Mindfield : paroles, traduction et histoire

Vertical Man · 1998

Mindfield — illustration conservée de la fiche

« Mindfield » est l’un des titres qui illustrent le mieux la façon dont Ringo Starr aborde son retour discographique à la fin des années 1990. Composée avec Steve Dudas, Mark Hudson et Dean Grakal, la chanson ne cherche pas à masquer ses influences rock, mais elle les met au service d’un regard inquiet sur les contradictions et les tensions du monde contemporain. Le titre suggère simultanément le champ de mines et le territoire mental : ce jeu de mots permet d’entendre le texte comme une réflexion sur les conflits intérieurs et sur les difficultés à établir une confiance réciproque.

La chanson en bref

Interprète(s)
Ringo Starr
Auteurs
Richard Starkey, Mark Hudson, Dean Grakal, Steve Dudas
Album / EP
Vertical Man
Année
1998
Explorer la chanson et le dossier Ringo Starr

Paroles originales

What’s right, who’s wrong, ev’rybody takes sides,
My God, your God, God it’s such a fine line.
E-mail, jump bail, man becomes a female,
War wet, dragnet, take another percocet,
Somewhere in between
There’s a world you’ve never seen.
Perhaps it’s just a dream
But it’s so real to me.

Livin’ in a mindfield, we’re walking on thin ice,
Livin’ in a mindfield, there’s no time to think twice.
Only we can make it better,
Let’s all get well together.

Rock stars, pop stars, living in an ant farm,
Smooth talkin’, cool walkin’, drownin’ in your own charm.
Mystic medicine, Maharishi let us in
Way out, weigh in, where the hell have you been?
Somewhere in my dream
There’s a twilight in between.
A place I’ve been but never seen
And it’s so real to me.

Livin’ in a mindfield, we’re walking on thin ice,
Livin’ in a mindfield, there’s no time to think twice.
Only we can make it better,
Let’s all get well together.

Ev’rything you do or say
Comes with a price that you must pay,
I didn’t know that yesterday.

Good junk, bad funk, I can see through you,
Peace, love, ev’ryone be your own guru.

Ha! ha! ha!

Mindfield, I’m walking on thin ice,
Livin’ in a mindfield, there’s no time to think twice.
Mindfield, we’re walking on thin ice,
Livin’ in a mindfield, there’s no time to think twice.
Mindfield,
Mindfield,
Mindfield,
Mindfield,
Mindfield.

Traduction française

Qui a raison, qui a tort ? Tout le monde choisit son camp.
Mon Dieu, ton Dieu, mon Dieu, la frontière est si mince.
Courriels, liberté sous caution, un homme devient une femme.
Guerre mouillée, filet de police, prends un autre Percocet.
Quelque part entre les deux,
Il existe un monde que tu n’as jamais vu.
Ce n’est peut-être qu’un rêve,
Mais il me paraît si réel.

Nous vivons dans un champ de mines mental, nous marchons sur de la glace fragile.
Nous vivons dans un champ de mines mental, pas le temps de réfléchir à deux fois.
Nous seuls pouvons arranger les choses,
Alors guérissons tous ensemble.

Stars du rock, stars de la pop, vivant dans une fourmilière.
Beaux parleurs, démarche assurée, noyés dans leur propre charme.
Médecine mystique, Maharishi, laisse-nous entrer.
Va-t’en, pèse le pour et le contre, où diable étais-tu ?
Quelque part dans mes rêves,
Il y a un crépuscule entre deux mondes,
Un endroit où je suis allé sans jamais le voir,
Et qui me paraît si réel.

Nous vivons dans un champ de mines mental, nous marchons sur de la glace fragile.
Nous vivons dans un champ de mines mental, pas le temps de réfléchir à deux fois.
Nous seuls pouvons arranger les choses,
Alors guérissons tous ensemble.

Tout ce que tu fais ou dis
A un prix qu’il faut payer,
Je ne le savais pas hier.

Bonne camelote, mauvais funk, je vois clair dans ton jeu.
Paix, amour, que chacun soit son propre gourou.

Ha ! ha ! ha !

Champ de mines mental, je marche sur de la glace fragile.
Nous vivons dans un champ de mines mental, pas le temps de réfléchir à deux fois.
Champ de mines mental, nous marchons sur de la glace fragile.
Nous vivons dans un champ de mines mental, pas le temps de réfléchir à deux fois.
Champ de mines mental,
Champ de mines mental,
Champ de mines mental,
Champ de mines mental,
Champ de mines mental.

