WINGS · ÉDIMBOURG · ODEON THEATRE · PREMIÈRE REPRÉSENTATION DU 23 MAI 1973
Wings à Édimbourg le 23 mai 1973 : le premier concert de l’Odeon Theatre, à 18 h 15
Deux concerts dans la journée : Deuxième représentation à 20 heures : la fiche du spectacle tardif →
Mercredi 23 mai 1973 : les Wings font étape à Édimbourg, en Écosse, pour deux représentations à l’Odeon Theatre, 7 Clerk Street. La première est annoncée à 18 h 15, avant un second passage programmé à 20 heures. Cette étude traite spécifiquement le spectacle de début de soirée ; elle conserve les différences de statut documentaire entre la programmation annoncée, le programme de référence et les éventuelles variantes de scène.
Musiciens : Paul McCartney, Linda McCartney, Denny Laine, Henry McCullough et Denny Seiwell. Le quintette poursuit le British Tour 1973 avec un répertoire centré sur ses deux premiers albums, Red Rose Speedway, les singles, les nouveautés en cours de diffusion et quelques chansons associées au passé personnel de ses membres.
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Le premier concert d’Édimbourg, après Preston et avant Glasgow
Le British Tour des Wings reprend la méthode d’une tournée organisée, bien différente des visites improvisées effectuées dans les universités britanniques en février 1972. Après Liverpool et Leeds, puis une étape à Preston le 21 mai, le groupe arrive à Édimbourg pour une date particulièrement importante dans le parcours écossais. Le lendemain, il doit jouer à Glasgow. Les deux concerts d’Édimbourg relèvent d’un seul arrêt géographique mais de deux prestations musicales à cataloguer individuellement.
La première représentation est annoncée pour 18 h 15. Cet horaire doit être entendu comme l’heure programmée, non nécessairement comme celle de la première note jouée, car les retards, interventions de première partie et contraintes de salle peuvent modifier les horaires réels. Une photographie datée du 23 mai ne suffit donc pas à déterminer si elle documente cette séance ou celle de 20 heures.
La présence de Wings en Écosse possède aussi une signification biographique pour McCartney, déjà attaché à une vie familiale qui se déroule en partie au nord de l’Angleterre et en Écosse. Mais il serait abusif de déduire de cette proximité une déclaration précise adressée au public du premier spectacle sans témoignage attribuable à la représentation concernée.
La setlist attribuée au spectacle de 18 h 15 : une trame musicale à vérifier
Les relevés de concert disponibles donnent la succession suivante pour la première représentation. La liste est publiée comme programme attribué, et non comme reproduction d’une feuille officielle de scène. Les fragments ou retours de thème n’équivalent pas automatiquement à des interprétations intégrales : c’est particulièrement vrai pour la reprise de Little Woman Love à l’intérieur de C Moon. Chaque lien permet de retrouver l’histoire et les enregistrements des œuvres.
- Soily
- Big Barn Bed
- When the Night
- Wild Life
- Seaside Woman
- Turkey in the Straw — intermède a cappella attribué à Denny Laine
- Little Woman Love
- C Moon — avec reprise du thème de Little Woman Love
- Live and Let Die
- Maybe I’m Amazed
- My Love
- Go Now
- Say You Don’t Mind
- The Mess
- Hi, Hi, Hi
- Long Tall Sally
Les deux rappels sont présentés ici dans l’ordre habituellement signalé : Hi, Hi, Hi, puis Long Tall Sally. La présence du standard de Little Richard montre que le groupe n’a pas entièrement abandonné les racines rock’n’roll partagées par plusieurs de ses musiciens. Sa place dans le final ne suffit toutefois pas à établir la durée exacte de la soirée ni le nombre d’interventions improvisées.
Turkey in the Straw : un fragment de spectacle à part entière
Au milieu du programme figure Turkey in the Straw, présenté dans les relevés de cette séance comme un bref numéro a cappella de Denny Laine. Il s’agit d’un air traditionnel, non d’une nouvelle composition de Paul et Linda McCartney. Sa place après Seaside Woman et avant Little Woman Love souligne la souplesse d’un spectacle où les musiciens conservent un goût pour l’humour et les changements rapides de registre.
