Wings à Édimbourg en 1973 : bandeau des archives du groupe

WINGS · CONCERTOGRAPHIE · 19–21 OCTOBRE 1976

Wings à Wembley en octobre 1976 : les trois concerts, les setlists et la fin de la tournée mondiale

Quinze chapitres encyclopédiques pour distinguer les trois soirées de l’Empire Pool et leurs répertoires. Les 90 entrées ci-dessous mènent directement aux études des trente œuvres ou fragments recensés, sans confondre dates documentées, omissions possibles et bandes éditées plus tard.

1. Trois soirs qui terminent quinze mois de spectacles

Les 19, 20 et 21 octobre 1976, Wings occupe l’Empire Pool de Wembley pour trois concerts consécutifs. La série achève Wings Over the World, entreprise commencée au Royaume-Uni en septembre 1975 et poursuivie en Australie, en Europe et en Amérique du Nord. Le dernier soir représente la fin effective de la tournée, mais il ne marque évidemment pas la disparition du groupe, qui enregistrera encore plusieurs albums et changera de formation. Pour une chronologie rigoureuse, chacune des trois soirées possède une fiche autonome : un souvenir de Wembley peut concerner la première, la deuxième ou la troisième représentation. La simple présence de la même salle et d’un programme largement similaire ne suffit pas à confondre les documents.

2. Empire Pool : une salle avec son histoire Beatles

L’Empire Pool est une grande salle londonienne associée aussi à l’histoire des Beatles, venus s’y produire durant les années soixante. En 1976, McCartney y revient à la tête d’un groupe dont l’identité sonore, les arrangements et les ambitions de production ont profondément changé. La salle permet d’installer pendant trois jours un dispositif complexe, comprenant amplificateurs, claviers, effets scéniques, éclairages et une section de vents. Elle sera de nouveau un lieu important du parcours de Wings en décembre 1979. Le nom ultérieur de Wembley Arena se rencontre dans des descriptions rétrospectives ; une affiche de 1976 doit néanmoins être cataloguée avec la dénomination en usage au moment du spectacle.

3. Cinq Wings et quatre vents : identifier chaque musicien

Paul McCartney tient principalement le chant, la basse et différents instruments selon les pièces ; Linda McCartney intervient aux claviers et aux voix ; Denny Laine alterne guitares, voix et basses occasionnelles ; Jimmy McCulloch joue la guitare soliste et chante notamment Medicine Jar ; Joe English est le batteur. Howie Casey, Tony Dorsey, Steve Howard et Thaddeus Richard forment le pupitre de vents qui complète la scène. Il y a donc neuf instrumentistes dans le dispositif, et non cinq ou huit. Leur présence collective ne prouve pas qu’ils jouent tous simultanément à chaque instant. Le crédit individuel de chaque solo doit s’appuyer sur un enregistrement, un film ou un document de tournée précis.

4. Le programme d’ouverture : Venus and Mars, Rock Show, Jet

Wings commence avec une succession qui évoque directement son répertoire de 1975 : Venus and Mars construit l’attente, Rock Show introduit le concert comme un événement spectaculaire, Jet impose l’énergie de Band on the Run et Let Me Roll It installe un riff plus épuré. Cette dramaturgie a fait ses preuves tout au long de la tournée. Ce n’est pourtant pas une simple suite de titres célèbres ; elle souligne aussi le passage d’un rock de studio à une expression collective qui fait une large place aux guitares, à la batterie et aux accents des vents. Les durées de transition entre les œuvres et les annonces restent des éléments à vérifier pour chaque captation.

5. 19 octobre : la première soirée londonienne

Le mardi 19 octobre, les Wings inaugurent leurs trois concerts à Wembley. Les inventaires de répertoire associent trente chansons à ce spectacle, avec Blackbird dans la partie acoustique et Go Now confié à Denny Laine dans la seconde moitié de soirée. La documentation de ce premier soir doit être maintenue séparée des photographies réalisées pendant les balances, des vues générales de l’Empire Pool et des enregistrements dont la date précise n’est pas établie. La setlist ci-dessous reprend l’inventaire connu de cette soirée : c’est une base de consultation par chanson, susceptible d’être corrigée si une pièce contemporaine plus précise apparaît.