Histoire de la chanson

« Mindfield » est l’un des titres qui illustrent le mieux la façon dont Ringo Starr aborde son retour discographique à la fin des années 1990. Composée avec Steve Dudas, Mark Hudson et Dean Grakal, la chanson ne cherche pas à masquer ses influences rock, mais elle les met au service d’un regard inquiet sur les contradictions et les tensions du monde contemporain. Le titre suggère simultanément le champ de mines et le territoire mental : ce jeu de mots permet d’entendre le texte comme une réflexion sur les conflits intérieurs et sur les difficultés à établir une confiance réciproque.
La base est enregistrée le 20 juillet 1997 aux studios Whatinthewhatthe? de Mark Hudson, à Los Angeles. Joe Walsh ajoute sa guitare électrique le 31 juillet, tandis qu’Alanis Morissette enregistre des chœurs le 25 novembre. Les crédits signalent aussi des voix de Steven Tyler et Scott Weiland, offrant au morceau une distribution peu ordinaire. L’essentiel demeure toutefois le travail du groupe : Steve Dudas joue plusieurs guitares, Hudson s’occupe notamment de la basse, des claviers et des voix, Jim Cox tient l’orgue Hammond et John Bergamo apporte une tabla.
Le relevé de séances individualise exceptionnellement bien « Mindfield ». Une base de travail est enregistrée le 20 juillet 1997, d’autres interventions sont documentées le 31 juillet et le 25 novembre. Ringo assure chant, batterie et percussions ; Joe Walsh et Steve Dudas apportent des guitares, Mark Hudson multiplie les rôles instrumentaux et vocaux, Jim Cox joue de l’orgue Hammond et des synthétiseurs. La présence de tabla par John Bergamo élargit la matière rythmique au-delà du rock traditionnel. Les chœurs rassemblent des générations et des esthétiques différentes avec Steven Tyler, Scott Weiland et Alanis Morissette. L’énumération seule ne suffit toutefois pas à décrire la chanson : l’élément majeur est la façon dont ces voix et ces instruments sont combinés sans diluer celle de Starr. La période « Vertical Man » cherche à reconnecter son passé musical à un paysage de rock des années 1990 ; « Mindfield » en fournit une démonstration concrète et audible.
La présence de la tabla constitue l’un des détails les plus suggestifs de l’arrangement. Elle installe une texture percussive qui ne se confond pas avec le jeu de batterie de Starr et qui rappelle indirectement certaines explorations de timbres extra-occidentaux popularisées dans le rock des années 1960. Il ne faut pourtant pas y voir une résurrection des séances indiennes des Beatles : c’est un choix de couleur réalisé trente ans plus tard, dans une production électrique et contemporaine. Le contraste entre guitares, percussions et harmonies vocales construit la tension de la chanson.
Parue sur Vertical Man en juin 1998 aux États-Unis, « Mindfield » n’a pas été l’un des grands singles autonomes de Starr. Sa réussite historique est ailleurs : elle documente la naissance d’un groupe de travail stable autour de Hudson et Dudas, tout en révélant combien Ringo restait capable de mobiliser des invités célèbres sans effacer l’identité de la chanson.

Repérage des éditions. « Mindfield » : plage n° 2 sur 8 du programme documenté de Vertical Man (Catalogue officiel album 1998 (titres affichés)). La campagne de sessions s’étend de mars 1997 à mai 1998 autour des Roundheads ; les invités interviennent sur des séances différentes. « Mindfield » : plage n° 3 sur 13 du programme documenté de Vertical Man (programme standard de treize plages, 1998). La campagne de sessions s’étend de mars 1997 à mai 1998 autour des Roundheads ; les invités interviennent sur des séances différentes.

Chronologie de séance recoupée : 20 juillet 1997 : bande de base ; 31 juillet : guitare de Joe Walsh ; 25 novembre : chœurs d’Alanis Morissette. Cette superposition de séances à plusieurs mois d’écart est un exemple documenté de fabrication collective : Steven Tyler et Scott Weiland figurent également parmi les invités vocaux.

Position éditoriale : « Mindfield » est la plage 3 sur 13 du programme de référence de Vertical Man. Vertical Man, publié en 1998, est construit avec les Roundheads autour de Mark Hudson et Ringo Starr. La grande liste des invités de l’album ne vaut pas crédit individuel pour cette plage : la présence de Paul McCartney, George Harrison ou Ozzy Osbourne n’est à indiquer que si elle est établie titre par titre.