L’histoire de ce titre au sein des Wings est liée aux premières tournées et aux interventions de Henry McCullough, notamment à Hull en février 1972. Il serait pourtant incorrect de considérer que chaque exécution de la comptine était identique : l’attribution à Laine pour Édimbourg et les souvenirs de certains numéros de McCullough constituent des contextes distincts. La courte durée de ces interludes rend leur identification discographique moins simple que celle d’un single bien établi.
Le morceau permet néanmoins d’éclairer le fonctionnement du quintette avant la naissance du grand spectacle de 1975–1976. Les transitions ne reposent pas sur une section de cuivres supplémentaire ou un dispositif scénique massif, mais sur cinq personnalités qui alternent compositions récentes, reprises, plaisanteries et solos.
Red Rose Speedway, le jeu collectif et le chant de Denny Laine
Le noyau du programme associe des chansons de Wild Life à plusieurs titres de Red Rose Speedway, album publié au printemps 1973. L’ouverture avec Soily, Big Barn Bed et When the Night met d’abord en avant le rock électrique. Seaside Woman, pour sa part, offre un moment où la contribution de Linda McCartney ne se limite pas au soutien du chant principal de Paul. La séquence Little Woman Love / C Moon apporte une autre couleur rythmique, jouant de l’influence caribéenne de C Moon au sein d’un programme britannique.
La période 1973 met également Denny Laine à l’honneur avec Go Now, chanson du répertoire des Moody Blues, et Say You Don’t Mind, composition personnelle dont Colin Blunstone avait connu un succès britannique. Cette double présence permet de faire connaître à l’auditoire l’identité du deuxième auteur-chanteur du groupe. Son rôle ne se réduit pas à la guitare d’accompagnement ; il introduit une mémoire musicale qui a commencé avant son association avec Paul McCartney.
Le jeu de Henry McCullough est essentiel dans les épisodes plus électriques et les échanges avec la section rythmique de Denny Seiwell. Cette composition particulière des Wings est celle qui se dissoudra avant les séances de Band on the Run. Les archives d’Édimbourg doivent donc être rattachées à ce quintette précis.
Une tournée écossaise et un public différent de celui des universités
Le spectacle de l’Odeon Theatre s’inscrit dans une tournée déjà suffisamment importante pour remplir de grands théâtres et programmer deux séances le même jour. Des comptes rendus et témoignages contemporains saluent la prestation de Wings à Édimbourg, mais il faut garder à l’esprit qu’un commentaire publié dans la presse ou un bulletin de fans peut parler de l’une ou l’autre représentation, parfois sans préciser l’horaire.
Ce n’est donc pas une preuve que tous les commentaires d’un spectateur, d’une chroniqueuse ou d’un membre du fan-club se rapportent au premier spectacle. L’historien doit vérifier la date du document, la formulation des heures, les indices d’entrée dans la salle et les titres éventuellement entendus. Un récit enthousiaste peut être précieux pour l’ambiance générale sans certifier une succession musicale complète.
Les archives matérielles : différencier la séance précoce du second concert
Pour identifier avec certitude une affiche, un billet ou une photographie de ce 23 mai 1973, il convient de relever la salle exacte, la date et, lorsque l’information existe, l’horaire imprimé. Un billet indiquant 18 h 15 renvoie à la première séance, tandis que 20 heures désigne la seconde. Une image simplement légendée « Edinburgh 1973 » ne permet pas de trancher. Les albums live des Wings de 1976 n’ont pas non plus vocation à fournir des bandes de cette tournée antérieure.
L’intérêt du catalogage séparé n’est pas d’augmenter artificiellement un compteur de pages, mais d’éviter de confondre deux groupes de spectateurs, deux représentations et potentiellement deux états d’une chanson. La monographie de la journée d’Édimbourg conserve le contexte commun ; les fiches individuelles maintiennent les différences d’horaire et de documentation.