19 octobre 1976 : programme recensé (30 titres)

Les trente numéros sont documentés dans les répertoires historiques de la tournée. Les annonces, fragments et variations propres à la soirée demandent une confrontation aux bandes.

  1. Venus and Mars
  2. Rock Show
  3. Jet
  4. Let Me Roll It
  5. Spirits of Ancient Egypt
  6. Medicine Jar
  7. Maybe I’m Amazed
  8. Call Me Back Again
  9. Lady Madonna
  10. The Long and Winding Road
  11. Live and Let Die
  12. Picasso’s Last Words (Drink to Me)
  13. Richard Cory
  14. Bluebird
  15. I’ve Just Seen a Face
  16. Blackbird
  17. Yesterday
  18. You Gave Me the Answer
  19. Magneto and Titanium Man
  20. Go Now
  21. My Love
  22. Listen to What the Man Said
  23. Let ‘Em In
  24. Time to Hide
  25. Silly Love Songs
  26. Beware My Love
  27. Letting Go
  28. Band on the Run
  29. Hi, Hi, Hi
  30. Soily

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6. 20 octobre : deuxième soir, mêmes œuvres, autre exécution

Le mercredi 20 octobre, le spectacle est repris dans la même salle, mais les prises ne sont jamais interchangeables avec celles du 19. Les catalogues de concert présentent à nouveau une liste d’une trentaine de titres, dont les mêmes grands moments acoustiques et Go Now. Les différences peuvent concerner la durée des introductions, les solos, le niveau sonore, la réponse du public ou la présentation des musiciens. Une bande diffusée sous une jaquette non datée « Wembley 1976 » ne peut être attribuée au deuxième soir au seul motif que son répertoire correspond. Il faudrait au minimum des annonces audibles, une comparaison de l’enregistrement ou un témoin visuel solidement daté.

7. 21 octobre : trente entrées, dont un fragment de Blackbird

La dernière soirée, le jeudi 21 octobre, figure dans certaines listes abrégées avec vingt-huit titres, Blackbird et Go Now y ayant été omis. Le relevé détaillé de la soirée et l’enregistrement de collection daté du 21 octobre apportent cependant un élément décisif : Go Now est présent, et Blackbird apparaît sous la forme d’un court fragment d’environ vingt-quatre secondes. La liste est donc portée à trente entrées, en conservant une qualification explicite pour Blackbird : il ne s’agit pas de prétendre qu’une exécution intégrale de cette chanson est attestée par la bande disponible. Cette correction repose sur la confrontation des traces et non sur la simple recopie du programme du 20 octobre. Elle montre pourquoi un inventaire doit distinguer une chanson complète d’une citation ou d’un fragment.

20 octobre 1976 : programme recensé (30 titres)

Les trente numéros sont documentés dans les répertoires historiques de la tournée. Les annonces, fragments et variations propres à la soirée demandent une confrontation aux bandes.

  1. Venus and Mars
  2. Rock Show
  3. Jet
  4. Let Me Roll It
  5. Spirits of Ancient Egypt
  6. Medicine Jar
  7. Maybe I’m Amazed
  8. Call Me Back Again
  9. Lady Madonna
  10. The Long and Winding Road
  11. Live and Let Die
  12. Picasso’s Last Words (Drink to Me)
  13. Richard Cory
  14. Bluebird
  15. I’ve Just Seen a Face
  16. Blackbird
  17. Yesterday
  18. You Gave Me the Answer
  19. Magneto and Titanium Man
  20. Go Now
  21. My Love
  22. Listen to What the Man Said
  23. Let ‘Em In
  24. Time to Hide
  25. Silly Love Songs
  26. Beware My Love
  27. Letting Go
  28. Band on the Run
  29. Hi, Hi, Hi
  30. Soily

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21 octobre 1976 : programme recensé (30 titres, dont un fragment)

Certaines listes abrégées ne comptent que vingt-huit titres. Une source enregistrée et la concertographie détaillée du 21 octobre confirment cependant Go Now et un fragment de Blackbird d’environ 24 secondes. Le programme est donc présenté en trente entrées, avec le statut particulier de ce fragment indiqué explicitement.

