Ringo Starr et le All-Starr Band, illustration des études historiques
Ringo Starr et le All-Starr Band, illustration des études historiques

2019, année du trentième anniversaire de la formule All-Starr

Le premier All-Starr Band donne son concert inaugural à Dallas le 23 juillet 1989. Trente ans plus tard, Ringo Starr retrouve le Japon avec une formation profondément renouvelée mais fidèle au même principe : chaque partenaire présente des œuvres de sa carrière et accompagne les chansons des autres. La quatorzième formation de 2019 comprend Ringo, Steve Lukather, Colin Hay, Gregg Rolie, Hamish Stuart, Warren Ham et Gregg Bissonette.

Cette composition mérite d’être enregistrée sans la confondre avec celle de 2018. Graham Gouldman, représentant le répertoire de 10cc, n’appartient plus à l’orchestre régulier ; Hamish Stuart revient pour y apporter l’héritage soul-funk de l’Average White Band. En revanche, Gregg Rolie est toujours présent. Le changement de bassiste-chanteur modifie plusieurs morceaux du programme et constitue une étape importante dans l’histoire des répertoires du All-Starr Band.

Du programme annoncé aux onze spectacles réellement recensés

Les premières annonces de la tournée japonaise, publiées à la fin de 2018 et au début de 2019, ne présentent pas encore toutes les dates qui figurent dans le calendrier définitif. Les représentations des 6 et 7 avril au Tokyo Dome City Hall s’ajoutent aux engagements initialement communiqués, ce qui porte le total japonais à onze soirées. Il serait donc inexact de compter neuf concerts en se limitant au premier communiqué publicitaire.

La méthode documentaire consiste à enregistrer séparément l’annonce de programmation, ses compléments et le spectacle joué. Une nouvelle date constitue un nouveau concert même lorsqu’elle a lieu dans une salle où le groupe se produit déjà. Les concerts des 5, 6 et 7 avril à Tokyo doivent avoir chacun leur notice et leur set-list ; une photographie de l’une des trois soirées ne doit pas être automatiquement attribuée aux deux autres.

Fukuoka et Hiroshima : les 27 et 29 mars

La séquence japonaise débute le 27 mars 2019 au Fukuoka Sunpalace Hall. Le 29 mars, le groupe se produit à l’Ueno Gakuen Hall de Hiroshima. Ces deux dates placent le début du parcours dans l’ouest du Japon, avant le déplacement vers les villes de la région du Tōhoku puis Tokyo. Le nom exact de chaque salle doit être conservé, même lorsque différentes transcriptions latines apparaissent dans les affiches et les comptes rendus.

Le contenu musical associe les classiques de Ringo à ceux de Toto, Santana, Men at Work et de l’Average White Band. Cette coexistence est significative : le public japonais retrouve un ancien Beatle mais entend également des musiciens dont les groupes ont marqué les années 1970 et 1980. La première partie du voyage constitue donc autant une tournée de groupe qu’une anthologie internationale de chansons.

Sendai et Kōriyama : ne pas se laisser tromper par les noms commerciaux

Le 1er avril, Ringo joue au Tokyo Electron Hall Miyagi, un établissement situé à Sendai malgré le mot « Tokyo » dans son nom commercial. Le 2 avril, l’orchestre se présente au centre culturel de Kōriyama, également connu sous le nom de Kenshin Kōriyama Bunka Center. Ces deux dates sont distinctes et appartiennent à deux villes de la région du Tōhoku.

Le problème est typique d’une concertographie internationale : le nom d’un mécène peut être confondu avec la ville, et les dénominations japonaises peuvent connaître plusieurs transcriptions. La donnée fiable doit relier date, bâtiment et commune. Une notice indiquant simplement « Tokyo, 1er avril » pour le Tokyo Electron Hall Miyagi induirait en erreur, même si le nom commercial peut expliquer la confusion.

Tokyo, 3 avril : l’Hitomi Kinen Kōdō

Le 3 avril, le All-Starr Band se produit à l’Hitomi Kinen Kōdō, salle de l’université féminine Shōwa de Tokyo. L’établissement n’est pas le Tokyo Dome City Hall, lieu des trois soirées suivantes. La séparation des deux salles est essentielle pour attribuer convenablement les affiches, programmes, photographies et billets datés.

Le répertoire de la quatorzième formation mêle les titres chantés par Ringo à des interventions de Gregg Rolie, Steve Lukather, Colin Hay et Hamish Stuart. Les œuvres de Santana et Toto côtoient Matchbox, It Don’t Come Easy ou Yellow Submarine. Pourtant, l’affiche de Tokyo ne fournit pas à elle seule l’ordre réellement joué le 3 avril : la fiche datée reste la référence pour toute comparaison de programme.

5, 6 et 7 avril : trois concerts consécutifs au Tokyo Dome City Hall

Les 5, 6 et 7 avril, le All-Starr Band joue trois soirs de suite au Tokyo Dome City Hall. Il ne s’agit pas d’une seule résidence décrite par une date approximative, mais de trois spectacles consécutifs recensés sous des fiches indépendantes. Les programmes conservés dans le dossier se présentent en vingt-quatre entrées numérotées ; ils offrent un point de départ à une comparaison critique.

Le fait que les listes disponibles se ressemblent beaucoup ne suffit pas à affirmer que les introductions, les durées, les solos ou les changements d’instrument ont été rigoureusement identiques. L’étude musicologique doit distinguer un titre présent dans la set-list de son exécution concrète. Pour les concerts du Tokyo Dome City Hall, il est donc préférable de conserver les trois relevés et de rattacher toute variation future à la date concernée.

