Yellow-Sub.net · Encyclopédie des concerts
Sommaire
Fallsview, 24 juin 2010 : les 23 numéros de l’ouverture du onzième All-Starr Band décryptés
Un parcours à travers les 23 entrées documentées du premier concert de 2010 : Derringer, The Romantics, Mr. Mister, Edgar Winter, Gary Wright et Ringo Starr.
Une nouvelle formation à Niagara Falls le 24 juin 2010
Le 24 juin 2010, Ringo Starr inaugure la tournée de sa onzième formation à l’Avalon Theatre du Fallsview Casino Resort, à Niagara Falls. La distribution comprend Rick Derringer, Wally Palmar, Richard Page, Gary Wright, Edgar Winter et Gregg Bissonette. Ces six musiciens entourent Ringo dans une revue dont le programme associe les Beatles, les succès solo de leur batteur, le rock américain, la pop des années 1980 et le rock instrumental.
La fiche de concert conserve vingt-trois entrées numérotées. Elle a en outre été corrigée quant au lieu : contrairement à l’ancien slug qui continue de comporter « casino-rama-orillia », la prestation appartient bien à Fallsview. Le maintien de cette URL protège les liens historiques sans justifier une localisation erronée. Le relevé du 24 juin doit rester distinct de celui de la seconde soirée, le 25 juin, qui possède sa propre notice.
L’ouverture : It Don’t Come Easy, Honey Don’t et Choose Love
Les trois premiers morceaux replacent Ringo au centre du programme. It Don’t Come Easy, publié en 1971, constitue l’un de ses grands repères solo. Honey Don’t renvoie à Carl Perkins et à la tradition country-rockabilly que les Beatles admiraient. Choose Love, tirée de l’album du même nom paru en 2005, prouve que le concert ne se contente pas des succès les plus anciens.
Dans le relevé instrumental, les rôles de Ringo varient : il chante les premières chansons et reste à la batterie sur Choose Love, tandis que Gregg Bissonette garantit la stabilité de l’ensemble. Les guitares de Derringer et de Palmar, la basse de Page et les claviers de Wright et Winter forment une nouvelle équipe autour de ces œuvres. La comparaison avec 2008 montre que les arrangements des mêmes classiques peuvent changer lorsque les partenaires réguliers changent.
Hang On Sloopy, puis Free Ride : deux héritages américains
La quatrième entrée du programme revient à Rick Derringer avec Hang On Sloopy, chanson liée au succès des McCoys en 1965, lorsque le guitariste se faisait encore connaître sous le nom de Rick Zehringer. Les auteurs Bert Berns et Wes Farrell doivent être distingués de l’interprète associé à la version célèbre. L’enregistrement des McCoys ne doit pas être crédité aux musiciens du groupe de 2010.
Le numéro suivant, Free Ride, est présenté par Edgar Winter. La composition est signée Dan Hartman et appartient à l’histoire de l’Edgar Winter Group. Cette alternance est caractéristique du All-Starr Band : après un titre associé à Derringer, un autre membre reçoit le micro. Ringo passe à la batterie durant ces interventions, donnant une continuité scénique à des œuvres issues de disques et de carrières distincts.
Talking in Your Sleep : les Romantics entrent en scène
Avec Talking in Your Sleep, Wally Palmar fait entendre une chanson liée aux Romantics, groupe américain devenu emblématique de la power pop et du rock des années 1980. Le chanteur joue de la guitare tout en interprétant un refrain à l’identité immédiatement reconnaissable. Son arrivée dans la onzième formation transforme le programme par rapport à la dixième, qui accueillait notamment Colin Hay et Hamish Stuart.
La fonction de Palmar n’est pas limitée à son numéro personnel. Il joue également sur les chansons de Ringo, de Derringer et de Page. La liste instrumentale de la première de 2010 permet de montrer cette circulation, sans oublier que les crédits publiés pour la tournée doivent être examinés à la lumière de la représentation. Un chanteur de groupe devenu All-Starr ne fait pas venir automatiquement sur scène les autres membres de son groupe d’origine.
