Il y a des entretiens qui s’apparentent à des exercices de promotion, et d’autres qui ressemblent à des confessions. Celui que Julian Lennon a accordé récemment à un podcast européen, à l’occasion de la sortie de son somptueux livre de photographies « Life’s Fragile Moments », appartient sans conteste à la seconde catégorie. Pendant plus d’une heure, le fils aîné de John Lennon — né le 8 avril 1963 à Liverpool, quelques mois avant que la Beatlemania n’emporte tout sur son passage — s’y livre avec une franchise désarmante, un humour très britannique et cette élégance un peu mélancolique qui est devenue sa marque de fabrique. Pour les lecteurs de yellow-sub.net, l’exercice est doublement précieux.
Le 20 juillet 1968, Jane Asher annonçait à la BBC la fin de ses fiançailles avec Paul McCartney. Récit complet, témoignages, chansons et conséquences.
Emprunts, « plus grands que les Beatles », riposte de Harrison et McCartney : pourquoi la dévotion d’Oasis irrite les fans des Fab Four.
En pleine Coupe du monde 2026, « Hey Jude » des Beatles réapparaît à la 24ᵉ place du classement britannique, portée par le chant des supporters pour Jude Bellingham. Retour sur l’histoire, l’enregistrement et la carrière scénique du titre.
Paul McCartney à la batterie sur « Dear Prudence » ? Carnets de Mal Evans, photos inédites et redatation du voyage de Ringo rouvrent l’enquête. Décryptage.
De la fête de Woolton (1957) au communiqué d’avril 1970 : chronologie, citations et analyse de la rivalité Lennon-McCartney, moteur créatif puis cause de la rupture des Beatles.
Rolls-Royce psychédélique de Lennon, Aston Martin de McCartney, Ferrari de Harrison, Facel Vega de Ringo : plongée dans la passion automobile des Beatles, sources et anecdotes à l’appui.
Via cet article, découvrez un panorama complet des chansons des Beatles et plongez avec nous dans cette oeuvre fabuleuse, inégalée.
Il aura donc fallu attendre 2026, TikTok Live et la sortie de The Boys of Dungeon Lane pour entendre Paul McCartney dire tout haut ce que des générations de fans répètent depuis des décennies : les Beatles étaient le plus grand groupe de tous les temps. La phrase pourrait sembler inutile, presque comique, tant l’évidence paraît installée dans le marbre de l’histoire pop. Mais dans la bouche de Paul, elle prend une autre couleur. Il ne parle pas seulement en ancien Beatle venu polir sa propre statue. Il parle en survivant, en témoin, en homme qui a porté cette histoire dans son corps, ses chansons, ses deuils et ses retrouvailles. Surtout, il ajoute ces mots désarmants : “Je suis fan.” Et tout change. Car être fan des Beatles, pour Paul McCartney, ce n’est pas regarder le mythe depuis l’extérieur comme nous le faisons avec nos vinyles, nos souvenirs et nos débats sans fin. C’est aimer encore une aventure dont il connaît l’envers, les disputes, la fatigue, les miracles, les absents. Derrière l’aveu tardif, il y a John, George, Ringo, Liverpool, les enfants qui découvrent encore Yellow Submarine ou Hey Jude sans qu’on puisse les y forcer, et ce vieux Macca qui peut enfin regarder la montagne sans faire semblant de ne pas la voir.
Il y a quelque chose de délicieusement incongru à entendre Paul McCartney expliquer, sur TikTok Live, ce qu’il ferait s’il devenait Premier ministre britannique. On pourrait croire à une plaisanterie de promo, une pirouette de vieux Beatle lancé dans la tournée médiatique de The Boys of Dungeon Lane. Mais chez Macca, même les réponses les plus simples finissent souvent par ouvrir une porte sur quelque chose de plus profond. Pas de grand programme, pas de manifeste lennonien, pas de révolution en costume sombre : Paul parle de routes à réparer, de nids-de-poule, d’impôts, du NHS, de services publics qui devraient fonctionner et de gens modestes qu’il faudrait cesser d’écraser. C’est modeste, presque banal, mais c’est précisément là que surgit tout le McCartney populaire : le fils de Liverpool, l’enfant de l’après-guerre, le garçon de Mary et Jim, devenu l’un des musiciens les plus riches du monde sans avoir tout à fait perdu l’idée qu’un pays se juge à la manière dont il prend soin des vies ordinaires. Paul ne sera jamais Premier ministre, et c’est sans doute très bien ainsi. Mais l’espace d’une réponse improvisée, il rappelle qu’une politique du bon sens peut commencer par une évidence : réparer ce qui doit l’être pour que les gens vivent un peu mieux.












