupe doit donc demeurer explicite.

L’importance des crédits d’auteur et d’interprète, particulièrement pour Linda

Dans les livres consacrés aux Wings, les collaborations extérieures ont longtemps été présentées sous la formule générale « produits par Paul McCartney ». Cette indication est souvent correcte, mais insuffisante. L’auteur d’un morceau, la personne qui le chante, son producteur et les instrumentistes sont des fonctions autonomes. Seaside Woman illustre cette question avec une grande netteté : Linda McCartney signe une composition, la chante et lui donne un environnement stylistique que les musiciens du groupe contribuent à réaliser.

L’album Holly Days confirme par ailleurs la participation de Linda aux réalisations parallèles de Denny Laine. Sa présence n’implique pas qu’elle soit une invitée anonyme ; elle fait partie d’un noyau musical et familial déterminant. Les études biographiques sur Linda McCartney et les fiches de crédits d’auteurs permettent d’approfondir ces fonctions sans les confondre.

Tableau de classification : la nature de cinq publications

Un tableau de synthèse doit distinguer l’artiste principal et la relation exacte aux Wings. Les informations ci-dessous établissent les catégories de travail, sans remplacer les tableaux de pressages détaillés des monographies. La date indiquée concerne la publication commerciale initiale généralement retenue sur le marché principal, sauf indication contraire ; elle ne doit pas être appliquée à l’ensemble des territoires.

Les relations musicales n’ont pas toutes la même force : un ensemble de bandes interprétées par les membres du groupe pour un autre artiste, un disque solo enregistré par trois membres, un single pseudonyme et un album d’archives postérieur ne peuvent être regroupés qu’au moyen d’un classement explicite. Cette méthode évite de créer un faux inventaire de « douze albums studio des Wings » lorsque seuls sept portent officiellement ce crédit.

Première édition Objet Artiste crédité Relation aux Wings
1974 McGear Mike McGear Album produit par Paul avec des musiciens des Wings
1974 Walking in the Park with Eloise The Country Hams Single pseudonyme lié aux séances de Nashville
1977 Holly Days Denny Laine Album solo produit par Paul avec Linda
1977 US / 1979 UK Seaside Woman Suzy and the Red Stripes Single écrit et chanté par Linda, musiciens des Wings
1980 Japanese Tears Denny Laine Album solo comprenant des bandes de plusieurs périodes

Ce que le collectionneur doit photographier et relever

Pour les éditions physiques, le premier niveau de vérification est l’objet lui-même : pochette recto et verso, nom d’artiste, numéro de catalogue, label, pays, inscriptions de matrice, sous-pochette, autocollants et éléments promotionnels éventuellement conservés. Deux exemplaires du même album peuvent différer par le marché, la date d’impression ou l’état des accessoires d’origine. Un autocollant ou un obi ne permet pas à lui seul d’identifier un master sonore différent ; à l’inverse, deux pochettes identiques peuvent recouvrir des références territoriales distinctes.

Il convient également de consigner les années de sessions quand elles sont documentées. Pour Holly Days, l’enregistrement appartient à 1976 alors que la publication survient en 1977. Pour Japanese Tears, certaines prises précèdent nettement 1980. Pour Seaside Woman, les éditions américaine et britannique ne sont pas contemporaines. Cette méthode garantit la qualité d’une discographie internationale, sans inventer de jour exact pour un pressage que l’on n’a pas observé.

Comment lire les albums adjacents sans brouiller l’attribution

Une encyclopédie doit conserver séparément la chronologie des œuvres et celle des supports. McGear est une publication créditée à Mike McCartney, bien que plusieurs Wings y participent ; Holly Days reste un album de Denny Laine produit par Paul ; Japanese Tears est un album solo comprenant des bandes de provenances diverses. Pour chaque disque, il faut distinguer l’artiste porté sur la pochette, les participants aux séances et les responsabilités de production. Ces champs ne sont pas interchangeables. Une réédition qui révèle une maquette inédite ne transforme pas rétroactivement le disque original en album du groupe.

