Encyclopédie des formations et des concerts
Sommaire
1995 : cinquante concerts, du Japon à l’Amérique du Nord, et les dates annulées
La troisième formation constitue un changement décisif : huit artistes sur scène, les répertoires des Who, des Rascals, du Grand Funk Railroad et de Bachman-Turner Overdrive, et un calendrier qui doit être nettoyé de ses dates non jouées.
Une nouvelle équipe dès le 14 juin
Le troisième All-Starr Band démarre au Japon le 14 juin 1995. Sa composition comprend Ringo Starr, Randy Bachman, Mark Farner, Billy Preston, Felix Cavaliere, John Entwistle, Zak Starkey et Mark Rivera. L’équipe associe deux batteries et une section de voix et de claviers très présente.
Le fait que chaque artiste apporte ses succès rend la tournée comparable à une anthologie scénique. Pourtant il faut conserver le rôle singulier de Ringo : il décide du principe du groupe, anime la soirée et accompagne les chansons des autres musiciens.
L’itinéraire et ses pièges
Les archives de The Beatles Bible dénombrent cinquante concerts entre juin et août. Les dernières soirées effectivement documentées ont lieu à Seattle, les 22 et 23 août. Des étapes supplémentaires apparaissent dans des annonces ou des itinéraires antérieurs, mais elles ne doivent pas être comptées comme jouées.
Les affiches anciennes et les billets imprimés témoignent du projet commercial. Pour qu’une date figure comme représentation exécutée, il faut un document rétrospectif : compte rendu, photographie datée, setlist ou archive fiable de l’organisateur. L’absence de ce contrôle crée des statistiques artificiellement gonflées.
Un répertoire partagé
The Loco-Motion représente Mark Farner, Nothing from Nothing et Will It Go Round in Circles Billy Preston, People Got to Be Free et Groovin’ Felix Cavaliere. Randy Bachman apporte No Sugar Tonight et Takin’ Care of Business ; John Entwistle interprète Boris the Spider et My Wife.
Il serait trompeur de faire de chaque chanteur le créateur de toutes les chansons présentées : The Loco-Motion est écrite par Gerry Goffin et Carole King, tandis que Some Kind of Wonderful est d’abord liée aux Soul Brothers Six. Le chapitre des chansons doit conserver ces filiations.
Les vidéos et le disque
L’étape du Budokan à Tokyo a laissé une captation utilisée pour un album commercial publié en 1997. C’est un témoignage de la troisième formation, pas une preuve de l’intégralité de tous les spectacles japonais.
La date de concert et la date de commercialisation doivent être stockées séparément. Les programmes raccourcis et les coupes éditoriales du disque ne doivent pas devenir la liste type de la tournée.
Le Japon n’est pas une annexe américaine
Les onze premières représentations de 1995 ont lieu au Japon, de Morioka à Hamamatsu, avant la partie nord-américaine. Le total de cinquante spectacles décrit la campagne documentée et ne saurait être augmenté avec des dates seulement annoncées. Le passage par le Nippon Budokan les 26 et 27 juin doit être enregistré sur deux lignes distinctes : une même salle, deux événements, deux ensembles possibles de photos et de billets.
Le statut des dates constitue une donnée
Pour les manifestations évoquées mais non tenues, conserver la source de l’annonce et une mention « non confirmé » ou « annulé ». Ne jamais additionner l’affiche initiale au calendrier des concerts joués. Lorsqu’un lieu est remplacé, noter les deux appellations ainsi que l’organisateur : un ticket d’origine ne prouve pas que la musique fut interprétée à l’adresse imprimée.
Rapprochements utiles pour les collectionneurs et chercheurs
Le classement de cette notice doit conserver séparément l’auteur de l’œuvre, l’artiste qui l’a rendue célèbre, son interprète lors de la tournée et la référence du support commercial lorsqu’il en existe un. Les variantes de programme ne se déduisent pas d’un souvenir général de la formation : elles se vérifient à partir d’une source datée ou d’un document matériel identifié.
Repère chronologique et personnel : The Beatles Bible, tournée de référence. Cette référence recense l’effectif et les dates ; elle ne constitue pas à elle seule une preuve de chaque solo instrumental.
Deux chaînes d’annulations à ne jamais confondre
Les dernières dates annoncées pour août et septembre 1995 relèvent de deux événements différents. Les représentations du MGM Grand à Las Vegas, prévues du 31 août au 3 septembre, avaient été supprimées à la suite d’un différend avec la direction de l’établissement. Les étapes de Reno, Monterey, Santa Barbara et San Diego, prévues du 25 au 28 août, sont ensuite abandonnées lorsque Ringo rentre en Angleterre en raison de la maladie d’un proche. Son entourage ne fournit alors ni le nom de cette personne ni de détails médicaux : la chronologie ne doit pas compléter cette information par conjecture.
Les quatre rendez-vous de Las Vegas et les quatre dates de la côte Ouest doivent rester dans les archives de programmation, chacun avec son statut propre. Les additionner au total des prestations effectuées transformerait de simples annonces en concerts réels et pourrait entraîner l’attribution erronée de set-lists, de billets et de bandes sonores. La fin effectivement attestée du parcours se situe à Seattle le 23 août, et non au MGM Grand début septembre.
Une structure collective qui explique la diversité des programmes
La troisième formation présente les chansons de Ringo en alternance avec les répertoires de Billy Preston, Felix Cavaliere, John Entwistle, Mark Farner et Randy Bachman. Cette architecture permet de faire entendre, au cours d’une même soirée, la soul, les harmonies des Rascals et plusieurs traditions du rock britannique et nord-américain. Elle laisse aussi la possibilité de remplacer une chanson par une autre sans modifier l’effectif de la tournée : les deux représentations du 22 juillet à Atlantic City fournissent un exemple particulièrement utile de cette souplesse.
Le nombre de concerts n’est donc pas un indicateur de l’uniformité musicale. Un récit encyclopédique doit maintenir séparément le calendrier, la composition de l’orchestre, les morceaux effectivement attestés et les supports d’enregistrement.
Cinquante représentations ne signifient pas cinquante programmes identiques
Le troisième All-Starr Band commence au Japon puis parcourt l’Amérique du Nord en 1995. Avec Randy Bachman, Mark Farner, John Entwistle, Billy Preston et Felix Cavaliere, il dispose de répertoires très variés pour présenter la même formule de concert.
Crédits des chansons, performances et archives à confronter
No Sugar Tonight et Takin’ Care of Business illustrent les deux carrières de Randy Bachman, entre Guess Who et BTO. Les dates prévues mais finalement annulées doivent rester dans les archives d’annonces, sans gonfler le nombre de concerts réellement exécutés.
Fiches musicales associées : no sugar tonight · takin care of business · people got to be free. Les dates et la formation se vérifient dans la chronologie du All-Starr Band.