18 h 15 : lire le programme de l’après-midi sans fusionner les reprises
La première représentation d’Édimbourg est annoncée à 18 h 15. Les programmes reconstitués font apparaître une ouverture sur Soily, puis Big Barn Bed et When the Night, avant Wild Life et Seaside Woman. La suite comprend notamment Little Woman Love, C Moon, Live and Let Die, Maybe I’m Amazed, My Love, Go Now, Say You Don’t Mind et The Mess, avec des rappels de rock’n’roll. Il faut cependant distinguer dans la transcription un bref chant traditionnel comme Turkey in the Straw, ou la réapparition d’un fragment de Little Woman Love, d’une chanson complète supplémentaire. Cette méthode préserve les particularités de l’arrangement sans gonfler artificiellement le total des œuvres jouées.
Ce que peut réellement prouver un billet de la première séance
Les deux concerts d’Édimbourg possèdent la même date, la même salle et les mêmes musiciens. L’horaire porté sur un billet devient donc un critère de classement déterminant. En revanche, les photographies de scène ne peuvent pas toujours être attribuées à 18 h 15 ou à 20 heures sur la seule base des vêtements ou des instruments. Il faut les rapprocher de séries photographiques datées, de témoignages et de légendes originales. La liste attribuée à la première représentation reste ainsi une reconstitution documentée, non la transcription intégrale d’une bande officiellement authentifiée.
Le répertoire de la première séance : le détail de Turkey in the Straw
La première représentation de l’Odeon, annoncée à 18 h 15, dispose d’une liste comprenant Soily, Big Barn Bed, When the Night, Wild Life, Seaside Woman, le medley Little Woman Love / C Moon, Live and Let Die, Maybe I’m Amazed, My Love, Go Now, Say You Don’t Mind, The Mess, Hi, Hi, Hi et Long Tall Sally. Une liste plus détaillée ajoute Turkey in the Straw, bref passage a cappella attribué à Denny Laine, après Seaside Woman. La différence résulte possiblement de la manière de cataloguer une intervention courte. Elle ne justifie pas la création d’une nouvelle chanson longue dans le déroulé du concert.
Les rappels et le risque des numérotations trompeuses
Certaines concertographies classent Hi, Hi, Hi et Long Tall Sally dans deux rappels successifs. Pour conclure que les musiciens ont réellement quitté la scène entre ces morceaux, il faudrait un document sonore continu ou un témoin identifiant l’attente entre les deux retours. En l’état, la distinction désigne avant tout un découpage de liste. L’interprétation finale d’une reprise de Little Richard renvoie à l’histoire musicale de McCartney, mais ne signifie pas que les Wings aient cherché à reproduire un programme des Beatles. Cette première séance conserve l’identité du quintette de 1973, avec Henry McCullough et Denny Seiwell.
Le témoignage des admiratrices : dater l’incident de scène avec prudence
Deux admiratrices américaines rapportent avoir assisté aux deux représentations depuis le balcon. Leur récit évoque une jeune femme amenée sur scène par un agent de sécurité et qui aurait agrippé McCartney. Le texte identifie la journée d’Édimbourg, mais ne permet pas d’attribuer l’incident avec certitude au concert de 18 h 15 plutôt qu’à celui de 20 heures. Cet épisode doit donc rester signalé comme témoignage relatif à l’ensemble de la journée. Il serait trompeur de l’installer comme événement exclusif des deux fiches à la fois, ou de lui donner un horaire inventé pour singulariser artificiellement l’une des représentations.
Retrouver la seconde représentation et la tournée de 1973
La fiche générale d’Édimbourg du 23 mai rapproche les deux spectacles, tandis que le British Tour 1973 permet de replacer cette étape entre Preston et Glasgow. Les études de Say You Don’t Mind, Maybe I’m Amazed et Live and Let Die éclairent le répertoire. La seconde représentation de 20 heures dispose d’une fiche spécifique pour préserver les événements et les documents propres au concert tardif.