Pour prolonger l’étude sans répéter trois fois les mêmes faits : Holly Days : étude complète du LP, des prises et des pressages ; les hors-albums crédités aux Wings ; la méthode des pressages internationaux. La présente synthèse conserve son rôle : identifier et classer les productions apparentées, puis orienter vers leurs notices respectives.

McGear et Holly Days : deux albums avec des musiciens des Wings, mais deux artistes principaux

Les collaborations du groupe avec Mike McCartney et Denny Laine sont essentielles pour comprendre son activité entre les albums officiels. McGear en 1974 possède son interprète principal, sa maison de disques et son programme propre, même lorsque Paul McCartney produit ou joue et que plusieurs membres des Wings participent aux enregistrements. Holly Days, publié sous le nom de Denny Laine, adopte quant à lui le répertoire de Buddy Holly et utilise l’atelier musical du cercle McCartney. Ces disques ne doivent pas être rangés parmi les sept albums studio de Wings. Ils méritent plutôt des renvois croisés à partir des musiciens et des chansons, avec une distinction nette entre crédit d’interprète, crédit de production et contribution instrumentale.

Country Hams et Suzy and the Red Stripes : le pseudonyme concerne le disque, pas l’identité de l’œuvre

Le nom Country Hams accompagne notamment Walking in the Park with Eloise, composition de Jim McCartney enregistrée dans le contexte des séances de Nashville. L’étiquette ne transforme pas le père de Paul en membre des Wings, pas plus qu’elle ne permet d’attribuer automatiquement aux mêmes instrumentistes les deux faces du 45 tours. Le pseudonyme Suzy and the Red Stripes renvoie à la publication de Seaside Woman et à la place de Linda McCartney comme auteur et interprète. Dans les deux cas, l’identité commerciale est un élément de catalogage à conserver, sans effacer l’auteur réel de la chanson, ses différentes sessions et les musiciens présents sur chaque version.

Japanese Tears : une publication de 1980 à partir de plusieurs périodes

L’album de Denny Laine contient des chansons dont certaines avaient été composées ou enregistrées avant sa parution. Send Me the Heart, liée à Nashville en 1974, en constitue un exemple utile. La date de première publication sur un LP ne peut pas devenir la date de création de tous les titres. Le catalogue doit distinguer les bandes des Wings, les enregistrements personnels de Laine et les opérations de mixage ou de publication réalisées plusieurs années après les premières prises. Une chanson enregistrée pendant une période de travail collectif n’acquiert pas automatiquement le statut de morceau officiellement publié sous le nom Wings.

Thrillington : une identité de producteur, mais pas une session de Wings

L’album instrumental Thrillington réinterprète le répertoire de Ram dans un langage orchestral. Il possède une histoire de production et d’attribution particulière, liée à l’identité de Percy « Thrills » Thrillington. La proximité des projets de McCartney ne suffit pas à intégrer ce disque dans la discographie des Wings. En revanche, l’étude des arrangements peut éclairer les intérêts musicaux que l’on retrouve plus tard dans plusieurs chansons du groupe. Le classement doit donc reposer sur le nom figurant sur le support, l’origine des œuvres, les dates de sessions et la contribution de chacun, plutôt que sur une extension arbitraire du mot « Wings » à tout projet financé ou encouragé par Paul.

Un parcours de lecture sans canibalisation

L’objectif de la présente page est de guider trois usages : comprendre rapidement les objets parallèles, comparer leur statut par rapport aux albums officiels des Wings et atteindre les notices spécialisées lorsque l’on recherche les chansons, les sessions ou les matrices. Pour l’histoire du groupe, revenir à l’accueil encyclopédique Wings. Pour les albums signés Wings, consulter la discographie officielle. Pour les faces B, les singles et les enregistrements hors LP du groupe, suivre les titres hors albums.

Pour les études monographiques, les liens de référence sont : McGear (1974), Holly Days (1977), Seaside Woman, Japanese Tears (1980) et The Country Hams (1974). Les chronologies de 1974, 1977 et 1980 replacent les publications dans leur année sans effacer les différences de dates d’enregistrement.