Cette chanson correspond à la plage 3 sur 13 du programme répertorié de « Vertical Man » (1998). Le crédit de composition actuellement renseigné nomme Richard Starkey, Mark Hudson, Dean Grakal, Steve Dudas. Les sessions des Roundheads multiplient les overdubs et les invités ; il faut reconstruire le personnel à partir de chaque bande. Le relevé de travail propose pour l’enregistrement : Studio 1997 — 20 et 31 juillet. Cette précision n’équivaut à une date de prise définitive que si elle est rattachée au titre et non au seul album. La liste instrumentale héritée mentionne Joe Walsh (guitare électrique), Steve Dudas (guitares acoustique et électrique) ; ces présences doivent encore être vérifiées sur une source qui concerne cette prise précise.

Identité et versions de la chanson

Chanson — titre de référence

Mindfield

Types de versions

Studio

Interprètes / participations

Ringo Starr

Auteurs / compositeurs

Richard Starkey, Mark Hudson, Dean Grakal, Steve Dudas

Enregistrement en studio

Durée(s) studio

Studio 1997 : 4:06

Dates des séances studio

Studio 1997 — 20 et 31 juillet ; 25 novembre 1997

Studios / lieux d’enregistrement

Studio 1997 — Whatinthewhatthe? Studios, Los Angeles

Musiciens et instruments — studio

Studio 1997 — • Ringo Starr — chant, batterie, percussions

• Joe Walsh — guitare électrique

• Steve Dudas — guitares acoustique et électrique

• Mark Hudson — basse, guitares acoustique et électrique, synthétiseur, percussions, chœurs

• Jim Cox — orgue Hammond, synthétiseur

• John Bergamo — tabla

• Steven Tyler, Scott Weiland et Alanis Morissette — chœurs

Producteurs — studio

Studio 1997 — Mark Hudson, Ringo Starr

Concerts et versions scéniques

Concerts et détails de séance

20 juillet 1997 : bande de base ; 31 juillet : guitare de Joe Walsh ; 25 novembre : chœurs d’Alanis Morissette

Contexte, création et anecdotes

Histoire / contexte de la chanson

Le titre intrigue par sa formulation et laisse deviner une petite scène, un personnage ou un état d’esprit. Ringo aime ces chansons qui donnent d’abord envie d’écouter une voix raconter quelque chose. Une porte d’entrée idéale pour découvrir la couleur particulière de cette période de sa discographie.

« Mindfield » figure sur Vertical Man, paru en 1998. La chanson est signée Ringo Starr, Mark Hudson, Dean Grakal et Steve Dudas. La chanson accumule les oppositions et les tensions du monde moderne dans une réflexion sur nos certitudes.

Les crédits de studio identifient notamment Joe Walsh (guitare électrique) et Jim Cox (orgue Hammond, synthétiseur). La production est créditée à Mark Hudson, Ringo Starr.

Repérage discographique contrôlé : « Mindfield » : plage n° 2 sur 8 du programme documenté de Vertical Man (Catalogue officiel album 1998 (titres affichés)). La campagne de sessions s’étend de mars 1997 à mai 1998 autour des Roundheads ; les invités interviennent sur des séances différentes. « Mindfield » : plage n° 3 sur 13 du programme documenté de Vertical Man (programme standard de treize plages, 1998). La campagne de sessions s’étend de mars 1997 à mai 1998 autour des Roundheads ; les invités interviennent sur des séances différentes.

Repère d'édition Sur « Vertical Man » (1998), « Mindfield » est situé à la position 3 sur 13. Le retour sur disque de 1998 privilégie les Roundheads tout en faisant intervenir de nombreux invités. La chronologie des overdubs est indispensable pour ne pas créer des collaborations fictives. Cette place dans le programme original ne documente, à elle seule, ni la date de la prise maîtresse ni une attribution instrumentale individuelle.

Complément documenté Position éditoriale : « Mindfield » est la plage 3 sur 13 du programme de référence de Vertical Man. Vertical Man, publié en 1998, est construit avec les Roundheads autour de Mark Hudson et Ringo Starr. La grande liste des invités de l’album ne vaut pas crédit individuel pour cette plage : la présence de Paul McCartney, George Harrison ou Ozzy Osbourne n’est à indiquer que si elle est établie titre par titre.

