Bobby Whitlock, claviériste et chanteur américain, est décédé le 10 août 2025 à 77 ans. Figure clé de Derek and the Dominos et collaborateur majeur de George Harrison sur All Things Must Pass, il a marqué le rock et la soul par son jeu d’orgue et sa voix chaleureuse. Des débuts chez Stax à Memphis jusqu’aux sessions mythiques avec Clapton et Harrison, il a façonné des titres devenus intemporels. Sa contribution à “Beware of Darkness” connaît un regain en 2025 grâce au film Weapons.
En 1968, le label Apple Records, créé par les Beatles, refuse de signer le trio américain Crosby, Stills & Nash. Ce refus poussera CSN à trouver refuge chez Atlantic Records et à publier un album culte, illustrant combien une opportunité manquée peut ouvrir un nouveau chapitre dans l’histoire du rock.
En 1969, Billy Preston enregistre “That’s The Way God Planned It” avec George Harrison, Eric Clapton, Keith Richards et Ginger Baker aux Olympic Studios. Produit par Apple Records, ce gospel soul à l’énergie solaire devient un classique, marquant l’union parfaite entre groove spirituel et rock britannique. Ce morceau scelle l’amitié indéfectible entre Billy et les Beatles, tout en annonçant les fusions funk et soul des années 70 grâce à l’orgue lumineux de Preston et une production live vibrante.
Sorti en 2005, Choose Love est le quatorzième album solo de Ringo Starr, marqué par un message de paix et d’harmonie. Co-produit avec Mark Hudson, l’album fusionne influences Beatles et rock moderne, avec des collaborations notables de Billy Preston et Chrissie Hynde. Entre riffs nostalgiques et compositions inspirées, Ringo y célèbre l’amour comme réponse aux défis du monde, affirmant son engagement artistique et humaniste.
Sorti en 1970 après la séparation des Beatles, All Things Must Pass marque l’émancipation artistique de George Harrison. Premier triple album d’un ex-Beatle, il allie rock, spiritualité et orchestrations grandioses sous la production de Phil Spector. Porté par des classiques comme My Sweet Lord et Isn’t It a Pity, il connaît un immense succès critique et commercial. Malgré une production jugée parfois excessive, il reste une œuvre intemporelle et influente, célébrée à travers de nombreuses rééditions et reconnue comme un chef-d’œuvre du rock.
Gone Troppo, album méconnu de George Harrison, reflète son désir d’indépendance et de liberté artistique. Enregistré en 1982, il illustre une retraite créative loin des diktats commerciaux, dans une ambiance intimiste et sincère.
En 1969, les Beatles amorcent un retour à une musique épurée avec le single « Get Back », symbole de leur période « back-to-basics ». Paul McCartney, souhaitant un enregistrement live, conduit le groupe à travailler avec Billy Preston, dont le clavier insuffle une énergie nouvelle. Initialement conçue comme une satire sociale, la chanson évolue pour raconter l’histoire de personnages fictifs, Jo Jo et Loretta. Immense succès, ce single marquant incarne l’esprit rock direct des Beatles malgré les tensions internes, préfigurant l’album Let It Be.
Après le succès de l’album Ringo en 1973, Ringo Starr revient en 1974 avec Goodnight Vienna, un disque pop-rock festif produit par Richard Perry. John Lennon y joue un rôle clé, offrant le titre éponyme et suggérant la reprise de Only You. L’album compte aussi des collaborations avec Elton John, Harry Nilsson et Billy Preston. Enregistré à Los Angeles, il adopte une imagerie science-fiction inspirée du film Le Jour où la Terre s’arrêta. Moins marquant que Ringo, Goodnight Vienna reste un succès commercial, porté par les singles No No Song et Only You.
John Lennon est l’une des figures les plus complexes et les plus fascinantes de l’histoire du rock. Co-fondateur des Beatles, il est souvent décrit comme l’artiste visionnaire du groupe, tant par son approche expérimentale que par ses textes parfois révolutionnaires. Pourtant, derrière cette réputation de génie créateur se cache un homme qui a toujours su puiser dans l’énergie et le talent des autres pour façonner sa propre musique. De ses premières collaborations avec Paul McCartney à ses associations plus tardives avec des géants tels qu’Eric Clapton, Elton John ou encore David Bowie, Lennon a multiplié les expériences collectives, parfois avec succès, parfois de manière plus anecdotique.
l est difficile de choisir une unique chanson comme étant la plus représentative de la carrière de George Harrison. Son travail avec les Beatles lui a offert des chefs-d’œuvre tels que « Something », « Here Comes the Sun » et « While My Guitar Gently Weeps », tandis que sa carrière solo a produit l’ambitieux triple album All Things Must Pass (1970). Pourtant, « My Sweet Lord » occupe une place singulière : ce morceau est le premier numéro un mondial de l’un des Beatles en solo, et il illustre parfaitement la synthèse entre la spiritualité profonde qui animait Harrison et son talent pour la composition. Sortie en novembre 1970, cette chanson résulte d’un cheminement complexe, entremêlant frustration artistique, quête spirituelle et relations amicales.












