Encyclopédie Yellow-Sub.net | octobre 2026
Sommaire
La treizième formation en 2018 : 44 concerts entre Europe et Amérique du Nord
Deux séquences et leurs archives séparées
L’itinéraire de 2018 distingue le parcours européen commencé en juin et la série américaine du mois de septembre. Les concerts de Grolloo, Prague, Paris ou Tel Aviv ont leurs propres témoins ; le Radio City Music Hall fournit un point de comparaison de septembre et non une setlist universelle.
La treizième formation conserve Steve Lukather, Gregg Rolie, Colin Hay, Graham Gouldman, Warren Ham et Gregg Bissonette. Il faut dater la présence de Gouldman, car la distribution de 2019 introduira Hamish Stuart et le répertoire de l’Average White Band.
Une tournée en deux temps
L’itinéraire de 2018 comprend deux ensembles bien délimités. Après les concerts américains des 1er et 2 juin à Atlantic City, Ringo joue à l’Olympia de Paris le 6 et poursuit sa route vers les Pays-Bas, l’Allemagne, la Finlande, le Danemark, la République tchèque, l’Autriche, Israël, l’Espagne et l’Italie. La séquence se conclut à Rome le 11 juillet. Une autre série nord-américaine reprend en septembre et se termine le 29 septembre au Greek Theatre de Los Angeles. Le total de quarante-quatre concerts doit se comprendre comme un ensemble de représentations, non de quarante-quatre salles différentes.
Ce découpage permet de différencier les affiches européennes de celles de la reprise de septembre. Une date d’annonce, une annulation et une représentation effectivement donnée possèdent des statuts distincts ; les programmes ne deviennent comparables qu’après cette étape de classement. Une seule fiche « tournée 2018 » serait insuffisante pour rendre compte des engagements d’Atlantic City, Paris, Grolloo ou Los Angeles.
Un répertoire traversant cinq décennies
La treizième formation juxtapose plusieurs décennies d’enregistrement populaire. Ringo interprète les morceaux liés aux Beatles et à sa discographie solo ; Steve Lukather apporte Toto ; Gregg Rolie, Santana ; Colin Hay, Men at Work ; Graham Gouldman, 10cc. Warren Ham enrichit l’instrumentation, tandis que Gregg Bissonette assure le socle de batterie lorsque Ringo se présente au chant. Les responsabilités vocales passent régulièrement d’un musicien à l’autre. Le spectacle repose sur cette succession organisée des chanteurs et non sur l’idée de six accompagnateurs anonymes derrière Ringo.
Cette organisation explique pourquoi l’arrivée de Gouldman modifie profondément les chansons entendues par rapport à la longue période 2012–2017. Des titres comme Dreadlock Holiday, I’m Not in Love et The Things We Do for Love croisent désormais Rosanna, Down Under ou Oye Cómo Va. Les années de composition, les auteurs et les enregistrements originaux ne se déduisent pas de la seule distribution de tournée.
Variantes des programmes européens
L’existence d’une même équipe et d’un répertoire commun n’établit pas que les quarante-quatre concerts aient possédé un programme rigoureusement identique. Les témoignages locaux relèvent parfois une intervention d’invité, une chanson omise ou des transitions différentes. Paris est précisément une date où le final collectif bénéficie de la présence de Joan Baez. Un tel événement doit être décrit dans sa fiche individuelle, pas étendu automatiquement à toutes les villes européennes.
La distinction entre version jouée et titre du catalogue est également importante. Black Magic Woman / Gypsy Queen peut être une séquence unique dans le déroulé du spectacle, mais regroupe deux compositions. La coda Give Peace a Chance peut être isolée dans certains relevés alors qu’elle suit un rappel plus long. Pour les décomptes statistiques, il faut indiquer si l’on compte les numéros de scène, les œuvres ou les plages d’un disque.
Le retour américain de septembre
La reprise américaine de septembre ne doit pas être confondue avec la tournée nord-américaine de 2019. Le groupe est encore celui de Graham Gouldman et de 10cc, alors qu’Hamish Stuart introduira une autre filiation musicale l’année suivante. La dernière représentation du calendrier recensé en 2018 se déroule au Greek Theatre de Los Angeles le 29 septembre. Cette salle occupe une place récurrente dans l’histoire du All-Starr Band, mais la date de 2018 ne doit pas être fusionnée avec les captations de 1989, de 2008 ou de 2019.