  1. Venus and Mars
  2. Rock Show
  3. Jet
  4. Let Me Roll It
  5. Spirits of Ancient Egypt
  6. Medicine Jar
  7. Maybe I’m Amazed
  8. Call Me Back Again
  9. Lady Madonna
  10. The Long and Winding Road
  11. Live and Let Die
  12. Picasso’s Last Words (Drink to Me)
  13. Richard Cory
  14. Bluebird
  15. I’ve Just Seen a Face
  16. Blackbird (fragment d’environ 24 secondes dans la bande circulante)
  17. Yesterday
  18. You Gave Me the Answer
  19. Magneto and Titanium Man
  20. Go Now
  21. My Love
  22. Listen to What the Man Said
  23. Let ‘Em In
  24. Time to Hide
  25. Silly Love Songs
  26. Beware My Love
  27. Letting Go
  28. Band on the Run
  29. Hi, Hi, Hi
  30. Soily

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8. Denny Laine, Richard Cory et Go Now

Le concert des Wings donne une véritable place aux autres chanteurs. Denny Laine interprète Richard Cory, chanson de Paul Simon dont le propos social se prête à un traitement rock, et Go Now, morceau lié à son histoire avec les Moody Blues. Ces deux titres sont essentiels pour comprendre pourquoi Wings est un groupe et non un récital de Paul McCartney. Ils nécessitent également des fiches de chanson spécifiques : Richard Cory et Go Now ne doivent pas être rangés artificiellement parmi les compositions originales des Wings. À Wembley, le rôle de Laine est aussi d’apporter des contrastes vocaux entre les morceaux chantés par McCartney.

9. L’intervalle acoustique : Blackbird, Yesterday et I’ve Just Seen a Face

La partie acoustique est une dramaturgie à l’intérieur du spectacle. Le public rencontre des titres du catalogue Beatles dans un environnement scénique très différent de leur époque d’origine : I’ve Just Seen a Face, Blackbird, Yesterday et The Long and Winding Road permettent des changements de texture et de rapport à la salle. La présence de ces œuvres ne doit pas effacer les créations contemporaines, qui occupent la majeure partie du concert. Blackbird est répertorié les 19 et 20 octobre mais absent de certains inventaires du 21 : cette différence doit rester visible dans la comparaison, sans être présentée comme une conclusion définitive sur une bande non vérifiée.

10. Les deux autres voix du quintette : Jimmy McCulloch et Linda

Medicine Jar permet à Jimmy McCulloch d’occuper le centre de la scène et rappelle la place des compositions personnelles des membres dans le répertoire du groupe. Linda McCartney, quant à elle, est essentielle à la stabilité harmonique, au jeu de claviers et à l’identité vocale de Wings. Les captations de concert peuvent amoindrir ou amplifier artificiellement la perception de son instrument dans le mixage : la différence de balance ne traduit pas nécessairement un changement de jeu. Pour chaque soirée, une analyse musicologique devra différencier rôle théorique du musicien, partie effectivement audible et crédit de concert attribué a posteriori.

11. Le grand ensemble de vents, pièce par pièce

La section Howie Casey, Tony Dorsey, Steve Howard et Thaddeus Richard apporte des couleurs musicales impossibles à obtenir avec le seul quintette. Les cuivres dynamisent notamment les titres proches de la soul, les reprises des Beatles et plusieurs climax du répertoire. Il serait cependant erroné de cocher « trompette, trombone et saxophones » comme instruments joués sur les trente chansons sans examen. La présence de passages acoustiques et de textures de guitares seules impose au contraire des silences ou des fonctions ponctuelles aux vents. Les photographies de tournée, les feuilles de personnel et les bandes doivent être confrontées à l’analyse de chaque œuvre.

