Wings à Édimbourg en 1973 : bandeau des archives du groupe

WINGS · CONCERT DATÉ · PAYS-BAS · 1972

Wings à Groningen — 19 août 1972 : concert, salle, musiciens et chansons

Date : 19 août 1972. Ville : Groningen. Lieu : Martinihal (Evenementenhal). Pays : Pays-Bas. Événement : Wings Over Europe Tour, concert néerlandais dont une performance figurera dans Wings Over Europe. Statut : concert joué.

Le répertoire de la tournée est distingué de la setlist précisément vérifiée pour cette soirée. La notice n’attribue aucun horaire, chiffre de fréquentation ou anecdote d’artiste qui ne soit établi par les documents conservés.

Parcours néerlandais : retrouvez les cinq concerts des Wings aux Pays-Bas entre 1972 et 1976, les salles, les formations et les archives live →.

La représentation : date, ville et salle de 1972

Le concert de Groningen acquiert une importance particulière dans les archives de Wings. Une interprétation de « Seaside Woman », chanson écrite par Linda McCartney, est associée à cette ville dans le programme officiel Wings Over Europe édité en 2018. Ce lien sonore offre un point de départ solide pour étudier la voix et les claviers de Linda dans le groupe de 1972.

La ville accueille Wings au Martinihal, mentionné également sous le terme générique d’Evenementenhal. L’histoire du bâtiment et les variantes de traduction appellent une identification matérielle, mais il ne faut pas dédoubler le concert pour une simple différence de nom.

Le 19 août précède immédiatement le Concertgebouw d’Amsterdam, puis La Haye. La succession de ces trois dates néerlandaises est capitale pour déterminer l’origine des images et bandes que l’on retrouve dans des montages ultérieurs.

Les cinq musiciens et leurs instruments

Paul McCartney : chant, basse, guitare et piano selon les numéros ; Linda McCartney : claviers, harmonies et chant ; Denny Laine : guitares, basse à l’occasion et chant ; Henry McCullough : guitare électrique et contributions vocales ; Denny Seiwell : batterie et percussions.

Cette formation est celle des tournées de 1972, avec Henry McCullough recruté après la réalisation du LP Wild Life. Elle doit être distinguée de la configuration de Lagos en 1973, puis des ensembles de 1975 et 1979. Aucune section de cuivres comparable à celle de la tournée mondiale de 1976 n’accompagne ces premières soirées.

Les chansons : répertoire de la tournée et liens vers les études

Attention : le relevé suivant présente les œuvres documentées dans le répertoire européen des Wings en 1972 ; il ne constitue pas, sans témoignage propre à Groningen, une setlist intégrale certifiée du 19 août. La présence exacte, l’ordre ou les rappels de chaque titre doivent être vérifiés à partir de l’enregistrement, du programme ou de comptes rendus du soir.

  1. Eat at Home
  2. Smile Away
  3. Bip Bop
  4. Mumbo
  5. 1882
  6. I Would Only Smile
  7. Give Ireland Back to the Irish
  8. Blue Moon of Kentucky
  9. The Mess
  10. Best Friend
  11. Soily
  12. I Am Your Singer
  13. Henry’s Blues
  14. Say You Don’t Mind
  15. Seaside Woman
  16. Wild Life
  17. My Love
  18. Mary Had a Little Lamb
  19. Maybe I’m Amazed
  20. Hi, Hi, Hi
  21. Long Tall Sally

Les titres disposant déjà d’une monographie dans l’encyclopédie Wings sont directement cliquables. Les reprises antérieures aux Wings ou les morceaux encore dépourvus de fiche individuelle sont maintenus sous leur nom historique, sans créer de liens fictifs.

Comment ce programme raconte la création des Wings

Le groupe combine les chansons de Wild Life, les pièces solistes de McCartney déjà enregistrées, les premières compositions de Denny Laine et plusieurs reprises de rock and roll ou de country. « Give Ireland Back to the Irish » rappelle la dimension politique du premier single, tandis que « My Love », encore inédit sous sa forme définitive de 1973, montre le laboratoire de la scène. Les voix de Linda, Denny Laine et Henry McCullough sont nécessaires pour comprendre ce fonctionnement collectif.

Les morceaux « Best Friend », « The Mess » et « Soily » ont un statut particulier : ils existent dans les concerts avant une véritable publication commerciale ou une édition archivistique plusieurs décennies plus tard. Leur classement doit conserver la date de l’interprétation distincte de celle du disque. L’étude des rééditions de 2018, notamment Wings Over Europe, permet de comparer des fragments venus de villes différentes sans les présenter comme une seule soirée.

Enregistrements, photographies, réception et limites documentaires

Les concerts de la tournée ont été envisagés comme matière pour un projet d’album live. La publication de certaines bandes attendra néanmoins 2018 et l’Archive Collection. Seuls les lieux de captation précisément identifiés pourront être attribués à une plage d’archive donnée. Une captation de « Soily » à Berlin, par exemple, ne prouve rien sur l’interprétation du même morceau lors de la présente soirée.