I Wanna Be Your Man, Dream Weaver et Kyrie
Après le retour de Ringo sur I Wanna Be Your Man, la set-list donne successivement la parole à Gary Wright et à Richard Page. Dream Weaver, succès solo de Wright publié en 1975, représente la place croissante des synthétiseurs dans le rock populaire. Kyrie, chanson de Mr. Mister sortie en 1985, est associée au chant de Page et au travail d’écriture de Page, Steve George et John Lang.
Trois époques se rencontrent ainsi en quelques minutes : l’écriture Lennon–McCartney des Beatles, la pop à claviers des années 1970 et le rock radiophonique des années 1980. La cohérence de l’ensemble tient à l’accompagnement commun, et non à une origine discographique partagée. Le titre I Wanna Be Your Man ne doit notamment pas être attribué à Ringo comme auteur simplement parce qu’il le chante depuis l’époque Beatles.
The Other Side of Liverpool : une chanson de Ringo dans le présent
The Other Side of Liverpool, dixième entrée du programme, permet à Ringo de présenter une chanson contemporaine issue de son album Y Not paru en 2010. Le morceau se distingue par son regard rétrospectif sur sa jeunesse à Liverpool, bien différent de l’imaginaire ludique de Yellow Submarine ou du registre amoureux de Photograph. Son insertion dans le spectacle complète les classiques plutôt que de les remplacer.
La tournée n’a donc pas seulement une fonction commémorative. Ringo utilise un répertoire vivant, dans lequel de nouvelles chansons peuvent prendre place et entrer en dialogue avec ses anciens succès. L’encyclopédie doit enregistrer l’origine discographique de ce titre, puis sa présence attestée à Niagara Falls le 24 juin, sans déduire qu’il a été joué automatiquement à toutes les étapes suivantes.
Yellow Submarine et Frankenstein : un changement radical d’échelle
La onzième entrée est Yellow Submarine, chanson des Beatles écrite par Lennon–McCartney et chantée par Ringo. Immédiatement après, Frankenstein introduit la logique du rock instrumental de l’Edgar Winter Group. La proximité de ces deux œuvres résume la singularité du spectacle : un refrain collectif particulièrement accessible laisse place à une pièce dont l’intérêt tient aux transformations de sonorités et aux séquences instrumentales.
Une set-list ne permet pas à elle seule de décrire la longueur du solo de Frankenstein ni le partage des parties entre Winter, Wright et les autres musiciens. Elle atteste cependant que les deux titres sont juxtaposés à la première de 2010, ce qui éclaire le déroulement musical. Leur composition, leurs enregistrements historiques et leurs versions de concert doivent être décrits dans des notices séparées.
Peace Dream et Back Off Boogaloo : une séquence personnelle
Les treizième et quatorzième entrées du programme, Peace Dream et Back Off Boogaloo, marquent un retour au répertoire personnel de Ringo. La première appartient à l’album Y Not, tandis que la seconde est un succès de 1972 lié à la production de George Harrison. Leur succession fait se répondre deux périodes très éloignées de sa carrière, séparées par presque quatre décennies.
La présence de Back Off Boogaloo dans ce programme de 2010 ne doit pas être utilisée pour résoudre le doute portant sur la soirée d’ouverture de 2008. Une chanson attestée le 24 juin 2010 n’est pas automatiquement attestée deux ans auparavant à Fallsview, même si Ringo et certains musiciens jouaient dans les deux formations. L’histoire des set-lists se construit par représentation, non par propagation rétrospective des titres.
