Paru en octobre 1975, « Shaved Fish » assemble onze 45-tours (1969-1974) dans des edits fidèles aux singles, voulus par Lennon pour sauver des masters égarés. De « Give Peace a Chance » à « #9 Dream », le disque juxtapose slogans, confession et pop universelle, avec un final cousu entre « Happy Xmas » et un refrain live. Pochette-grille iconique (Roy Kohara/Michael Bryan), UK n°8, US n°12 : un instantané qui referme la période militante avant le retrait new-yorkais.
En 2025, Sean Lennon retire « Woman Is the N-word of the World » du coffret PTTP, privilégiant une approche éditoriale qui contextualise sans raviver une polémique vouée à absorber tout le récit. Dans MOJO, il parle d’un choix difficile : préserver une chanson jugée importante mais ne pas l’imposer au cœur d’un projet grand public. L’article replace le titre de 1972 – pensé par Yoko Ono et porté par John Lennon – dans sa logique féministe et son esthétique du choc, rappelle sa réception heurtée et montre pourquoi, à l’ère des réseaux, un mot-titre peut réduire un coffret à un hashtag. Omission n’est pas effacement : la mémoire reste, mais le cadre change, pour laisser respirer l’héritage Lennon/Ono.
En 1972, John Lennon choque avec « Woman Is the N****r of the World », chanson pro-féministe controversée. Pensée comme un manifeste, elle soulève des débats sur le langage, l’oppression et la responsabilité artistique. Malgré les critiques, Lennon défend son message d’émancipation, suscitant soutien et rejet. Cette œuvre, issue de l’album Some Time in New York City, demeure une pièce brûlante et divisive de son parcours militant.
L’œuvre solo de John Lennon révèle un artiste à la fois viscéral, engagé et mélodique. De « Give Peace A Chance » à « Imagine », en passant par « Jealous Guy » ou « (Just Like) Starting Over », cette sélection de 20 titres explore ses influences, sa quête de vérité et son génie pop. Chaque chanson témoigne d’une recherche de sincérité, d’une production exigeante et d’une voix qui traverse les décennies.
Le 27 novembre 1964, « She’s A Woman », chanson audacieuse composée par Paul McCartney, voit le jour en face B de « I Feel Fine ». Avec son groove brut et sa structure minimaliste, elle marque un tournant dans la carrière des Beatles. Enregistrée en studio en une journée, cette chanson influencée par le blues et le rythm and blues annonce les évolutions musicales du groupe. Elle devient rapidement un classique live et un symbole de leur quête de renouvellement, bien que souvent éclipsée par leurs titres les plus célèbres.
À travers l’amitié artistique entre John Lennon et Harry Nilsson, cet article explore comment l’ex-Beatle a puisé dans l’authenticité, la liberté formelle et la profondeur mélodique de Nilsson pour redéfinir son écriture post-Beatles. Une relation miroir où sincérité, vulnérabilité et invention se répondent dans les studios comme dans les chansons.
« Wide Prairie » est un album posthume de Linda McCartney mêlant reggae, pop, dub et militantisme. Pensé avec Paul McCartney, il retrace près de 30 ans de création musicale, révélant une artiste libre, engagée, et trop souvent réduite à son rôle d’épouse.
« Seaside Woman », un morceau écrit par Linda McCartney en 1972, fusionne reggae, R&B des années 50 et influences caribéennes. Initialement sorti sous le nom de Suzy And The Red Stripes, il incarne la quête de liberté créative de Linda, défiant les critiques et la pression judiciaire. Le titre, influencé par ses voyages et ses expériences personnelles, a marqué l’histoire du rock, notamment avec sa version animée primée à Cannes en 1980. C’est un témoignage unique de l’audace musicale de McCartney.
En 1966, Paul McCartney écrit « Woman » pour Peter and Gordon sous le pseudonyme de Bernard Webb. Un test malin pour prouver que la qualité d’une chanson peut triompher sans la signature Lennon–McCartney. L’histoire d’un pari audacieux devenu succès international.
À travers 32 trésors méconnus, l’article éclaire la face B du catalogue de Paul McCartney, du home-studio lo-fi de 1970 aux pistes d’Egypt Station. Faces B cultes (Daytime Nighttime Suffering), instrumentaux bricolés (Momma Miss America), ballades (Love In Song, Somebody Who Cares), soul-gospel (Souvenir), embardées punk-new wave (Spin It On) et protest-song (Big Boys Bickering) composent un panorama mêlant raretés d’Archive Collection, inédits bootlegués (Return To Pepperland) et collaborations avec Costello, Godrich ou Youth. Chaque vignette révèle l’art mélodique et l’ingéniosité d’atelier d’un McCartney multi-instrumentiste, passant de la slide pastorale aux cuivres jazz et des îles Vierges à Abbey Road.












