À 83 ans, Ringo Starr avance sans nostalgie : tournée millimétrée avec son All-Starr Band, relais entre classiques et surprises (“With a Little Help…”, “Yellow Submarine”, “Octopus’s Garden”), atelier Star Art au Venetian et bénéfices pour la Lotus Foundation. Curieux, il peint, pratique le spin art et s’est même amusé avec Kid Pix. Côté archives, il annonce un Anthology 4 (démos, prises, remixes de Giles Martin) et une série sur Disney+. Prochain cap : un album country avec T-Bone Burnett, où il chante, compose et bat.
« Octopus’s Garden », écrite par Ringo Starr et parue sur Abbey Road en 1969, naît d’une inspiration en Sardaigne après son départ temporaire des Beatles. Développée avec l’aide de George Harrison, la chanson se distingue par son atmosphère aquatique, ses effets de bulles en studio et ses harmonies douces. Considérée d’abord comme une pièce légère, elle est devenue au fil des décennies un symbole de refuge et d’amitié, dernière chanson des Beatles chantée par Ringo. Elle illustre l’alchimie collective du groupe et l’art d’habiller une idée simple en vignette pop durable.
Vingt-cinq ans après sa sortie, la compilation 1 des Beatles continue de susciter des débats passionnés parmi les fans. Si l’album aligne 27 titres ayant atteint la première place des charts britanniques ou américains, certains morceaux divisent plus que d’autres. Sur les forums, des chansons comme Yellow Submarine, Love Me Do, Hello, Goodbye ou The Ballad of John and Yoko sont régulièrement citées comme les « pires » du disque. Mais ces critiques révèlent surtout la tension entre popularité historique et appréciation esthétique actuelle. Derrière la controverse, 1 demeure un document unique et un best-seller incontournable.
Paul McCartney révèle les origines de « Eleanor Rigby », l’icône de solitude de Revolver (1966). Inspirée par des rencontres avec des vieilles dames de Liverpool, l’actrice Eleanor Bron, une enseigne Rigby à Bristol et un annuaire pour Père McKenzie, la chanson mêle fiction et réalité. George Martin orchestre un octuor à cordes, tandis que Lennon et Harrison contribuent au texte et aux harmonies. Sortie en double face A avec « Yellow Submarine », elle devient un manifeste de la pop orchestrale et de la narration sociale.
Yellow Submarine est un paradoxe dans l’histoire des Beatles : chanson enfantine perçue comme une légèreté par Lennon et McCartney, elle devient pourtant un immense succès populaire. Sortie en 1966, elle atteint les sommets des charts et marque durablement l’image du groupe. Initialement vue comme une blague, elle s’impose avec le temps comme un hymne intemporel. Malgré les critiques, elle devient le symbole d’un univers psychédélique, notamment grâce au film d’animation qui lui est consacré en 1968.
Malgré leur succès planétaire, certaines chansons emblématiques des Beatles n’ont jamais atteint la première place du Billboard Hot 100 aux États-Unis. « Twist and Shout », « Yellow Submarine » ou encore « Here Comes The Sun » figurent parmi ces titres qui, bien qu’incontournables, n’ont pas décroché la première marche du podium.
Sorti en 1969, Yellow Submarine est un album singulier des Beatles, conçu pour accompagner le film d’animation du même nom. D’abord un projet contractuel peu investi par le groupe, il rassemble des chansons déjà publiées (Yellow Submarine, All You Need Is Love), quelques inédits et une seconde face orchestrale signée George Martin. Malgré son statut hybride, il demeure une œuvre marquante de l’ère psychédélique, illustrant l’expérimentation sonore et visuelle des Fab Four, et capturant l’esprit d’une époque où musique et art ne faisaient qu’un.
Sortie en 1966 sur Revolver, Yellow Submarine divise les fans des Beatles : chef-d’œuvre ludique ou chanson enfantine ? Née d’une collaboration entre McCartney et Lennon, elle fut pensée pour Ringo Starr. Derrière sa simplicité, son enregistrement regorge d’effets sonores et d’expérimentations. Succès mondial, elle inspira le film psychédélique éponyme en 1968. Si elle semble légère, elle incarne l’universalité et l’accessibilité du groupe, traversant les générations comme un hymne intemporel.
De la victoire à 77 millions contre des vendeurs de contrefaçons aux conflits avec EMI et Apple Inc., les Beatles ont défendu leur œuvre au tribunal. Le procès intenté par McCartney en 1970, loin d’être une trahison, a permis de préserver le catalogue du groupe pour les générations futures.
Sorti le 5 août 1966, Revolver marque un tournant majeur dans la carrière des Beatles. Album d’expérimentations audacieuses – sitar, bandes inversées, boucles – il repousse les limites de la pop et ouvre la voie au psychédélisme. De Taxman à Tomorrow Never Knows, chaque titre révèle une inventivité et une diversité inégalées. Salué par la critique et influent sur des générations d’artistes, il reste aujourd’hui un chef-d’œuvre intemporel, célébré autant pour sa pochette signée Klaus Voormann que pour sa révolution sonore.