What I Like About You et Rock and Roll, Hoochie Koo
Le milieu de la seconde partie met successivement en avant Wally Palmar et Rick Derringer. What I Like About You renvoie aux Romantics et à leur énergie power pop, tandis que Rock and Roll, Hoochie Koo appartient à l’univers guitaristique de Derringer. Les deux chansons prennent la forme de numéros de solistes soutenus par un même groupe, mais ne partagent ni les mêmes auteurs ni les mêmes histoires de production.
Cette juxtaposition montre aussi comment les All-Starrs construisent un programme à partir de carrières que le public connaît souvent par des chansons isolées. La fonction du spectacle consiste à rendre ces succès immédiatement reconnaissables dans un nouveau cadre scénique. La fiche individuelle de chaque œuvre doit rappeler sa date de publication originale et les auteurs qui l’ont signée.
Boys, Love Is Alive, Broken Wings : trois couleurs vocales
Boys ramène la voix de Ringo à une chanson du répertoire des Shirelles qu’il avait reprise avec les Beatles. Love Is Alive donne ensuite la place à Gary Wright, avant Broken Wings, emblème du groupe Mr. Mister chanté par Richard Page. L’ordre de ces trois titres résume plusieurs strates musicales : rhythm and blues du début des années 1960, pop à claviers des années 1970 et grands refrains radiophoniques des années 1980.
Le fait que Ringo soit chanteur principal de Boys n’en fait pas le compositeur ; la chanson est signée Luther Dixon et Wes Farrell. Broken Wings est créditée à Page, Steve George et John Lang. L’intérêt encyclopédique de cette séquence tient précisément à la circulation de la voix entre plusieurs répertoires, en maintenant l’origine des œuvres visible.
Photograph et Act Naturally avant la conclusion
Les vingtième et vingt et unième chansons appartiennent à deux chapitres essentiels de la carrière de Ringo. Photograph, cosignée avec George Harrison et publiée en 1973, représente sa dimension de chanteur solo. Act Naturally, écrite par Johnny Russell et Voni Morrison, renvoie au répertoire country et à sa version enregistrée avec les Beatles en 1965.
Leur rapprochement produit un effet autobiographique sans être un mélange indistinct de chansons personnelles. L’une est une création de Ringo et Harrison ; l’autre une reprise à l’histoire antérieure aux Beatles. Les crédits musicaux et les instruments de l’orchestre de 2010 doivent être conservés à part des musiciens des séances originales. Cette séparation garantit la rigueur de toute notice musicale transversale.
Le final en deux entrées : With a Little Help et Give Peace a Chance
Le programme se termine avec With a Little Help from My Friends, puis Give Peace a Chance. La première chanson, de Lennon–McCartney, constitue depuis 1989 un emblème de l’amitié collective incarnée par le All-Starr Band. La seconde relève du patrimoine pacifiste de John Lennon. Dans certains concerts, les deux peuvent être enchaînées en une séquence continue tout en étant notées séparément.
Le relevé du 24 juin 2010 présente vingt-trois entrées numérotées, mais le décompte musical dépend de la manière de traiter un enchaînement ou une coda. Il serait imprudent de transformer automatiquement le nombre de lignes en nombre de morceaux intégralement exécutés, ou de supposer une durée identique à chaque date. La notion de « numéro de scène » doit pouvoir coexister avec celle d’« œuvre musicale » dans le catalogue.
Une archive pour comparer les tournées, sans fusionner les soirées
La première de 2010 est un jalon utile pour comparer les formations de 2008 et de 2012. Certaines figures demeurent, d’autres changent et les succès de Mr. Mister ou des Romantics ne correspondent pas au répertoire des mêmes artistes que Toto ou Santana. C’est pourquoi la continuité de Ringo et de Gregg Bissonette ne saurait résumer toute l’histoire du groupe.
Le programme complet du 24 juin 2010 doit être consulté comme document principal, et celui du 25 juin comme représentation distincte. Les anciennes URL sont conservées pour préserver les références, malgré leur mention historique erronée de Casino Rama.
Repères de navigation
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