L’étude de la transition musicale de 2018 à 2019 montre précisément ce que ce changement de personnel produit sur la distribution des chansons. La mémoire d’un concert repose autant sur ce qui est joué que sur l’identité de la personne qui le chante.
Approche archivistique
Pour établir une chronologie exhaustive de 2018, chaque représentation doit porter une date, un lieu, un statut, une formation et, lorsqu’il existe, un programme documenté. Les archives matérielles — billets, annonces, programmes, photographies, enregistrements privés et captations commerciales — sont à relier au concert correspondant, mais non à fusionner en un seul objet. Un billet peut attester la vente d’une place ; il n’atteste ni le chant interprété au rappel ni les instruments entendus sur une bande.
La tournée étant répartie entre des pays et des types de salles très différents, les dénominations contemporaines doivent être conservées, avec variantes historiques si nécessaire. Cette architecture documentaire permet de passer de la synthèse de quarante-quatre représentations aux fiches locales sans perdre les spécificités du concert du 6 juin à Paris ou des spectacles de l’automne américain.
Méthode documentaire
Treizième formation : 44 dates
Setlist Grolloo 2018
Setlist Radio City 2018
Les auteurs des œuvres, les auteurs des enregistrements et les interprètes de chaque formation sont documentés séparément. Les concerts annulés et leurs reports ne sont pas comptés comme des représentations exécutées.
La composition de 2018, distincte de 2017 et 2019
L’effectif officiel réunit Ringo, Steve Lukather, Colin Hay, Gregg Rolie, Graham Gouldman, Warren Ham et Gregg Bissonette. Gouldman représente 10cc après l’expérience de Richard Page dans la douzième formation ; Hamish Stuart prendra sa place en 2019. Les statistiques de présence doivent suivre ces frontières entre formations.
Le parcours de juin n’est pas exclusivement européen
La treizième tournée ouvre aux États-Unis les 1er et 2 juin à Atlantic City, puis passe par Paris le 6 juin avant un itinéraire européen prolongé jusqu’à Rome le 11 juillet. L’étape nord-américaine de septembre s’achève au Greek Theatre de Los Angeles le 29. Les quarante-quatre représentations constituent la campagne complète, non quarante-quatre pays ou salles différentes.
Comment croiser les documents d’époque
La liste des membres identifie une formation, mais les dates de concerts, les musiciens effectivement présents, les titres joués et les supports commercialisés demandent des preuves distinctes. Billets, annonces de salles, setlists datées, journaux et films sont à rapprocher sans effacer leur origine. Les éventuelles variantes d’édition doivent être contrôlées sur les exemplaires physiques ou sur les communiqués de l’éditeur.
Chronologie de référence : The Beatles Bible. L’analyse des versions et des auteurs complète ce calendrier, sans attribuer automatiquement les arrangements de studio à la troupe de scène.
Une année à deux séquences géographiques
Le calendrier 2018 compte quarante-quatre spectacles. Après les premières dates de juin et la campagne européenne jusqu’à Rome le 11 juillet, la formation reprend en Amérique du Nord au début de septembre et se termine au Greek Theatre de Los Angeles le 29. Cette structure oblige à distinguer les dates d’affiche, les concerts effectivement recensés et les reprises éventuelles d’une même salle. Le fait de jouer dans deux pays différents ne signifie pas deux formations successives.
Le changement de 2019 se lit dans les chansons
En 2018, Gouldman fait entendre le catalogue de 10cc ; l’année suivante, Hamish Stuart arrive avec Pick Up the Pieces et Cut the Cake de l’Average White Band. La guitare de Lukather et la voix de Colin Hay prolongent au contraire une continuité entre les deux années. Les catalogues d’auteurs doivent suivre les premiers enregistrements : Rosanna est signée David Paich, Africa Paich et Jeff Porcaro, et l’association de Lukather à Toto n’altère pas ces signatures.
À rapprocher de Rosanna — Toto IV, David Paich et Steve Lukather avec Ringo pour distinguer l’œuvre et l’interprétation de cette formation. Chronologie de la tournée.












