Yellow-Sub.net · Encyclopédie Ringo Starr
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2001 : Roger Hodgson, Howard Jones, Ian Hunter et Sheila E. — quatre voix, quatre générations
Le septième All-Starr Band juxtapose Supertramp, synth-pop, Mott the Hoople et pop-funk, sans effacer l’histoire originale des chansons.
Une formation résolument éclectique
En 2001, Roger Hodgson, Howard Jones, Ian Hunter, Greg Lake, Mark Rivera et Sheila E. entourent Ringo Starr. La présence simultanée de Supertramp, du rock progressif britannique, de la synth-pop et du funk donne à cette tournée une personnalité sonore très particulière.
L’orchestre doit se montrer capable de passer rapidement d’une ballade au clavier à un rock de guitares, puis à un titre à l’assise rythmique beaucoup plus dansante. Cette plasticité fait partie du concept All-Starr depuis 1989 mais s’exprime ici avec une amplitude stylistique exceptionnelle.
Roger Hodgson, l’identité de Supertramp
The Logical Song, Give a Little Bit et Take the Long Way Home rappellent l’importance de Hodgson dans l’histoire de Supertramp. Il les interprète avec des musiciens qui ne sont pas ceux de ses séances de studio. La continuité repose sur sa voix reconnaissable et sur l’écriture de chansons, plutôt que sur la fidélité sonore absolue à un album.
La discographie des œuvres et celle des performances se rejoignent donc sans fusionner. La présence d’un titre de Supertramp dans une setlist du All-Starr Band n’est pas l’annonce d’une réunion du groupe britannique.
Howard Jones et la synth-pop
No One Is to Blame, Things Can Only Get Better et Everlasting Love montrent la facette pop électronique de la soirée. Les textures de claviers liées aux enregistrements de Jones rendent leur adaptation à un orchestre de scène particulièrement intéressante.
Il convient toutefois de ne pas déduire un équipement précis de synthétiseurs du simple programme. Pour identifier instruments et arrangements, les images du concert et les entretiens techniques sont plus sûrs que la description d’une version studio datée des années 1980.
Ian Hunter et la mémoire de Mott the Hoople
All the Young Dudes rappelle le rôle d’Ian Hunter comme chanteur de Mott the Hoople, mais cette chanson fut écrite par David Bowie. Cleveland Rocks, autre succès important de Hunter, appartient à une trajectoire différente. Dans la même soirée, ces deux titres démontrent qu’un chanteur peut porter une chanson d’autrui et ses propres œuvres.
Le relevé-type comprend aussi Still Love Rock ‘n’ Roll, ce qui replace Hunter dans son actualité artistique de 2001, et pas seulement dans les années 1970. Un catalogue doit vérifier à quelle version discographique ce titre se rattache et comment il est intitulé sur les éditions.
Sheila E., un autre centre rythmique
A Love Bizarre et The Glamorous Life replacent les chansons de Sheila E. au centre du programme. Leur lien avec Prince et les productions des années 1980 est important pour expliquer leur son et leur diffusion initiale. La présence de la percussionniste multiplie les possibilités rythmiques à côté de la batterie de Ringo.
Comme pour les autres invités, les crédits d’auteur ne se déduisent pas de la vedette au micro. The Glamorous Life est une composition de Prince, tandis que A Love Bizarre est associée à Sheila E. et Prince. Cette précision sépare enfin histoire des œuvres et distribution scénique.
Documentation historique
Calendrier, effectif et programmes de la tournée. Les crédits d’auteur sont distingués de l’interprétation sur scène ; les informations non documentées sur les solos et les pressages ne sont pas extrapolées.
Une affiche qui traverse la pop et le rock progressif
Roger Hodgson, Howard Jones et Ian Hunter réunissent Supertramp, la synth-pop et Mott the Hoople. The Logical Song, No One Is to Blame et All the Young Dudes représentent des traditions musicales sans parenté de studio, mais que Ringo fait cohabiter dans un même concert.
Les auteurs derrière les chanteurs du groupe
Un autre enjeu tient à l’écriture : All the Young Dudes est de David Bowie malgré l’association du titre à la voix d’Ian Hunter ; les chansons de Hodgson portent les crédits du tandem historique de Supertramp. Un programme de concert ne saurait réécrire ces signatures.
Parcours musical : the logical song · no one is to blame · all the young dudes. Source de chronologie de la formation.
À lire également
Une analyse complémentaire replace ce musicien, cette tournée et ces chansons dans leur contexte : L’histoire musicale complète de la formation 2001.












