Sorti en 1971 en face B de Another Day, Oh Woman, Oh Why contraste radicalement avec l’univers mélodique de Paul McCartney. Ce blues-rock intense, enregistré lors des sessions de Ram, se distingue par une interprétation vocale puissante et l’ajout inédit de coups de feu, renforçant l’intensité dramatique du morceau. Inspiré des classiques du blues, McCartney y explore une facette plus sombre et viscérale de sa musique. Resté longtemps dans l’ombre, ce titre a été redécouvert grâce aux rééditions et continue d’impressionner par son énergie brute.
En 1971, Paul McCartney lance Wings avec Linda, Denny Laine et Denny Seiwell, marquant un nouveau départ après les Beatles. L’album « Wild Life », enregistré en seulement deux semaines, privilégie la spontanéité avec un son brut et direct. Inspiré par Bob Dylan, McCartney cherche à capturer l’énergie d’un groupe naissant. Critiqué à sa sortie, l’album gagne en reconnaissance avec le temps, incarnant la transition de Paul vers une nouvelle ère musicale, entre liberté artistique et expérimentation collective.
Sorti en 1973, Red Rose Speedway marque une étape clé pour Paul McCartney & Wings, cherchant encore leur identité après le mitigé Wild Life. Initialement prévu comme un double album, EMI impose une version simple, centrée sur la pop mélodique. Le tube My Love propulse le disque en tête des charts américains, malgré des critiques partagées. Si l’album semble inégal, il ouvre la voie à Band on the Run, confirmant la montée en puissance de Wings et la ténacité de McCartney à se réinventer après les Beatles.
En 1980, après cinq ans d’absence, John Lennon revient avec Double Fantasy, un album conçu comme un dialogue musical avec Yoko Ono. Inspiré par une traversée mouvementée vers les Bermudes, il renoue avec l’écriture et enregistre un disque mêlant ballades pop et expérimentations new wave. À sa sortie, l’album reçoit un accueil mitigé, mais son statut change tragiquement après l’assassinat de Lennon le 8 décembre. Double Fantasy devient alors un adieu poignant, marqué par des titres comme Woman et Watching the Wheels, immortalisant l’artiste dans une ultime déclaration d’amour et de sérénité.
En 1977, sous le pseudonyme de Suzy And The Red Stripes, Linda McCartney publie Seaside Woman, sa première composition en solo, en réponse à une controverse juridique. Mais c’est sa face B, B-Side To Seaside, écrite par Paul McCartney, qui révèle une facette ludique et expérimentale du couple. Enregistrée en 1977 aux studios Abbey Road, cette chanson légère et humoristique illustre la complicité musicale de Paul et Linda, qui jouent et chantent ensemble dans une approche artisanale et spontanée.
En 1966, lors d’une tournée au Japon sous haute tension, les Beatles se retrouvent confinés dans leur hôtel, menacés par un attentat. Pour passer le temps, ils se lancent dans la peinture et réalisent ensemble « Images of a Woman », une œuvre abstraite unique. Ce moment rare de création collective révèle un lien profond entre eux, au-delà de la musique. Cette expérience artistique aurait-elle pu prolonger leur cohésion ? Une parenthèse fragile avant la séparation de 1970.
Longtemps considéré comme le « troisième Beatle », George Harrison a pourtant laissé une empreinte musicale inestimable. Compositeur discret mais talentueux, il a signé des chefs-d’œuvre comme « While My Guitar Gently Weeps » et « Something ». Son influence s’est poursuivie après les Beatles, avec des albums marquants et des collaborations légendaires. Son engagement spirituel et sa générosité artistique l’ont poussé à offrir des chansons à d’autres, enrichissant ainsi l’histoire du rock. Son héritage, tant musical que philosophique, continue d’inspirer des générations entières.
Every Man Has A Woman Who Loves Him est une chanson émouvante de Yoko Ono, composée en 1978 pour l’album Double Fantasy (1980), qui symbolise l’amour et la complicité entre elle et John Lennon. Bien que n’ayant pas rencontré un grand succès commercial, elle est marquée par la touche de Lennon, dont la voix harmonique apporte une émotion profonde. Ce morceau intime est devenu un témoignage poignant de leur relation et de leur dernière collaboration artistique avant l’assassinat de Lennon.
En 1972, John Lennon sort « Woman Is The N—r Of The World », une chanson provocatrice qui s’attaque aux inégalités de genre et de race. Inspirée par Yoko Ono, elle est née d’une frustration personnelle face au machisme et aux discriminations. Bien que boycottée par les radios américaines, elle devient un hymne féministe et social. L’engagement de Lennon pour des causes progressistes, à travers cette chanson, marque un tournant dans sa carrière post-Beatles.
Face B du single Mary Had A Little Lamb en 1972, Little Woman Love témoigne de la transition musicale de Paul McCartney après les Beatles. Enregistré lors des sessions de Ram, ce morceau énergique mêle piano rythmique, slap bass de Milt Hinton et harmonies vocales de Linda McCartney. Loin des standards de Wings, il incarne la liberté créative de McCartney et son goût pour l’expérimentation. Bien que discret sur le plan commercial, il reste une pépite vibrante du début des années 70.