12. Wings at the Speed of Sound : les nouveautés de 1976

La tournée permet de défendre les chansons de Wings at the Speed of Sound peu après la publication de l’album. Let ‘Em In, Time to Hide, Silly Love Songs et Beware My Love contrastent entre eux : mélodie à motif répétitif, écriture de Denny Laine, grande construction pop à basse chantante et pièce rock vocale très intense. Leur coexistence révèle l’ambition collective de l’album, où plusieurs membres du groupe obtiennent leur propre espace. Les versions de Wembley éclairent donc une étape de développement de ces titres, sans être assimilées aux bandes studio ni aux prises retenues pour les disques live officiels.

13. Rock, cinéma, ballades : les différentes strates du concert

Le programme juxtapose la bande originale Live and Let Die, la ballade My Love, des rockers comme Hi, Hi, Hi et Soily, la grande composition en plusieurs parties Band on the Run et les œuvres instrumentales ou vocales des autres membres. Cette alternance donne à Wembley un caractère de bilan musical au terme d’une tournée longue. La dernière partie du spectacle repose sur une montée en intensité et sur des chansons immédiatement reconnues par le public. Mais ce bilan n’est pas une fermeture du catalogue : les projets de London Town et Back to the Egg se développeront dans d’autres conditions et avec de nouvelles formations.

14. Ne pas confondre Wembley avec Wings Over America

Le triple album Wings Over America est réalisé à partir de la tournée nord-américaine de 1976, avec des choix de prises et des travaux de finition qui ne se confondent pas avec les trois spectacles londoniens d’octobre. Une étiquette « Wings Over the World » sur une copie de collection ne suffit pas à attribuer une piste à Wembley. Le film Rockshow, de son côté, restitue principalement une histoire de la tournée américaine et possède sa propre filmographie de montages et de restaurations. Pour un collectionneur, trois ensembles doivent donc être tenus séparés : les bandes de scène précisément datées, les masters du disque live et les images montées pour la distribution audiovisuelle.

15. Le véritable objet historique : trois dates, trois fiches, trente chansons de référence

L’intérêt de Wembley réside précisément dans l’articulation de trois échelles. L’échelle du morceau permet d’étudier les variations et l’instrumentation. L’échelle de la soirée permet d’établir un déroulé, des documents et la réception du public. Enfin, l’échelle de la tournée explique la place des dernières dates dans un cycle de soixante-cinq représentations réparties sur plusieurs continents. Une encyclopédie sérieuse ne doit pas réduire ces trois niveaux à un tableau générique. Les trois fiches de concert existantes demeurent les références pour les événements locaux ; les listes ci-dessous servent à rapprocher leurs chansons de leurs études détaillées sans inventer de certitudes supplémentaires.

Les trois soirées de Wembley : lire les concerts individuellement

La résidence d’octobre 1976 comprend trois représentations : le mardi 19 octobre, le mercredi 20 octobre et le jeudi 21 octobre. L’existence de trois dates exige trois fiches distinctes, même si les programmes se ressemblent. Les billets, coupures de presse et enregistrements de spectateurs doivent être rattachés à la représentation qu’ils documentent ; une photographie générique de Wembley ne suffit pas à identifier son soir d’origine. La dernière date clôt la tournée mondiale, mais ne constitue pas une annonce de séparation des Wings, qui poursuivront leur activité musicale.

La setlist et le triple Wings Over America : des objets à distinguer

Le programme de Wembley est généralement décrit par trente entrées, tandis que le triple album Wings Over America possède une sélection et une organisation discographique spécifiques. Les prises retenues pour cet album proviennent des concerts nord-américains, et leur ordre vise à produire un spectacle cohérent sur disque. La liste publiée ne saurait donc remplacer celle de la représentation londonienne du 21 octobre. Il faut aussi distinguer les introductions, les medleys et les numéros effectivement joués deux fois : une variation dans la manière de compter n’est pas nécessairement une différence musicale.

Retrouver les sources internes du dossier Wings

Index des 65 concerts de Wings Over the World · Wembley 19 octobre · Wembley 20 octobre · Wembley 21 octobre · Encyclopédie des chansons.