Pour décrire complètement cet événement, le dossier conserve à vérifier : ticket et affiche de l’époque, nom du promoteur, prix d’entrée, heure d’ouverture, effectif du public, première partie éventuelle, photographies datées, annonces de presse et enregistrement de la soirée. Ces informations ne sont pas remplies par analogie avec une autre date de la tournée. Le but est de construire une fiche historiquement vérifiable plutôt qu’un récit pittoresque inventé.

Enregistrements officiellement documentés : cette soirée dans Wings Over Europe (2018)

Quatre titres de Wings Over Europe sont rattachés à Groningen : Give Ireland Back to the Irish, Seaside Woman, Maybe I’m Amazed et Long Tall Sally. Cette sélection raconte l’étendue du premier répertoire live : une chanson politique du groupe, une composition portée par Linda McCartney, une œuvre du catalogue solo antérieur de Paul et une reprise de rock’n’roll. Les quatre objets ne doivent pas recevoir le même statut d’auteur ou de première publication.

Prises rattachées à cette date : Give Ireland Back to the Irish · Seaside Woman · Maybe I’m Amazed · Long Tall Sally.

La prise de Seaside Woman mérite une attention particulière : elle documente Linda comme chanteuse de Wings, tandis que l’histoire du single commercial passe ensuite par l’identité Suzy and the Red Stripes. Long Tall Sally renvoie aux racines de McCartney et à la tradition de Little Richard. L’absence d’un autre titre dans cette sélection de quatre prises ne prouve pas son absence de la salle de Groningen ; une anthologie musicale reste un choix éditorial, non une setlist exhaustive.

Une fiche de concert doit distinguer les chansons identifiées sur une bande officiellement publiée et l’ensemble des chansons probablement jouées. Les prises publiées sont des repères solides, mais ne constituent pas à elles seules la totalité de la soirée. Pour retrouver le contexte des cinq villes présentes dans l’anthologie et leurs vingt morceaux, consulter l’atlas sonore de Wings Over Europe, enregistrement par enregistrement.

Groningen : quatre performances à relier aux masters de 2018

Dans l’édition Wings Over Europe rendue publique en décembre 2018, les versions de Give Ireland Back to the Irish, Seaside Woman, Maybe I’m Amazed et Long Tall Sally sont attribuées à Groningen. Cette identification par l’édition officielle est plus précise qu’une mention générale « live in Europe » : elle permet de rattacher une interprétation donnée au 19 août 1972 et de la distinguer de versions issues de La Haye, Anvers ou Berlin. Elle ne signifie pas que les quatre titres s’enchaînaient nécessairement dans cet ordre lors du concert.

Le choix de ces quatre chansons donne une idée de l’amplitude expressive des premiers Wings. Le groupe passe d’un manifeste politique contemporain à une composition portée par Linda McCartney, puis à une pièce majeure du premier album solo de Paul et à un classique du rock des années 1950. L’histoire de la réception ne saurait se limiter à leur présence sur un album d’archives publié quarante-six ans plus tard : la performance de 1972 constitue un événement, la sélection de 2018 un second événement éditorial.

Les variantes « Martinihal », « Evenementenhal » et « Groningen » peuvent coexister sur différents inventaires. Elles renvoient à la même date, sauf découverte d’un document réellement contradictoire. Pour une navigation par pays, l’atlas des concerts néerlandais met cette étape en relation avec Rotterdam, Amsterdam et La Haye, sans la transformer en représentation supplémentaire.

Groningen : une prise mobile professionnelle au cœur de Wings Over Europe

Le 19 août 1972, la Martinihal de Groningen accueille un des concerts de la tournée pour lesquels une captation multipiste est documentée. Le groupe utilise à certaines dates de l’été le camion d’enregistrement mobile des Rolling Stones, équipé de seize pistes. L’ingénieur Alan Parsons travaille avec Jeremy Gee et Graham Fleming sur cette campagne de prises. Cette équipe technique ne doit pas être considérée comme présente à tous les spectacles : les témoignages décrivent plusieurs dates sélectionnées pour l’enregistrement, non l’installation du véhicule à chaque étape. Le passage à une prise professionnelle change pourtant le statut archivistique de Groningen, qui peut désormais être relié à des masters de qualité supérieure à celle des bandes d’auditeurs des premiers concerts universitaires.

Du spectacle à la publication de 2018

Les titres de Groningen réutilisés pour Wings Over Europe dans le coffret d’archives de 2018 possèdent une double date : celle de leur exécution en août 1972 et celle de leur publication officielle plusieurs décennies après. Il faut conserver ces deux informations sans faire croire que l’album live était disponible dans les années 1970. La provenance des pistes doit être établie individuellement, car l’édition de 2018 sélectionne des interprétations de plusieurs villes. Un morceau présent sur le disque ne constitue pas nécessairement la preuve d’une captation intégrale de l’ensemble de la soirée ; inversement, l’absence d’un titre du coffret ne signifie pas qu’il n’a pas été joué à Groningen.