Matchbox, It Don’t Come Easy, What Goes On : le début du programme tokyoïte

Les fiches des trois soirs de Tokyo commencent avec Matchbox, It Don’t Come Easy et What Goes On. Les trois titres représentent des facettes différentes de la carrière de Ringo : le rockabilly de Carl Perkins, le grand succès solo de 1971 et une chanson enregistrée par les Beatles en 1965, créditée Lennon–McCartney–Starkey.

Cette ouverture représente un parcours musical qui va de l’apprentissage collectif des Beatles aux années de carrière individuelle. Elle est suivie d’interventions de Gregg Rolie sur Evil Ways et de Steve Lukather sur Rosanna, ce qui installe immédiatement le principe de rotation des chanteurs. La position de ces morceaux doit être conservée telle qu’elle apparaît dans les programmes de Tokyo, sans la généraliser par défaut à toute la tournée internationale de 2019.

Pick Up the Pieces, Down Under et Cut the Cake : le changement de 2019

Pick Up the Pieces et Cut the Cake correspondent à l’héritage de l’Average White Band porté par Hamish Stuart ; Down Under est associé à Colin Hay et à Men at Work. Leur succession montre précisément ce que le retour de Stuart modifie par rapport à 2018. Les titres de 10cc représentés l’année précédente par Graham Gouldman ne sont plus le centre de son tour de chant.

Le rôle musical de Stuart se comprend à la fois comme chanteur et comme bassiste au service des autres interprètes. Pick Up the Pieces, morceau instrumental, met en évidence le dialogue entre section rythmique et vents, notamment Warren Ham. L’attribution détaillée de tous les instruments sur une date particulière doit toutefois provenir de photographies et de captations correctement identifiées, non de simples crédits généraux de tournée.

Black Magic Woman / Gypsy Queen : le problème des medleys

Le programme de Tokyo comprend une entrée Black Magic Woman / Gypsy Queen, associée à Gregg Rolie et à l’histoire de Santana. Pourtant, les deux compositions ont des auteurs distincts : Black Magic Woman vient de Peter Green et du répertoire de Fleetwood Mac, tandis que Gypsy Queen est due à Gábor Szabó. Leur association scénique ne fusionne pas leurs crédits.

Ce cas illustre la différence entre « numéro de spectacle » et « œuvre ». Une seule entrée numérotée peut contenir deux pièces, et une même chanson peut être reprise en coda. Un relevé de vingt-quatre numéros ne doit donc pas être présenté comme une preuve du nombre strict de compositions. L’encyclopédie conserve l’ordre du concert tout en permettant de retrouver séparément les fiches de chaque titre.

Africa, Work to Do et Oye Como Va : un répertoire international

Parmi les grands repères des concerts tokyoïtes figurent Africa, œuvre de David Paich et Jeff Porcaro chantée chez Ringo par Steve Lukather, Work to Do, titre des Isley Brothers représenté dans la tradition de l’Average White Band, et Oye Como Va, composition de Tito Puente popularisée dans le rock par Santana.

Le simple assemblage de ces œuvres raconte une histoire de circulation internationale : la pop américaine de Toto, la soul et le funk venus des États-Unis puis repris par une formation écossaise, et une composition latino-américaine devenue un standard du rock. En 2019, elles sont exécutées par une troupe cosmopolite dont le seul lien permanent au sens historique est la formule élaborée par Ringo trente ans plus tôt.

Nagoya et la région d’Osaka : trois concerts pour conclure le Japon

Le 9 avril, le groupe joue au Zepp Nagoya. Le 10 avril, le concert annoncé sous la région d’Osaka se déroule à l’Amashin Archaic Hall, dans la ville d’Amagasaki, avant une dernière représentation le 11 avril à l’Orix Theatre d’Osaka. La distinction géographique entre Amagasaki et Osaka doit être conservée, même lorsque la communication commerciale présente les deux étapes comme des concerts dans le Grand Osaka.

Ces trois dates concluent le parcours japonais de 2019. La dernière soirée, le 11 avril, doit être retenue comme la fin du segment japonais, non comme la fin de la tournée mondiale du trentième anniversaire. La formation poursuivra son histoire en Amérique du Nord plus tard dans l’année. Les calendriers doivent distinguer les legs géographiques d’une même formation plutôt que les confondre.

Trente ans après Dallas : permanence de la formule, transformation des chansons

Entre juillet 1989 et avril 2019, les musiciens ont changé à de nombreuses reprises, mais le modèle du concert est demeuré reconnaissable. Ringo chante ses titres des Beatles et sa carrière solo ; chaque partenaire présente ses œuvres ; tous continuent de s’accompagner. Le répertoire de 2019, enrichi par Toto, Santana, Men at Work et l’Average White Band, ne ressemble pourtant guère à celui de la première équipe de Dr. John, Billy Preston, The Band ou Joe Walsh.

Les concerts du 5 avril, du 6 avril et du 7 avril sont conservés comme trois archives indépendantes. Leur analyse commune éclaire le cycle japonais, mais seul le dossier de chaque soirée établit sa liste précise d’œuvres et ses éventuelles particularités.

Explorer le dossier

Retrouver les concerts par date, les œuvres par artiste, les musiciens et les enregistrements live. Les fiches individuelles restent la référence des programmes et des crédits.

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