Cette chanson correspond à la plage 3 sur 13 du programme répertorié de « Vertical Man » (1998). Le crédit de composition actuellement renseigné nomme Richard Starkey, Mark Hudson, Dean Grakal, Steve Dudas. Les sessions des Roundheads multiplient les overdubs et les invités ; il faut reconstruire le personnel à partir de chaque bande. Le relevé de travail propose pour l’enregistrement : Studio 1997 — 20 et 31 juillet. Cette précision n’équivaut à une date de prise définitive que si elle est rattachée au titre et non au seul album. La liste instrumentale héritée mentionne Joe Walsh (guitare électrique), Steve Dudas (guitares acoustique et électrique) ; ces présences doivent encore être vérifiées sur une source qui concerne cette prise précise.

Anecdotes / séances

Studio 1997 — Le morceau rassemble Alanis Morissette, Scott Weiland et Steven Tyler aux chœurs ; la tabla de John Bergamo élargit sa palette de percussions. ; Joe Walsh joue de la guitare électrique sur ce titre dont les séances répertoriées incluent les 20 et 31 juillet et le 25 novembre 1997.

Joe Walsh joue de la guitare électrique sur ce titre de Vertical Man, construit autour d’un accompagnement de Steve Dudas et Mark Hudson lors des séances de 1997.

Éclairage historique extrait de la notice détaillée — La base est enregistrée le 20 juillet 1997 aux studios Whatinthewhatthe? de Mark Hudson, à Los Angeles. Joe Walsh ajoute sa guitare électrique le 31 juillet, tandis qu'Alanis Morissette enregistre des chœurs le 25 novembre. Les crédits signalent aussi des voix de Steven Tyler et Scott Weiland, offrant au morceau une distribution peu ordinaire. L'essentiel demeure toutefois le travail du groupe : Steve Dudas joue plusieurs guitares, Hudson s'occupe notamment de la basse, des claviers et des voix, Jim Cox tient l'orgue Hammond et John Bergamo apporte une tabla.

Discographie contrôlée sur les programmes documentés : Vertical Man : plage 2. Il s’agit d’un contrôle de rang et de version éditée, pas d’une datation de la séance ni d’une validation complète des crédits de piste.

Index de l'édition : « Mindfield » occupe la plage 3/13 de l'édition ordinaire de « Vertical Man », paru 16 juin 1998 aux États-Unis ; la plage précédente est « What in the… World » et la suivante « King of Broken Hearts ».

Chronologie de séance recoupée : 20 juillet 1997 : bande de base ; 31 juillet : guitare de Joe Walsh ; 25 novembre : chœurs d’Alanis Morissette. Cette superposition de séances à plusieurs mois d’écart est un exemple documenté de fabrication collective : Steven Tyler et Scott Weiland figurent également parmi les invités vocaux.

Éditions et versions à distinguer

Album ou EP de référence

Vertical Man

Place dans le programme

3 / 13 — repérage issu du contrôle ; pressage physique à confirmer

Contexte discographique

Position éditoriale : « Mindfield » est la plage 3 sur 13 du programme de référence de Vertical Man. Vertical Man, publié en 1998, est construit avec les Roundheads autour de Mark Hudson et Ringo Starr. La grande liste des invités de l’album ne vaut pas crédit individuel pour cette plage : la présence de Paul McCartney, George Harrison ou Ozzy Osbourne n’est à indiquer que si elle est établie titre par titre.

Complément historique

Cette chanson correspond à la plage 3 sur 13 du programme répertorié de « Vertical Man » (1998). Le crédit de composition actuellement renseigné nomme Richard Starkey, Mark Hudson, Dean Grakal, Steve Dudas. Les sessions des Roundheads multiplient les overdubs et les invités ; il faut reconstruire le personnel à partir de chaque bande. Le relevé de travail propose pour l’enregistrement : Studio 1997 — 20 et 31 juillet. Cette précision n’équivaut à une date de prise définitive que si elle est rattachée au titre et non au seul album. La liste instrumentale héritée mentionne Joe Walsh (guitare électrique), Steve Dudas (guitares acoustique et électrique) ; ces présences doivent encore être vérifiées sur une source qui concerne cette prise précise.

Éditions et minutages

Année de publication de l’album : 1998. Programme de référence : Vertical Man. 3 / 13 — repérage issu du contrôle ; pressage physique à confirmer Durée studio renseignée, provenance du support à confirmer.

Année ou provenance

Vertical Man

Auteurs renseignés

Richard Starkey, Mark Hudson, Dean Grakal, Steve Dudas

Interprètes et crédits

Ringo Starr