Groningen : le début de la série de cinq enregistrements multipistes

Le 19 août 1972, les Wings jouent dans la Martinihal, également désignée comme Evenementenhal, au cœur de leur parcours néerlandais. Cette date est particulièrement précieuse parce qu’elle inaugure la succession de cinq concerts captés professionnellement jusqu’au 24 août : Groningen, Amsterdam, La Haye, Anvers et Berlin-Ouest. Une équipe avec Alan Parsons et un dispositif mobile lié aux Rolling Stones réalise des enregistrements qui permettent de suivre le quintette avec une précision différente de celle des seules cassettes de spectateurs. L’existence du camion ne garantit pourtant pas que chaque chanson jouée ait été conservée ou publiée. Une sessionographie de scène doit distinguer la prise, les éventuels défauts du support, les mixages de travail et la sélection du programme d’archives disponible depuis 2018.

La valeur particulière d’une piste de Groningen

La publication d’une performance attribuée à Groningen permet de rattacher une œuvre à une représentation effective, au lieu de lui assigner une date générique de tournée. Il faut néanmoins distinguer la présence d’un morceau dans l’album Wings Over Europe et l’intégralité du déroulement du concert : une compilation peut placer les chansons dans un ordre conçu pour l’écoute, sans suivre celui du spectacle d’origine. Les applaudissements, les annonces et les variations d’intensité sonore peuvent eux-mêmes avoir été sélectionnés ou mixés. La notice de Groningen peut donc documenter les œuvres dont la provenance est établie tout en laissant ouverte la restitution d’une setlist exhaustive si les bandes complètes ne sont pas accessibles.

Des chansons presque inédites conservées avant leur destin discographique

La tournée offre une scène à des morceaux comme 1882, Best Friend et The Mess, dont l’histoire ne se confond pas avec la liste définitive de Red Rose Speedway. Les prises de 1972 permettent d’observer l’évolution des introductions, des solos et des interventions vocales du quintette. Ce matériau est précieux pour l’analyse, mais ne doit pas être qualifié uniformément de « démo » : un concert capté en multipiste devant un public constitue une performance à part entière, même lorsqu’il sera remanié ou mixé en studio plusieurs semaines après l’événement. La distinction est indispensable pour créditer correctement Henry McCullough et Denny Seiwell, qui participent à la représentation et ne doivent pas être remplacés dans les fiches par des membres arrivés plus tard.

Groningen, 19 août 1972 : début d’une séquence de captations professionnelles

La représentation des Wings à l’Evenementenhal de la Martinihal de Groningen ouvre la série de cinq concerts européens enregistrés avec le studio mobile seize pistes des Rolling Stones, sous la responsabilité d’Alan Parsons, assisté de Jeremy Gee et Graham Fleming. Ce matériel se distingue radicalement d’un petit magnétophone emporté par un spectateur : l’équipe dispose d’un système multipiste permettant de reprendre séparément les éléments du concert lors du mixage. La présence du camion constitue une donnée d’histoire technique, et non la preuve qu’un disque commercial serait sorti en 1972. Le projet de sélection de versions scéniques aboutit seulement partiellement à l’époque, avant la publication patrimoniale d’une partie de ces enregistrements en 2018.

La chanson traditionnelle Will the Circle Be Unbroken et le problème d’attribution

Une bande attribuée à Groningen comporte une interprétation de Will the Circle Be Unbroken?, fait exceptionnel dans les setlists actuellement décrites du groupe. Son éditeur de collection explique avoir rapproché cette prise de plusieurs fragments néerlandais et d’un enregistrement autrefois diffusé avec une attribution géographique différente. Il reconnaît également que la bande n’est pas complète : il lui manque une partie de la fin du concert, notamment des titres qui figurent dans les listes reconstituées. La présence de cette reprise ne doit donc pas être promue sans examen en preuve d’une nouvelle chanson systématiquement jouée pendant toute la tournée. Elle constitue un indice musical particulièrement intéressant d’une prestation attribuée à Groningen, dont la provenance demande de garder visible l’historique des cassettes.

De la bande de collection aux titres retenus sur Wings Over Europe

L’édition officielle Wings Over Europe de 2018 confirme que des performances de Groningen ont été conservées au sein des archives multipistes, notamment Give Ireland Back to the Irish, Blue Moon of Kentucky et Seaside Woman selon les relevés de provenance. Ces prises sont différentes des chansons enregistrées sur les albums studio antérieurs, même si les titres sont identiques. L’historien doit séparer trois objets : la représentation complète du 19 août, la bande privée dont l’origine a été discutée et le choix de masters restaurés officiellement plusieurs décennies plus tard. Une attribution certaine d’une plage de 2018 ne valide pas automatiquement toutes les hypothèses de l’éditeur d’un bootleg publié en 2001. La notice de Groningen gagne ainsi un intérêt à la fois musical et méthodologique.

Cette date dans la chronologie de 1972

Le concert de 19 août à Groningen constitue une étape du parcours européen commencé en France le 9 juillet et achevé à Berlin le 24 août. La distinction entre les différentes villes permet de suivre la croissance professionnelle du groupe et les variations d’instrumentation d’un soir à l’autre lorsqu’elles sont attestées. Les événements de l’année 1972 et la concertographie Wings Over Europe replacent la soirée dans son contexte de travail.